Hey!
Je suis absolument navrée, catastrophée, désolée, névrosée (ah ça, vous étiez pas censé le savoir par contre^^) et je me jette à vos pieds en implorant votre pardon pour ne pas avoir publié avant. (mais eh, j'suis en prépa, c'est fou le temps que ça bouffe) En plus, vous avez été extraordinaire pour le dernier chapitre, je ne pensais vraiment pas recevoir autant de reviews, merci, merci, merci, merci mille fois! Trêve de blablatage, voici le chapitre 9 (qui m'a valu un bottage de cul magistral de la part de ma super beta xD).
Disclaimer: J'ai les mêmes cheveux que Stana, ça compte? Non? Bah alors... nan, rien à moi, ni l'histoire, ni les personnages.
Enjoy! :)
Chapitre 9:
-Tu veux venir à la Casa Castle pour dîner ? demanda Rick alors qu'ils récupéraient leurs manteaux.
La journée avait été étonnamment calme au 12th, et maintenant qu'il était 6h du soir, ils n'avaient aucune raison de rester. Et bien qu'une pizza avec les gars, une partie de poker mémorable et une paperasse abrutissante puissent s'avérer amusants, Kate était plus que prête à fuir l'immeuble. Et puis, le dîner chez Casa Castle lui semblait divin.
- Ça me va, Castle, merci.
Il sourit et ils entrèrent ensemble dans l'ascenseur, leurs flancs s'effleurant, comme à l'accoutumée. Kate surprit Ryan et Esposito les regardant de leurs bureaux respectifs et elle se sentit rougir légèrement, bien qu'elle ne sache pas pourquoi. Ils avaient agi comme ils l'avaient toujours fait; ils avaient flirté, s'étaient taquinés, s'étaient mutuellement tapés sur les nerfs. Ils avaient été Beckett et Castle. Comment les gars avaient-ils pu se rendre compte de quoi que ce soit ?
Elle jeta un coup d'œil à Rick et le vit la regarder. Il détourna rapidement les yeux, mais elle avait surpris le regard qu'il lui lançait. C'était quelque chose entre « Je suis tellement heureux que tu sois en vie » et « Je ne veux plus jamais regarder personne d'autre », et elle sentit son cœur palpiter. Il faudrait peut être qu'elle lui parle de sa tête d'amoureux transi, et du fait que ce n'était pas approprié au travail. Mais pour ça, elle aurait à parler de la tête d'amoureux transi… et il répondrait probablement qu'elle en avait une elle aussi… et cela mènerait à une conversation entièrement différente qu'elle n'était pas encore tout fait prête à avoir.
Elle secoua la tête et sourit tandis qu'ils sortaient de l'ascenseur, une main de l'écrivain trouvant son chemin vers sa chute de rein. Ils entrèrent dans la voiture et il alluma immédiatement la radio, commençant à naviguer entre les stations.
-Castle, dit-elle en reculant et en sortant de sa place de parking.
Il passa à une autre station.
-Castle, réprimanda-t-elle.
Encore un changement.
-Rick ! s'exclama-t-elle alors qu'ils descendaient la rue.
La musique s'arrêta et il la regarda, un petit sourire sur les lèvres.
-Oui ?
Kate le fixa et décida qu'il valait mieux qu'elle reste silencieuse au lieu de reconnaître qu'il avait gagné. A la place, elle choisit de poser des questions neutres.
-On mange quoi ce soir ?
-Alexis a dit ce matin qu'elle aimerait des spaghetti bolognaise, donc je pensais préparer ça une fois de retour au loft ? Je peux même faire des gressins, si ça te convient.
Kate éclata de rire.
-Tu m'as invitée à dîner, je peux difficilement imposer mes choix pour le menu.
-Certes, la plupart des gens aiment les spaghetti, mais je ne voudrais pas te faire manger quelque chose que tu détestes, répondit-il avec un haussement d'épaules.
