Comme toujours, ça fait plaisir de savoir que l'histoire vous plait !
Merci pour vos commentaires, Deadz, Liyly, klaude, Lorie et SweetMaya.
Lorie, ne t'inquiètes pas je n'ai pas l'intention d'abandonner cette histoire. Ton enthousiasme est vivifiant.
Chapitre 9 – Une veille connaissance
- Ca alors ! S'exclama Ron une fois seul dans le bureau d'Harry, avec Ginny, la porte soigneusement fermée. Pourquoi ne rien nous avoir dit ?
- Je n'ai pas eu le temps. Kingsley m'a demandé ce que je comptais faire maintenant que je suis de retour, j'ai pensé que mes vieux rêves pouvaient encore se réaliser.
- Mais, fit Ron en pleine réflexion, je croyais que tu voulais devenir Auror.
- C'est-ce que j'ai dit, confirma Harry. Mais étant donné qu'il y a à présent moins de pratiquant de la magie noire, Kingsley m'a parlé du poste de directeur de la brigade.
- Et te voilà parmi nous, s'enthousiasma le rouquin.
- En réalité, je n'avais pas accepté. Je voulais vraiment être Auror et pensais reprendre mes études, continua Harry, mais Kingsley m'a affirmé que c'était inutile. Il a donc déclaré que je pouvais être Auror si je le souhaitais, mais que c'était dommage pour la brigade, qui aurait eu bien besoin de quelqu'un comme moi.
- Tu as donc changé d'avis, commenta Ginny.
- J'ai accepté d'être votre directeur, tout en étant Auror.
- C'est possible ça ? S'étonna Ron.
- D'ordinaire non, mais Kingsley m'a fait comprendre que… je méritais bien quelques entorses aux règlements.
- Il a tout à fait raison, concéda Ron. Etant donné ce que tu as accompli pour notre monde.
- Tout de même, doutait Harry. Je ne trouve pas ça très juste. Je ne suis pas le seul à m'être battu durant la guerre.
- Oh pitié Harry, tu ne vas pas jouer les modestes ! On t'offre un poste en or, profites-en sans te sentir coupable.
- Je sais Ron. Je pensais refuser puis, je me suis dis que c'était une bonne façon de me rendre utile. Sauver des gens, arrêter des malfaiteurs.
- Un rédemption, murmura Ginny. Harry, pourquoi t'infliges-tu autant de souffrance ? Tu n'as rien fait de mal.
Elle ne devait pas se montrer assez convaincante car il s'obstinait à garder le visage baissé vers le nylon.
- Boire la substance vitale d'un être humain tu ne trouves pas que c'est suffisamment mal !
- Tu ne les blesses pas, rétorqua-t-elle agacé par son comportement négatif.
- Je pourrai, à chaque fois. T'es-tu déjà demandé ce qui se passerait si j'en tuais un ? Moi oui. Etre si près de causer la mort d'une personne. Briser la vie d'une inconnue, qui n'a rien demandé. Celle de ses proches.
- Stop le mélodrame ! Coupa Ron. Tu n'as jamais franchi le cap, même si tu en étais proche dans le passé, et c'est ça le plus important ! Tu as toujours réussit à te contrôler. Et, au risque de me répéter, il n'y a plus aucun risque car ma merveilleuse épouse a trouvé LA solution !
Il reprit son souffle avant d'ajouter avec un sourire malicieux :
- Parlons plutôt de la nouvelle mission sur laquelle je vais travailler.
- Je ne sais pas encore, n'oublies pas que je viens d'arriver.
- Oui c'est vrai. Mais, si il y a une super enquête, la première personne à en bénéficier devrait être ton meilleur ami. N'est-ce pas Harry ?
- En quel honneur ? Rétorqua sa sœur.
- Je viens de le dire, tu n'as pas écouté ?
- L'amitié et le travail sont deux choses différentes. Harry dois nous considérer comme tous les autres employés.
- Je suis d'accord, mais si il peut nous éviter de temps à autre les missions foireuses du type troll des montagnes ou géant neuneu, où est le mal !
