Bonsoir ou bonjour, enfin le chapitre 9. Je m'excuse pour ce retard, j'espère que vous n'êtes pas en colère contre moi T^T
Appréciez ce chapitre, j'espère me faire pardonner ainsi ;)
Prince of tennis ne m'appartient pas, c'est la propriété de Takeshi Konomi-sensei !
Bonne lecture !
+ Pardonnez les fautes, si vous en voyez.
.Je ne lui pardonnerais jamais.
Fuji fixa intensément Tezuka qui se trouvait au-dessus d'elle. Il voulait faire d'elle sa petite-amie, elle avait bien entendue...
-Si tu le souhaites je peux même aller parler à Ryuzaki-sensei pour tout lui expliquer et je te défendrais auprès des autres. Qu'en penses-tu ? Lui proposa-t-il. Les seules choses qu'il faut que tu fasses sont de ne plus jamais reparler de cette histoire avec Echizen et ne pas essayer de nous dénoncer, rajouta-t-il.
A cette phrase, les yeux de Fuji se rétrécirent. Elle ne pouvait pas l'accepter. C'était en premier pour cela qu'elle s'était retournée contre le club de tennis. Ils n'auraient jamais dus utiliser Echizen comme ça, jamais.
-Je refuse ! Déclara-t-elle clairement et le crachant presque à la figure du brun.
Avant que ce dernier ne puisse répondre, la porte de la chambre s'ouvrit sur la mère du brun. Celle-ci s'excusa pour être rentrer sans prévenir en voyant la scène devant elle. Elle dit cependant à son fils qu'il était tard et qu'il ferait mieux de raccompagner la jeune fille jusqu'à chez elle.
Après le départ de la mère du brun, celui-ci se leva du lit et ramassa le affaires de Fuji qui étaient tombés au sol suite au déplacement de celle-ci vers le lit.
-Nous continuerons notre conversation dehors, la prévint-il.
La brune ne fit qu'hocher de la tête. Elle talonna le garçon vers la sortie, saluant au passage la mère de Tezuka. Elle la remercia de l'avoir accueillit ici d'un de ses plus beaux sourires. Devant elle, Suzune ne pouvait pas faire semblant.
Dans les rues sombres de la ville, Fuji ne pue voir le visage du brun qui marchait à côté. Elle serra contre elle son sac et passa une main maladroite dans ses cheveux. Allait-il réellement la raccompagner jusqu'à son appartement ?
Elle finit par se stopper n'entendant plus le bruit des pas du garçon à sa droite. Elle pivota sa tête vers l'arrière pour voir Tezuka s'être arrêter à quelques mètres d'elle. Suzune s'approcha lentement de lui, curieuse de savoir ce qui l'avait stoppé dans sa marche.
Cependant, elle se retrouva soudainement plaquer contre le mur du coin de la rue, ses poignets de chaque côté de sa tête. Elle avait une impression de déjà vue... Or, comparer à la première fois, cette fois-ci, les mains de Tezuka écrasaient ses poignets dans ses paumes. Elle retint un gémissement de douleur.
-Tezuka, lâche-moi, tu me fais mal, lui cria-t-elle presque.
-Pourquoi ne veux-tu pas faire ce que je te demande ? Pourquoi ne vois-tu pas que ce que je te propose est ton billet de sortie de l'enfer que tu t'apprêtes à endurer ? Souffla-t-il monotonement, ses lunettes glissant légèrement de son nez.
Son visage se rapprocha de celui de la brune alors qu'il libéra un de ses bras pour poser sa main sur la joue froide de la jeune fille. Il la caressa tendrement pour ensuite enserrer Fuji contre lui, fortement. Les yeux bleus de Suzune s'ouvrirent de stupeur sous le geste du garçon. Mais que se passait-il réellement ? Elle pouvait sentir le souffle du brun contre sa clavicule, régulier.
-Tezuka ? Murmura-t-elle sous la surprise avant d'essayer de s'extirper de ses bras.
Une peur indescriptible lui prit la gorge. Elle ne le reconnaissait pas. Il lui faisait peur.
-Alors ? Lui demanda la voix faible du brun.
