Chapitre 9
Scott
Matilde avait été libérée sous caution. Cela faisait maintenant deux jours. Elle passait son temps dans sa chambre et partout ailleurs m'évitait le plus possible. Je n'avais pas pu lui parler. Elle évitait aussi les autres membres de la meute. J'avais envi de savoir si elle allait bien, Isaac m'avait raconté en détail ce qui c'était passé dans le bar et j'avais vu son corps maigre. Je savais qu'elle n'allait pas bien et je regrettais de l'avoir mise de côté pendant si longtemps. Cela n'avait fait qu'aggraver les choses. Ces jours ci j'avais vu une amélioration, elle avait l'air plus heureuse. Mais elle n'avait toujours pas d'amis et je ne savais pas quoi en penser. On c'était tous rassemblés dans ma chambre, je n'avais pas envi de le nommer ainsi mis c'était comme un conseil de guerre. Tout le monde était là à pars Isaac qui c'était défilé avec des excuses pas très solides et Matilde.
-Alors, commençais-je, un malade mental essaie de faire accuser ma sœur de meurtre et nous manipule comme des pantins et cela commence à m'énerver très sérieusement donc si quelqu'un a le moindre bout de plan à l'horizon qu'il le dise.
Stiles leva la main et entama :
-On dirai que ce… professeur ? en veut à Matilde et cherche à l'atteindre par l'intermédiaire de toi, Scott, alors il faudrait que vous vous mettiez dans le même camp. Tu sais, unis, comme dans une famille.
Stiles fidèle à lui-même continuait avec son sarcasme quand Malia lui coupa la parole :
-On pourrait tout simplement se débarrasser d'elle. Tout nos problèmes sont apparus avec elle alors pourquoi essayer de la sauver sachant qu'il y a une solution plus simple ?
Stiles repris alors son sérieux et expliqua calmement à Malia que ça ne se faisait pas et que même si il y avait cette solution elle n'était pas envisageable du tout. Je me frottais les yeux d'exaspération et soupirais on était loin de trouver une solution à nos problèmes.
Matilde
Cela faisait deux jours que ma caution avait été payée par Melissa et que la police avait abandonné les recherches avec manque de preuves. J'aurais probablement dû me réjouir mais en ce moment trop de questions tournaient dans ma tête. Comme Scott avait invité toute la meute à la maison j'avais décidée de courir, le bois de Beacon Hills était connu pour ses petits sentiers de randonnées sur lesquels je m'amusais à passer et à repasser dans le but d'essayer de penser à autre chose. J'essayais de ne pas trop m'éloigner de la route pour ne pas me perdre ou me retrouver face à des créatures bizarres auxquelles je n'avais pas envie de penser. Je courais avec pour seul bruit mes pas dans les feuilles mortes et mon cœur qui battait de plus en plus vite. J'arrivais en face d'une ligne droite et courait le plus vite possible les yeux fermés afin de sentir l'air contre mon visage. Ce fut très agréable jusqu'au moment ou je percutais un obstacle qui m'envoya valser sur le sol. Je rouvris les yeux en portant ma main à l'arrière de mon crâne qui me lançait après avoir frappé le sol et je découvris devant moi un Isaac décontenancé qui ne savait pas comment réagir.
-C'est une habitude chez toi de rentrer dans les gens sans les prévenir ? Ma phrase me surprit, je faisais de l'humour avec Isaac alors que j'avais mit un point d'honneur à l'éviter et en plus je repensais à notre première rencontre lors du bal et cela me fit réaliser que ma vie était devenue trop compliquée ces derniers temps. Une larme menaça de couler le long de ma joue mais je la retins, pas question de montrer de faiblesse maintenant.
-Désolé, vraiment, je n'étais pas concentré dit-il.
Il me tendit sa main pour m'aider à me relever mais je l'ignorais et me relevais avec le reste de force qui me restait.
-Qu'est ce que tu fais là ? T'es pas avec les autres ? D'habitude vous avez l'air tellement soudés.
Et hop, une autre pointe de sarcasme je devenais douée. Par contre fallait que je fasse attention sinon j'allais finir comme Stiles.
-Non j'avais besoin d'être seul et toi ? Tu fais quoi ?
-Je dessine des licornes, ça ne se voit pas ?
Bon, OK, j'étais allée trop loin mais tout ça me démangeait depuis longtemps.
-Euh…
Il ne savait plus quoi répondre et je profitais de ce moment pour lancer un « A plus ! » et continuer ma course. Pour éviter qu'il essaie de me rattraper j'augmentais ma cadence et courus pendant une dizaine de minutes avant de me rendre compte que je m'étais tellement enfoncée dans la forêt que je n'entendais plus les voitures sur la route.
-Merde, merde, merde… Continuais-je en tendant l'oreille dans l'espoir d'entendre un moteur.
Ce n'ai pas un moteur que j'entendis mais comme un petit enfant en train de chuchoter. Je sautais de joie, il allait pouvoir m'indiquer le chemin pour sortir du bois. Je continuais d'avancer dans la direction de la petite voix et arrivais dans une clairière. Une immense souche était au milieu, l'arbre avait dû être énorme. Je me souvenais alors du dessin. C'était la souche qui était sur mon carnet ! La petit voix sortais de la souche, j'en étais convaincu alors je m'approchais :
-Il y a quelqu'un ?
Les chuchotements continuaient mais je ne comprenais rien. Je mis ma main sur le bois et une douleur envahit tout mon corps. J'essayais de hurler mais ma gorge était en feu comme tout le reste. Mes bras, mes jambes, ma tête chaque parcelle de mon anatomie me faisait souffrir. Je me sentis tomber sur le sol et puis plus rien. Le noir.