- J'y songerai, intervint Harry. Pour l'instant, si ça ne vous dérange pas j'aimerai prendre mes marques. Donc si vous voulez bien…
Il ne prononça pas la suite, mais le message était clair « dehors ».
Aux environs de dix-neuf heures, le bureau était quasiment vide. Ginny s'apprêtait d'ailleurs à partir lorsque la porte du bureau d'Harry s'ouvrit la faisant sursauter.
- Tu n'es pas encore partie ? S'étonna-t-il après un rapide coup d'œil autour de lui.
- Toi non plus.
- J'avais pas mal à faire.
Une alarme résonna dans tout le service. Ginny se tourna immédiatement vers un large tableau blanc. Des lettres rouges et clignotantes indiquaient une adresse. La jeune policière posa sa baguette dessus et les lettres furent aspirées.
- Qu'est-ce que c'est ? Interrogea Harry.
- Une urgence, allons-y !
Elle attrapa le sac posé sur son bureau et se dirigea vers la porte.
- Robert va arriver pour la garde, précisa-t-elle en voyant Harry attarder son regard sur la place laissée vide.
Ils ne mirent pas longtemps à arriver sur les lieux un village du Sussex. Quelques personnes étaient attroupées autour d'un corps inerte. Ginny les écarta rapidement. Elle sortit sa baguette et traça une ligne. Bientôt, des bandes fluorescentes dessinèrent une barrière à ne pas franchir.
- Il va falloir interroger toutes ces personnes, soupira la jeune femme avant de détailler le cadavre. La pauvre, plaignit Ginny.
La femme ne devait pas avoir plus de vingt-cinq ans. Grande, les cheveux blonds et longs étendus sur les pavés en pierre grise. Elle était livide. Le plus curieux était qu'elle était vêtu d'une robe ancienne, couleur pêche.
- C'est malheureux, approuva un grand homme de type espagnol.
- Docteur Ramone, salua Ginny. Harry, voici le médico-légiste, André Ramone. Docteur Ramone je vous présente…
- Le célèbre Harry Potter, coupa-t-il avec un sourire poli en tendant sa main. Je m'en suis douté en vous entendant l'appeler Miss Weasley. J'ai entendu dire que vous êtes le nouveau chef de la brigade de la police magique monsieur Potter. Et Auror.
- C'est exacte, répondit Harry en serrant la main, perplexe, attendant visiblement avant de se faire une opinion sur l'homme.
Le docteur s'était déjà mis au travail.
- Elle s'appelait Térésa Barton d'après sa baguette, reprit-il. Aucune maladie. On pourrait supposer qu'elle s'est juste retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment.
- Ah moins que ce ne fut prémédité, réfléchit Ginny. Je me demande pourquoi elle portait ce genre de vêtement, songea-t-elle.
- Ca, c'est à vous de le découvrir, dit Ramone avec légèreté tandis qu'il examinait les parties visibles du corps. Mais je peux vous aider en vous affirmant que le coupable est un vampire.
Ginny se tourna automatiquement vers Harry. Celui-ci avait le visage fermé, mâchoire serrée, il observait la victime presque avec… haine.
- Regardez ces deux petits trous au niveau du coup, montra Ramone. Il n'y a aucun doute.
- Victor, entendit-elle grogner à ses côtés.
La jeune femme se retourna et eut à peine le temps de voir un Harry furieux, transplaner, la laissant pantoise en pleine scène de crime.
L'interrogatoire des potentiels témoins n'avait rien donné. Personne n'avait rien vu, ni entendu. Térésa Barton avait été retrouvée morte par un passant, et c'est tout ce que savait Ginny. La jeune femme était frustrée, et en colère contre son partenaire, qui l'avait abandonné avec un simple mot : Victor.
Deux jours étaient passées, faisant deux victimes de plus - dont la dernière à Londres - et Harry restait toujours injoignable. Elle ne le voyait jamais au bureau lorsqu'il passait en coup de vent, et il ne répondait pas lorsqu'on sonnait chez lui. Ginny n'avait pas chômé pour autant et entreprit des recherches. Elle avait découvert des cas de meurtres similaires en Amérique le mois dernier. Une policière y avait perdu la vie. Avant ça, il y avait eu le même type de cas dans toute l'Europe.