-Tu veux dire comme la fois où tu m'as fait manger du pied de bœuf ?
Il rit.
-Oh, ouais. Tu as aimé, ceci dit!
-Refais moi manger quelque chose comme ça, et ton oreille sera le cadet de tes soucis.
-Devrais-je engager un garde du nez, dans l'hypothèse où je te referais un coup comme ça ? demanda-t-il en souriant.
-Une coquille serait plus indiquée, répondit-elle avec un haussement d'épaules.
La réaction qu'il eut valait son pesant de cacahuètes, et Kate était presque sûre qu'il avait recouvert la zone menacée pour la protéger.
-Oh, ne fais pas le bébé, dit-elle en roulant des yeux.
-J'ai déjà senti ta poigne sur mon nez, et crois moi, je ne fais pas le bébé, marmonna-t-il en retour.
Kate eut un petit sourire satisfait et gara la voiture devant son immeuble. Ils en sortirent et se dépêchèrent de rentrer pour éviter le vent glacial d'hiver. Kate aurait souhaité que le temps ressemble plus à celui d'un mois de Mars.
-On n'est pas supposé être en période de moutonnage, là ? commenta Rick tandis qu'ils montaient dans l'ascenseur.
-Moutonnage ?
-Tu sais, « quand Mars entre comme un lion, il finit comme un mouton », d'où le moutonnage.
Kate était stupéfaite à cause de deux choses. D'une, de voir à quel point le terme « moutonnage » était ridicule. De deux, de voir qu'ils étaient en train de penser à exactement la même chose.
-Tu ne peux pas inventer des mots, se contenta-t-elle de dire en roulant des yeux.
-Oh que si !
-Selon qui ?
-Tu as fait une rime, sourit-il.
-C'est ridicule.
Kate sorti de l'ascenseur avant lui et l'entendit la suivre. Elle combattit le sourire qui s'était épanoui sur son visage.
Rick la rattrapa et ouvrit la porte, la guidant à l'intérieur. Il lui prit son manteau et le pendit tandis que Kate se dirigeait vers le comptoir, où Alexis avait établi son campement avec une montagne de devoirs.
-Je croyais que tu avais eu une interro aujourd'hui, remarqua-t-elle, jetant un coup d'œil par-dessus l'épaule de la jeune fille pour voir son cours de physique.
-C'est le cas, soupira Alexis. Mais Mme. Calahan veut que l'on soit prêts pour la prochaine.
-Eh bien, ça me semble affreux, sympathisa Kate.
-Tu veux que je lui envoie un autographe en pot de vin ? demanda Rick en s'affairant dans la cuisine et en sortant les ingrédients.
Alexis eu un petit bruit dédaigneux et Kate secoua la tête.
-Ton ego est vraiment surdimensionné, Rick.
-Il n'y a pas que mon égo ! s'exclama-t-il.
-Ton père semble être atteint d'une sévère crise d'immaturité aujourd'hui, Alexis, dit Kate.
Alexis éclata de rire.
-Depuis combien de temps travaillez-vous avec lui déjà ? Je croyais que vous saviez qu'il était tout le temps comme ça.
-Je peux vous entendre, dit le principal concerné. Je suis juste là.
Kate et Alexis lui jetèrent le même regard et il resta bouche bée.
-Tu la corromps !
-Quoi ?
-Toi ! Alexis vient juste de rouler des yeux dans ma direction !
Kate rit.
-Oh, Rick. Tu ne l'as juste pas vue le faire avant, n'est-ce pas, Lex ?
Alexis sourit.
-Je le fais tout le temps.
Il se contenta de les fixer avant de se retourner et de commencer à faire bouillir l'eau et à ouvrir des boîtes et des paquets, les épaules basses.
-Oh oh, chuchota Kate, je crois qu'on l'a vexé.
