Bonjour/soir à tous !

Tout d'abord, je vais crier un bon coup. J'ai vraiment été déçue par le manque de reviews sur le chapitre 8. J'en ai reçu une de ClemTrafalgar [Que je remercie :3] mais tous les autres petits lecteurs qui passent par là sans rien dire, CROYEZ PAS, J'VOUS VOIS ! T-T

Du coup, j'avais pas la volonté d'écrire ce chapitre rapidement. C'VOT' PUNITION :x

Mais, je crois que ça en valait la peine. Je me suis un petit peu détendue dans ce chapitre. Alors c'est cadeau pour vous 8)

Rating : M. (Allez, soyons fous !)

Disclaimer : Rien de m'appartient, sauf Deiji.

Je vous laisse savourer ce chapitre 9 ! (Le titre en dit long...)


CHAPITRE 9 : Duels et Désirs.

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Notre combat a pris des proportions immenses : le manoir tout entier hurle sous les flammes jaillissantes et les cendres chaudes, tandis que les principales tours découpées et fissurées s'effondrent. L'équipage réuni se charge des hommes poissons téméraires qui s'aventurent sur le champ de bataille. Notre affront dure depuis une quinzaine de minutes. Portgas est essoufflé mais regorge toujours d'énergie frustrée. Je commence également à perdre de ma vivacité, et cela même si je dose mes forces.

Portgas a réussi à me porter quelques coups douloureux comme je suis également parvenu à entailler sa blanche peau. Je ne laisse rien paraître, stoïque et froid. Et pourtant, les hostilités touchent à leur fin. Je le sens, parce que je n'attends que le parfait moment pour clore cet affrontement.

Ace se redresse brutalement et s'éjecte dans les airs. Je suis son mouvement de la tête, observant chacune de ses articulations. Depuis le sol, Ace est incroyablement intimidant. Sa mâchoire contractée fait crisser ses dents. Ses yeux emplis de courage l'oblige à froncer ses fins sourcils. Sa longue chevelure auburn s'envole dans le souffle de ses gestes précis et rapides. Ses muscles denses se meuvent sous sa frêle peau. Et enfin, la braise enfiévrée et survoltée qui anime chacune de ses phalanges.

- « POINT ARDENT ! »

L'attaque d'Ace s'élance avec force sur le sol. Je dégaine automatiquement mon nodachi afin de me protéger. Le brasier exalté heurte alors puissamment la lame acérée de mon sabre. Je pousse de toutes mes forces en opposition pour dévier le tir. Fort heureusement pour moi, j'aperçois à travers les dangereuses flammèches le corps de mon adversaire, enfin à ma portée. C'est l'occasion où jamais !

J'expulse bestialement les dernières résistances torrides, aveuglant temporairement Portgas. Je saisis fermement mon arme et fonds sur ma prochaine victime.

- « SCALPEL ! »

La main traversant le torse brûlant de Portgas, j'extrais souplement le cœur ardent, en appuyant la lame glaciale et tranchante de Kikoku contre la trachée du perdant.

Ace, totalement pris au dépourvu, se décompose sur place. Le souffle coupé, les yeux exorbités. Il baisse lentement son regard vers l'emplacement de son cœur perdu. Il ouvre ses lèvres pour parler, mais ne réussit qu'à garder le silence. La plaie causée par la pression que j'exerce contre son cou se met à saigner. D'infimes petites gouttes d'hémoglobine s'écoulent le long de la lame brillante de mon nodachi, finissant par s'échouer sur la garde moutonnée blanche, souillant sa pureté. Je décide de ranger soigneusement mon sabre dans son fourreau croisé. Je penche délicatement ma tête pour rejoindre la blessure fraiche et la lécher langoureusement du bout de la langue. Un agréable frisson parcourt mes lèvres béantes. Ace a repris sa respiration après être resté plusieurs minutes en apnée, réagissant secrètement à chacune de mes caresses. Je remonte doucement jusqu'à son oreille pour lui murmurer son écrasante défaite.

