Disclaimer : Rowling, tu es ma reine!
Note : Bonjour tout le monde! J'espère que vous allez bien! J'ai plusieurs choses à vous dire. Pour commencer :
- Après un tilt de ma part, j'ai découvert que j'avais fait un gros lapsus dans ma fiction à propos des âges. En effet, j'ai dis que Harry avait 17 ans, et qu'il rentrait en Terminale, alors que Draco a 17 ans aussi, mais vient de finir ses années Poudlard. Ne cherchez pas ma logique! Après une grande réflexion, j'ai décidé donc de faire quelques changements dans ma fiction. Pas grand, ne vous inquiétez pas! Donc, à présent, Harry vient juste d'avoir 18 ans, Draco aussi. Pour justifier qu'Harry ne soit qu'en Terminale, j'ai prétexté un redoublement. Je ne pouvais pas faire autrement, sinon cela changeait beaucoup trop de choses! Seulement 2 passages seront changés : dans le premier chapitre, sur l'âge de Harry, et un moment où Pétunia dit qu'ils doivent garder Harry jusqu'à sa majorité! Voilà! Désolée pour ce petit problème... Heureusement que je l'ai remarquée u_u' .
- J'arrive bientôt à 100 reviews - mille fois merci, mes lecteurs! - et une amie m'a proposée de faire un défi. N'ayant pas d'idée, je vous donne le choix de ce défi! Vous me donnez un contexte, et je dois écrire un OS. Vous me faîtes des propositions sur ce chapitre, j'en choisis 3, et après vous votez! Est-ce que cela vous intéresse? Si oui, je n'écris que des Drarry! - et cherchez pas compliqué, s'il-vous-plaît! :p Par contre, le OS passe après la fiction, donc accordez-moi un délai! :)
Donc voilà, je pense que je n'avais que ça à dire! Je vous remercie encore et encore de suivre ma fiction, de mettre des reviews... Et à la semaine prochaine!
Draco était rentré discrètement au manoir des Malfoy. Avec précaution, à l'aide d'un sortilège de Désillusion - se cacher dans sa propre maison, quelle ironie ! - il s'était dirigé vers sa chambre. Le Manoir était calme la nuit, mais il n'était pas rare de voir quelques Mangemorts debout, et quelques fois le Seigneur des Ténèbres. Ces personnes ne devaient pas le croiser dehors à cette heure-ci, sinon il aurait droit à une séance d'interrogation bien plus que douloureuse.
En se dirigeant vers l'aile, éloignée, de sa chambre et celle de sa mère, il croisa son père. Il ne put empêcher un sentiment de frayeur de le traverser avant de se souvenir que son père ne pouvait pas le voir. Il retint cependant sa respiration et resta immobile pendant tout le moment où il resta dans son champ de vision. Il eut un élan de pitié pour ce dernier. Loin était le grand Lucius Malfoy, respirant le charisme, ambitieux et prêt à tout pour gagner. La fierté des Malfoy était mise à mal. Son père paraissait bien plus vieux, ses traits étaient tirés, et un air de peur se montrait constamment sur son visage, bien que Draco se doutât que ce soit intentionnel. Il se promit de ne jamais lui ressembler. Pourtant, quelques années auparavant, il avait été si fier de son père, d'être un Malfoy... mais en voyant ce qu'il advenait de sa famille, il se dit qu'il aurait préféré naître chez les Weasley ! Peut-être étaient-ils pauvres, mais ils n'avaient pas jeté leur unique fils dans la fosse aux serpents...
Le blond avait besoin de calme. Il devait mettre au point un plan mûrement réfléchi avant de se jeter corps et âme dans un entraînement sans queue ni tête. Il allait commencer par des recherches. Était-il possible qu'un jeune homme qui était Cracmol puisse soudainement montrer de la magie instinctive ? Qu'est-ce qu'il s'était passé ? Peut-être que son parrain en savait un peu plus... Cependant, il était trop risqué de demander cela à quelqu'un. La personne lui poserait d'autre questions auxquelles il ne pourrait répondre. Il ne fallait faire confiance à personne. C'était sa devise depuis le départ. Il l'avait répété plusieurs fois à Harry pour qu'il comprenne que sa vie pouvait être en danger s'il ne suivait pas ses conseils.
