Cher lecteurs, merci pour vos reviews :) elles me font plaisir ^^
bonne lecture à vous :)
Nous roulons en direction de l'hôtel. Je regarde le paysage dehors sans un son. Ses mots auraient du me faire plaisir mais j'ai du mal à y croire. La forêt défile devant mes yeux alors que je repense à ses mots.
-Pourquoi as-tu fais ça ?
-Yoruichi …, tente-t-il.
-Non Byakuya ! Pas de détours, pas d'arguments ! Pourquoi ?
Je souhaite enfin savoir la vérité ! L'histoire qui se cache derrière ce mariage. Il met quelques secondes avant de me répondre.
-Je ne voulais pas que tu sois à un autre, confesse-t-il tendu.
Que je sois à un autre ? Son visage se ferme. Son corps est soudain crispé. Il continue pourtant de parler.
-Yoruichi … L'idée même que tu puisses être dans les bras d'un autre … Je … Nous nous fréquentions depuis des mois … Je ne pouvais pas imaginé que tu sois marié à un autre homme …
Il s'arrête. Je comprends son intention mais est-elle réelle ?
Je ne sais pas quel Byakuya croire. J'ai envie de penser qu'il m'aime … Que ses mots sont la réalité de ce qu'il ressent pour moi … Mais est-ce vraiment le cas ? Ne m'utilise-t-il pas encore ?
Sa main se pose doucement sur mon genoux. Je me tourne vers lui, le visage fermé. Il se veut doux mais je n'y arrive pas. Je suis trop perdue. Je prends sa main avant de la pousser. Il la remet sur le levier de vitesse, en m'observant du coin de l'œil. Durant tout le chemin, je sens son regard posé sur moi mais je ne me tourne pas vers lui.
Toutes les manipulations qu'il a fais me rendre trop suspicieuse. Je déteste ça.
Nous arrivons en ville une heure plus tard. Byakuya gare la voiture devant l'hôtel. Je descends précipitamment alors que mon mari tend les clefs au voiturier. Il me suit de près mais j'atteins le deuxième étage avant lui. Seulement, une fois devant la porte, je constate que je n'ai pas la clef. Je suis obligée de l'attendre pour rentrer dans notre chambre. Je m'adosse contre le mur, les yeux vers les escaliers.
Byakuya a les mains dans les poches. Il se dirige nonchalamment vers moi. Il analyse mon humeur en se plantant devant moi. Nous nous scrutons l'un l'autre sans un mot, dans ce couloir d'hôtel. Je me perds dans ses yeux nuits.
En l'espace d'un instant, son comportement change. Il devient plus sombre, plus séduisant. Il me plaque contre le mur, prenant mes lèvres passionnément. Mes doigts se perdent dans ses cheveux alors que je le colle encore plus contre moi. Byakuya m'embrasse comme si rien d'autre ne compte au monde. Il me fait tout oublié. Ses lèvres sont avides des miennes. Nous nous perdons dans ce baiser si enivrant. Nous finissons par nous séparer. Nos fronts collés ensemble, nous reprenons notre souffle. Le baiser m'a laissé pantelante.
-Doutes tu encore de ce que je te dis ? murmure Byakuya doucement.
Mes yeux s'ouvrent pour l'observer. L'homme que j'aime se tient devant moi. Il me regarde tendrement, attendant une réponse. Il ne m'a pas clairement révéler ses sentiments mais ses actions parlent à sa place. Il se penche de nouveau vers moi, son visage légèrement de côté. Instinctivement mes yeux se ferment de nouveau, attendant le contact qui ne vient pas. Mes barrières tombent, elles s'écroulent d'elle même. Je n'arrive plus à résister. J'enlève les quelques centimètres en lui et moi, déposant mes lèvres sur les siennes en mettant mes bras autour de son cou. Byakuya me sert encore plus contre lui.
Mon mari s'écarte légèrement mais ne me lâche pas. Il ouvre la porte, avant de m'inviter à rentrer.
-Une glace sur le bord de mer te tente ? Demande Byakuya en posant ses affaires sur la table basse.
-Pourquoi pas. Je me change, je vais juste mettre un short. J'ai trop chaud avec ce pantalon.
-D'accord, ne traînes pas trop.
Je souris en filant vers la chambre. J'ouvre ma valise pour y chercher mon bien. Mais avant, je tombe sur une robe blanche et bleue. Je retire mon tee shirt avant de l'enfiler.
Byakuya m'attend tranquillement assis sur le sofa. Il esquisse un sourire en me voyant. La robe est bleue sur le haut. Elle est dos nu et m'arrive au niveau des genoux.