Ce jeudi soir, elle reçut un hibou de la part d'Hermione lui demandant de passer chez elle, en précisant que c'était urgent et que ça concernait Harry. Ginny s'excusa auprès d'Andrew, chez qui elle dînait ce soir. Elle arriva devant la maison de son frère et sonna à la porte. Hermione vint lui ouvrir.
- Il est ici, l'informa-t-elle.
Ginny était prête à lui passer un savon, mais elle s'arrêta lorsqu'elle le vit affalé sur le canapé de velours rouge du salon l'air… malade.
- Qu'est qui t'arrives ?
- Il ne s'est pas nourri depuis au moins trois jours, répondit Hermione mécontente.
Il n'était pas à douter qu'elle lui ait fait une leçon de morale.
- C'est possible ça ? S'étonna Ginny. Je pensais que tu étais comme… obsédé par le sang.
- Je le suis. Du moins je l'étais avant, dit-il d'une voix lente et fatiguée qui n'avait rien à voir avec celle du nouvel Harry s'en était presque, effrayant.
Hermione se laissa tomber dans l'un des fauteuils assortit au canapé, une moue retroussant ses fines lèvres.
- Avant la potion, dit-elle. En neutralisant tes besoins, elle te coupe toute faim et donc tu n'y prêtes plus attention.
- Tu dois te nourrir quand même ! S'écria Ron. Immortel ou pas, sans sang tu va être malade.
- Je ne suis pas immortel, rappela Harry de mauvaise humeur. Et je vous rassure je peux tenir quelques jours sans boire, ce n'est pas ça qui va me tuer.
- En tout cas l'abstinence ne te réussit pas, fit remarquer Ron.
- Promets-moi d'aller chasser ce soir, demanda Hermione, sinon je me sentirai trop coupable.
- Coupable de quoi Hermione ? D'avoir trouvé une potion capable de me redonner un semblant de vie ? Non tu n'as pas à te sentir coupable pour ça. J'irai chasser tout à l'heure.
Son amie changea sa moue par un faible sourire.
- Tu as intérêt ! Exigea Ginny, mais avant ça, puisqu'on a enfin mis la main sur toi j'aimerai que tu nous explique ce que tu sais sur ce dénommé Victor.
Il émit un soupire lasse. Ses yeux aux prunelles anormalement clairs devinrent sévères.
- Ma rencontre avec Victor remonte à trois ans. C'était en France…
- En France ! Coupa Ron.
- J'ai beaucoup voyagé, rappela Harry. Après la mort de Voldemort j'ai quitté l'Angleterre. Je voulais juste m'éloigner.
- En nous laissant croire que tu étais mort, dit Ginny avec une pointe de rancœur.
Harry baissa les yeux.
- Tout s'est passé si vite. Je n'ai pas réfléchis.
- Je comprends mieux pourquoi tu as monté tout ce scénario avec Bardok pour récupérer ton argent, dit Hermione.
- Et bien moi pas, s'exclama Ron. Pourquoi n'es-tu tout simplement pas allé à la banque et…
Prenant conscience qu'il avait trouvé la réponse à sa question, le rouquin s'était tu.
- Et tous auraient alors su que j'étais encore en vie, expliqua à haute voix Harry. Il y a sept ans je ne cherchais qu'à fuir. « Tant pis pour mon argent, m'étais-je dit » A vrai dire, je n'y pensais pas beaucoup. Mon esprit était entièrement monopolisé par ma soudaine nature. Je devais faire des efforts impressionnant pour résister à l'envie de boire. Je suis longtemps resté isolé, ne buvant que du sang d'animaux mort. Je refusais d'ôter la vie encore une fois. Mais ce n'était pas suffisant. J'avais faim, sans arrêt. Un jour, j'ai perdu le contrôle et j'ai bu du sang humain. C'était tellement… délicieux, que j'ai cru ne jamais pouvoir m'arrêter.