Il fut heureux d'arriver dans sa chambre, afin de laisser le masque tomber et de pouvoir faire baisser la tension. Pourtant, à peine rentra-t-il dans la pièce qu'il se tendit. Une personne était présente. Encore caché par le sortilège de Désillusion, et profitant de l'obscurité, il s'avança, la baguette levée, prêt au combat. Un sortilège l'atteignit avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit, et il sentit son enchantement se briser. Il était redevenu visible.
- Tu es bien prudent, Draco, fit une voix qu'il reconnut comme étant celle de Severus.
Le blond soupira. On n'avait pas idée de faire peur comme ça ! Il éclaira sa chambre à l'aide d'un lumos et de quelques lampions dispersés de part et d'autre dans sa chambre, avant de se tourner vers son parrain qui venait de sortir de l'ombre.
- Si, toi aussi, ta maison était habitée par des centaines de Mangemorts et un mage noir particulièrement puissant et qui te surveillent quasiment tout le temps, tu serais particulièrement prudent ! ironisa-t-il, en enlevant sa cape, avant de la jeter sur son lit. Que veux-tu ?
- Un peu trop sûr de toi aussi. Crois-tu que le Seigneur des Ténèbres n'est pas capable de repérer un simple sortilège de Désillusion jeté par un sorcier à peine sorti de l'école ?
- Je n'ai jamais dit ça, répondit Draco en haussant les épaules. C'est juste un moyen de protection. Je répète ; pourquoi es-tu venu me voir, Severus ?
Est-ce que ce dernier avait tout deviné ? Si c'était ça, Draco était dans la bouse de dragon !
- Je ne sais pas ce que tu trafiques, Draco... commença le maître des potions. Mais je te conseille de surveiller tes arrières. Le Seigneur des Ténèbres doute de toi.
- A-t-il seulement déjà cru en moi ? rétorqua le jeune sorcier.
Il avait eu un léger moment de frayeur, mais il était à la fois rassuré que personne n'ai connaissance de la nature exacte de ses plans, et encore plus angoissé que même le Seigneur des Ténèbres se doutait qu'il préparait quelque chose.
- Ce n'est pas un jeu, Draco ! Ta vie est en jeu ! Celle de ta mère ! fit Severus en haussant la voix.
- J'ai déjà expliqué la raison de mes absences au Seigneur, Severus ! J'étudie le droit, et je vais là-bas pour un jour pouvoir devenir un grand diplomate au côté du maître. Je ne comprends pas la raison de ta venue !
Severus lâcha un regard noir, en pestant intérieurement contre la fierté des Malfoy. Il avait espéré que Draco lui révèle tout, mais ce n'était pas dans son intention. D'une part, le maître des potions se sentit rassuré que son filleul ne fasse pas confiance à n'importe qui, mais d'autre part, il était frustré, car il ne pouvait pas l'aider tant que Draco n'avait pas avoué qu'il ne voulait pas devenir Mangemort. Il ne pouvait pas prendre un tel risque !
- Je vois. Le Seigneur des Ténèbres sera fier, et pourra certainement t'apposer la Marque.
Il lâcha ces paroles avec dégoût. Il espérait de tout cœur que Draco n'ait jamais à supporter la vue de la Marque des Ténèbres sur son bras. Jamais. Cette Marque était le signe de l'Enfer. Elle était destructrice et Severus le savait plus que quiconque.
Draco soutint le regard de son parrain. Il ne fallait pas qu'il montre qu'il avait peur, qu'il avait des doutes. Il devait jouer un jeune homme pas encore prêt à avoir la Marque, tout en faisant des efforts.
