Et voilà comme promis le 2ème chapitre d'aujourd'hui! Vive les jours fériés!!!!!!!
Reviewez moi SVP, je sais je suis impardonnable pour l'oubli de mercredi mais j'essaie d'expier ma faute par un chapitre de plus.... Alleeeeez!!!!
Encore une réunion, le cercle attentif aux paroles de leur maître à tous, et une fois encore elle se tient l'inquiétude au coeur. Mais cette fois-ci, ce n'est pas pour son cousin qu'elle tremble. Elle a affronté cette peine-là et en est sortie grandie. Encore un qui ne valait pas la peine. Encore un peu plus d'amertume dans son âme. Elle n'est pas non plus tourmentée par une dérisoire peine de coeur. Cela non plus n'en vaut pas la peine. Cette fois-ci, ses pensées s'angoissent pour une personne qui vaut toutes les douleurs et les inquiétudes du monde, et bien plus encore.
«Très bien. Nous aurons l'occasion de reparler de cette bataille et de la préparer plus avant, de toute manière. Vous pouvez partir.» leur lance le Seigneur des Ténèbres.
Elle hésite, mais elle sait qu'il faut qu'elle reste, qu'elle lui parle. Alors elle s'attarde. Autour d'elle, transplanages bruyants et bribes de conversations, puis plus rien; juste le murmure du vent dans les feuilles. La lumière de midi ne passe pas l'épais feuillage à cet endroit de la forêt. Elle est seule avec son Maître.
«Eh bien, Bella, tu sembles bien nerveuse...y a-t-il quelque chose que tu souhaiterais me dire?»
Elle a peur de ce qu'elle va dire et de sa réaction, mais elle sait que c'est nécessaire. -Maître...murmure-t-elle, êtes-vous sûr que...ce projet d'utiliser les géants...est une bonne idée...je veux dire...nous pourrions facilement en perdre le contrôle, non?
Il hausse les sourcils.
-Assurément, Bella, répond-il froidement. Assurément, nous pourrions perdre le contrôle de ce surcroît de troupes, et les voir se retourner contre nous – si les personnes qui se chargeaient de les guider étaient incompétentes, mal informées ou manquant de pouvoirs. Or il me semble avoir précisé que, si j'ai utilisé des émissaires pour être assuré du soutien de géants, je me chargerai moi-même de les guider – du moins dans les premiers essais, après quoi ils seront peut-être suffisamment sous contrôle pour que je puisse sans risque aucun déléguer cette charge et mieux me consacrer aux combats en eux-mêmes. Aussi, je pense qu'il n'y a aucune inquiétude à avoir sur ce point – à moins que tu ne me juges pas assez compétent pour orienter une poignée de géants stupides et leur montrer au doigt ceux qu'il convient de réduire en lambeaux?
-Maître, ce n'est pas ce que je voulais dire! proteste Bella. Seulement, je crains que...
-Tu crains que quoi? coupe-t-il.
Elle se mord la lèvre, hésitante.
-Je sais très bien que vous n'aurez aucune difficulté à contrôler les géants, mais...ils seront nombreux, et vous devrez vous y consacrer pendant toute la bataille...et si vous preniez un mauvais coup? Et si un membre de l'ordre du Phénix parvenait à vous prendre pour cible pendant que vous les meniez?
Les yeux de Voldemort lancent de tels éclairs que Bellatrix, effarouchée, se tait.
-Ainsi c'est pour moi que tu t'inquiètes, dit-il d'un ton redoutablement calme. Tu penses donc que je suis incapable de me couvrir moi-même...ou qu'un maléfice ennemi serait amplement suffisant pour me mettre en grande difficulté... Bref, tu estimes que mes pouvoirs ne sont pas assez étendus pour me permettre de mettre en place une auto-défense qu'un enfant à peine arrivé à Poudlard trouverait largement à sa portée.
-Maître, je...
-Tais-toi, Bellatrix. Je t'ai assez entendue pour aujourd'hui, je pense. En tant que mon élève, tu as pourtant été témoin plus d'une fois de mes capacités...mais il semble que cela ne soit pas encore assez pour te convaincre...faut-il donc que je m'attaque à toi pour que tu comprennes à quel point tes inquiétudes sont déplacées?
-Maître, écoutez-moi....
-Je t'ai dit de te taire! Est-ce que tu ne fréquentes que des incapables au point que te sentir toujours obligée de protéger ton monde...ou est-ce que parce que nous sommes amants tu t'imagines avoir un tant soit peu d'ascendant sur moi?
-Maître, je n'irais jamais...
-Tant mieux, Bella. Tant mieux...c'est préférable...pour ta survie, siffle-t-il, s'approchant vivement pour saisir son menton entre ses longs doigts glacés, la forçant à le regarder dans les yeux.
Elle soutient son regard, effarée, le coeur battant à grands coups dans sa poitrine. Elle a peur; peur qu'il s'en prenne à elle, mais peur aussi qu'il refuse de l'écouter et qu'elle ait raison, au final. Il la repousse.
«Va-t-en» ordonne-t-il d'un ton glacé.
Elle recule, et tandis qu'elle tournoie sur elle-même avant de se matérialiser chez elle, elle croise une dernière fois son regard dur, qui la hantera longtemps, elle le sent.
