Voici le neuvième chapitre ! J'espère qu'il vous plaira, n'hésitez pas à m'envoyer vos reviews, même négatives ! (et SURTOUT négatives non non je suis pas maso !)
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Chapitre 9 – Retour en enfer
Hermione ne comprit pas pourquoi Drago avait réagi aussi vivement. Elle tenta de continuer :
- Qu'est-ce qu'il y a, Drago ? J'ai fait quelque chose de mal ?
- De puis quand nous appelons-nous par nos prénoms ? répondit-il sèchement.
Il y eut un bref silence, puis la Gryffondor reprit.
- Je vais te dire ce qu'il y a. Il y a que tu es jaloux que j'aie des amis alors que tu n'en as pas. Il y a que tu ne peux pas comrpendre ce que c'est que l'amitié vu que tu ne l'as jamais connue. Et alors ?, tu l'as dit toi-même : tu ne peux pas me faire perdre mes amis. Je ne comprends pas pourquoi tu changes tout d'un coup d'attitude. Mais je m'en fiche. Parce que, tu vois, moi j'ai des gens que j'aime et qui m'aiment, et je veux les préserver, quoi que tu fasses et quoi que tu dises. Et enfin, je vais te le dire franchement : tu deviens aussi ignoble que ton père.
Dès qu'elle eut fermé la bouche, Hermione comprit qu'elle venait de faire une grosse bêtise.
Drago la regardait d'un regard glacial, autoritaire, et de nouveau, son aura imposante effraya Hermione.
Sous ses yeux étonnés, il se leva, et la fixa dans les yeux.
- Tu sais quoi ? Tu as raison. Je n'ai pas d'amis et je n'en aurai jamais. Les gens ne m'aiment pas, ils me respectent. Mais toi tu as des amis, toi tu as une famille sur qui t'appuyer. Moi je n'ai personne. Mon père à qui tu aimes me comparer, a tué ma mère, il va sans doute finir par me tuer et, si ce n'est pas le cas, je devrai les rejoindre et je finirai par mourir au combat. Et personne ne regrettera ma mort. Pourquoi ? Tout simplement parce que personne n'a su comprendre ce qui m'arrivait. Et tout le monde veut que je devienne Mangemort, tous les jours j'entends des Gryffondor chuchoter entre eux à propos de ça. Et vous ne comprenez pas que moi, je ne veux pas de cette vie. Je ne veux pas passer mes journées à me faire admirer et à mépriser les gens, je ne veux pas avoir à tuer pour satisfaire des fous, je ne veux pas servir Voldemort. Moi aussi, je veux pouvoir suivre des études normalement, avoir des amis et une famille normaux, avoir un boulot plus tard et ne pas me faire mépriser par tous ceux que je rencontre. Je suis peut-être aussi cupide que mon père, mais, moi, je suis sincère. Et je préfère partir d'ici et crever dans un couloir plutôt que de vivre cette vie à laquelle vous m'avez tous destinés. Parce que figure-toi que je suis un homme, que j'ai un cœur et que je ne suis pas totalement responsable de ce qui m'arrive. Je peux résister aux tortures de mon père, mais vos phrases, vos critiques, vos comparaisons à lui tous les jours, je ne peux les supporter. Je te le répète, je préfère partir d'ici et crever dans un couloir plutôt que de vivre cette vie à laquelle vous m'avez tous destinés.
Sur ce, il partit en fermant la porte derrière lui.
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Hermione était traumatisée par ce qu'elle venait d'entendre. Qu'elle pouvait être une idiote...Il sombrait dans le désespoir à cause de ce manque d'amour et d'amitié, et elle, elle l'enfonçait, le critiquait ouvertement. Et maintenant, qu'allait-il lui arriver ? Il était si fragile ! Il risquait sa vie à chaque pas qu'il faisait ! Il avait même osé prononcer le nom de Voldemort !
Morte de remords et d'inquiétude, Hermione se leva en chancelant et appela Mme Pomfresh, qui s'était assoupie devant ses potions. Celle-ci partit en trombe (en ayant assommé Hermione avec un somnifère avant) à la recherche de son patient.