- Puisque tu as fini, j'aimerai me reposer. J'ai eu une longue journée, remarqua Draco en baîllant. Bonne nuit Severus.
- Bonne nuit.
Et le maître des potions sortit de la chambre. Le blond put enfin se détendre. D'une certaine manière, il remerciait son parrain pour cette mise en garde. Pour lui, c'était clairement un message qui lui disait de faire encore plus attention. Il ne savait pas vraiment dans quel camp était Severus. Cet homme était une énigme à lui tout seul. Peut-être qu'il emporterait tout ses secrets dans sa tombe. Il aurait bien voulu tout lui dévoiler sur ses plans, mais c'était trop risqué. Ce n'était pas un jeu, comme l'avait dit son parrain, sa vie était en danger, et avec sa vie était liée celle d'Harry, à présent.
Il eut un certain regret en pensant qu'il engageait, dans une guerre, un garçon qui ne savait absolument rien de lui-même. Il ne savait pas qui il était, ce qu'il pouvait faire, et venait juste d'apprendre qu'il était un sorcier. Cela pouvait apparaître comme une cause désespérée, pourtant, Draco avait une lueur d'espoir en ce qui concernait Harry. Depuis le début, tout aurait pu être voué à l'échec à l'avance. Harry Potter était censé ne plus exister, il avait seulement appris son existence par hasard en surprenant une conversation entre Dumbledore et McGonagall au détour d'un couloir - quel imbécile ils pouvaient être de parler d'un sujet aussi important dans le couloir d'une école ! De là, tout ce qui concernait Harry Potter revenait à sa chance inouïe, il devait l'admettre. Ainsi que de longues heures de recherches.
Pouvait-il faire encore un peu confiance à sa bonne étoile ? Draco ne le savait pas. Mais il devait en profiter. S'il se faisait prendre, il verrait le moment venu.
Draco élabora donc son plan. Première étape, instruire Harry. Il fallait bien qu'il lui enseigne le minimum syndical à propos du monde sorcier, ce qu'il lui avait dit n'était qu'une ébauche de la vérité, et le blond avait bien compris que la seule chose que le brun voulait, c'était la vérité. Deuxième étape, trouver sa baguette. C'était une partie difficile de son plan car c'était la baguette qui choisissait son sorcier, et non le contraire. Il ne pouvait donner à Harry une baguette de pacotille. Ils iraient donc au Chemin de Traverse, déguisé certainement. Troisième étape, les entraînements. C'était certainement le plus dur, et le plus long mais c'était l'étape obligatoire.
Après, qu'allait-il faire ? Aucune idée. Il verrait selon le cours des événements mais il pensait qu'après avoir suffisamment entraîné Harry et l'avoir mis dans de bonnes conditions, il en aurait enfin parlé à l'Ordre du Phénix. De là, il espérait qu'Harry serait protégé et qu'au bon moment, il puisse tuer le Seigneur des Ténèbres. Il ne savait pas pourquoi il voulait absolument que ce soit lui qui le tue, mais il avait l'intuition que seul ce garçon pouvait le faire. Seul lui pouvait le libérer de ses chaînes.
Draco ricana. Vu comme ça, c'était beaucoup trop facile. Il allait y avoir des tas et des tas de complications, il en était certain. Mais que pouvait-il faire concernant ce qu'il ne pouvait prévoir ? C'était à lui de faire en sorte que rien ne soit dévoilé, et que le Maître ne sache jamais ce qu'il souhaitait faire. Peut-être qu'il découvrirait un allié dans sa quête. Peut-être qu'il échouerait, peut-être qu'il réussirait.
S'il voulait vivre, il n'avait qu'une option.
