Without you Bonus 1

- Cela ne va pas être assez.

J'ai senti la lame glisser, sur mon épaule. Et pendant un instant, je suis resté en veille, pendant que Koro hurlait mon nom. Que devais-je faire ? Me relever et combattre, alors que j'avais lamentablement échoué ?

Si Gakuhô apprenait que Koro était enceint, que lui ferait-il ? Le ferait-il avorter pour le faire sien dès ses prochaines chaleurs ? Son visage hurlant et pleurant de désespoir me vint à l'esprit tandis que j'heurtai le sol.

De toute évidence, je ne pouvais rien faire seul. Qui appeler ? La classe ? Nagisa et Gakushû ? Karasuma ?

Qui mettre en danger parmi eux ? Qui pour m'aider dans mes propres intérêts ?

Je décide de ne pas bouger, voyant une flaque de sang autour de moi et Koro tiré, sans émotions, exactement lorsque qu'il est arrivé, il y a sept ans. Il arborait un sourire narquois, celui qui lui servait pour abattre ses cibles.

Alors je lui ai souri. Quand la lame a coupé ma peau, je lui ai souri.

"Tout ira bien. J'arrive."

Les trois doivent me croire mort, et c'est peut-être mieux ainsi...

J'entends une voiture qui démarre et pars. Je me relève, et, posant ma main sur mon épaule, je ressens un grand vide au fond de moi. Ma vue se brouille, je porte ma main à mon oeil.

Des larmes. Je pleure.

Ma mâchoire tremble, puis c'est tout mon corps qui a froid. Et je me mets à pleurer, en silence. Je finis par me lever, et sors. Je me mets à courir, sans me soigner, encore plein de sang. J'ai couru environ 10 minutes sans arrêt quand j'arrive chez Nagisa. Je frappe à grands coups, et une voix râle derrière :

- ça va, ça va ! On arrive !

La porte s'ouvre.

- Que- Nagisa !

Je regarde mon épaule, qui s'est remise à saigner.

- Mais t'as tenté le BDSM au niveau max ou quoi ?!

- Gakushû...

Ma mâchoire tremble de nouveau, et je vois Nagisa, qui prend un air terrifié et part ailleurs. Je n'ai pas le temps de me demander où, car je perds connaissance juste après.

- Oh là là, qu'est-ce qu'on fait ?!

- J'en sais rien... au moins, il est soigné...

- Le sensei ne répond toujours pas, ça m'inquiète...

- Il va nous expliquer.

- Mais boucle-la, Gakushû...

J'ouvre lentement les yeux et vois Nagisa au dessus de ma tête.

- Karma ! Tu nous as fait une grosse frayeur !

Je tente de m'assoir, mais mon ami m'en empêche.

- Reste allongé, tu as perdu beaucoup de sang... une chance que Gakushû ait été là !

- Il m'a soigné... ?

Je tourne la tête vers lui, assis, les bras croisés.

- Faut bien que mon savoir serve. Et encore, ce ne sont que les bases d'une transfusion sanguine.

Je lui souris, et la raison de ma venue me revient à l'esprit. Je me relève d'un coup.

- Karma !

- Ouhh... ma tête, ça tourne...

- Reste ici, rien ne presse, lâche Gakushu.

- Si, ça presse !

Je tente de sortir de mon lit, mais la citrouille me frappe.

- J'AI DIT TU RESTES ALLONGE ! CA FAIT DEUX HEURES QUE NAGISA SE FAIT DU SOUCI ALORS TU BOUGES PAS D'UN POIL, TU M'AS COMPRIS ?!

Je me tais, pendant qu'il reprend son souffle. Mes lèvres s'ouvrent enfin :

- Je peux pas laisser Koro... je peux pas...

- Hein ?!

Rapidement, je leur explique ce qu'il s'est passé, omettant notre idée de gaspiller du saké. Ils n'ont pas besoin de connaître mes fantasmes.

- Donc si je résume, mon connard de père a kidnappé Koro et il croit que tu es mort ?

- En résumé, oui...

Je me lève du lit.

- Donnez-moi des vêtements, j'y vais.

- Tu restes ici, j'ai dit.