-Il s'en remettra, rit Alexis. Je vais monter et finir ça, et je reviendrai pour le dîner. Je suis heureuse que vous soyez là, dit-elle à Kate.
Kate sourit puis sursauta quand Alexis se leva et l'enlaça d'un bras, attrapant ses livres de l'autre. Kate lui rendit son étreinte puis l'observa quitter la pièce. Elle jeta un coup d'œil à Rick et le vit appuyé contre le comptoir, les bras contre sa poitrine et un petit sourire sur les lèvres.
-Quoi, demanda-t-elle.
-Rien, dit-il avec un haussement d'épaule. C'est bien que vous vous entendiez bien.
-Ne pas s'entendre avec ta fille serait comme haïr Bambi, Rick.
-Belle utilisation de Disney, rit-il. Tu veux m'aider à faire la sauce ?
Kate haussa un sourcil.
-Demander à tes invités de préparer à manger ? Que dirait ta mère ?
-Ma mère ? Elle serait ravie. Cette femme ne sait pas cuisiner.
Kate rit et le rejoignit au comptoir, coupant obligeamment les tomates qu'il lui tendait.
-Où est Martha, d'ailleurs ?
-Elle mange avec des amis, donc on sera juste tous les trois.
-Comment ça se passe à son école ?
- Tout va très bien. Elle est en train de rénover le bâtiment et recherche des professeurs. Elle est très excitée. Je pense que ce sera bon pour elle.
Kate l'observa pendant qu'il parlait. Il avait l'air fier. Elle sourit. Bien que la relation que Martha et lui partageaient ne soit définitivement pas conventionnelle (on peut savoir que quelque chose ne va pas quand un « je t'aime » est synonyme de « Au secours ! Je suis retenu en otage ! »), ils tenaient visiblement beaucoup l'un à l'autre. Martha était adorable. Et Rick, eh bien, il suffisait de dire que Martha Rodgers avait élevé un homme bon.
-Comment va ton père ? demanda Rick.
Kate sourit.
-Il va bien.
-Tu lui as reparlé depuis… tu sais ?
Le sourire de Kate s'évanouit. Elle ne l'avait pas fait. Elle avait été tellement inquiète à propos de Rick, Alexis et Martha qu'elle avait totalement oublié d'appeler son père comme elle le faisait habituellement.
-Non, en fait. Ça t'embête si je l'appelle rapidement ? Je ne l'ai pas appelé hier soir, alors que je le fais habituellement.
-Pas de problème. Tu peux aller dans mon bureau.
Il lui indiqua l'endroit d'un geste de la main.
-Je sais où est ton bureau, rit-elle. J'y suis déjà allée.
-Oh, je sais, dit-il en la lorgnant.
-Ce n'est vraiment pas le moment pour ce genre de sous entendus inappropriés, Castle.
Elle roula des yeux et marcha à grands pas vers le bureau, fermant la porte derrière elle.
-Maintenant, je suis de nouveau Castle ? C'est pas juste ! lança-t-il.
Kate sourit et se laissa tomber dans son fauteuil, mettant ses pieds sur le bureau. Elle se dit qu'elle se devait de traiter son bureau comme il traitait le sien. Bien que, pour être juste, son fauteuil était bien plus confortable que sa chaise. Elle appuya sur le numéro d'appel rapide 4 et attendit.
-Salut, Papa.
-Katie ! Comment ça va ? Je n'ai pas eu de tes nouvelles hier.
Kate rougit sous le coup de la culpabilité.
-Je sais, et je suis désolée. Je vais bien. J'étais juste très occupée.
Elle détestait mentir.
-Avec ton Writer Boy ?
Et visiblement, elle n'était pas très bonne à ce jeu là.
-Euh… oui ?
-Je suis heureux que vous ayez enfin ouvert les yeux. Je commençais à penser que vous alliez vous tourner autour pour toujours.
-Papa…
-C'est un homme bon, Katie. Je suis très heureux pour toi.