Harry se réveilla le dos ankylosé. Pour cause, il avait bêtement dormi sur le sol, n'ayant pas eu le courage d'aller sur le canapé la veille. Il le regrettait amèrement. Il resta allongé par terre, attendant que son dos se décoince de cette mauvaise nuit de sommeil. Il avait fait à nouveau ce rêve étrange, avec la lumière blanche. Cette fois-ci, elle paraissait encore plus brillante qu'autrefois. Au creux de ses mains, elle lui avait donné chaleur et réconfort. Que pouvait représenter cette lumière blanche ? Il ne comprenait pas vraiment la signification de son rêve... Puis les sifflements incessants... Il se prit la tête entre ses mains. Peut-être que tout ce qu'il s'était passé la veille n'était qu'un songe finalement ? Il voulait tellement changer de vie qu'il s'imaginait des trucs. Mais cela semblait beaucoup trop réaliste pour être un rêve. Il se souvenait encore précisément de Draco, bien plus encore que dans les rêves qu'il avait fait de lui.
Il était un sorcier. Se dire ça, alors qu'il avait grandi dans une famille qui prônait plus que tout la normalité, lui paraissait complètement dingue. Qui pouvait imaginer une telle chose dans sa vie ? Des années qu'il avait perdu l'espoir de pouvoir vivre vraiment quelque chose d'incroyable ! Il était un sorcier ! C'était tellement plus qu'il ne voulait. Il allait enfin pouvoir se venger de tout le calvaire qu'il avait vécu chez les Dursley. D'ailleurs, il était sûr que ces derniers étaient au courant à propos des sorciers, mais qu'ils le lui avaient caché. Et ça, Harry le détestait. Des années qu'il souhaitait savoir quelque chose sur sa famille, ses origines, et eux le savaient, mais jamais ils n'auraient osé lui dire ! Il savait bien que leurs relations n'étaient pas au beau fixe, mais c'était entièrement de leur faute.
Peut-être que c'était leur but, se dit-il. D'écraser ses pouvoirs. Il se remémora cette conversation qui l'avait marqué, où son oncle disait qu'il voulait le jeter dehors mais Pétunia l'avait empêché parce qu'ils devaient le garder jusqu'à sa majorité. Quelqu'un le leur avait ordonné. Alors... Depuis le début, quelqu'un était au courant de qui il était, où il vivait, et n'était jamais venu le chercher. Il devait aller voir les Dursley et exiger la vérité. Il était bien en âge de savoir !
Il se releva soudainement, et décida de retourner chez lui. Mais au moment où il voulut descendre l'échelle le menant à la terre ferme, il vit que celle-ci était déjà occupée par Peter. Harry paniqua légèrement. Cela faisait des jours qu'il évitait Peter, et il se doutait bien que ce dernier n'allait pas être très content de ce comportement. Il regretta pendant un moment de ne pas avoir créé une deuxième issue au cas où ! Il se mit donc sur le canapé, attendant la fin de la montée de Peter. Ce dernier arriva bien vite, et ne sembla pas surpris de voir Harry ici, ne lui accordant qu'un regard. Un silence s'installa dans la pièce alors que Peter se dirigea vers les armoires pour fouiller, n'adressant aucune parole à son ami.
- Euh... salut, fit Harry, gêné.
Peter se retourna vers lui, faisant un air exagérément surpris.
- Monsieur daigne enfin me dire bonjour ! Ouah, quelle chance ! ironisa-t-il.
Le ton de son ami ne plut pas à Harry, qui rétorqua :
- Ne me cherche pas, Peter ! J'ai pas la tête à ça.
- Puisque je ne dois pas t'embêter, va donc voir ailleurs si j'y suis !
- Bien ! fit Harry, en se dirigeant vers la sortie.
- Très bien ! répliqua hargneusement Peter.
Il descendit rapidement, pris de colère. Arrivé sur terre, il prit une pierre et pour se défouler, la jeta contre un arbre. Il ne s'attendait pas à ce que cette dernière prenne soudainement feu et vienne s'éclater contre l'arbre. Il sursauta quand l'impact eut lieu, il y eut un grand bruit sourd. Ce dernier portait à présent une marque ronde de brûlure. Harry repensa à ce que lui avait dit Draco, c'est-à-dire, être discret. C'est raté, pensa-t-il. Au moins, s'il avait eu un doute sur sa soi-disant appartenance au monde des sorciers, à présent il ne pouvait plus en avoir. Il était quand même assez surpris de ce dont la magie instinctive était capable. Il ne se doutait pas qu'il était capable de transformer des pierres en feu sous la colère. C'était vraiment dingue, se fit le brun.