- Gakushû, je crois que t'as pas saisi. Mon mari s'est fait emmener par un cinglé ! Il a carrément engagé un mercenaire contre moi !

- Tel qu'on te connaît, tu vas foncer tête baissée. Donc on va faire un plan.

- Je suis un adulte ! Je ferai attention !

- Comme quand tu as révisé tes examens et que tu es arrivé 13e ?

Touché coulé, ça fait mal.

- De toute façon, t'es pas mon père et je suis majeur. Si tu me gardes, je t'assome.

- Tu restes.

- CA SUFFIT TOUS LES DEUX !

Nous nous tournons vers Nagisa, resté en retrait jusque là.

- Moi aussi je veux sauver le sensei, mais si on fonce tête baissée, on pourrait vraiment se faire tuer ! Alors on va bosser et mettre le plan à exécution le plus vite possible ! D'accord ?

Et il achève avec un sourire angélique. Je me tourne vers Gakushû.

- Aucune protestation.

- Idem, assure-t-il.

Et l'instant d'après, Nagisa sourit diaboliquement. Il est quand même rusé.

Il est 20 heures. Nagisa prépare à manger, Gakushû revoit le plan dans la cuisine. Alors je décide de m'enfuir. Je dois le retrouver. Juste le voir, et c'est tout.

Je me dirige vers la porte et appuie sur la poignée doucement...

- Hum hum !

Je sursaute et me retourne vers Nagisa, les mains sur la taille.

- Où tu vas ?

Pire qu'un gosse et son père. Je me relève.

- Prendre l'air.

- Karma...

- Nagisa, j'ai besoin d'y aller maintenant. C'est mon âme-soeur, tu le sais. J'ai besoin de le voir, juste l'apercevoir, être sûr qu'il va bien.

Il soupire et me sourit.

- Je suppose que je ne pourrai pas te retenir. Je vais m'occuper de distraire Gakushû.

- Alors déshabille-toi, le reste suivra.

Nous rigolons un peu, et je sors. Je me mets à courir, vers l'adresse dont nous avons parlé plus tôt.

- Voici où se trouve la maison de mon père. Elle est à trente minutes d'ici. Pas trop loin en voiture, donc, mais il nous faudra un véhicule pour être sûrs de ne pas être rattrapés.

J'arrive enfin devant. Il n'y a qu'une pièce en hauteur allumée.

- La seule chambre inaccessible ou Koro pourrait être, c'est celle du 4e étage. Mais il y a un arbre tout près, donc je pense que pour réussir à accéder à la fenêtre, vous gèrerez, avec ce que vous avez appris en 3e.

Je grimpe à l'arbre, et le vois, de loin. Mon coeur s'emballe. Il est là, il va bien... Il tient un cadre contre lui. Une photo de moi ?

Il a l'air si triste... Même si j'ai promis à Nagisa de juste l'observer, je décide d'aller à sa rencontre. Je veux qu'il sache que je suis en vie. Qu'il continue de lutter, qu'il n'abandonne pas.

J'arrive à m'accrocher à la fenêtre et toque doucement. Quelle tête va-t-il faire ?

Il semble parler à la porte. Il croit peut-être que c'est Gakuhô ? Je toque une nouvelle fois, et il tourne la tête vers moi. Je lui souris. Ses yeux s'écarquillent, et il descend en vitesse du lit pour me rejoindre. Il ouvre la fenêtre rapidement.

- Karma... !

Je lui tombe dessus, n'arrivant plus à rester en équilibre. Nous nous serrons l'un contre l'autre. Il va bien... il n'a pas l'air de s'être fait battre, ni violé, ni rien...

- Je croyais que... je croyais que tu étais mort... murmure-t-il, la voix tremblante.

- Il s'en est fallu de peu, tu peux me croire, répondis-je en montrant mon épaule, bandée.

Je lui caresse la tête, tentant de ne pas fondre en larmes. Il me regarde, les larmes aux yeux, et m'embrasse. Il met fin au baiser et passe une main dans mes cheveux.

- Rentrons, vite, murmura-t-il.

- Koro, je ne peux pas.

- Hein ?