-Papa…
-Je vais le rencontrer un jour, n'est-ce pas ?
-Papa ! le coupa finalement Kate.
-Quoi ?
-On n'est techniquement pas ensemble.
Elle l'entendit soupirer et secoua la tête.
-Pourquoi ?
-Il y a eu beaucoup de choses en travers de notre chemin.
-Comme toi et ton petit ami docteur ?
-Josh et moi avons rompu, en fait… balbutia Kate.
Cela faisait un bout de temps qu'il n'avait pas été capable de la piéger / lui tirer les vers du nez ainsi.
-Oh, je suis désolé, Katie. Et je suis là en train de déblatérer sur quelqu'un d'autre. Tu vas bien ?
Kate laissa échapper un petit rire.
-Je vais bien, Papa. Ça nous pendait au nez.
-Je suis heureux, dans ce cas là. Tu le prends bien ?
-Kate ! Le dîner est presque prêt ! appela Rick à travers le bureau.
-Ah, je vois que tu vas plutôt bien, rit Jim.
Kate rougit.
-Je vais très bien, Papa. Mais, je dois y aller. On va… je vais manger avec Rick, Castle et sa fille.
-Bien sûr, si c'est ce que tu as besoin de croire, Katiebug. Tu leur diras bonjour de ma part. Je te rappelle bientôt.
-Je t'aime, Papa.
-Je t'aime aussi. Au revoir.
Elle fixa le téléphone portable dans sa main. Son père l'avait totalement piégée. Et elle l'avait laissé faire ! Elle voulait taper dans quelque chose, ou se jeter sur le canapé et pouffer de rire, ou… eh bien, rougir jusqu'à ses 40 ans.
-Kate ?
Rick passa sa tête dans le bureau et Kate leva les yeux, espérant désespérément qu'elle n'avait pas l'air aussi troublée qu'elle ne l'était réellement.
-Tout va bien ?
-Tout va pour le mieux, sourit-elle. Le dîner est presque prêt ?
-Ouais, répondit-il en la dévisageant, comme si de cette manière les secrets de son comportement allaient lui être révélés.
Avec Rick, c'était toujours possible.
-Mon père te passe le bonjour, d'ailleurs, lui dit-elle tandis qu'ils dressaient la table.
-Dis lui que je lui passe à mon tour, la prochaine fois que vous parlerez. Alexis ! appela-t-il en direction des escaliers.
Il attrapa le plat de spaghetti et Kate pris la sauce tandis qu'Alexis descendait les escaliers et se glissait dans la cuisine. Puis, ils s'assirent autour de la table et se passèrent la nourriture.
-Vous avez eu une affaire aujourd'hui ? demanda Alexis en se servant généreusement en sauce.
-Non. Seulement de la paperasse et des magouilles, répondit Rick.
Alexis se tourna vers Kate.
-Il dit la vérité, en fait. Les parties de poker rentrent dans la catégorie « magouilles ».
-Vous avez joué au poker au commissariat ?
Kate éclata de rire.
-Parfois, c'est la seule chose qu'on a à faire pendant une journée tranquille. La paperasse, le poker et la nourriture à emporter sont de grands classiques pour nous.
-Eh bien, au moins vous avez des moyens de passer le temps, concéda la jeune fille.
-Comment c'était à l'école ? A part ton devoir de physique injuste ?
-C'était bien. Rien de particulier. Bien que quelqu'un ait marché sur son pantalon et ait dévalé les escaliers en criant comme une petite fille. Il va bien, donc je pense qu'on peut en rire.
Kate et Rick la regardèrent pendant une seconde avant que Kate ne commence à rire.
-C'est quelqu'un avec qui tu ne t'entends pas ?
-Dis moi que c'était Jason Randle, supplia Rick.
-C'était Jason Randle, et non, je ne m'entends pas avec lui, répondit Alexis.
Rick lança un coup de poing en l'air.