Peter, alerté par le bruit, s'était penché par la fenêtre pour regarder dehors, avant de voir avec surprise Harry fixant un arbre qui portait une étrange marque noire en son centre.
- Que s'est-il passé ? cria-t-il.
Harry se tendit. Il ne pouvait décemment pas dire la vérité à Peter et avouer qu'il était responsable de ce drôle de truc.
- J-je sais pas, bégaya-t-il. Y'a eu un drôle de bruit, t'as pas entendu ? fit-il nerveusement.
Pour la discrétion, c'était vraiment raté, se répéta-t-il alors que Peter le regardait avec scepticisme.
- Je suis désolé, hurla soudainement Harry.
Peter le regarda avec étonnement.
- Je sais que je n'aurais pas du t'éviter comme ça, ni t'inquiéter ! Je suis vraiment désolé ! répéta-t-il.
Le brun avait voulu changer de conversation, mais ses excuses le libérèrent d'un poids. Il n'aimait pas être en froid avec ses amis, et encore moins avec Peter, qui le comprenait mieux que quiconque.
- Je te remercie de m'avoir soigné la dernière fois ! Et de me supporter en tant qu'ami parce que je sais que je suis pas facile.
Peter lui lança un regard amusé, qui rassura immédiatement Harry. Il était pardonné. Cependant, il s'en voulut un peu d'utiliser ça pour faire oublier à son ami ce qu'il s'était passé précédemment, et de lui mentir. Il n'avait guère le choix. Draco lui avait bien répété de n'en parler à personne.
- Monte ! lui fit Peter, en rentrant à nouveau dans la cabane.
Il remonta avec joie. À peine posa-t-il un pied dans la cabane que des bras l'encerclèrent dans une forte étreinte. Harry fut surpris, mais se laissa aller à ce moment. Il se sentait bien, et il avait bien besoin d'oublier un moment toutes ces questions qui lui tournaient dans la tête.
- Ne me fais plus jamais, imbécile, le gronda Peter, en le relâchant. Tu restes ? Les autres vont bientôt arriver.
Harry fut tenté de dire non. Il avait énormément de choses à faire - à commencer par aller voir les Dursley, mais en constatant que cela faisait plus d'une semaine qu'il n'était pas resté avec ses amis, il ne put que dire oui. Il sentait que cela ne pouvait que lui être bénéfique.
Arrivèrent Charline et Lou, quelques instants après, qui le réprimandèrent en chœur, lui promettant de plus jamais le laisser sans nouvelles comme ça. Émile lui mit une belle droite qu'il avoua avoir mérité. Harry ne révéla rien à ses amis à propos de ce qu'il avait appris la veille, il profita juste de ce moment d'amitié et de franche rigolade, qui lui avaient manqué. Toute la journée, ils restèrent dans la cabane, à se remémorer de vieux souvenirs. Ils se racontèrent leurs vieux souvenirs d'écoles, en râlant à propos du fait que c'était bientôt la rentrée et qu'ils allaient certainement passer la pire année de lycée.
Harry grognait souvent en pensant que normalement, il aurait dû avoir fini ses études à cet âge-là mais il avait redoublé une classe de primaire et, bien qu'il soit pourtant le plus âgé avec Peter, il paraissait toujours le plus jeune, tant il était chétif. Il passa l'une des meilleurs soirées qu'il avait connues depuis bien longtemps.
Pourtant, il devait revenir sur terre, et le moment où il dut rentrer chez lui arriva bien plus vite qu'il ne le voulut. Mais il ne pouvait reculer sur ce qu'il avait dit. À présent, il ne voulait que la vérité. Seulement la vérité.