-Nous y allons ?
Byakuya met quelques minutes avant de me répondre. Il m'a examiné de la tête aux pieds sûrement en se demandant si vraiment nous allons sortir de la chambre.
-Oui. Vaut mieux.
Sa remarque me fait sourire. Je glisse mes doigts dans les siens alors que nous sortons de l'hôtel.
Dans la rue, beaucoup de touristes font les boutiques. Plusieurs langues se font entendre. Des anglais, des allemands, des français. La plus part des femmes sont en tenue légère, des robes de plages ou maillots de bain avec un short. En même temps, je les comprends avec cette chaleur. Nous mangeons notre glace tout en se promenant dans les rues bondés, profitant simplement de la présence de l'autre.
o-o-o-o-o
La soirée a été agréable. Nous avons dîné dans un restaurant gastronomique en bord de mer, avec vu sur l'océan, puis une promenade dans le centre ville au frais. Byakuya se glisse dans le lit à côté de moi. Il lit un rapport de sa division, sur la tablette que Kisuke a inventé, en me surveillant. Je me tourne sur le côté, lui tournant le dos. Je ne me fâche pas. Mais je n'avais pas envie de lui faire la conversation, ni rien d'autre. De plus, je n'ai pas envie de me précipiter. Si c'est pour foncer droit dans un piège je n'en vois pas l'intérêt. Entre le bruit des vagues et la respiration calme de Byakuya, le sommeil me gagne rapidement.
Une main caresse distraitement mon dos lorsque je commence à émerger de ma nuit. Je m'étire légèrement avant de remarquer ma position. Une de mes jambes s'est faufilée entre celles de mon mari. Le reste de mon corps est à moitié sur Byakuya. La couverture a été envoyé au sol, surement à cause de la chaleur de la nuit. Mes doigts frôlent son torse nu. J'aime la sensation.
-Bonjour, dit il de sa voix grave.
Il me fixe intensément. J'abrège la situation en reprenant ma place à ses côtés et non sur lui. Il se contrôle mais je ressens bien son désir.
-Bien dormi ?
-Très bien et toi ?
-Aussi.
Il continue de m'examiner de ses yeux sombres, sa main montant et descendant dans mon dos. Il me propose de commander le petit déjeuner mais j'ai envie de le prendre ailleurs qu'ici. Dans un café, ou une boulangerie directement, de sortir de l'hôtel.
-Dans ce cas, vas t'habiller.
Je lui obéis en souriant, me dirigeant gaiement dans la salle de bain, vêtue de mon débardeur et d'une culotte en dentelle, je trouve ma brosse à cheveux. Elle se trouve sur le bord de l'évier quand un haut-le-cœur me prend. J'ai à peine le temps d'atteindre les toilettes que mon estomac se vide.
-Yoru ? entendis-je derrière moi, dans la chambre.
Byakuya s'installe à genoux à côté de moi et relève mes cheveux alors que l'instant se prolonge. Je déteste être malade. Lorsque mon ventre a enfin fini de faire ses siennes, je me redresse. Byakuya me fixe inquiet. Seulement, je l'attrape par le bras avant de le faire sortir et de lui claquer la porte au nez. Je me rince la bouche puis j'éponge mon visage. Il y a quelques minutes je me sentais bien maintenant, mon corps est en sueur et mon estomac est barbouillé. De nouveau dans la chambre, je croise le regard de mon mari. Il me regarde froidement. J'ai du le vexé en le mettant à la porte de cette manière.
-Désolée pour ça, déclaré-je en attrapant un élastique qui est sur la table de chevet.
Il hoche les épaules, son regard se fait moins menaçant.
-Cela risque d'arriver de temps en temps. Il faut juste que ton corps se mette en route.
-En route pour quoi ? m'étonné-je en fronçant les sourcils.
-Pour les enfants.
Je ne comprends absolument pas de quoi il parle. Il m'explique calmement en enfilant une chemise.
-Les femmes shinigamis, tant qu'elles ne sont pas mariées, ne peuvent pas avoir d'enfants. Lors d'une union comme la notre, en prononçant le mot 'oui' tu as fais disparaître la barrière qui te protéger. Seulement au début, tu risques d'avoir des effets secondaires. Nausée, maux de têtes, douleur à l'utérus entre autre.
-Et comment tu sais tout ça ? Déclaré-je en mettant les mains sur les hanches.
-Tu séchais les cours quand nous étions jeune Yoruichi. Forcément que tu ignores cette partie. Tu te sens en forme pour sortir déjeuner ?