-Justice a été rendue.
-Quel est le problème avec Randle ? demanda Kate.
Elle n'avait jamais vu Alexis penser du mal de quelqu'un avant.
-Il a dit à la moitié de l'école qu'il avait euh, hum, des relations avec moi il y a quelques semaines. Ashley savait que ce n'était pas vrai, donc tout allait bien. Mais le reste de l'école a posé plus de problèmes.
-C'est horrible ! répondit Kate. Je suis désolée. Les mecs sont des cons.
-Ouais. Alexis lui sourit. Mais, vous savez, ils n'ont pas l'air si terribles quand ils se cassent la figure dans les escaliers en poussant des cris aigus.
-OK, dis moi. Est-ce Paige lui a fait un croche patte ? demanda Rick.
Alexis haussa les épaules.
-Je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler.
-Ne me dis pas qu'elle l'a poussé dans les escaliers aussi ? demanda Kate, ne sachant pas si elle devait être impressionnée ou horrifiée.
Alexis sourit.
-Bien sûr que non. Elle est vindicative, pas diabolique! Il est tombé par sa propre faute, et ce n'était même pas à cause du pantalon. C'était à cause de ses cheveux.
Kate éclata de rire.
-Bien joué, Paige !
-S'il s'était blessé ça aurait été une autre histoire, et on est très chanceux qu'il ne l'ait pas été, mais… eh bien… je veux dire… il va bien. Son ego en a pris un coup, mais c'est tout.
-Je ne te blâme pas de vouloir en rire, lui dit Kate.
-Et moi non plus, ajouta Rick.
Alexis sourit.
-Bien. Parce que c'était vraiment drôle.
-Je suis prêt à parier que quelqu'un a filmé la scène, dit Rick.
-Oh, mais que crois-tu que je comptais faire toute la nuit ? demanda innocemment Alexis.
Kate les regarda tandis qu'ils se répondaient. Elle savait que Rick était un père admirable, mais c'était toujours drôle de le voir en action. Le plus souvent, elle ne voyait que la part de lui qui doutait de ses capacités –la part de lui qui lui demandait son avis. Et bien qu'elle aimait beaucoup cette dynamique, ce qu'elle voyait était autre chose. Prendre part à la scène était drôle.
Bientôt, elle fut entraînée dans un compte détaillé de toutes les autres manières, très créatives, que Paige avait trouvé pour punir l'infâme Jason Randle. Elle se surprit elle-même en en offrant quelques unes de son cru, pour une occasion future.
-Katherine Beckett, jamais je n'aurais pensé que vous étiez si machiavélique ! s'exclama Rick après que Kate ait suggéré d'ajouter de la sauce piquante au Coca-Cola.
-Tu ne pensais tout de même pas que les gars avaient trouvé toutes les farces l'an dernier quand même ? sourit-elle.
-Je savais que tu avais orchestré tout ça, mais je pensais qu'ils… il s'interrompit. C'était méchant !
-Ouais, mais c'était drôle, dit Kate avec un rictus.
Alexis regardait leur échange avec amusement.
-J'ai entendu parler des farces de la Malédiction. Elles étaient vraiment géniales.
-Oui, le bon Détective m'a eu. On peut passer à autre chose ?
-Bien. Qu'est-ce qu'il y a au dessert ? demanda Alexis.
Rick jeta un coup d'œil à la grande boîte de pâtisseries.
-On a encore des Stragovis qui restent.
-Je me réserve le dernier churro !
Alexis sauta sur ses pieds et se rua sur la boîte. Une seconde plus tard, Rick la pourchassait, laissant une Kate stupéfaite à table. Ils étaient tout le temps comme ça ?
Ils revinrent après une minute, brandissant leurs pâtisseries en riant. Rick tendit la boîte à Kate, qui choisit l'une des brioches à la cannelle (elle en avait rêvé en secret toute la journée).
