Bonjour à toutes. Je ne puis que m'excuser de ce retard, comme pour « Un destin trompeur » et ça continuera ainsi. J'écris de mon temps libre, donc très peu souvent. Et il faut encore que j'y pense, que je sois motivée ou inventive à ce moment-là.
J'ai retrouvé ce chapitre à peine débuté dans mes docs, et l'ai repris et continué pour donner ce qui sutie. J'espère qu'il vous plaira !

RioTousse.

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Je me réveillai en sursaut, et remarquai quelque chose de plus important que ce dont j'avais rêvé : je ne sentais plus de présence chaude et réconfortante. Et visiblement, mon Ange n'était pas là.
Je me mis à trembler de tous mes membres, et la vision de James dans le parc me revint de plein fouet.

Oui, j'avais aperçu James à l'entrée du petit bois, et je m'étais aussitôt enfuie du côté opposé en courant à une vitesse telle que je n'aurais jamais pensé l'atteindre un jour. Je m'étais cachée dans un buisson, et avais attendu que mon démon me rattrape, car je savais que maintenant qu'il m'avait remarquée il voudrait à tout prix me récupérer. Et je ne l'aurais pas supporté. Pas une seconde fois. Mais Edward nous avait ramenés…

Je secouai la tête pour ne plus y penser.

En regardant vers la table de chevet, je vis un petit papier rose scotché à la lampe.

Ma Bella,

Ne t'inquiète pas, je suis de retour bientôt, avant midi obligatoirement.

Je t'embrasse et m'excuse de te laisser seule maintenant,

Edward.

PS : A l'heure où je t'écris, tu dors profondément et te réveiller serait simplement trop malpoli.

Alarmée, je relevai d'un coup la tête et la tournai vers l'horloge. Il était presque une heure de l'après-midi...

Il était peut-être juste reparti rapidement chercher d'autres choses.

A mon avis, il aurait enlevé le mot qu'il avait laissé et en aurait mis un autre... Enfin, après tout c'est que mon avis, hein!

Je fis taire mon subconscient et me concentrai.

Si Edward était parti tôt dans la matinée, je supposai qu'il aurait déjà dû être rentré. Tout dépendait de ce qu'il était allé faire, mais il ne l'avait hélas pas précisé. Mais il avait tout de même bien précisé qu'il serait obligatoirement de retour avant midi!

Je décidai de me préparer à manger pour l'attendre, il pouvait très bien être en retard. Très en retard, même.

Une bonne heure plus tard, mes quatre assiettes de paella englouties, étonnant même que j'ai réussi à en préparer (A/N : Ah ça, elle l'a repris, son appétit!), je commençai à m'inquiéter.

Il était temps, tiens!

Enfin, pas que je ne m'étais pas inquiétée cette dernière heure, mais là, la panique me submergeait totalement.

J'étais complètement coincée. J'avais peur pour Edward, une peur immense, de le perdre, mais il se trouvait au-dehors, et je n'aurais jamais le courage de mettre ne serait-ce qu'un pied hors de la maison. J'étais tiraillée, poussée par l'envie de me rassurer au sujet de mon Ange, mais en même temps la terreur de l'extérieur me cloîtrait à l'intérieur.

Pourtant, si je voulais avancer dans mes questions, il fallait que je sorte. Mais à la pensée de James rôdant alentours, je frémis.

Puis, soudainement prise d'un élan de courage (A/N : L'adrénaline, vous irez voir sur Google. ) ) j'enfilai un blouson et des ballerines et me dirigeai, tremblant comme une feuille cependant, vers la porte d'entrée que j'ouvris d'un coup sec, avant que mon courage ne me quitte.

Dehors, le soleil brillait d'un éclat aveuglant. Cela me réchauffa, et par la même occasion me détendit. Un peu.

A l'endroit où était censée être la petite voiture de mon Ange, c'était désert. Cela me confirma qu'il n'était pas revenu devant la maison.

Sombre idiote, tu as fouillé toute la maison, bien entendu qu'il n'est pas revenu!

Je descendis les marches du perron, mais m'arrêtai aussitôt. Où devais-je aller, à présent? Si au moins Edward m'avait prévenue du lieu où il se rendait, sur le petit mot, j'aurais eu moins de mal à me décider, et surtout, aurais su vers où me diriger, même approximativement.

Me rappelant que la ville était à gauche, je commençai à marcher dans cette direction. Je jetais des coups d'œil apeurés autour de moi et me méfiais plus que jamais des passants.

J'arrivai au bout d'un petit moment dans une avenue bondée, et pris peur. Je tremblais comme une feuille, mes bras serrés autour de ma poitrine, les larmes coulant le long de mes joues. Je me laissai lentement glisser le long d'un mur, puis me tassai dans un coin.

J'attendis là, secouée de sanglots, pendant quelques heures. Le soleil se cachait à présent derrière les maisons, et les passants se faisaient plus rares. Aucun ne s'arrêta pour me rassurer, aucun ne reconnut en moi une jeune fille disparue. Seuls des coups d'œil irrités m'étaient lancés.

Lorsque le soleil disparut, je décidai de me relever, et de continuer vers le centre ville, à présent quasi vide.

Mais soudain, en promenant mon regard sur les rues, j'aperçus une station service. Et garée devant la boutique de la station, je vis sa voiture. Sa Mini que l'on reconnaissait entre mille à cause de sa couleur jaune canari et du dessin de Donald sur le coffre. (A/N : Wow, on imagine bien la chose, hein?).