Ma main se pose sur mon ventre alors que des gargouillis se font entendre. Byakuya s'assoit sur le bord du lit en me tendant la main. Je glisse mes doigts dans les siens alors qu'il me tire jusqu'à lui. Il m'embrasse doucement alors que je le pousse en arrière, l'allongeant sur le lit. Un portable se fait entendre. Au son de la sonnerie, je reconnais celui de Byakuya. C'est Rukia ... Encore ... Seulement au lieu de me pousser, je m'installe encore plus sur lui.
Le silence revient quelques secondes mais son téléphone résonne une fois de plus. Je ne bouge pas. Je reste au dessus de lui, l'empêchant de bouger. Il fronce les sourcils alors qu'il me demande de me pousser.
-Pourquoi as-tu voulu que nous partions en voyage Byakuya ?
Il répond après quelques minutes quand le silence nous entoure de nouveau.
-Pour n'être qu'avec toi. Pour que nous nous retrouvions à deux ...
-Alors, fais le s'il te plait. Laisses Rukia.
-Tu ...
-Il n'y a qu'elle qui passe son temps à t'appeler.
-D'accord, soupire l'homme sous moi.
Je lui souris sincèrement. Je m'écarte de lui. Byakuya se redresse légèrement avant de m'attraper par le poignet et de m'allonger sur le lit. Maintenant c'est à son tour d'être sur moi.
-Jalouse ?
-De ta sœur ?
Je me mets à rire. Comment peut-il avoir une idée aussi idiote ? Je l'ai toujours cru plus malin que ça.
-Absolument pas ! Je souhaite juste profiter le plus possible de toi. Pas du chef de clan. Pas du capitaine Kuchiki. Uniquement de toi, Byakuya.
Il prend mon visage en coupe avant de m'embrasser. Les contacts tendre me plaisent de plus en plus.
-Nous allons le prendre ce petit déjeuner ? me demande-t-il en s'écartant de moi.
Je hoche la tête en me mordant la lèvre inférieur. Vaut mieux sortir de la chambre pour le moment.
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Le sable s'infiltre entre mes orteils. Il glisse doucement sur mes pieds. Il est très fin, très doux et chaud. Je pose mon sac de plage à mes pieds avant de mettre mes lunettes de soleil sur mes cheveux. La vue est magnifique. L'océan est juste devant nous, bleu azur. Le ciel est de la même couleur. Une magnifique après midi au bord de la mer avec mon mari. Nous sommes sur une plage privée d'un petit bar. Il y a quelques touristes pas très loin de nous mais la plus part des personnes sont au bord de l'eau.
Byakuya s'installe sur une chaise longue à l'abri du soleil, sous le parasol alors que le serveur dépose nos commandes sur la table basse. Moi, je préfère ne pas être sous le parasol. Je retire ma robe pour finir en maillot de bain deux pièces. Le soleil chauffe ma peau, c'est agréable. Après avoir allongée toute la chaise, je m'installe à l'envers sur la mienne, sur le ventre. Je sens le regard de mon mari sur mon fessier. Cela me fais sourire.
-Tu ne vas pas te baigner ? me demande mon cher mari en prenant son livre pour le lire.
-Byakuya, les chats n'aiment pas l'eau.
J'attrape mon verre avant d'en boire une gorgée. Je lui fais un clin d'œil en m'allongeant de nouveau, les bras sous ma tête. L'idée même d'aller mettre ne serais-ce qu'un pied dans l'eau froide me fait frissonner. Je suis tellement mieux installée au soleil, avec un cocktail.
J'écoute le bruits des vagues, les cris des enfants, le vent qui souffle légèrement. Je me détends. Les vacances sont délicieusement agréable. Cela fais du bien de profiter de la vie avant d'être de nouveau enfermé dans un bureau.
Deux mains froides se posent sur le bas de mon dos. Je tourne la tête sur le côté pour voir Byakuya prendre de la crème solaire. Il me l'étale sur le corps sans un mot. Ses mains remontent au milieu de mon dos avant de tirer sur la ficelle qui retient mon bikini. Je me redresse légèrement.
-Ne t'en fais pas. Il y a trop de monde ici pour que je tente quoi que se soit.
Il a l'air déçu alors que je me rallonge en souriant.
-Ce serait dommage que ta peau soit brûlée par le soleil princesse, m'explique-t-il.
Il écarte mes cheveux pour les mettre sur le côté contre mon épaule alors qu'il me badigeonne de crème. Ses mains caressent mes épaules. Byakuya est doux et attentionné. Il est calme depuis qu'il m'a raconté la vérité. Il fait de son mieux pour que nos vacances se passent bien. Il dépose un baiser sur mes cheveux.