En arrivant chez les Dursley, il eut peur de leur réaction, mais il prit son courage à deux mains et alla les voir. Vernon et Dudley était comme toujours devant la télé, face à une énième émission de variété, abrutissante et ennuyeuse à mourir. Pétunia, quant à elle, finissait de ranger les restes du repas dans la cuisine. Il arriva devant eux, silencieux.
- Regarde qui voilà, Pétunia ! ricana Vernon. Pourquoi tu n'es pas parti encore plus longtemps ? On aurait bien été contents !
- Je sais qui je suis, déclara sans plus d'explications le brun.
Il entendit un bruit de vaisselle brisée dans la cuisine, et Vernon était devenu soudainement pâle. Harry eut une soudaine montée de rage.
- Depuis le début, vous le saviez ! Vous saviez ce que j'allais devenir ! Et vous m'avez menti !
- Pourquoi nous t'aurions dit la vérité ? rétorqua Pétunia. Nous ne voulions pas de ça chez nous ! Nous avons tout fait pour t'empêcher de devenir un monstre comme tes parents ! Ma propre sœur était un monstre ! J'en ai tellement honte !
- Mes parents étaient des sorciers? s'écria Harry. Jusqu'où m'avez-vous menti ? Bande de...
- JE NE TOLÉRERAI AUCUN EXCÈS DE COMPORTEMENT DE TA PART ! tonna Vernon, soudainement rouge.
Dudley avait fui depuis longtemps.
- Vous m'avez menti ! Toute ma vie j'ai cherché des réponses sur mes parents ! Je viens juste de découvrir que je suis différent ! C'EST DE VOTRE FAUTE ! hurla-t-il.
Toutes les lampes présentes dans la pièce explosèrent. Pétunia hurla et Vernon rugit encore plus, et l'empoigna par le col.
- JE NE VEUX PLUS DE LUI CHEZ MOI ! DEHORS ! ESPÈCE DE MONSTRE !
- Vernon, s'il-te-plaît ! VERNON ! supplia Pétunia.
- Ne me dis pas que je dois le garder encore un an, sinon je ne réponds plus de moi ! fit son oncle avec colère
- Tu ne m'auras pas encore un an ici. Je partirai avant la fin du mois de septembre, répondit froidement Harry . Je ne peux même pas vous remercier de m'avoir accueilli ici, parce que je me rends compte que c'est à cause de vous si je ne suis pas dans le monde où je dois être avec les gens qui m'accepteraient ! Vous m'avez pourri la vie ! Je partirai bientôt. Je chercherai mes réponses moi-même... Jusque là, ignorez-moi, et je vous ignore. Je me débrouille pour le reste.
Harry repartit dehors. Il dormirait dans la cabane ce soir, comme les prochains jours. C'était mieux ainsi.
Quelques jours passèrent avant que Draco ne réapparaisse. Harry, ne sachant pas où le blond et lui devaient se donner rendez-vous, était resté à la cabane pendant quelques jours, autant pour que Draco ne soit pas face à des inconnus que pour fuir les Dursley. Heureusement, ses amis avaient beaucoup à faire en cette dernière semaine de vacances, et passaient rarement à la cabane. Le sorcier était arrivé peu après midi, et expliqua sans plus de formalités le programme des jours suivants.
- Je vais commencer par t'apprendre tout ce que tu dois savoir du monde magique. C'est important, même si tu apprends tout ça en retard. Après, tu auras toujours quelques lacunes, mais tu apprendras en allant, lui expliqua calmement Draco.
- Draco... Je reprends bientôt les cours, comment est-ce qu'on va s'organiser pour les rendez-vous ? demanda Harry.
- Tu n'as pas fini tes études élémentaires ? fit le blond avec surprise.
- Non, j'ai redoublé une classe, du coup, j'ai encore un an à faire, c'est ma dernière année.