-...Je te l'ai déjà dit dans la chambre, je refuse. Même si accepter ta proposition m'aiderait probablement, je n'en ai pas envie. Je ne vais pas me voiler la face et faire comme si rien ne s'était passé. Je te l'ai déjà dit pourtant et je te le répéterai encore et encore, déclara la jeune fille fermement, repoussant sa peur aussi loin qu'elle le pouvait.
Suzune regarda alors le garçon relever son visage et ses lunettes tomber au sol, ces derniers ayant définitivement glisser de son nez. Les yeux bruns de Tezuka transpercèrent ceux bleus de Fuji. Tout le besoin dont il avait fait preuve dans sa voix et qui s'était reflété dans ses yeux quelques instants auparavant semblait avoir complètement disparu.
-Fais alors comme bon te semble Fuji, siffla sombrement Tezuka se penchant pour reprendre sa monture au sol.
Il se recula de la jeune fille et continua de la fixer comme s'il pouvait voir au travers d'elle.
-Mais sache que tu as fais le mauvais choix en refusant ainsi mon offre, la prévint-il avant de s'en aller, rejoignant sa maison non loin de là.
Suzune le regarda disparaître dans la pénombre, se tenant au mur de stupeur. Venait-elle de faire la mauvaise décision ou non ? Elle n'y pensa guère voulant plus que tout rejoindre son appartement. Elle ne voulait plus rester ici. Cette journée était vraiment la pire qu'elle ait jamais passée...
Le lendemain, Fuji fixa son téléphone, hésitante. Elle voulait voir Akaya, ne l'ayant pas vue de toute la semaine. Elle décida donc de lui envoyer un message, lui demandant ce qu'il faisait ce jour là. Peut-être pourraient-ils se voir durant l'après-midi ?
Elle reçue la réponse au message quelques secondes après l'envoie. Elle fronça les sourcils en lisant qu'il se trouvait à l'école et qu'il était occupé à la paperasse du club.
Un dimanche ? Elle fronça des sourcils avant de renvoyer au garçon qu'elle venait donc le rencontrer à l'école.
Elle s'habilla rapidement et sortit de son appartement. Fermant la porte derrière elle, Suzune se dirigea vers l'arrêt de bus le plus proche de chez elle. Il n'était qu'à 5 minutes de marche.
Elle voulait vraiment parler à Akaya et aussi, elle devait lui dire. Lui avouer qu'elle n'avait pas pu s'inscrire dans un autre lycée, son inscription déjà enregistré depuis un long moment par ses parents. Si jamais elle prenait plus de temps pour lui avouer, il lui en voudrait sûrement encore plus...
Mais ce qu'elle ne remarqua pas fut le nouveau message que lui envoya Akaya, lui demandant de ne pas venir. Un message qu'elle ne verra que devant les grilles du collège Rikkaidai.
En sortant du bus, Fuji n'eut qu'à marcher quelques minutes avant d'arriver devant le collège où étudiait Akaya. Elle sortit son mobile pour voir un nouveau message d'Akaya, envoyé depuis un certain bout de temps déjà.
-Ne viens pas, on se verra demain sans faute, lu-t-elle à voix haute avant de regarder derrière elle.
Les bâtiments scolaires et infrastructures sportives de Rikkaidai s'étendaient devant elle. Suzune s'appuya contre le mur de l'enceinte du collège et écrit un nouveau texte au garçon. Le message disait qu'elle attendait devant l'école et qu'elle ne rentrerait pas chez elle jusqu'à temps qu'il sorte la rejoindre. La brune rajouta à la fin qu'elle avait quelque chose d'important à lui dire, sans préciser quoi cependant.
Elle replaça son téléphone dans la poche de son jeans et croisa les bras sur sa poitrine. Son regard se perdit dans le ciel, admirant les nuages le parsemant. Elle aurait bien voulue avoir son appareil photo sur elle pour prendre une photo du ciel qui la dominait largement. Depuis que l'hiver était passé, elle n'avait pas ressortie son appareil pour prendre quelques photographies. Elle s'ennuyait justement de ne plus en prendre et ses mains la démangèrent rien que d'y penser.