Je m'approchai donc timidement de la voiture, mais ne vis rien ni personne à l'intérieur. Déçue, je rentrai dans la boutique. Lorsque le gérant me lança un 'bonjour', je fus prise de petits spasmes de peur et me dépêchai de vérifier que mon Ange n'était pas là. Je sortis rapidement de la boutique, avançai vers la voiture jaune, m'adossai au capot et attendis. Mais lorsque je vis le soleil descendre vers l'horizon, je pris peur. Il ne fallait surtout pas me perdre, et déjà que je me repérais difficilement, ce serait pire dans la nuit.

Me rendant compte qu'il ne reviendrait de toute façon pas pour le moment, je refis rapidement le chemin vers sa maison. Sur la route, je trébuchai plusieurs fois, mais ne me cognai à personne, évitant comme la peste tout individu.

Arrivée dans la petite maisonnée, j'éclatai en sanglots et me roulai en boule sur le lit. Je m'endormis au bout de je-ne-sais combien de temps, d'un sommeil sans rêves, mais agité.

Lorsque je me réveillai, rien n'avait changé : la pièce était sombre et Edward ne me fixait pas avec des yeux attendris...

Des spasmes me secouaient toutes les cinq minutes et mes joues me tiraient en raison des larmes qui avaient séchées.

Je restai roulée en boule pendant plusieurs heures, à pleurer et espérer qu'Edward revienne d'un instant à l'autre. Mes yeux restaient accrochés à la poignée qui, au fur et à mesure que je la fixais, semblait bouger et onduler. J'étais fatiguée, et avais du mal à garder les yeux ouverts, alors j'abandonnai et me rendormis, une nouvelle fois.

Finalement, une semaine passa ainsi. Je dormais les trois quarts du temps, mangeais parfois quelques biscuits et allais aux toilettes, mais par pur besoin, pour ne pas tâcher les draps. Je prenais peur dès que j'entendais un petit bruit, et le lit était le seul endroit me rendant un tant soit peu confiante.

Je désespérais complètement, car je n'allais pas pouvoir continuer de vivre ainsi : la réserve de nourriture s'amenuisait, et surement Edward payait-il des factures ou je-ne-sais quoi d'autre, et je finirai bientôt à la rue. Et vu ma peur des gens, je mourrai dans un coin tôt ou tard. La vision de cette pensée me fit frémir.

Un des jours suivant, je ne sais lequel, j'entendis du bruit venant de l'entrée et je m'emmitouflai automatiquement sous la couette. Je tremblai de peur et mes sens étaient plus que jamais mis en éveil.

Un grondement se fit entendre et j'éclatai en sanglots que je tentais en vain d'étouffer. Je sentis quelqu'un se rapprocher, et un souffle bruyant me rappela une image d'horreur : James en train de me violer. J'espérai de tout cœur que ce n'était pas lui qui avait réussi à me retrouver. Les larmes coulaient à flot et je resserrai ma prise sur la couette.

Une main s'abattit violemment sur le lit, et un grognement me parvint. Complètement apeurée, j'essayais de ne faire aucun bruit. Doucement, une main souleva la couverture qui m'avait jusque là épargné la vision de mon agresseur.

Gémissant de frayeur, j'ouvris lentement les yeux et croisai deux billes rouge sang. Je crus que j'allai m'évanouir. En un éclair, la lampe fut allumée. Et là, je restai coite devant ce que la lumière venait de me révéler.

(A/N : J'voulais arrêter là, mais c'était trop court, pas vrai? :p)

Edward se tenait là, dans toute sa splendeur. Il n'avait jamais été aussi magnifique. Cependant, il m'effraya. Ses yeux, auparavant émeraudes étaient maintenant rouge sang, et ils me fixaient avec hargne. Mon Ange, devenu démon, se tenait dans une position féline, comme lorsque James s'approchait de moi. Cela me fit pleurer, et lorsqu'un sanglot m'échappa, Edward sembla avoir un déclic.

Ses yeux perdirent de leur folie et ses mains se desserrèrent de ma couverture. Je tremblais comme une feuille mais regardais Edward avec défi, même s'il me faisait peur, très peur, à ce moment-là.

En un instant il fut à l'autre bout de la pièce, se pinçant le nez et regardant au sol. Ahurie, je me demandai comment il avait fait pour aller si vite.

Il ouvrit les yeux, et une fois de plus, la couleur rougeoyante de ses yeux m'apeura et je me réfugiai sous la couverture.

« Bella... » Entendis-je faiblement.

Cette voix... C'était sa voix... Mais... Elle avait tant changé ! Comme s'il avait des entraînements intensifs de voix pour la rendre plus belle !

Malgré son appel, je continuais à sangloter et ne bougeais pas. Ce fut donc lui qui vint à moi. Il souleva lentement la couverture, et je pus voir ses yeux rouges attristés. Il avait l'air pris d'une peine immense, d'une culpabilité énorme et aussi… Il y avait cette chose… dans son regard… qui me rappelait James. Je frémis à cette idée, mais soutins le regard d'Edward.

« J'ai énormément de choses à te dire, je crois » soupira-t-il.

Je hochai faiblement la tête, mais, fatiguée par ces évènements et mon manque d'énergie, je sombrai dans un coma somatique.

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Navrée de vous annoncer que nous saurons en fait tout au prochain chapitre, que j'ai déjà commencé, mais je voulais quand même une bonne coupure…

Merci de votre attention et lecture, et à bientôt !

Rio.