-Tu sais, je vais devoir faire deux fois plus d'exercice pendant un mois à cause de ça, remarqua-t-elle en en prenant une bouchée.
-Tu es très belle, contra Rick.
-Oui, eh bien, la clé pour être aussi belle –merci– est de perdre toutes les calories en excès.
-Oh, je sais, toussota-t-il.
-Quoi, tu soulèves de la fonte quand tu écris ?
Alexis sourit.
-Papa va courir.
-Où ? demanda Kate. Elle n'en avait jamais entendu parler.
-J'ai un tapis de course à l'étage, répondit-il. Tu n'as jamais demandé quand tu as logé là, et c'était uniquement quand tu as déménagé que j'ai pensé à en parler, vu que tu t'entraînes au commissariat.
-Comment ça se fait que tu n'en aies jamais parlé ? J'aurais pensé que tu aurais voulu te mesurer aux gars.
Alexis pouffa et Rick la fixa.
-Je ne suis pas, ah, très bon. Je l'utilise pour rester en forme… mais ce n'est pas très beau à voir.
-C'est hilarant ! Il souffle et halète, même s'il est en forme.
-Je fais aussi de l'escrime, ajouta-t-il, sur la défensive. Et je te ferai remarquer que je ne souffle et n'halète pas quand j'en fais.
-Tout va bien, Rick tu n'es comparé à personne. Kate lui tapota le bras.
Il baissa les yeux sur sa main.
-Maintenant, tu es juste condescendante, dit-il en faisant la moue tout en se levant et en ramassant les plats. Un film te tente, Lex ?
-Je suis désolée, mais j'ai encore des devoirs, répondit-elle. Vous deux devriez en regarder un, par contre.
Kate garda un air neutre, mais riait intérieurement. La tentative de subtilité d'Alexis était lamentable, mais partait d'une bonne intention.
- Ça me semble bien, dit-elle en souriant à la jeune fille.
-Bien. Je suppose que je vous vois plus tard, du coup ? demanda-t-elle en se levant.
-Je serai là pendant un moment, approuva Kate.
Alexis sourit.
-OK. À plus tard. Merci de débarrasser, Papa!
Puis ils ne furent plus que deux.
-Alors, quel film ? demanda Kate en se levant pour aller s'installer sur le canapé.
Rick la rejoignit, s'asseyant juste à côté d'elle, leurs flancs pratiquement écrasés l'un contre l'autre.
-J'en sais rien. Qu'est-ce que tu voudrais regarder ?
Kate haussa les épaules.
-Aucune idée.
-Tu veux regarder la télé ?
-Pourquoi pas ?
Elle sourit en voyant son visage s'éclairer et il attrapa la télécommande avant de se redresser et de se repositionner contre elle, comme si c'était quelque chose qu'ils faisaient tout le temps.
Tandis qu'ils se tenaient là, naviguant entre les chaînes, chacun d'entre eux donnant son avis sur les séries à tour de rôle, Kate se sentit heureuse. C'était comme si c'était quelque chose qu'ils faisaient tout le temps. Comme si dîner avec Alexis et se taquiner tandis qu'ils essayaient de se mettre d'accord sur un programme à regarder était commun.
-Stop ! dit-elle alors qu'un épisode de The Big Bang Theory apparaissait.
Rick se tourna vers elle, le visage illuminé comme un arbre de Noël.
-Tu aimes The Big Bang Theory ?
-Oui. Pourquoi?
Il se contenta de la fixer pendant une seconde.
-C'est tellement hot !
Kate rougit, mais se recomposa très vite.
-Pourquoi ?
-Parce que ! C'est une série pour nerd.
-Eh bien, si tes standards sont tous comme ça, prépare-toi à avoir beaucoup de surprises, dit-elle, souriant tandis que ses yeux s'écarquillaient.
-C'est tellement… Je ne peux pas… Je…
-Regarde la télé, Rick.