Depuis son plus jeune âge, la photographie, avec le tennis, était tout ce qui l'intéressait vraiment. Mais peu importait le nombre de prix qu'elle gagnait en exerçant de ses deux passions, jamais ses parents n'avaient été fière ou n'avaient prit le temps de reconnaître son travail. C'était pourquoi elle se donnait corps et âme dans ce qu'elle faisait, pour oublier ce qui la dérangeait tant.
Le tennis lui permettait de se dépenser physiquement aussi souvent qu'elle le voulait, moins ces derniers temps mais assez quand même. Tandis que la photographie lui permettait de se perdre dans ce qu'elle prenait en photo. Le paysage au temps figé qu'elle prenait de son appareil était une chose qu'elle admirait beaucoup. Elle pouvait se déconnecter de la réalité sans vraiment y penser et passer énormément de temps à fixer un même lieu sans se lasser, tant ce qu'elle regardait la fascinait.
Maintenant qu'elle y pensait, il n'y avait pas beaucoup de choses dans lesquelles elle s'investissait ou beaucoup de personnes en qui elle pouvait avoir confiance, à part Akaya. Il était la seul...Enfin, elle l'espérait.
Une main se posa sur son épaule, la sortant de ses pensées. Elle se retourna, pensant se retrouver face à Kirihara, mais ce ne fut en aucun cas lui.
-Niou, dit-elle ouvrant ses yeux d'incompréhension. Que...
-Que fais-tu ici Fuji ? Lui demanda-t-il méchamment. Et pourquoi est-ce que toi et Akaya vous vous parlez ? Tu lui as fait un lavage de cerveau ou quoi ? S'énerva-t-il en serrant un mobile dans sa main.
Fuji se dit alors qu'il devait appartenir à Kirihara, mais une question trotta toujours dans sa tête. Pourquoi était-il là ? Comment savait-il... La réponse lui vint tout à coup. C'était pour cela qu'Akaya lui avait demandé de ne pas venir aujourd'hui. Les anciens membres du club de tennis étaient avec lui. Ou seulement Niou ?
Avant que Suzune ne puisse répondre à l'argenté, une voix les arrêta. Celle de Kirihara.
-Niou-sempai arrête. Fuji-san, je t'avais pourtant dis de ne pas venir, rajouta-t-il ensuite pour la jeune fille devant laquelle il se stoppa.
-Akaya explique-toi, déclara la voix forte de Niou. Comment se fait-il que tu sois en contact avec cette fille ? Tu sais pourtant ce qu'elle a fait.
Kirihara regarda le garçon aux cheveux argentés et mordit discrètement sur sa lèvre inférieur.
-...Je la crois. Je ne pense pas qu'elle ait pu faire une chose pareille à Echizen, déclara Akaya à son ami qui le regarda étonné.
-Tu la crois... ?
Alors qu'elle écoutait la conversation, distante, elle remarqua un peu plus loin derrière Niou les anciens membres de l'équipe de Rikkaidai collège. Elle fronça les sourcils et se tourna vers Akaya. Elle devait partir au plus vite au risque d'une dispute.
-Niou, c'est bon. Je m'en vais, dit-elle pour les deux garçons avant d'entamer un pas vers l'arrêt de bus qu'elle avait quittée plusieurs minutes avant.
Mais une main la retint.
-Tu comptes fuir, Fuji ? L'accusa Niou.
-Sempai, lâche-la. Ce n'est pas de sa faute, commença le nouveau capitaine.
-De quoi ? Ce qui est arrivé à Echizen ? Ricana sombrement l'argentée. Ne me fais pas rire.
-Que se passe-t-il ? Demanda soudainement la douce voix de l'ancien capitaine de Rikkaidai.
Le bleu fut alors surpris de voir Fuji qu'il n'avait pas vu cacher derrière Niou.
-Fuji...
-Je vais y aller, Kirihara, lâcha la jeune fille ne voulant pas rester une minute de plus.
Elle était sûre que si elle restait cela ne lui apporterait que des ennuies. Cependant, Niou ne semblait pas vouloir lâcher l'affaire avec elle. Il avait l'air de vraiment lui en vouloir pour ce qu'elle n'avait pourtant pas commit.
-Tu dois être dégoûter, non ? Toute la faute s'est vu rejeter sur toi, commença Niou moqueusement.
Il ne la laisserait pas partir sans rien dire.
