Ouh la la...quatre jours de retard...
Je n'avais que mon portable -' pas de chapitre mon ordi a grillé...du coup j'ai tout récupéré par mail.
Bref, voici le chapitre 9 !
Merci à July, angy, Mimimoon, adele, Solealuna, nath16, Low-BB, Calan94 et T'Pau.
July : De rien de rien ! Ils sont TOUJOURS chous, même si on a envie de les étrangler quand ils se disputent ! Tu espères euh...tu disais ?
angy : Seulement un peu ?
Mimimoon : Eeeeh ! Il y a au moins un deuxième truc génial dans cette histoire : VOUS NOUS LISEZ ! Ça vaut tout non ?
nath16 : Oh. Euh...
Calan94 : Boones ? Ah, tu parles de B&B non ? Du côté du tueur ? Marrant ? Euh...
T'Pau : Pas MOI ! NOUS ! Les boulets ? Oh tu es dure là...NON ne meurs pas je veux pas !
Bonne lecture !
Chapitre 9 : Embuscade
Vous le savez, je le sais, il va vous enlever, c'est inéluctable ! Et moi je ne pourrai rien y faire...
Elle commença à pleurer, doucement, évacuant le stress de ces derniers jours.
«Vous ne comprenez pas Booth, le pire c'est l'attente, c'est de savoir que vous pouvez vous faire enlever d'une seconde à l'autre mais aussi bien dans une minute ou dans dix jours, sous mes yeux impuissants...comment je fais moi si vous vous faites enlever ? Comment je fais...»
Les larmes coulaient toujours sur son visage, de plus en plus nombreuses. Elles furent stoppées par un pouce à la peau douce :
«Bones, arrêtez de pleurer...s'il vous plaît. C'est dur pour moi aussi...mettez-vous à ma place un instant. Si je me fais enlever – et je dis bien «si» parce que je garde toujours espoir Bones – alors je ne pourrai plus voir mon fils et lui dire que je l'aime, je ne pourrai jamais dire à Pop's combien je lui suis reconnaissant, je ne pourrai jamais...avouer à certaines personnes ce qu'elles représentent vraiment pour moi, je ne pourrai jamais vous remercier comme je le dois pour tout ce que vous m'avez apporté, pour tout ce que vous avez fait pour moi...
-Booth, interrompit-elle.
-Non, laissez-moi finir ! Si jamais il m'arrivait quelque chose, je souhaiterais que vous disiez à mon fils combien je l'aime et combien je suis fier de lui et...et à mon grand-père...merci pour m'avoir élevé, merci pour avoir fait de moi l'homme que je suis aujourd'hui.
-Booth…
-Promettez-le moi Bones !
-Je…
-Promettez-le moi...s'il vous plaît...»
Elle ne voulait pas. Promettre ça signifiait accepter la possibilité qu'il...qu'il puisse la quitter. C'était accepter l'insupportable...
Une lueur brillait dans les yeux de Booth. Il avait besoin de cette promesse...
«Je...je vous le promets...»
Elle pleurait toujours et le pouce de Booth dessinait de petits cercles sur sa joue. Une larme solitaire coulait sur le visage de Booth.
Ils restèrent ainsi un petit moment, reprenant leurs esprits. Puis, d'un commun accord silencieux, Brennan retourna à la contemplation de la forêt tandis que Booth remettait la voiture en marche.
Bones était intriguée par les révélations de Booth. Je ne pourrai jamais...avouer à certaines personnes ce qu'elles représentent vraiment pour moi, je ne pourrai jamais vous remercier comme je le dois pour tout ce que vous m'avez apporté, pour tout ce que vous avez fait pour moi... Elle était flattée par ces aveux, mais elle se demandait si le certaines personnes la concernait, elle l'espérait tellement. Cette discussion l'avait soulagée, mais une question restait sans réponse :
«Booth ? demanda-t-elle, hésitante.
-Oui Bones ? répondit-il en souriant.
-Vous...à votre avis, qu'est-ce que les autres victimes ont ressenti ?
-Vous voulez dire en se faisant enlever et torturer?
-Oui, et en voyant les personnes qu'elles aiment mourir sous leurs yeux.
-Je ne sais pas...j'imagine que l'on doit passer par beaucoup d'émotions à la fois...la tristesse, la haine, la colère, le déni, la culpabilité...puis on se demande : pourquoi moi ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?»
Brennan repartit une nouvelle fois dans ses pensées. Alors c'était ça qu'elle ressentirait, qu'ils ressentiraient ?
Elle replongea dans la contemplation de la nature d'une beauté infinie. Ces derniers temps, elle aurait aimé être une feuille, volant où bon lui semblerait, libre comme l'air et téméraire comme la rivière. Elle aurait aimé ne pas être prisonnière de ses émotions, pour juste faire ce qu'elle voulait sans aucun problème de conscience.