Je vois sa mâchoire trembler. Ne craque pas. Ne craque pas...

- J'ai mis Nagisa et Gakushû dans le coup, nous sommes en train de nous organiser pour nous occuper de lui et le faire emprisonner. On est tous chez Nagisa en ce moment, et il doit sûrement savoir où s'est. Donc même si ça me démange, je ne peux pas te sauver...

Pardon d'être si impuissant. Pardon de te laisser avec ce taré.

Nous nous agrippons l'un à l'autre, et restons ainsi un long moment, jusqu'à ce que je brise le silence.

- Si Gakuhô sait que je suis toujours en vie, ce sera pire. Fais comme si je n'étais jamais venu, je reviendrai, ne t'en fais pas.

- Ne me laisse pas seul une seconde fois...

Je vais craquer. Une fois la fenêtre passée, je vais craquer.

- Je reviendrai, ne t'en fais pas.

J'essuie ses yeux et les miens et me relève. J'entends des coups à la porte, puis une voix.

- Koro ?

Gakuhô. Signe qu'il vaudrait mieux que je parte. Je monte sur la fenêtre, sous le regard de Koro. Je l'embrasse sur les lèvres et pars rapidement. Une fois à terre, je marche normalement pendant quelques mètres... puis me mets à pleurer misérablement mon impuissance, en silence.

Quand j'arrive chez Nagisa et Gakushû, un grand cri de plaisir déchire l'air. Si je n'étais pas dans cette situation, j'aurais sûrement foncé les observer. Mais le souci est que mon âme-soeur, mon mari, mon amant, n'importe quel nom que je puisse lui donner, est enfermé avec un taré, et je ne peux même pas le sauver.

- Aaah Gakushû !

Gakushû resserre sa prise avec ses bras, et moi avec mes jambes. Il est sur les genoux, sur le lit, et me porte, me serrant contre lui. Je gémis une nouvelle fois et m'accroche à lui, en haletant. Il murmure dans le creux de mon oreille :

- Nagisa...

- Gakushû... gémis-je d'une douce voix.

Il reprend une cadence accélérée, me faisant gémir de nouveau.

- Gakushû... tu...

- Hm ?

Il continue de me porter des coups, mais m'écoute. C'est ça qui est bien, il peut m'écouter et me faire crier en même temps, le rusé. Mais bon, tout le monde sait que c'est rusé, les renards.

- Tu... tu crois que le sensei et Karma le feraient aussi avec nous dans une situaaah-tion normale ?

- Tu poses de drôles de questions, répond mon amant en souriant. Mais je me demandais aussi lequel de toi et Koro criait le plus.

- Sûrement le sensei, vu comme Karma a l'air doué... aah !

Je me cambre, sentant qu'il m'a porté un grand coup. Je plante mes ongles dans sa peau, dans son dos, et m'accroche à lui comme je peux.

- Après... de mon point de vue... hm... tu es très doué aussi... dis-je entre plusieurs gémissements.

- C'est vrai ?

- Bien sûr que oui, mon renard.

Je pose mes mains sur ses joues et embrasse son nez doucement. Il me fait basculer sur le lit, en embrassant mes lèvres tendrement.

- Tu viens de gagner un second tour.

- Oh ouiiii~

Et ainsi, nous avons fait l'amour pendant deux bonnes heures, avant que Karma vienne nous voir pour nous dire qu'il avait faim.

Cette nuit, Karma n'aura fait que pleurer, Nagisa me l'a assuré. Est-ce que, moi aussi, je pleurerais dans cette situation ? Si Nagisa se faisait enlever... Moui, je pense bien que je réagirais pareil.

Alors que je prépare le déjeuner, je remarque qu'il me manque des assiettes.

J'ai dû les oublier chez mon père...

Je tilte. J'ai l'excuse. Je peux y aller pour essayer de trouver Koro et tenter de l'aider.

Je sers le déjeuner pour les deux endormis et leur laisse un mot avant de partir. Le trajet étant rapide en voiture, j'arrive rapidement. Je sors de mon véhicule et vois que la chambre de mon père, au 4e étage, a les rideaux fermés. J'avais vu juste.