-Tu as aussi été exclu du club. Quel dommage pour toi. Mais ce qui est encore plus dommage soit que tu sois la seule à avoir été punie. Pourquoi ?
La brune ne répondit pas à sa question. Ça ne le regardait pas. Il n'avait rien avoir là-dedans.
-Tu voulais peut-être protéger ton équipe ? Ou Tezuka ? Vous aviez l'air bien proche au tournoi National, insinua-t-il malicieusement.
Les autres le laissaient continuer sans agir. Quand Niou était comme ça, personne ne pouvait le stopper. Et puis, ce n'était pas comme s'ils en avaient envie. Elle méritait ce que lui disait l'illusionniste. Enfin, Marui, Yukimura et Sanada le laisseraient faire. Jackal, Yanagi et Yagyuu ne voulaient juste pas intervenir là-dedans. Comme ils n'étaient pas plus au courant que cela, ils préféraient rester à l'écart, bien qu'ils ne considéraient pas non plus la brune comme une de leur amie. Akaya, lui, regardait la scène sans savoir ce qu'il devait faire.
Mais il n'eut rien à faire, Fuji s'en chargea elle-même. La jeune fille ouvrit ses yeux qui étaient restés fermer et les dirigea vers l'argentée dans un regard noir. Kirihara fut surpris par ce changement d'atmosphère. Il l'avait déjà vue avec un regard à peu près semblable, lors de leur match quand elle lui disait que le tennis n'était pas un sport qui blessait les autres. Cependant, à cet instant, le regard qu'elle lançait à Niou était un des plus noirs qu'il avait pu voir, même Sanada n'avait jamais regardé l'illusionniste comme ça.
-Tu ferais mieux de te taire Niou, tu ne sais rien. Tu ne sais absolument rien de ce qu'il se passe vraiment. Et ne viens surtout pas me dire que Tezuka est quelqu'un d'important pour moi. Ne viens plus jamais me dire une chose pareille, déclara-t-elle sombrement, son visage ombragé par quelques mèches de cheveux.
Suzune se détourna ensuite, lançant un rapide regard à Kirihara et lui souriant du mieux qu'elle le pu. Elle lui fit un petit signe de la main et s'éloigna du groupe non sans jeter un dernier regard à Niou, qui la fixait légèrement surpris.
Elle disparut au détour de la rue, laissant un lourd silence sur le groupe.
-Akaya, tu ferais mieux de nous expliquer tout, lui conseilla monotonement Sanada.
Kirihara soupira avant d'hocher de la tête. Il aurait voulu courir après la brune, mais il devait s'expliquer à ses anciens coéquipiers. Il n'avait qu'à se dépêcher alors.
-Pourquoi es-tu en contact avec elle ?
Le plus jeune leva sa tête vers son ancien capitaine et sentit sa gorge se nouer. Il lui lançait un regard vide de tout émotion alors qu'il était habituellement doux et chaleureux. Yukimura n'arrivait sûrement pas à se faire au fait qu'il soit ami avec Fuji.
-Je...C'est moi qui suis allé la trouver après le tournoi national. C'est moi qui ai décidé de la croire. Je ne pense pas qu'elle ait pu faire une chose pareille contre Echizen. Elle ne semble pas du genre à pouvoir...
Avant de pouvoir terminer sa phrase, Yukimura le coupa.
-Elle ne semble... ? Donc tu me dis une chose dont même toi tu n'es pas sûr ? Lui demanda-t-il sur un ton presque agressif.
C'était la première fois que Kirihara voyait le bleu ainsi. A part lorsqu'il avait apprit pour leur défaite au tournoi du Kantou l'an passé, jamais il n'avait parlé sur un ton pareil à l'un d'entre eux.
-Seiichi, essaya de le calmer Yanagi.
Renji ne connaissait pas la jeune fille en personne donc il ne pourrait pas aider Akaya, mais il ne voulait pas non plus que Yukimura lui parle sur ce ton là.
-Mais Renji, tu sais pourtant ce qu'elle et son équipe ont fait à Ryoma, s'exclama le bleu. Je ne lui pardonnerais jamais, rajouta-t-il. Akaya, elle doit sûrement t'avoir menti. Tu ne devrais plus l'approcher, lui conseilla-t-il ensuite.