Le sorcier ne pouvait pas laisser Harry retourner en cours, ils avaient bien trop de choses à faire !
- Je pense que c'est mieux pour toi que tu n'y retournes pas... fit doucement Draco.
- C'est l'année la plus importante ! protesta Harry.
- Oui, mais si tu deviens un sorcier, toutes tes études ici deviendront inutiles ! argumenta le blond. Je peux t'apprendre tout ce qu'il faut en quelques mois, si tu t'y consacres pleinement. Après, tu pourras rentrer dans le monde magique sans problème !
Draco s'en voulait de mentir comme ça, mais il n'avait guère le choix. Comme si Harry Potter allait pouvoir rentrer dans le monde sorcier sans problème. Actuellement, s'il essayait et qu'on découvrait qui il était, on essaierait de le tuer à tous les coins de rues !
- Pourquoi tu t'intéresses autant à moi ? demanda Harry.
- Tu es un sorcier, Harry ! Tu es des nôtres ! Pourquoi je ne le ferais pas ?
- Pourquoi tu es si méfiant, alors ? Comme s'il allait nous arriver quelque chose de grave à chaque instant !
- Je dois t'avouer qu'actuellement, notre monde n'est pas au beau fixe. Il y a des conflits, et je préfère que les autres ne sachent pas que tu existes. Ils pourraient te chercher pour m'atteindre... C'est compliqué, finit-il en voyant l'air interrogatif du brun. Je veux juste t'aider, Harry, reprit-il doucement. Ta magie peut être dangereuse pour les autres, si tu ne la contrôles pas.
Inconsciemment, Harry repensa à quelques jours plus tôt, à la pierre qui s'était transformée en feu... Il aurait pu faire bien plus grave...
- D'accord... admit-il. Je ne retournerai pas en cours. Je me consacrerai plus à mon boulot, par contre. Il faut bien que je vive !
Draco acquiesça. Il ne passerait qu'en journée de toute façon et laisserait à Harry ses soirées de libres.
- Bien, puisque tout est réglé, commençons ! fit le blond avec plus d'entrain. Es-tu sûr que personne ne nous embêtera ici ?
- Mes amis viennent souvent mais aujourd'hui, c'est sûr que personne ne viendra. Sinon, les autres jours on peut s'enfoncer un peu plus dans la forêt, il y a des coins assez reculés.
- D'accord. Tu ne t'entraîneras à lancer aucun sortilège tant que tu n'auras pas de baguette magique. Cependant, cela ne m'empêche pas de t'apprendre nos coutumes, des sorts, des astuces... Bref, tout ce que doit savoir un sorcier ! Pour commencer, nous portons beaucoup de robes, de chapeaux... Cela peut paraître assez étrange d'ailleurs pour les Moldus quand ils nous voient !
- Je vais devoir porter des robes ? s'horrifia Harry.
- Nous avons des pantalons que nous mettons en dessous de nos robes, généralement. Ne t'inquiètes pas ! s'amusa le blond. Notre monnaie n'est pas la même. Nous avons des Gallions, des Mornilles et des Noises. Il y a 17 Mornilles dans un Gallion, 29 Noises dans une Mornille. C'est très facile à retenir!
- Comment est ton école ?
- Poudlard est un gigantesque château protégé par des milliers de sortilèges, raconta Draco. Arrivé en première année, nous sommes envoyés dans l'une des quatre maisons qui existent : Serpentard, Serdaigle, Poufsouffle et Gryffondor.
- Comment y êtes-vous envoyés ? Quels sont les critères ? s'intéressa Harry.
Il devait avouer que c'était un monde complètement fascinant et qu'avoir Draco pour professeur était bien plus que satisfaisant !
- C'est le choixpeau qui choisis dans quelle maison nous allons. Une sorte de chapeau pensant. Les Serpentard sont pour les rusés et les ambitieux, les Serdaigle pour les intelligents et les érudits, les Poufsouffle sont les sages et les réfléchis, et enfin, Gryffondor, les courageux !