- « Tu as perdu, Portgas. »

Je recule de deux pas, en présentant le muscle palpitant entre mes doigts devant son propriétaire. Ce dernier tombe lourdement à genoux, épuisé et vaincu.

- « ACEEEEEEEE ! » s'écrie Luffy.

Le jeune pirate accourt jusqu'à son frère pour lui venir en soutien. Ace toussote, alertant Luffy qui lui prend fébrilement la main.

- « Ace… Ne t'inquiète pas, tu vas vivre. Cette attaque n'est pas mortelle. » sourit Luffy.

Portgas s'efforce à sourire à son tour, pour rassurer son petit protégé. Ses paupières lourdes se ferment pour le laisser vagabonder dans un évanouissement réparateur. Cependant, son corps abandonné tombe sur les petites épaules de Luffy, effrayant ce dernier.

Tout est calqué. Ce même sourire, cette même position, cette même scène tragique. Marineford. Luffy commence à paniquer sévèrement, tant il est frappé par la ressemblance des actes. Je le vois trembler et blêmir de stupeur. Je viens m'accroupir devant lui afin de le rassurer.

- « Luffy, ton frère va bien. Ace est en vie. Regarde, son cœur bat normalement. »

Je tends le cœur d'Ace vers Luffy. Ce dernier le récupère anxieusement et le contemple, comme s'il s'agissait d'un trésor d'une très grande valeur. Il frôle l'objet cubique depuis la pulpe de ses doigts, apaisé à chaque pulsation cardiaque faisant vibrer la paroi incolore.

- « Garde-le précieusement. Tu lui rendras quand il sera réveillé. »

Luffy hoche la tête pour approuver mes paroles. Je me redresse pour pouvoir transporter Portgas dans mon sous-marin, afin de le soigner convenablement.

Je porte inconsciemment mon regard sur les ruines du manoir. Je distingue une ombre sous les décombres qui tente de se libérer.

- « Atten- »

- « RHAAAA SALETÉS D'HUMAINS ! VOUS ALLEZ DEVOIR ASSUMER VOTRE MANQUE DE RESPECT ! TAS DE VERMINES ! »

Une poignée de débris voltige soudainement vers nous. Zoro et Sanji arrêtent la progression de chaque éclat précipitamment. Luffy s'énerve rapidement et s'agite devant l'homme poisson pour attirer son attention.

- « Je vais te régler ton compte en peu de temps, tiens-toi prêt. » déclare Luffy.

- « Misérable ! Tu penses être supérieur aux hommes poissons ? Mensonges ! »

- « Non, Chapeau de Paille ! Il faut quitter l'île au plus vite ! Penses à ton frère ! » hurlais-je.

- « Je te le confie, Traffy. Je m'occupe de celui-là. »

Luffy me rends le cœur de Portgas par sécurité. Il demande à son équipage de retourner au Sunny. Tous se précipitent, prêt à lever les voiles.

- « Shachi, Penguin ! Ramenez le patient à bord ! » ordonnais-je.

Je cours en direction de mon sous-marin, accompagné de Bepo et mes camarades transportant Point Ardent. Je distingue la couleur particulière de mon navire, ainsi que Jean assis sur le pont. Il semble surpris de nous voir arriver à vive allure, chargé d'un blessé.

- « Jean ! Ouvre vite les portes ! »

Jean s'exécute prestement. Je saute sur le pont, suivi de mon second et mes compagnons.

- « Vous pouvez le lâcher ici. Shachi, demande à ton équipe de démarrer les machines pour une immersion d'urgence. Penguin, je compte sur toi pour vérifier notre itinéraire et joindre les Mugiwaras. »

Je demande à Bepo de tenir mon nodachi. J'agrippe ensuite mes bras autour de la taille de Portgas, assisté de Jean.

- « Mais… Mais ce ne serait pas… P… Portgas D. Ace ? » s'exclama Jean.

- « Jean, il faut le soigner et quitter cette île. » le coupais-je.