Kirihara se retint d'expliquer à son équipe ce que vivait la jeune fille. Il ne voulait pas trahir sa confiance, mais comment pouvait-il faire comprendre à ses aînés qu'elle n'était qu'une personne prise dans tout cela ? Il ne savait pas quoi dire pour prouver l'innocence de la brune.
Il y avait aussi une question qui tournait dans sa tête depuis un long moment. D'où venait cette proximité entre Yukimura, Echizen et Sanada ? Il repoussa cette question pour plus tard et respira un bon coup. Même si personne ne voyait la vérité au travers de toute cette histoire, il ne laisserait certainement pas Fuji seule.
-Je ne pense pas qu'elle m'ait menti. Et je ne vais pas la laisser sous prétexte que tout le monde la voit comme une mauvaise personne. Tôt au tard, vous comprendrez qu'elle n'a rien avoir dans cette histoire avec Echizen.
Il salua ensuite ses amis et, avant de se mettre à courir dans la direction qu'avait prit Fuji, il reprit son téléphone des mains de l'argentée. Les autres le regardèrent s'en aller, essayant de rattraper une personne dont ils ne pensaient rien de bon.
-Je pense maintenant comprendre que toutes les fois où il quittait l'entraînement plus tôt, l'an passé, il rejoignait sans doute Fuji-san, conclut Yagyuu.
-Il a beaucoup changé. Il m'avait l'air trop sérieux sur le moment, dit Marui, mâchant rapidement son chewing-gum, un peu agacé de voir son kohai devenir ainsi.
-Il ne devrait pas traîner avec cette fille, grogna Niou en refermant la main dans laquelle se trouvait le mobile du plus jeune de groupe. Elle a utilisée sans remords Echizen pour nous prendre la victoire des mains. C'est bien fait pour elle ce qui lui arrive, même si ça me dégoûte que son équipe n'ait rien eu.
Sanada qui les écoutait parler se retourna vers son meilleur ami. Yukimura regardait le sol, coupable. Il n'aurait pas du parler ainsi à Akaya, mais apprendre son amitié avec Fuji Suzune l'avait refroidit d'un coup.
-Yukimura...
-Je ne lui pardonnerais jamais ce qu'elle a fait à Ryoma. Ni elle, ni son équipe. Si jamais je les croise lors d'un tournoi, je leur prendrais la victoire des mains sans qu'ils ne puissent rien faire, murmura-t-il sombrement.
Genichirou fixa le bleu. Il se sentait pareil. Tezuka ne perdait rien pour attendre. Et dire qu'il l'avait vu comme un rival digne de lui... L'ancien capitaine de Seigaku était tombé bien trop bas pour qu'il puisse le considérer ainsi.
Akaya regardait le paysage défilé devant lui à toute allure. Jamais il n'avait courut aussi vite pour quelqu'un. Il espérait juste pouvoir rattraper la brune. Il ne pouvait pas la laisser partir comme ça.
Quand le garçon aux cheveux noirs atteint enfin un arrêt de bus, il vit Fuji assise attendant pour son bus. Il se stoppa et reprit sa respiration, difficilement. Il marcha calmement vers elle, pensant à ce qu'il allait lui dire. Peut-être devait-il s'excuser pour le comportement de ses sempais ?
-Kirihara ?
La voix de la jeune fille le fit revenir à la réalité et lui fit remarquer qu'il était maintenant debout devant elle.
-Fuji-san, je...
Les mots ne voulurent pas sortir de sa gorge. Que devait-il lui dire ? Il ne savait pas. La brune en face de lui, lui fit un sourire rassurant tout en se levant.
-Kirihara, tu n'as pas à dire le moindre mot. Je comprends. Ce n'est pas ta faute, mais plutôt de la mienne si on s'est retrouvé dans cette situation. Si je t'avais écoutée et que j'étais restée chez moi, rien de tout cela n'aurait eu lieu, déclara-t-elle doucement.
-Mais... Non, c'est ma faute. Si je n'avais pas supprimé nos rendez-vous quotidiens, tu ne te serais pas sentie seule, pas vraie ? C'est pour cela que tu voulais venir aujourd'hui ?
