Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils viennent de la série Queer as folk.

Rating : M

Pairing : Brian/Justin

Note de l'auteur : Inspiré par une fanfic américaine lue sur le site, j'ai eu envie, moi aussi, de raconter quelques « premières fois » entre Brian et Justin. Ce sera donc le récit alterné Brian/Justin..

Bonne lecture !

Mickael : La première fois que je les ai surpris ensemble.

Combien de fois j'avais vu Brian baiser un mec dans la bac room ? Je ne sais pas, des dizaines, et à vrai dire, je n'y faisais plus attention. Mais ce soir là, il avait dansé collé à Justin une bonne partie de la soirée, puis, je l'avais vu lui prendre sa main, et l'entrainer là bas. Et j'avais oublié...
C'est en allant aux toilettes que mon regard s'était figé malgré moi. J'avais reconnu la masse blonde des cheveux clairs du gosse. C'était bien eux. Putain, je n'avais jamais vu une telle expression dans les yeux de Brian. Je veux dire, autre chose que la satisfaction immédiate... Mais plutôt une sorte de sérénité. J'aurais voulu détourner la tête mais je n'y suis pas arrivé. J'avais sous les yeux, un spectacle incroyable. Je matais ! Comme une de ces pathétiques folles... MOI, je matais. Je matais mon meilleur ami entrain de faire l'amour avec une petite bombe blonde, à la chute de reins... Hallucinante. Je me suis détesté à ce moment là et il a fallu que j'attende un moment avant de pouvoir pisser... ! Merci Brian.

Craig Taylor : La première fois que j'ai vu al réalité en face.

Déjà, quand ce Kinney était venu me donner des leçons de morale, chez moi, dans MA maison, sur comment je devais éduquer mon fils... J'avais pris en pleine tronche la réalité de leur relation. J'avais beau nier l'évidence, parce qu'aucun père digne de ce nom ne l'accepte... Alors, quand un jour que je remontais Liberty avenue en voiture, et que j'attendais que le feu soit vert, je les ai vu, marchant dans la rue, enlacés, le dégout m'a donné la nausée. Il y avait ce Kinney qui serrait mon fils, ils s'étaient arrêtés pour se rouler une pelle, en pleine rue, devant tout le monde, honte de rien... ! Je crois que s'ils avaient traversé devant moi, je les aurais écrasés. Mon fils était une putain de petite pédale, et se faisait baiser par ce pervers, et ce jour là, ça se voyait tant que j'avais l'impression que tout le monde autours de ma bagnole, me regardait d'un air de réprobation "Et vous laissez faire ça ?"...

Brian : Mon premier weekend a New York.

Je sais très bien ce que j'avais dit, inutile de me le rappeler. J'avais dit que le temps ferait son travail et que tôt ou tard, Justin et moi, naturellement, verrions nos chemins s'éloigner l'un de l'autre. OK, OK, je dis pas mal de conneries...!

3 semaines s'étaient écoulées depuis son départ de Pittsburgh. J'avais décidé de ne pas l'appeler, c'était un grand garçon et il était temps qu'il vole de ses propres ailes. Seulement voilà, il y avait eu ce premier appel, dès qu'il avait posé les pieds sur le tarmac de Kennedy Airport... Puis, le second, pour me dire que sa chambre meublée donnait juste au dessus du local à poubelles... Puis ce 3ème, pour me dire que le directeur de la galerie avait une vraie tête de con... Puis... Le 20ème, celui du soir, celui que j'attendais déjà à présent, sa petite voix dans la nuit : « Brian. Je suis mort de fatigue, tu fais quoi ? ». Et tous ces petits mots murmurés, et ce petit paquet avec le code d'accès de son immeuble. Et la clef de son studio... Au bout de 10 jours, il m'avait dit avec ce ton si particulier qu'il a quand il est triste : « Tu viens quand ? ». Je ne voulais pas venir, je trouvais que c'était bien trop tôt... Et j'avais acheté mon billet le lendemain matin...

Je voulais cet effet de surprise, je voulais voir si pour lui ce n'était qu'un caprice, ou un besoin.

J'étais arrivé tard le soir. J'avais ouvert la porte le plus doucement possible, et je l'avais trouvé, endormi, la tête dans ses bras, à même la table...

« Justin. Tu serais mieux couché , tu crois pas ? »

Il s'était réveillé, m'avait regardé comme si j'étais un putain de mirage... L'embrasser enfin et le prendre dans mes bras, le laisser enrouler ses jambes autours de mes hanches pour que je le porte jusqu'au lit les bras noués autours de mon cou.

« Brian tu es là... Ne pars plus, plus jamais. Reste avec moi... » Et merde... Mon but, c'était vraiment pas de le faire pleurer. Je suis un sacré con des fois. C'est bon sunshine, ok on allait s'occuper de ça.

En attendant, je connaissais le moyen de lui faire retrouver le sourire...

New York ? Honnêtement, ce premier week-end, je ne me souviens vraiment pas à quoi ça pouvait ressembler...

Justin : La première fois qu'il m'a demandé de l'aider.

On avait décidé de lutter contre cette merde de crabe ensemble, mais la plupart du temps, Brian essayait de se débrouiller seul. Il est fier. Je le laissais faire en le surveillant du coin de l'œil, et quand il arrivait aux limites de ses forces, je me débrouillais pour être là le plus discrètement possible. Et puis un matin, il s'était levé pour aller prendre sa douche, il n'allait pas très bien, et avait passé une mauvaise nuit, je lui avais conseillé de reporter sa réunion de présentation de campagne avec un client, mais vous connaissez Brian...

« Justin... Viens » Je m'étais précipité dans la salle de bain. Il était agrippé à la paroi de la douche.

« Aide-moi à me préparer, s'il te plait. »

« Brian... Tu es trop faible tu ne vas pas pouvoir... »

« Si tu m'aides si... »

Alors je l'avais séché, rasé. On avait fait une longue pause dans la salle de bain puis doucement, il s'était appuyé sur moi pour arriver jusqu'au lit, je lui avait passé son boxer, habillé, noué sa cravate, enfilé chaussettes et chaussures.

« Tu es prêt ? Je te conduis au bureau » Dans le monte charge, on s'était embrassé, il n'avait pas pu s'empêcher de me faire cette réflexion « Et en plus, je peux même pas te baiser... Un conseil, casse-toi Sunshine. » J'avais plaisanté en lui répondant, que MOI, je pouvais toujours le baiser, ça l'avait fait sourire. Dans l'épreuve que nous traversions, son sourire, sa confiance, nous faisaient tenir tous les 2.