- Oui, c'est cela, pour vérifier un avortement, docteur Yanagisawa.

Je me fige, reconnaissant la voix de mon père. Je tends l'oreille et me cache, sachant que je serais quand même découvert par la présence de ma voiture, ma Ferrari orange. Le petit plus d'être un prodige, c'est qu'on se fait assez d'argent.

- Je pense qu'il est enceint. Vous pensez pouvoir l'examiner ? ... Parfait. Des pilules, au cas où ? Bien sûr, la meilleure marque, la plus efficace. A tout à l'heure.

Il compte faire avorter Koro... ?! Si Karma apprend ça, il s'en remettra jamais. Je serre les dents, ravalant ma fierté, et remonte en voiture, tout en composant un numéro. La voiture démarre, l'appel décroche.

- Asano ?

- Okuda, j'ai besoin de ton aide, à toi et Takebayashi. Vous travaillez toujours au laboratoire du docteur Yanagisawa ?

- Oui, pourquoi ?

- Nickel. Je t'explique tout quand j'arrive.

Je raccroche et fonce. Je n'ai pas beaucoup de temps. Une fois devant le laboratoire, je me gare grossièrement et entre en courant. Okuda est là, elle m'attendait.

- Asano, que se passe-t-il ?

La porte derrière elle s'ouvre, c'est son camarade Takebayashi. Il remonte ses lunettes.

- Le docteur Yanagisawa vient de partir pour une consultation à domicile.

- ET MERDE ! Criai-je en frappant dans le mur.

- Asano ! Qu'est-ce que tu as ?!

- Mon père veut faire avorter Koro, votre prof !

- Avorter ?! Mais... bégaye Okuda, ne comprenant pas.

- C'est un Oméga, son Alpha étant Karma. Il croit l'avoir tué et veut faire avorter Koro !

- Est-ce que Karma va bien ?

- Si il perd Koro, on le perdra aussi.

- Hm... ça ne m'étonne pas que ces deux-là soient toujours ensemble... je sais avec quelles pilules il est parti, on va te faire un remède, déclare Takebayashi. Ces pilules mettent environ une journée à agir, mais elles agissent.

- C'est vrai ? Soufflai-je.

- Kôtarô...

- Viens, Manami, nous avons du pain sur la planche et une vie à sauver.

Une vie... il parle de Karma ou de l'enfant que Koro porte ?

Je m'assois, épuisé. Mon téléphone se met à sonner quelques dizaines de minutes après, je décroche.

- Gakushû, c'est quoi, ce mot ?!

- "Je vais chez moi, j'ai oublié des assiettes." Un mot simple et concis.

- Je ne te parle pas de ça ! Manami vient de m'appeler !

- Ah...

- Tu fonces, et tu te permets de faire la morale à Karma ?! Explique-moi !

- Mon père veut faire avorter l'homme qu'il aime, ça ne te suffit pas ?! Si c'était toi à sa place, j'aurais réagi exactement pareil ! Imagine Karma s'il perd son enfant !

Il y a un silence. J'ai crié trop fort. J'entends Nagisa sangloter.

- Gakushû... pardon...

- C'est moi qui suis désolé... je suis désolé mon chaton, je n'aurais pas dû te hurler dessus, et j'aurais dû t'en parler...

- Non, c'est bon, tu voulais juste aider Karma. Tu as bien changé, depuis sept ans...

- Changé ?

- Le Gakushû de la 3A aurait laissé Karma se débrouiller seul. C'est bien la preuve que tu as de la compassion, comme le sensei ! Vous deux, vous évoluez et comprennez les autres, en ravalant votre fierté et ce que vous étiez.

Cette fois, c'est moi qui me tais. Puis j'inspire, et lui dis :

- C'est grâce à vous deux. S'il a changé, c'est grâce à Karma. Et si je suis ainsi, c'est grâce à toi, mon chaton.

- Bon, je te laisse, mon renard, Karma se réveille. Je t'aime.

- Moi aussi, je t'aime, Nagisa.

Nous raccrochons. Et je remarque que j'ai un grand sourire aux lèvres. Puis, fatigué, je m'endors contre le fauteuil où je suis assis, rêvant de Nagisa, et de ce que pourrait être notre futur.