Akaya leva sa tête vers la jeune fille et la vit les yeux écarquillés de surprise. Avait-il dit quelque chose qu'il ne fallait pas... Comme pour le contredire, le rire de Suzune s'éleva dans la cabine et résonna contre les parois de cette dernière.
-Franchement Kirihara, il y aura toujours quelque chose qui m'étonnera chez toi, lui avoua-t-elle tout en s'esclaffant.
-Euh... Je... Tu...
Le garçon balbutia, rougissant subitement. C'était plutôt elle qui l'avait surpris, à rire soudainement comme elle le faisait. Mais il ne pouvait nier, le rire de Fuji était vraiment plaisant à entendre. Et il fut encore plus surpris lorsque les bras de la brune l'entourèrent. Il se figea en sentant les mains de Suzune dans son dos, serrant sa veste.
-Fuji-san...
-Laisse-moi te serrer contre moi quelques instants, s'il te plaît, lui demanda-t-elle simplement.
Il prit une grande respiration avant de l'enserrer en retour. Il pouvait déjà voir son visage, rouge comme une tomate alors qu'il prenait de grandes respirations. Une odeur de fleur se présenta alors doucement à ses narines. Le shampoing de Fuji ? Ou son parfum ? En tout cas, c'était une des odeurs les plus agréables qu'il n'ait jamais senti.
Ils restèrent longtemps ainsi jusqu'à ce que Fuji ne se mouve dans ses bras.
-Mon bus arrive, dit-elle comme seule explication.
Mais alors qu'elle essayait de se décrocher, Kirihara l'attira plus fort vers elle et il la força à se reculer jusqu'au coin de la cabine, où personne ne les verrait. La brune vit, impuissante, son bus passer devant l'arrêt, ne semblant pas avoir vu qu'ils étaient dedans. Elle n'avait plus qu'à attendre le prochain.
Suzune essaya de lever sa tête vers le visage du garçon sans y arriver, ce dernier la serrait bien trop fort contre lui. Quelque chose tilta alors dans son esprit. Elle se revoyait avec Tezuka la serrant contre son torse et un frisson la parcourut de part en part. Sa main serra violemment ce qu'elle avait sous sa portée, donc la veste de Kirihara.
Akaya, voyant ce qu'il faisait et sentant la main de Fuji trembler dans son dos, se recula de la brune.
-Fu-Fuji-san, excuse-moi, déclara-t-il précipitamment. Je ne voulais pas.
-...Ce...Ce n'est rien de grave, la rassura-t-elle bien qu'elle n'osait plus le regarder dans les yeux.
Elle ne voulait pas le laisser voir la peur qu'elle renfermait en elle. Il eut un court moment de silence avant qu'Akaya ne prenne la parole.
-Je voulais, commença-t-il avant d'hésiter.
Que voulait-il dire ? Et voilà, il revenait au point de départ. Il réfléchit rapidement à ce qu'il pourrait dire et son idée de départ lui revint en tête.
-Je m'excuse vraiment pour ce que t'as dit Niou-sempai.
-N'en parlons plus, d'accord ? Lui murmura-t-elle.
Il acquiesça et la regarda serrer ses bras contre elle. Avait-elle froid ?
-Kirihara, je dois t'avouer quelque chose. Tu promets de ne pas te fâcher ?
Les sourcils du capitaine se froncèrent à la demande. Il remarqua alors qu'elle semblait éviter son regard et qu'elle se balançait sur ses deux pieds, mal à l'aise. Était-ce grave ?
-Je te le promet, dit-il calmement.
-Je t'avais dit que je ferais tout pour m'inscrire dans un lycée différent de celui de Tezuka et des autres, débuta-t-elle.
-...Oui, confirma douteusement Akaya.
-J'en ai parlé à mes parents, mais... mon inscription était déjà faite depuis longtemps. Mes parents avaient déjà prévus mon inscription pour Seishun Gakuen Lycée depuis le début de ma troisième année.
Les informations entrèrent une par une dans la tête de Kirihara et tout prit forme.
-Tu es...
-Je suis dans la même classe que Tezuka cette année, lâcha-t-elle faiblement.
Il l'avait bien entendu ? Dans la même classe que...Tezuka... Ce...
-Pourquoi...Pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tôt ? L'interrogea-t-il, l'aveu se répétant dans sa tête.