Jean se tait et baisse ses yeux. Il me fait signe et je m'engage dans les nombreux couloirs du sous-marin en quête de l'infirmerie.

~ Quelques temps plus tard – Thousand Sunny~

Plus aucune île à l'horizon. Nous sommes enfin partis de Zou. Les équipages sont complets, tout le monde est soigné et en meilleure santé, tout ce cauchemar oublié. Mon sous-marin flotte à proximité du Thousand, pour faciliter les déplacements. La lune flotte dans le ciel dégagé. La légère brise vient effleurer les rares mèches brunes échappées de mon bonnet tacheté. La bonne humeur est au rendez-vous sur le pont du Sunny.

- « À TABLE ! » hurle le cuisinier.

Les deux frères se ruent aux portes de la cuisine. Les compagnons rejoignent progressivement la salle à manger aménagée pour l'occasion. Je ferme le cortège.

Tic Tic Tic.

Je m'arrête, intrigué par ce bruit.

Tic Tic Tic.

Je jette un regard furtif vers le couloir sombre.

Tic Tic Tic.

Je reconnais étonnamment ces yeux ocreux et ce curieux museau.

- « Deiji ? » interrogeais-je.

La chienne remue frénétiquement sa jolie queue en panache. Elle se cabre sur ses pattes postérieures, comme pour m'inciter à la suivre. Je surveille les alentours en avançant prudemment vers Deiji. Cette dernière frétille d'impatience. J'esquisse un dernier pas vers elle, mais celle-ci s'enfuie dans un couloir adjacent.

- « Deiji, non reviens ici ! » chuchotais-je.

- « Tu cherches quelque chose, Trafalgar ? »

Je me retourne graduellement vers mon interlocuteur. Aïe, c'est Point Ardent. Qu'est-ce qu'il me veut ? Il arbore un sourire qui ne présage rien de bon.

- « Tout le monde t'attend pour manger. C'est très impoli de ta part de ne pas venir dîner avec les autres. » sourit-il, sournoisement.

- « Je te retourne la réflexion. »

- « Ils m'ont envoyé à ta recherche. »

Je souris perfidement, l'éclat de la blancheur de mes dents, brillant comme une étoile dans le ciel sombre, éclairant ce ténébreux couloir.

- « Cela ne te concerne pas, Portgas. »

Ace marche à grande enjambées jusqu'à moi. Il me plaque violemment contre le mur, bloquant mes épaules à l'aide de ses avant-bras. Je ris nerveusement, je m'attendais à cette réaction.

- « Ce que tu peux être prévisible, Point Ardent. » rigolais-je.

Visiblement irrité, Ace colle exquisément son bassin près du mien et cogne furieusement son appareil génital contre le mien, m'arrachant un hoquet de surprise.

- « Hnn ! » maugréais-je.

- « Et ça aussi tu t'y attendais, Trafalgar ? » se moque-t-il.

Je souris de plus belle, véritablement amusé par son comportement immature. Ace tourne nonchalamment la tête au-dessus de mon nez, pour flairer une quelconque odeur sucrée. Son regard me dévore silencieusement, avec gourmandise. Son souffle âpre me chatouille fougueusement le cou. Ses mains sensuelles viennent survoler ma douce peau cuivrée. Quant à ses lèvres embrasées, elles me fascinent par leur forme et leur texture.

Portgas attire ses lèvres au près des miennes, resserrant sa prise autour de mon menton et lissant ma barbichette avec son pouce. Il me lance un dernier regard envieux avant de fondre sur mes lèvres. Ses lèvres sont bouillantes comparées aux miennes gelées, mais cela ne le dérange aucunement. Il est doux et étrangement calme dans son baiser, ce qui ne manque pas de me faire sourire. J'en veux plus. Toujours plus. Je pourlèche distinctement sa langue dissimulée qui ne tarde pas à se manifester. Il tire finalement sa langue pour la plonger entre mes dents et caresser mon palais, faisant rouler ses papilles gustatives. Il presse davantage son bassin contre le mien, fiévreusement, comme si son corps réclamait plus d'attention, mais que son esprit le lui en interdisait. Il se bat intimement contre ses pulsions démentielles qui le démangent. Et ça, c'est diablement excitant.