- C'est cool mais je trouve ça vraiment bête de séparer les étudiants ! remarqua le brun. Il doit certainement avoir des conflits entre les maisons!
- Tu n'as pas tort, avoua Draco. Mais je pense que certaines rivalités sont ancrées depuis la nuit des temps !
- Tu es allé dans quelle maison ?
- Serpentard, fit-il avec fierté. Les rusés et les ambitieux !
Harry pouffa en voyant l'air fier de Draco.
- Bien... Quelles sont les matières que vous apprenez ? Je me doute bien que cela ne doit pas être de l'anglais, des mathématiques ou bien de la philosophie !
- Nous avons beaucoup de matières et d'options. Histoire de la magie, Métamorphose, Potions - ma matière préférée ! - Sortilèges, Défense Contre les Forces du Mal, Botanique... Bien d'autres encore !
- Les potions ? rigola le brun. Avec de la bave de grenouille et des yeux de poissons ?
- Bah oui... Pourquoi ? répondit Draco, perplexe, tandis que le brun rigolait encore plus fort.
- Dans notre monde, commença-t-il après s'être calmé, les Moldus ont certains clichés sur les sorciers, principalement des sorcières : nous imaginons souvent les sorcières mettre de la bave de crapaud dans les potions, ou bien voler sur des balais... Des trucs de ce genre ! C'est assez drôle de voir qu'il y a une part de vérité !
- Nous volons vraiment sur des balais ! C'est un moyen de transport très pratique ! C'est même devenu un sport qu'on appelle le Quidditch.
Harry et Draco continuèrent ainsi à parler de beaucoup de choses concernant le monde magique. Le brun en fut émerveillé. Il ne pensait pas qu'une aussi grande communauté pouvait vivre ainsi en cachette ! Ils avaient des dragons, et bien d'autres animaux qu'il croyait n'exister que dans les contes, qui parcouraient le sol de l'Angleterre sans que personne ne s'en aperçoive ! Il ne put retenir un sifflement d'admiration quand Draco lui apprit ça.
Ce monde lui paraissait à présent bien plus accueillant que celui dans lequel il était actuellement, bien que le blond lui ait avoué qu'il y avait des conflits. Mais Harry pouvait comprendre : sur Terre, en ce moment-même, il ne pouvait compter le nombre de guerres qu'il y avait ! S'il était sceptique face au fait de quitter le lycée pour se consacrer pleinement à son entraînement, après cette conversation, il ne pouvait pas être plus d'accord avec Draco. Il n'avait qu'une envie, c'était de découvrir ce monde qui l'attendait à bras ouverts !
Il se sentirait peut-être enfin chez lui, et découvrirait des choses sur son passé. Draco s'était excusé en disant qu'il n'avait pas eu le temps de faire des recherches sur lui et sa famille, mais Harry ne lui en voulait pas, il lui apportait déjà beaucoup. Il lui raconta ce qu'il avait découvert et le blond n'en fut par surpris. Il ne comprenait seulement pas pourquoi ses pouvoirs ne s'étaient pas déclarés avant. Le brun avait semblé pressé d'avoir sa baguette mais Draco l'avait freiné en insistant sur le fait que c'était dangereux pour le moment, et qu'il ne lui donnerait une baguette que quand il serait prêt à l'avoir.
C'était un monde tellement fascinant, se répétait encore Harry, allongé dans son placard sous l'escalier. Il se répétait tout ce que Draco lui avait expliqué, et même son placard lui paraissait moins fade après ce qu'il venait d'apprendre. Après tout, il était un sorcier ! Bientôt, il aurait une vie bien plus incroyable qu'elle ne l'avait jamais été !
Adieu les Dursley! bientôt pourrait-il dire.
Adieu monde pourri !
Bonjour bonheur... Sur ces mots, il s'endormit, le visage de Draco gravé sous ses paupières.
Une review fait plaisir et encourage l'auteur! Merci! ~