-Je pensais pouvoir convaincre mes parents d'annuler mon inscription, mais je n'ai pas réussi. J'ai voulu te le dire à la rentrée des classes, mais je n'ai pas pu. Je ne savais pas comment tu le prendrais et j'avais...un peu peur, lui avoua-t-elle posément bien que la position de son corps démontrait le contraire.
Elle tirait nerveusement sur le bout de ses manches et le regardait pour ensuite détourner le regard avant de rediriger ses yeux vers les siens. Dans une autre situation, il l'aurait trouvé mignonne, mais là, la seule chose à laquelle il pensait était à ce qu'il venait d'apprendre.
-Tu voulais que l'on se voit aujourd'hui pour que tu puisse me le dire ? La questionna-t-il tout se mettant en place.
Elle acquiesça.
-Je ne vais pas dire que je ne suis pas surpris. C'est une vrai révélation, essaya-t-il de rire.
-Tu n'es pas en colère contre moi ?
-Pourquoi le serais-je ? Ce n'est pas comme si c'était toi qui étais allé déposé ton inscription à l'école de ta propre initiative.
Il prit ensuite un air sérieux.
-Est-ce qu'il s'est passé quelque chose ?
En voyant le regard interrogateur de Fuji, il reformula sa question.
-Est-ce que Tezuka, ou n'importe qui d'autre, t'a fait quelque chose ?
-...Non, mentit-elle.
Un mensonge qui ne passa pas inaperçu pour Akaya. Il soupira et se rapprocha de la brune pour prendre ses mains dans les siennes, faisant sursauter légèrement la jeune fille. Celle-ci ne s'était pas attendue au geste du garçon.
-Même si je sais que tu me mens, je ne vais pas te forcer à me raconter la vérité. Juste, n'hésite pas à venir te confier à moi lorsque ce sera trop dur à garder pour toi toute seule.
-...Merci Akaya. Merci infiniment, le remercia-t-elle du plus beau sourire qu'elle puisse faire.
Le coeur du capitaine loupa un battement et il retint durement le sang qui montait brutalement vers ses joues. Elle le prenait toujours par surprise. Et l'appeler par son prénom comme ça...
Du côté de Fuji, elle se sentait rassurée. Elle ne s'était pas trompée. Elle pouvait vraiment faire confiance à Kirihara, il ne la trahirait pas. Elle n'avait plus besoin de s'inquiéter tant qu'il était là... La brune vit alors son bus venir par ici et s'excusa auprès de Kirihara, qui, cette fois-ci, ne la retint pas auprès de lui.
-On se verra demain, Akaya, sourit-elle en montant dans le transport.
Le capitaine de Rikkaidai regarda le véhicule partir, s'éloignant de plus en plus de l'arrêt. Il prit ensuite la route vers le collège qu'il avait quitté une heure auparavant, plus ou moins. Ses mains se serrèrent soudainement en poings tandis qu'il repensait à la brune. Il voulait la protéger contre Tezuka et les membres du club de tennis. Il voulait la protéger contre tout, mais il n'était pas encore assez fort. Il ne pouvait pas encore la rassurer et lui dire que tout se passerait bien...
-Tezuka, tu ne perds rien pour attendre, souffla-t-il furieusement.
Le jour où il pourrait veiller sur Fuji de lui-même, il n'hésitera pas à aller trouver le brun et lui dire ses quatre vérités. Non, il n'hésitera à faire face à ceux qui s'en prennent à Fuji. Ils regretteront tous de s'en être prit à elle.
À suivre..
Voici la fin de ce chapitre 9. Comment était-il ? Bon ? Mauvais ?
En tout cas, merci de continuer de me suivre - Enfin, pour ceux qui se sont accrochés et qui ont continués d'attendre - Veillez m'excuser à nouveau !
J'attends vos impressions en commentaires. À bientôt !
PS : Je vous conseille d'aller écouter les nouvelles chansons qu'ont sorties Fuji, Shiraishi, Tezuka et tant d'autres ;) - Fuji : Tsutai Ochiru Mono Tsutaetaikoto / Tezuka : Decide / Shiraishi : Empty Sky / Fuji Yuuta : Dairy / ... - Elles sont vraiment super !