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Drago, lui savait qu'il ne devait pas aller au parc ; c'est là qu'on le chercherait d'abord. Il se contenta de errer dans les couloirs, tentant d'éviter les quelques élèves qui n'étaient pas dans leur salle commune. Puis il alla dans la Salle sur Demande. Il rêva tout simplement d'un endroit où il pourrait être libre, et, lorsqu'il ouvrit la porte, ce qu'il vit ne le réjouit guère : une sorte de cimetière enveloppé d'une brume noire se tenait devant lui. Il comprit : il ne serait tranquille qu'une fois mort. Il referma la porte et sortit dans le couloir. Sa récente confrontation avec Hermione l'énervait. Alors, elle aussi elle le trouvait comme son père ! Mais qu'avait-il fait de si horrible pour qu'on le juge ainsi ? Pourquoi tout le monde pensait-il qu'il était un monstre ? Que fallait-il qu'il fasse pour qu'on le reconnaisse en tant qu'être humain ? Il se laissa glisser le long du mur, dans un couloir sombre et désert. Ruminant de sombres pensées, il finit par s'assoupir.
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Une baguette à la main, son chemin éclairé par un Lumos, il cherchait. Partout, il fouillait les salles, il illuminait les couloirs, regardant même au plafond pour trouver ce qu'il cherchait. Ou plutôt, pourq trouver la personne qu'il cherchait. C'est dans un coin sombre qu'il le trouva. Harry leva sa baguette vers le visage de Drago. Celui-ci se réveilla, et regarda Harry d'un oeil étrange, suspicieux. Harry pouvait voir qu'il avait pleuré. Sa peau luisait faiblement par endroit et ses paupières étaient légèrement rougies. Il paraissait vraiment mal en point, aussi bien physiquement que psychologiquement.
- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda Drago au Gryffondor.
- On m'a chargé de te chercher. Pas que ça me réjouisse, mais j'avais pas le choix. Viens, il faut que tu rentres.
- Jamais.
- Comment ?
- Laisse-moi, s'il te plaît. Dis-leur que tu ne m'as pas trouvé.
- Mais ils te trouveront forcément ! Tous les professeurs sont (de nouveau) à ta recherche ! D'ailleurs, je sais pas pourquoi mais ils fouillent tous les arbres du parc, je suis quasiment le seul dans le château !
Un vague sourire amusé apparut sur le visage de Malefoy et Harry ne put s'empêcher de remarquer qu'il ne devait vraiment pas être en forme ; il ne s'attaquait pas à lui, même pas verbalement, comme il avait pourtant coutume de faire.
- Le plus tard sera le mieux. Pour l'instant, je préfère être seul.
« Le temps de mourir », pensa-t-il.
- Ecoute, j'imagine que t'as tes raisons, mais moi j'ai pas le choix, faut que je te ramène à l'infirmerie ! D'ailleurs, pourquoi t'es parti ?
- Parce que rester à l'infirmerie ne me sert à rien.
- Ça te sert à guérir.
- Je ne veux pas guérir.
Harry parut vraiment étonné de la réponse.
- J'espère que tu es conscient que tu risques de ... mourir d'un instant à l'autre dans cet état-là !
- Justement, raison de plus pour que je reste ici.
- Tu...tu veux mourir ?
Drago ne répondit rien. D'ailleurs, il n'en savait trop rien. Sa vie n'avait pas d'intérêt, et il préférait mourir de lui-même que de la main de son père.
- Je ne peux pas te laisser faire ça.
Le Serpentard leva les yeux vers Harry.
- Mais qu'est-ce que t'en as à foutre que je crève ou pas ? Tu as toujours souhaité ça ! Et puis je ne veux pas devenir un Mangemort ! Ce serait bien pire que la mort, crois-moi !
- Vraiment ? Tu ne veux pas servir Voldemort ?
- Mais pourquoi vous acharnez-vous tous à penser que je veux devenir un monstre comme Lucius ? Merde, je suis humain ! Qu'est-ce que j'ai fait pour qu'on me considère ainsi ?!
- Tu martyrises les plus petits que toi, méprises ceux des autres maisons et les humilies publiquement dès que tu en as l'occasion, tu traites les moldus de Sang-de-bourbe et tu ne souris jamais, tu ne lances que des regards froids et autoritaires, bref, tu te prends pour le roi de l'école, ce que tu n'es pas, énuméra Harry d'un ton neutre.
Drago sembla alors complètement perdu. Il était conscient d'avoir été assez arrogant pendant ces dernières années, mais sûrement pas à ce point. Et puis, personne ne lui avait jamais dit en face.
- Va-t-en maintenant, souffla-t-il d'un ton fatigué.
Harry sentit la colère monter en lui. Déjà partir à la recherche du pire monstre qu'il connaissait l'avait énervé, mais s'il commençait à se montrer réticent, ça allait vite tourner à la bagarre.