- Asano ? Réveille-toi...

J'ouvre lentement les yeux et vois Okuda, qui me sourit.

- Nous avons terminé, avec Kôtarô.

- Manami en a même fait des billes, ajoute Takebayashi en me tendant une tasse de café.

- Vous avez l'air de bien vous entendre. Vous êtes ensemble ?

Okuda se met à rougir et bégayer, tandis que le binoclard sourit et attrape la brune par la taille.

- Hm... ça se pourrait.

Okuda ne sait pas quoi répondre, complètement chamboulée. La pauvre. Je souris et bois mon café d'une traite, avant de prendre le médicament que me tend Takebayashi.

- Tiens. Et passe le bonjour à Nagisa et aux autres.

- Vous savez que je suis avec Nagisa ?!

- On l'a su dès le début qu'il y avait quelque chose, dit Okuda en souriant, un peu moins gênée.

- Eh bien c'est noté ! J'y vais ! Merci et beaucoup de bonheur pour vous deux !

Et Okuda se remet à rougir sous les rires de son amoureux. Une fois sorti, je remarque qu'il fait presque nuit, environ dix-huit heures. Trop occupé à observer le ciel, je heurte quelqu'un.

- Ah, excusez-moi, je...

- Poussez-vous, j'ai du travail !

Il continue son chemin. Quelque chose me dit que c'est lui, Yanagisawa. Ce qui signifie que j'ai intérêt à me bouger. Je remonte en voiture et fonce chez moi, ou Nagisa m'attend, avec Karma.

- C'est quoi, ces pilules ?

- L'unique solution pour sauver ton enfant.

- Gakushû, tu... merci... tu as assuré.

- K-Karma, tu remercies quelqu'un ?!

Il rougit et détourne le regard. Sous un certain point de vue, il est mignon... mais pas autant que Nagisa ! Et je resterai sur ma décision.

- On se bouge. Si Koro a pris ces pilules il y a quelques heures, on peut encore sauver et l'enfant et Koro.

- Mon matériel est prêt, Gakushû, annonce Nagisa. Et Kayano arrive avec la voiture.

- Alors on y va.

J'attrape mon téléphone et compose le numéro de la police, sans les appeler. Si je les appelle maintenant, on ne pourra pas fuir, et, pour le comble du malheur de Karma, ils pourraient découvrir la véritable identité de son mari. Et je sais qu'il n'aimerait pas.

Kayano est enfin là, enfin, Akari. La brune, encore avec un costume de film, nous invite à monter.

- Vous avez de la chance, j'ai réussi à rendre le staff ivre, pendant la fête. Ils devraient rester dans cet état quelques heures.

- Kayano, je te remercierai jamais assez, lâche Karma.

Je vois bien qu'il est impatient. Mais je le suis aussi, et j'ai bien envie de coller un pain à mon père, histoire qu'il comprenne bien que sa présence me dérange.

- Gakushû...

Nagisa pose sa main sur la mienne, me calmant aussi.

- Tout va bien, reste calme, me dit-il avec un sourire.

Si il n'y avait pas eu Kayano, j'aurais violé Nagisa. Dans l'instant. Justement, elle se gare, et j'appuie sur le bouton pour appeler. Je préviens rapidement la police et nous grimpons tous les trois à l'arbre. J'arrive le premier à la fenêtre et toque. Ce n'est qu'une question de secondes avant que Koro arrive, pensant sûrement que c'est Karma, et le plan commence enfin, dès que Koro prend une pilule, et que Nagisa et Karma nous rejoignent.

3122 MOTS OMG LE PLUS LONG CHAPITRE QUE J'AIE ECRIT DE MA VIE XD

Oui, je sais, ça aurait dû être exclusivement en PDV Karma, mais bon, j'ai changé d'avis, et pis Gakushû est bien aussi :3

Bref, pour rassurer mes deux grands fans (de GakuNagi et Koroma qui se reconnaîtront), le plan à quatre va sortir, vous en faites pas ! Faut juste que je trouve comment l'organiser...

#Historia