Bon-sang, je suis toujours une vraie tête en l'air, bon je poste tous comme ça, plus d'oublis.

Bonne lecture.

Chapitre 9

Cela faisait maintenant près de deux heures que nous étions dans la bibliothèque du parc de Cedar city et nous ne trouvions toujours rien. Mythes, légendes, contes de fée, même l'histoire de la ville, rien de tout ces livres et documents ne nous donnèrent de piste. J'avais eu un appel de la part de Bobby quelques minutes plus tôt pour nous apprendre que de son côté aussi, il n'avait rien trouvé.

_ Et bien on a plus qu'à y aller avec toutes les armes possibles et inimaginables et foncer dans le tas, conseilla Dean. Je me passai la main dans les cheveux puis refermais le livre que je tenais dans les mains avant de finalement le poser sur une pile d'une demi-douzaine d'autres ouvrages déjà feuilletés.

_ Bah on a plus vraiment le choix maintenant. Je vis son visage se décomposer.

_ Sam, c'était une blague!

_ On a plus le choix. Je le regardai alors l'air grave.

_ J'ai une meilleure idée, on va d'abord faire un peu de repérage. Il suffit qu'on cherche incognito une petite bouteille pareille à la notre et on saura qui est le méchant ou au moins où il se trouve. Mon frère assez fier de lui commençait déjà à se préparer pour partir.

_ Je sais pas pourquoi mais je le sens pas vraiment bien, »fut la seule réponse que je pus ajouter avant de lui emboiter le pas.

J'avais en effet un mauvais pré-sentiment, alors que nous parcourions la ville à la recherche du premier magasin suspect de notre liste, nous découvrîmes bientôt la vitrine de celui-ci. Rien de bien effrayant au contraire. Mais pour me rassurer, je glissai dans ma poche intérieure une flasque d'eau bénite et je rangeai dans la poche de mon jean le couteau à démon.

Nous nous avançâmes vers la jolie devanture, on y voyait des produits colorés et bien présentés sur des étagères blanches et finalement une forte et délicieuse odeur de savon aux agrumes s'en dégageait.

On décida de se séparer, Dean approchait la caissière tandis que je faisais le tour des lieux tout en gardant une oreille sur la conversation de mon frangin.

Tout était très bien rangé, une multitude de bougies bios, d'huiles essentielles étiquetées avec leurs vertus thérapeutiques. Puis au sol, des pots-pourris empaquetés dans des sachets ou dans des boîtes assez kitsch.

_ Bonjour mademoiselle, cette jolie boutique vous appartient-elle ?commença Dean.

_ Non, M'sieur. La Proprio est absente mais elle sera bientôt de retour. C'est pourquoi ?

_ Mon partenaire et moi sommes de l'Inspection Sanitaire, nous avons eu quelques plaintes de la part de certains de vos clients.

_ Ah, oui ? Je ne suis pas au courant, puis j'ai commencé y a que deux semaines, vous savez. Après avoir fini le tour du propriétaire, je rejoignis mon frère à la caisse, n'ayant rien trouvé de ce que l'on recherchait. Dean me fit un signe négatif de la tête que je lui renvoyai. Mais je tentai ma chance plus loin en précisant les questions.

_ En faite les plaintes portent sur un produit en particulier, mais je ne l'ai pas trouvé dans votre magasin. Dean compris où je voulais en venir et continua à son tour.

_ Tous vos articles sont-ils en rayons ?

_ Bah non, la Proprio garde des trucs dans cette armoire fermée à clef. C'est les produits les plus chers. La jeune femme pointa alors du doigt une armoire vitrée doublé d'un grillage, juste derrière elle. Mais rien ne ressemblait à des fioles, on y voyait des pierres précieuses, des bocaux remplient de poudre et des petites boîtes en cartons.

_ Y a quoi dans les cartons ? La jeune caissière offrit à Dean un sourire plein de sous entendu avant de nous dire enfin ce que nous voulions entendre.

_ Hum…Ce sont des filtres d'amour comme dans la série « Charmed », commença-telle d'un air enjoué. C'est magique, d'ailleurs je compte en prendre un pour mes parents. Je n'suis pas trop dans ces trucs d'habitude, mais je suis sûre que ça fonctionnera mieux que le Conseiller Conjugale avec qui ils perdent tout leur fric en ce moment. Pff…non, mais quel gros naze… Je la coupai avant qu'elle ne puisse plus s'arrêter.

_ C'est parfait, c'est ce que nous cherchions, ouvrez l'armoire.