Chapitre 8 partie 1
Je rentre chez moi et je réalise tout juste ce que je viens de faire. Je viens de dire à Mibuchi que je suis amoureux...non..que je suis fou amoureux de Kiyoshi. Ce constat je l'avais fait il y a bien longtemps, mais le dire à haute voix avec autant de conviction a rendu la chose beaucoup plus réelle.
Je suis fou amoureux de Kiyoshi. Cette pensée aurait du me rendre heureux, alors pourquoi ça me fait aussi mal ? Pourquoi tout ce qui se rapporte à Kiyoshi me fait du mal ?
Depuis le premier jour de nôtre rencontre je savais que Kiyoshi Teppei deviendrait la personne que je détesterais le plus au monde.
Ce sentiment qui m'avait soudainement envahit au moment où mon regard avait croisé le sien pour la première fois je l'avais déjà ressenti auparavant...et j'aurais tout donné pour ne plus jamais avoir à ressentir une telle chose.
Shoichi Imayoshi. Ce sentiment je l'avais déjà ressenti pour Shoichi Imayoshi.
J'étais en troisième année de collège, Imayoshi était en quatrième année, il était donc mon sempai. Quand moi regard avait croisé le sien le jour où j'avais enfin intégré l'équipe A du club de basket dont il était le capitaine, mon cœur s'était brusquement arrêté.
Il était en train de jouer et j'avais été tout simplement fasciné. Fasciné par son jeu mais aussi par son physique et surtout par son sourire attirant voir hypnotique.
Ça avait été le coup de foudre au premier regard, je n'y croyais pas moi même. Comment ai-je pu tomber amoureux d'un parfait inconnu en un seul regard ?...Cependant, c'était belle et bien le cas.
A chaque fois que je me trouvais près de lui mon cœur battait la chamade, et je ne pouvais plus penser à autre chose qu'à lui. Cependant, il m'intimidait beaucoup par son charisme et je n'osais donc pas l'approcher par peur de ne pas l'intéresser. Heureusement pour moi nous étions les deux seuls point guard de l'équipe A et comme j'étais loin d'avoir le talent que j'ais aujourd'hui, l'entraîneur avais demandé à Imayioshi de m'aider à m'améliorer après les entraînements.
Nous nous étions alors tout naturellement rapprochés, et après deux longs mois à essayer de cacher mes sentiments pour lui du mieux possible j'avais finalement décidé de me déclarer pendant que nous étions seuls dans le gymnase pour l'un de mes "cours particuliers".
Sa réponse fût positive, ce qui m'avais surpris, moi qui ne pensais avoir aucunes chances avec mon sempai. Nous avions alors commencé à sortir ensemble et très rapidement, l'équipe A, puis tout le club de basket furent au courant de nôtre relation. De toute façon nous ne nous cachions pas. Je ne me souviens même plus du nombre de fois où nos coéquipiers s'étaient plaints de nos multiples baisers sur le terrain.
Ces baisers...Les baisers d'Imayoshi, violents et désordonnés. au début ça avait été un peut bizarre, voir désagréable, cependant j'avais fini par les apprécier...Mais aujourd'hui, rien que d'y penser ça me donne envie de vomir.
Ses lèvres capturant agressivement les miennes. son corps pressant le mien contre le mur de sa chambre pendant que ses mains se hâtaient à me retirer mes vêtements.
J'avais essayé de me dégager, mais je n'y parvenais pas. Je lui avais demander d'arrêté, mais il ne le fit pas. Je lui avais dit que je n'étais pas encore prêt, mais il ne m'écoutais pas...Pire...Il s'en foutait.
Gémissement, larmes, douleurs. Voilà les seuls choses auxquels je pouvais penser alors qu'il s'était violemment enfoncé en moi sans aucune préparation après m'avoir plaqué face contre le mur. Ses coups de reins étaient brutaux, ses morsures dans mon cou d'une douleur atroce, sans parler de ses mains emprisonnant mes poignets avec une force telle que mes os semblaient se fracturer. Je n'avais qu'une seule envie, que cette torture s'arrête le plus vite possible.
Malheureusement, ce ne fut pas le cas. C'était finalement après de longues minutes de souffrance qu'il s'était enfin retiré de moi sans oublier de me souiller comme il se devait de sa semence écœurante.
Je m'étais alors écroulé au sol, mes jambes ne parvenant plus à me maintenir debout. Je vis ensuite ses pieds franchir la porte de sa chambre, puis très rapidement le bruit de l'eau de sa douche s'était fait entendre.
Une douche. Il était en train de prendre une douche, alors que j'étais toujours au sol bien trop choqué et dégoûté pour bouger ne serait ce qu'un orteil. De toute façon la douleur qui brûlait chacun de mes membres ne me le permettait pas.
Sa semence parsemait le sol qui était devenu chaud et humide tout comme l'intérieur de mes cuisses.
Son sperme. Je ne voyais que le sien. Où était le miens alors ?... Il n 'était nul part, car je n'avais pas jouis. A aucun moment je n'avais ressenti du plaisir. A aucun moment je ne mettais senti atteindre le paradis. Il n'y avait eu que de la douleur, il n'y avait eu que cette descente au plus profond des enfers.
Trahison. Je n'avais ressenti que de la trahison. Je l'aimais pourtant, je l'aimais comme un fou. Pendant deux moi il avait été un petit ami parfait. Des baisers, des câlins, des cadeaux, des sorties en amoureux et surtout des "je t'aime" que je lui retournais avec tout mon amour.