Environ cinquante mètres devant, la voiture de Bloom et Green roulait toujours. Pas un mot n'avait été échangé depuis le départ des locaux du F.B.I. Green conduisait et soupirait de temps à autre. Bloom, quant à elle, se mettait du rouge à lèvre en se servant du miroir du pare-soleil.
Green jetait de fréquents coups d'œil en arrière pour vérifier que la deuxième voiture les suivait bien, et il remarqua que cela faisait un petit moment qu'il ne l'avait pas vue. Il allait en faire la remarque à sa «coéquipière» quand soudain elle cria :
«ATTENTION !»
Mais le temps que l'agent se retourne et qu'il remarque l'arbre en travers de la route, la voiture l'avait déjà percuté de plein fouet. Le choc fut extrêmement violent. L'airbag ne servit quasiment à rien. Bloom, qui n'avait pas attaché sa ceinture, décolla de son siège comme un oiseau qui prend son envol, puis passa par le pare-brise avant de finir, le visage en sang, sur le capot défoncé et fumant de la voiture.
Green, de son côté, fut arrêté dans son élan par le volant qui lui brisa presque instantanément quatre côtes. Après un atroce hurlement de douleur, il sombra dans l'inconscience.
Brennan était comme hypnotisée par les arbres défilant à côté d'elle à toute vitesse. Depuis quelques minutes, elle suivait un oiseau des yeux, une hirondelle peut-être, qui semblait suivre leur voiture. Elle était tellement captivée par son plumage aux mille reflets d'argent qu'elle n'entendit pas Booth lui crier quelque chose. Ce ne fut que quand il la secoua qu'elle lui accorda toute son attention :
«Qu'il y a-t-il Booth ?
-Regardez, lui répondit-il, de l'angoisse dans la voix, en lui désignant la voiture de leurs agents de «protection».
-Non !» hurla-t-elle en portant la main à sa bouche.
Elle défit sa ceinture et descendit de la voiture :
«Attendez Bones ! BONES !
-Quoi ? demanda-t-elle alors qu'il sortait à son tour du véhicule.
-Le capot de la voiture fume encore, la voiture peut exploser, alors ne vous approchez pas. Je vais voir. Vous restez là d'accord ?
-Booth...
-Je sais, je suis surprotecteur, mâle alpha et tout ça, mais vous restez là.»
Booth s'avança prudemment, faisant le tour de la voiure pour voir plus en détail les dégâts. La voiture était dans un état déplorable : l'avant était en accordéon et les pneus étaient crevés.
Brennan, qui ne pouvait pas voir grand-chose de là où elle se trouvait, se faisait – métaphoriquement – un sang d'encre.
«Booth ?
-Oui, il n'y a rien à craindre, vous pouvez venir.
-J'arrive !»
Elle s'avança vers lui, se frictionnant les bras. En effet, il faisait plutôt froid et des gouttes de pluie commençaient déjà à tomber en ce début d'après-midi.
Lorsqu'elle arriva près de son partenaire, elle le trouva en train de prendre le pouls de l'agent Green, inconscient sur le tableau de bord :
«Son pouls est faible mais régulier. Aidez-moi à le mettre sur le sol en position de sécurité» demanda Booth.
Booth le tira de sa prison de métal, puis Bones et lui l'allongèrent sur le goudron en position latérale de sécurité.
La scientifique vérifiait que Jack Green ne saignait pas pendant que Booth allait voir si Bloom allait bien.
«Bones ! Elle ne respire plus, venez vite !»
Bones se précipita vers le devant de la voiture où reposait la jeune femme, sans vie. Après l'avoir étendue sur le sol, Booth commença le massage cardiaque et le bouche-à-bouche.
Brennan pleurait. Décidément, le monde s'abattait sur elle ces derniers temps. Ils n'avaient vraiment pas de chance...
Une minute plus tard, Allison ne respirait toujours pas. Booth était en sueur à force d'exercer des pressions sur son thorax.
«Un, deux, trois, quatre, cinq ! Allez, allez respirez, s'il vous plaît ! ALLEZ !»
Booth laissa échapper quelques larmes lui aussi. Même s'il n'avait jamais vraiment apprécié cette femme, il ne souhaitait pas sa mort. Il s'acharnait à tenter de la ranimer, sachant pourtant très bien qu'elle avait peu de chances de reprendre conscience maintenant, après plus de quatre minutes d'arrêt cardiaque.
Bones, beaucoup plus rationnelle, avait déjà compris et fondit en larmes. Elle suppliait Booth d'arrêter, lui disant que ce n'était plus la peine, que c'était trop tard. Elle tomba à genoux sur le sol dur et froid, atteinte par le désespoir.