-Merci, dis-je en sentant que l'on rattache mon maillot de bain.
-De rien, murmure-t-il à mon oreille.
Il laisses ses doigts vagabonder sur mes hanches quelques minutes avant de se lever et de retourner à sa place. Je le regarde à travers mes lunettes de soleil, allongée. Je le trouve magnifique en tenu décontracté. Il est tellement mieux au naturel. Ses traits sont moins tirés, son attitude plus détendu. La fatigue me gagne. Mes yeux se referment sur l'homme que j'aime.
Je me réveille lorsqu'un ballon cogne contre ma chaise. Je me redresse pour le rendre à la petite fille qui vient vers nous. Elle repart en souriant. Je me lève et m'étire. Une petite sieste fait toujours du bien ! C'est à ça que servent les vacances, à prendre le temps et à se reposer.
-Allons nous baigner, propose mon mari en enlevant son maillot.
J'observe son torse si pâle. Il est si bien foutu. Comment se fait-il qu'il soit aussi musclé alors qu'il ne fait pas tant de sport ?
Byakuya reste en short. Il pose ses lunettes de soleil sur le livre à côté de son verre. Je décline poliment son invitation en fixant l'eau bleu. La mer est belle mais c'est tout. Je pivote sur moi même mais Byakuya se trouve juste derrière moi. La lueur malicieuse dans son regard me fait déglutir. Je fais un pas en arrière involontairement. Cela ne lui échappe pas. Cette fois-ci il affiche un léger sourire.
-Oh non ma belle, tu ne vas pas t'enfuir.
Je souris à pleine dents en tournant les talons et en partant en courant, Byakuya derrière moi. Je cours dans le sable pour fuir mon mari, esquivant les enfants qui font des châteaux de sables. Je ne sais pas ce qu'il a en tête et pour le moment, je ne veux pas le savoir. En regardant derrière moi, je n'ai pas remarqué le trou qui a été creusé dans le sable. Je m'apprête à m'étaler au sol quand Byakuya m'attrape par la taille. Il parvient à me hisser sur son épaule calmement. Malgré mes cris et mes demandes, il ne me pose pas au sol. La situation l'amuse. Plusieurs regards se tournent vers nous en souriant mais la seule chose que je remarque vraiment c'est l'endroit où il m'emmène. L'océan !
-Byakuya poses moi !
Je gigote mais il ressert son maintien sur mes jambes. L'eau commence à lui arriver au mollet au fur et à mesure qu'il avance dans l'eau. Maintenant, je ne souhaite plus qu'il me pose. Il continue son avancé toujours sous mes protestations qui ont changé.
-Me poses pas !
Ses mains me lâchent légèrement mais c'est à mon tour de l'agripper. Mes ongles s'enfoncent légèrement dans son dos. L'eau a beau être d'un magnifique bleu, je ne souhaite pas y mettre un pied. Mais mon cher mari ne l'entend pas de cette oreille. Il retire ses bras de mon corps et je tombe les fesses la première dans l'eau.
-Alors l'eau est froide ?
Les vagues me poussent légèrement. Mes cheveux flottent à la surface. Il a osé.
Byakuya me tend une main pour m'aider à me relever. Je l'accepte volontiers en gardant la tête baisser.
-Fais pas la tête princesse, murmure-t-il alors qu'il tire légèrement pour m'aider à me mettre debout.
Seulement, je tire beaucoup plus fort que lui, suffisamment pour le faire basculer en avant et atterrir dans l'eau à côté de moi. Il se relève avant de s'asseoir mes côtés. Il se met à éclater de rire. Un rire franc. Tellement plaisant. Cela faisait des années que je ne l'avais pas entendu rire. Je reste là, à le contempler. Mon regard se fait doux. Il est tellement beau. Il oublie son rôle, son importance, ses obligations. L'espace d'un instant, il est redevenu le petit garçon qui jouait dans l'étang à carpe. Byakuya tourne la tête vers moi. Surement quand il sent que je l'observe. Son rire s'évanouit, son visage reprend son sérieux mais ses joues restent légèrement rosés. Ses yeux sont différents. L'homme que j'ai connu revient doucement.
-Tout compte fais, l'eau n'est pas si gelé que ça, déclaré-je en me levant.
o-o-o-o-o
Trois heures du matin. J'ouvre la fenêtre de la salle de bain. J'essuie mon visage avec une serviette pour la énième fois. Cette nuit, la salle de bain est ma meilleure amie. Déjà quatre heures que je suis enfermée dans la pièce.
-Yoru, allez ouvres.
-C'est rien, répondis-je en hurlant les mains de chaque côté du lavabo.