Heureux. J'avais été le plus heureux des hommes, car la personne que j'aimais plus que tout au monde m'aimait en retour.
Naïf. J'avais été naïf. En n'y repensent, je n'étais vraiment qu'un petit con. Tout avait été bien trop parfait, c'était évident que ça cachait quelque chose, et je ne crois pas si bien dire. Ce connard s'était bien foutu de moi. Je lui avait donné mon cœur, mais lui m'avait prit mon corps.
Ma virginité. Il m'avait prit ma virginité...Non...il me l'avait volé, arraché de force pour son plaisir personnel, pour le bien de sa petite personne. Je ne pensais qu'à lui, mais c'était également son cas.
Du dégoût. Il me dégoûtais purement et simplement. Cependant, ma stupidité me dégoûtais tout autant.
L'amour. Comment est-ce que j'avais pu croire à une connerie pareille ? Si l'amour avait eu un visage je me serais fait un plaisir de lui foutre mon poing dans la gueule.
A mon réveille, j'étais encore et toujours étendu sur ce sol. A quel moment est-ce que j'avais dormi ?... Je n'en savais rien, mais se dont j'étais sûr, c'était que j'étais épuisé, aussi bien physiquement que mentalement.
J'avais finalement réussi non sans mal à me relever. La chambre était vide, tout comme semblait l'être la totalité de l'appartement. Je ne me fit pas priez pour quitter le plus vite possible le lieu qui hante aujourd'hui mes cauchemars.
Une fois chez moi j'avais remercié le ciel quand j'avais constaté que ma mère n'était pas là pour me voir dans l'état pitoyable dans lequel je me trouvais. Il était 22 heures. J'avais donc passé 2 heures chez lui...2 heures dans cet enfer.
Une fois dans mon lit après une rapide douche, j'avais éteint la lumière, je m'étais enfouis au plus profond de mes draps et j'avais versé toutes les larmes de mon corps. jamais depuis ma naissance je n'avais pleuré de la sorte. Jamais de toute ma vie je n'avais ressenti une telle souffrance.
Après ce jour nôtre relation était au point mort. Pas un appel, pas un texto, pas un mot, pas un regard. Je l'avais tout simplement rayé de ma vie et il en avait de toute façon déjà fait autant. Son entrée au lycée Tôô avait été pour moi une véritable délivrance. Ne plus voir tous les jours le visage et le sourire mesquin de cet enfoiré avait été pour moi une véritable délivrance.
Durant ma dernière année de collège je m'étais beaucoup assombris. Je n'avais plus aucun amis, car je savais ce qui se passait quand on s'attachait trop au gens et qu'on leur donnait nôtre confiance. Je mettais alors construis une carapace qui s'était solidifié au fil du temps.
Je n'étais plus retombé amoureux depuis ce qui s'était passé...et c'était tant mieux.
Je ne voulais pas ressentir une nouvelle fois ce que j'avais ressenti pour Imayoshi. Je ne voulais plus m'attacher plus que de raison à une personne qui me détruirait sans le moindre scrupule.
Je mettais alors juré de faire souffrir le martyre au prochain connard qui me ferait tomber amoureux.
Mais ce fameux jour là, à l'Inter High, mes yeux avaient pour mon plus grand malheur croisés ceux d'un grand châtain au yeux marrons et mon cœur avait une fois de plus cessé tout battement...comme avec Imayoshi.
Je ne le connaissais pas, mais je le haïssais déjà, car il me rappelait cet enfoiré d'Imayoshi. Son sourire omniprésent me rappelait Imayoshi. Le sentiment qu'il me faisait ressentir me rappelait Imayoshi.
La soudaine envie de détruire ce garçon m'avait alors envahi, et à mon claquement de doigts il était au sol gémissent de douleur, tout comme moi cette fameuse nuit, tout comme je rêvé de voir Imayoshi depuis cette fameuse nuit.
Après ce que je venais de lui infligé, ça avait été pour moi une évidence que ce garçon ne chercherait plus jamais à entendre de nouveau parler de moi...et inconsciemment c'était ce que je voulais.
Ce garçon n'avait pas simplement fait renaître en moi le sentiment amoureux. Il avait ressuscité toute la douleur que ce sentiment m'avait imposé. Il avait redonner vie à la totalité des souvenirs de ma relation avec Imayoshi. Et c'était pour moi inconcevable de ressentir à nouveau une telle torture.
Je ne connaissais pourtant même pas ne serait ce que son nom, mais je n'avais aucunement envie de le connaitre. Il fallait absolument que je crée une barrière entre nous. Il fallait que ce garçon me déteste, qu'il reste le plus loin possible de moi. Lui faire du mal avait alors été mon seul moyen de protéger mon cœur d'une nouvelle désillusion.
Quelques jours plus tard j'avais reçu l'appel d'une personne qui mettais dès lors complètement inconnu.
...FIN DE LA PARTIE 1...
C'est un peu court je sais, mais c'est pour ça que c'est la partie 1.
Merci pour vos reviews au dernier chapitre comme toujours, ça me fait vraiment plaisir :)
N'hésitez surtout pas à me donner vôtre avis sur cette partie 1 du chapitre 8.
BISOUS ET A BIENTOT :)