Lorsque Booth comprit enfin qu'il ne pouvait plus rien faire pour la pauvre femme, il se releva, dépité. Il regarda ses mains, ensanglantées. Il releva la tête, désorienté. Puis il entendit les pleurs déchirants de Brennan. Il s'approcha d'elle, tout en douceur, et la prit dans ses bras...
Elle posa sa tête sur son épaule, fatiguée. Il enfouit son visage dans son cou, sentant son parfum si doux. Il posa ses mains sur ses hanches lorsqu'elle mit les siennes dans son dos. Ils restèrent là, tendrement enlacés.
Lorsqu'ils se séparèrent, Booth alla vérifier les constantes de l'agent Green. Une fois qu'il se fut assuré que ce dernier respirait de façon régulière, il prit une bâche dans le coffre de sa voiture et en recouvrit le corps froid d'Allison Bloom.
Brennan, pendant ce temps, se saisit de son cellulaire et composa le numéro des urgences :
«Ici le 911, de quel type d'urgence s'agit-il ?
-Je suis dans la forêt de Knockwood et une voiture a heurté un tronc d'arbre. Le conducteur est inconscient et la passagère est...elle...nous n'avons pas pu la réanimer...et...
-Très bien, calmez-vous madame, je vous envoie une ambulance. Elle devrait arriver d'ici une dizaine de minutes. En attendant, écoutez-moi bien, vous allez reproduire les gestes que je vais vous dicter. Qu'est-ce que vous faites ?
-Je l'ai déja mis en position latérale de sécurité, il n'a pas avalé sa langue et il respire, faiblement certes, mais de manière régulière.
-Très bien. Il est blessé ?
-Euh...son os nasal et son os lacrymal semblent cassés, il a une coupure assez profonde sur le côté du crâne sur l'os pariétal gauche et une autre plus superficielle sur l'os temporal droit.
-Vous êtes dans le secteur médical ? demanda l'hôtesse, un peu surprise.
-Pas exactement, je suis anthropologue judiciaire.
-Bon, l'ambulance ne devrait plus tarder.
-Très bien, merci.»
Elle reccrocha et mit son portable dans la poche arrière de son jean.
Booth était penché sur le corps de l'agent Bloom. Il priait.
Brennan s'approcha en silence, respectant cet instant sacré. Elle s'agenouilla près de son coéquipier, prit sa main, ferma les yeux et baissa la tête. Elle ne croyait pas en Dieu, contrairement à Booth, mais une minute de silence lui paraissait un moyen plutôt convenable de rendre respectueusement hommage à Allison.
«Il commence à faire froid Bones, venez, on va attendre les secours à l'intérieur de la voiture» déclara Booth en se relevant et en tendant la main à Bones, main qu'elle saisit avec plaisir.
Ils marchaient vers le SUV de Booth, la mine inexpressive.
Booth se demandait si cet accident était vraiment un accident, une coïncidence, ou si cela avait quelque chose à voir avec l'affaire en cours. Il essayait de se convaincre que ce n'était qu'un simple accident de voiture, après tout, un arbre en travers de la route, ça pouvait arriver !
Mais plus il y pensait et moins cette possibilité lui paraissait probable...
Il allait ouvrir la porte avant pour laisser entrer Brennan lorsqu'il sentit une vive douleur dans la nuque. Étonné et inquiété, il porta la main à son cou et retira l'objet qui s'y était logé : une fléchette, probablement enduite de sédatif...il regarda la fléchette et comprit. L'accident n'en était pas un, c'était une mise en scène destinée à les tromper et à leur faire baisser la garde. Il s'effondra sur le sol, paralysé, ne maîtrisant plus ses muscles. Il n'était pas encore inconscient et pouvait tourner la tête, suffisamment pour regarder Bones.
Elle aussi avait reçu une fléchette, mais dans l'épaule.
Ils étaient maintenant face à face, allongés sur le goudron, se regardant.
Chacun d'eux avait compris que c'était le tueur qui avait tiré, qu'il ne devait pas être bien loin et que l'inévitable allait bel et bien se produire. Booth allait se faire enlever, sous les yeux de la femme qu'il aimait, qui ne pourrait rien y faire.
Alors Bones, qui s'y était préparée, murmura une phrase à Booth. Une phrase qui réussit à le faire sourire malgré la situation. Il cligna une fois des yeux en signe d'approbation.
Et Bones répéta une dernière fois sa phrase avant de sombrer :
«On s'en sortira, je le sais...»
Booth la regarda une dernière fois et ferma les yeux.
Ouh la la...je vous entends d'ici, vous savez ? Et honey'l aussi depuis son chalet, c'est dire !
Une petite review s'il vous plaît ? Enfin longue on prend aussi !