Personne ne fit aucun commentaire durant cette pause, chacun attendant la suite.
- Je ne sais trop par quel miracle, je n'ai pas tué cette personne. Après ça, je m'étais juré de ne plus toucher à un humain mais…, c'était trop dur de résister. Durant des années j'ai lutté entre mon désir de boire et ma crainte de tuer. Puis sans m'en rendre compte, la bataille devint un peu moins pénible. C'est à cette période que j'ai rencontré Victor, à Colmar, dans un bar. J'ai immédiatement su qui il était et lui aussi. Les vampires dégagent une odeur particulière. Il s'est présenté, m'a offert un verre. J'étais méfiant, mais il était doué pour mettre à l'aise. Nous avons beaucoup parlé, de nos transformations, de notre lutte pour ne pas boire de sang humain. J'ai cru à cet instant… oui, j'avais vraiment cru avoir trouvé un ami, quelqu'un comme moi, dit-il avec un rire amer. Durant notre séjour, de curieux meurtres se produisaient. Les victimes étaient toutes des femmes âgées d'une vingtaine d'années, vêtues d'une robe ancienne et… sans plus aucune goutte de sang dans leur cadavre. Ma première pensée fut de soupçonner Victor, mais il m'avait assuré être innocent.
- Et tu l'as cru ?
- Ron ! Se plaignit Hermione. Laisse-le finir.
- Ben quoi, comme si tu ne te posais pas la question.
Hermione essayait de le cacher, mais on pouvait clairement voir qu'elle aussi se posait la question.
- Oui. J'ai été assez bête pour le croire, répondit Harry. Pourtant j'aurai dû me méfier d'avantage d'un ancien Moldu.
- Victor était un Moldu !
- Hermione, reprocha moqueusement son époux.
Ce qui lui valut un haussement de sourcils.
- Oui, il l'était.
- Dans ce cas, effectivement tu aurais dû être plus méfiant.
- Qu'est-ce qu'un vampire Moldu a de plus effrayant qu'un vampire sorcier ? Demanda Ginny.
- Et bien, repris Hermione, j'ai lu dans la bible du vampire que les Moldus qui se transforment, contrairement aux sorciers, perdent l'esprit. Leur âme est détruite.
- C'est la vérité. La plupart des vampires Moldu que j'ai rencontré n'ont plus leur raison.
- Parce que tu en as rencontré beaucoup ? S'enquit Ron incrédule.
- Tu serais surpris de savoir que nous sommes plus nombreux que ne le pense la population. Beaucoup vivent en clan. A l'abri des montagnes. Mais certains préfèrent la ville. Etre entouré de monde. Les battements, le sang, ça attise leur appétit.
Hermione frissonna et Ron fit une drôle de grimace dégoûtée.
- Dans le cas de Victor, c'est un vampire très ancien. Sa transformation remonte à la renaissance.
Son auditoire écarquilla les yeux.
- La renaissance ! S'époumona Ron. Il doit avoir au moins…au moins…
- Deux cents ans, calcula Hermione. A peu près. Cela explique son côté « fétichiste ».
- Ce qui le rend très puissant, continua Harry.
- Mais tu l'es plus que lui, n'est-ce pas ?
- Nous sommes de forces égales.
- Tu dis ça parce que ? S'enquit Ginny.
- Je l'ai déjà combattu.
C'était ce qu'elle craignait.
- Qui a gagné ?
- Lui.
- Pourquoi il ne t'as pas tué ? Demanda Ron.
- Pour me faire porter le chapeau je présume. J'ai appris plus tard qu'il avait la police magique sur le dos. Le soir de notre combat fut le soir où je le pris sur le fait. Il était entrain de boire le sang d'une jeune femme, qui portait une des robes qu'il affectionnait tant. Victor avait dû la convaincre de la revêtir. Il était tellement facile de lui obéir. Je n'ai pas réussi à l'arrêter et… la femme était morte à mon réveil. Je n'ai plus entendu parler d'eux par la suite et impossible de retrouver leur trace.