Je place aisément mes mains entre nos deux corps pour palper les battements de son cœur et parcourir librement les sillons creux entre ses muscles. Je sens un long et plaisant frisson se propager sur toute la surface de sa peau perlée. Constatant ma réaction entreprenante, Ace se faufile sous mon pull plumé pour câliner délicieusement mon ventre. Sa paume soyeuse dévale consciencieusement mes abdominaux pour arriver à la limite de mon sous-vêtement. Ses doigts s'infiltrent périlleusement entre l'élastique qui retient mon vêtement et ma peau frémissante. Une larme de sueur glisse le long de ma tempe et vient s'écraser contre la peau incandescente de Portgas, s'évaporant au contact de la cette chaleur ensorcelante. La situation n'est plus sous contrôle, Ace s'est laissé submerger par ses émotions, et moi je me suis laissé déborder par la traîtrise de ses attouchements.

- « Portgas… A-Arrête-toi… Maintenant… » conjurais-je.

- « Je ne peux… Pas… Law. » souffle-t-il.

La prononciation de mon prénom me fait l'effet d'une décharge électrique. Je me mets à bredouiller tant mon cerveau proteste. Mes oreilles en bourdonnent péniblement. Mes mains agissent sans mon approbation. Mes pleurs d'excitation affectent cruellement ma vue. Les rougeurs incendient gravement mes pommettes.

« Par pitié, que quelqu'un nous aide… » suppliais-je.

Tic Tic Tic.

Dieu a entendu ma prière !

Tic Tic Tic.

- « WOUAF ! » (NDA : Très explicite.)

J'assimile tardivement le cri animal avec l'énorme boule de poil qui bondit férocement sur nous, gueule grande ouverte.

- « Deiji ! » me stupéfiais-je.

Je renvoie agressivement Portgas contre le mur opposé pour lui éviter de justesse les crocs aiguisés de la chienne mécontente qui finit sa course folle dans mes bras.

- « Oh, Deiji ! Qu'est-ce qui t'arr-AAAAAAH ! »

La chienne s'est hâtivement redressée et a saisi mon col à plumes dans sa gueule. Elle fonce désormais en direction de la cuisine, me trainant derrière elle comme une vulgaire peluche. Quelle force !

- « Ha Ha Ha Haa ! » glousse Ace.

- « PORTGAS ! Cesse de te moquer ! » hurlais-je.

Grâce à tout ce chahut improvisé, tout l'équipage s'empresse d'aller sur le pont pour savoir d'où proviennent ces cris. Et bien sûr, en me voyant être malmené banalement par la petite boule de nerfs, tous les autres membres se tordent de rire. Je fais définitivement la moue, les bras croisés sur mon buste allongé sur le pont.

Néanmoins, je discerne courtement une large ombre dans le ciel étoilé qui amorce une descente vertigineuse en direction du pont herbeux.

- « Et ça, qu'est-ce que c'est ? » remarque Luffy.

- « Attention à vous ! Ça s'approche à grande vitesse ! » déclare la navigatrice.

BLAM.

Et maintenant, sommes-nous nés sous la bonne étoile ?

{À suivre.}


Et voilà le chapitre 9 ! Il est légèrement plus long que les précédents, et pour cause ! Quand j'ai vu la longueur des paragraphes de description du baiser, je me suis demandée qu'est-ce que ce sera quand je ferais le lemon ! Ah oui, désolé à ceux qui pensait qu'il y aurait un lemon dans ce chapitre x') J'AIME VOUS FAIRE BAVER *q*

Sinon, les reviews SONT LES BIENVENUES, VOIRE OBLIGATOIRE ! Sales Merguezzz ._.
À la prochaine ! :D