- Lève-toi, Malefoy, ordonna-t-il d'un ton sans répliques.
- Plutôt mourir.
A ces mots, Harry lui agrippa le col de sa veste, et le souleva afin de le mettre debout, sans toutefois le lâcher.
- Arrête de te foutre de ma gueule, petit connard ! Tes airs de victime ne m'atteignent pas. Je sais que tu n'es pas « en forme » mais ne compte pas sur moi pour te plaindre ! Ton sort tu l'as mérité, tu ne peux pas juste fuir encore une fois ton destin ! Assume tes actes, merde ! Si tu ne me suis pas à l'instant, je te stupéfixe et t'emmène de force, c'est clair ? hurla-t-il.
C'est à ce moment-là que la plaie que Drago avait au torse se rouvrit. Devant le sang coulant à flot sur le coeur du serpentard, Harry ouvrit de grands yeux étonnés et inquiets. Alors c'était vrai ! Drago s'affaissa petit à petit contre le mur et Harry tenta de le relever.
- Viens, je t'emmène à l'infirmerie.
Il fut étonné de voir que Drago lui lançait un regard terrifié.
- Non...je te supplie...
- Mais...que veux-tu que je fasse alors ?
Devant le silence du serpentard, Harry eut une idée : la salle sur demande. Il aurait de quoi le soigner là-bas.
Harry l'aida à marcher jusque devant le mur vierge, puis la porte s'ouvrit. Drago, voyant où Harry l'avait emmené, tenta de se débattre : tout à l'heure, la salle sur demande lui avait apparu comme la mort, et il avait si peur de mourir... Mais Harry le força à entrer et à s'allonger sur un lit. Pendant qu'il fouillait dans les fioles, le jeune gryffondor réfléchissait : il s'était vraiment fourré dans le pétrin. Qu'est-ce qui l'avait pris, d'emmener cette sale fouine ici ! Il aurait été bien plus simple de le confier à Mme Pomfresh ! S'il n'arrivait pas à le soigner, que lui arriverait-il ?
Il finit par trouver une fiole qui semblait contenir, selon l'étiquette, une mixture cicatrisante. Lorsqu 'Harry se retourna pour la donner à Malefoy, il trouva celui-ci inconscient. Après une série de jurons, il entreprit d'essayer de le réveiller. Quelques minutes plus tard, Drago ouvrait faiblement les yeux, et le Gryffondor pût lui faire avaler la potion. L'effet fut quasi instantané, et le sang s'arrêta de couler, la plaie se referma un peu, mais pas suffisamment pour arrêter la douleur. Drago choisit ce moment pour parler à son ennemi de toujours.
- Merci. (ce mot lui fut réellement difficile à prononcer) Il ne fallait pas que je retourne là-bas.
Harry avait l'air préoccupé.
- Mais qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? Qu'est-ce que je vais dire aux professeurs ?
- Dis-leur que tu ne m'as pas trouvé... Quant à moi, c'est mon problème.
Un bref silence s'ensuivit.
- Où est-elle ? demanda le jeune blond.
- Qui ça ? dit Harry d'un air étonné, en fronçant imperceptiblement les sourcils.
- Granger.
- Et bien...elle est à l'infirmerie, pourquoi ?
- Bien, se contenta de répondre Malefoy.
- Tu n'as pas répondu à ma question, Malefoy.
- Et je ne compte pas y répondre.
- Tu n'es qu'un lâche, espèce de fouine.
- Non je n'en suis pas un.
- Alors assume tes actes, lève-toi et va rejoindre l'infirmière.
- Mais assumer quels actes ? cria le Serpentard. Tu crois que je me suis blessé tout seul, peut-être ? Tu crois que j'ai choisi cette vie ? Oui, je préfère fuir vers la mort plutôt que de supporter ce genre de critiques !
Harry ne savait plus quoi dire. Mais qui était-il vraiment ? Devait-il le croire ? Devait-il le haïr, comme avant, ou compatir ? Effectivement, sa vie n'était pas drôle, mais il n'y était pas pour rien !
- Maintenant, laisse-moi, demanda-t-il une dernière fois.
Harry se leva, et avant de sortir de la salle, adressa ces quelques mots au Serpentard :
- J'espère que tu sais ce que tu fais. Mais il y a souvent d'autres solutions que la mort.
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Voili voilou ! J'espère que ce chapitre vous a plu, désolée pour le retard !