- Eux ?
- Victor et son frère. Louis. Tout ce temps il était resté dans l'ombre. C'était la première fois que je le rencontrai ce soir-là. A eux deux, ils étaient trop fort, dit Harry les poings serrés si fort que si il avait tenu une pierre dans la main, elle serait devenue poussière.
- Et maintenant les voilà chez nous après un petit tour dans tous les pays, commenta gravement Ginny. J'ai fait des recherches, expliqua-t-elle devant leur air interrogateur. Ils tuent une nouvelle personne tous les jours. Il faut absolument les arrêter.
- C'est ce que j'ai essayé de faire ces derniers jours, s'écria Harry en se levant d'un bond et se passant une main dans les cheveux.
Il prenait cette affaire très à cœur.
- J'ai beau essayer de flairer leur piste, j'arrive toujours trop tard.
- Ca c'était avant, annonça Ginny qui venait d'avoir une idée brillante.
- Avant quoi ? Demanda-t-il d'un air soupçonneux.
- Avant d'avoir un plan, répondit-elle sérieusement.
- Parce qu'on a un plan ? Interrogea Ron décontenancé.
- Cette fois on les aura car on va anticiper leur mouvement. Les chasseurs vont devenir les chassés.
Harry fronça les sourcils.
- A quoi penses-tu ? Demanda Hermione.
- Et bien ils ne s'attaquent qu'à des femmes et aiment les habits d'époque…
- Hors de question ! Rugit Harry les yeux furibonds. Tu es destituée de cette affaire !
- Tu ne m'as même pas laissé terminer ! S'offusqua la rousse.
- Tu ne serviras pas d'appât !
Malgré son état maladif, son regard effrayant aurait dissuadé n'importe qui. N'importe qui sauf Ginny.
- Je suis d'accord avec Harry, dit Ron en se rangeant du côté de son ami.
- Mon plan est bon ! Insista la rouquine. Ils ne résisteront pas à une proie vêtue d'une tenue qu'ils affectionnent…
- Non !
- On en serrait enfin débarrassé…
- Ginny, avertit très bas Harry.
- Je le ferai que tu le veuilles ou non ! S'obstina-t-elle.
- Pas si je t'en empêche, grogna-t-il.
Elle soupira d'exaspération.
- Tu ne penses pas que nous avons mieux à faire que de nous battre. Des vies sont en jeu.
Cela eut le mérite de calmer sa fureur.
- Je ne mettrai pas la tienne en danger pour autant, déclara-t-il.
Que répondre à cela, se demanda Ginny. « Merci de t'inquiéter, de ne pas vouloir que je meurs ? » Mais elle était policière avant tout.
- Ecoute Harry, je le ferai de toute façon. Tu sais que je le ferai.
- Tu te maries samedi il me semble, rappela bassement le vampire, faisant sursauter Ginny dont le cœur était à présent serré. Prends donc ta journée demain et occupes-toi des préparatifs de dernières minutes où un truc dans le genre. Je suis sûr qu'il y des choses à faire non ?
- Bien tenté, mais Hermione s'occupera de ça, résista Ginny. Je ferai l'appât alors autant que tu sois là pour me défendre en cas de besoin plutôt que de me laisser y aller seule.
Harry regarda Ron dans l'espoir d'obtenir du soutien.
- On pourrait demander à Morgan de le faire. Je ne l'ai jamais trop aimé avec son air suffisant.
- Ron ! Reprocha Hermione. Ginny à raison.
Elle reçut deux paires de regards sévères.
- Je sais que c'est dangereux, mais ce n'est pas comme si c'était la première chose dangereuse qu'elle s'apprête à faire. Et ne l'oubliez pas, elle fait partit de la brigade magique !
- Hermione, commença à reprocher son époux.
- Des innocentes perdent la vie, insista l'avocate.
Le silence s'installa, durant lequel les garçons réfléchissaient. Après un regard, ils capitulèrent.
- Tu feras tout ce que je te dirai, insista Harry.
Ginny acquiesça.