Il doit sentir que je lui mens puisse qu'il insiste une fois de plus. Je consens enfin à tourner le verrou de la porte. Byakuya me fixe, l'inquiétude marquant légèrement son visage. Je détourne le regard. Un mal de tête me gagne. Cette nuit est un vrai cauchemar. Je ferme les yeux, mes mains se mettent à trembler et mon estomac se vrille à nouveau. Je suis pliée en deux, agrippant mon pull, alors que la douleur foudroie mon ventre.
-Nous devrions aller voir le capitaine Unohana. Pour être sur que ce n'est pas grave.
Byakuya caresse mon dos alors que l'envie de vomir me reprend. Je me dirige en courant vers les toilettes.
-Non. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer, articulé-je après avoir repris ma respiration. Ou quelque chose que je n'arrive pas à digérer.
Je me laisse tomber lourdement à côté des toilettes en fermant les yeux. Je ne souhaite pas déranger tout le monde juste parce que je suis malade. Et puis ils sont quand même à plusieurs heures de vol d'ici. Avec le décalage horaire, je n'en vois vraiment pas l'intérêt.
Nous retournons dans le salon. Un petite lampe est allumée pour nous permettre de nous diriger. Elle n'est pas trop éblouissante. Byakuya s'installe dans un fauteuil, pour lire un livre, en me surveillant du coin de l'œil alors que je m'allonge dans le sofa. Sur le dos, dans le silence, je regarde le plafond, une main sur mon ventre. La pièce ne tourne plus, j'en suis soulagée. Tout fini par se calmer. Les douleurs disparaissent, mon corps se détend. L'épuisement me gagne.
Dans un demi sommeil, je sens un baiser se déposer sur mon front puis quelqu'un me soulève. Le parfum de Byakuya se fait sentir. Je me sens en sécurité. J'accroche sa chemise alors qu'il me pose doucement sur quelque chose de moelleux, que je suppose être le lit.
-Restes avec moi, marmonné-je, les yeux toujours clos.
Il ne répond pas mais son corps se colle au mien, son bras m'entourant. Sa chaleur se répand et me réchauffe doucement. Mon cœur prend un rythme normal lorsque nos respirations s'accordent. Mes muscles se détendent un à un.
-Dors bien princesse, entendis-je vaguement.
En ouvrant les yeux, la première chose que je remarque est une petite boîte noire et blanche. Elle est posée sur ma table de chevet. La couleur rose sombre du ruban correspond à la quatrième division. Byakuya a été chercher ce qu'il fallait malgré mon refus.
Je me redresse, faisant descendre la couverture. Ma tenue est différente de celle de cette nuit. Je ne me rappelle pas m'être endormie en débardeur culotte. Mes jambes tremblent quelques secondes lorsque je prends appuie dessus mais je parviens quand même jusqu'à la porte.
Le capitaine Unohana se trouve dans le salon avec Byakuya. Ils doivent prendre le thé, vu les deux tasses qui sont sur la table avec une théière. Tous les deux se tournent vers moi alors que je reste sur le pas de la porte.
-Yoruichi, dit Byakuya en se levant et en s'avançant vers moi. Tu es enfin réveillée.
Comment ça enfin ? Je n'ai pas dormi toute la journée quand même. Je lève les yeux sur l'horloge qui est accroché au mur. Ah si, il n'est pas loin de dix huit heure. Byakuya me prend dans ses bras, sous le regard calme de Retsu. Sa démonstration d'affection m'étonne. Il me traîne au sofa. Le capitaine Unohana m'examine simplement du regard.
-La fièvre est tombée, c'est bien.
-La fièvre ? Quelle fièvre ?
-Tu ne t'en souviens pas ? me demande-t-elle.
Je hoche la tête de gauche à droite. J'ignore de quoi elle parle. La dernière chose dont je me souvienne est le câlin que Byakuya m'a fais juste avant que je m'endorme. Je les fixe perplexe.
-Lorsque tu t'es endormie, ta température a augmenté d'un coup. Elle ne voulait pas descendre.
-Je souhaiterai vous examiner un peu plus, demande le capitaine en se levant.
Elle n'attend pas ma réponse pour aller dans la chambre. Byakuya s'apprête à faire de même mais je lui demande de rester là pour le moment. Il fronce les sourcils mais accepte d'accéder à ma demande. Je me penche légèrement en avant pour l'embrasser avant de partir rejoindre Retsu. Elle m'attend en regardant la mer par la fenêtre.
-Très jolie vu, dit-elle alors je ferme la porte à clef.
-C'est Byakuya qui a choisi.
Elle étudie mes réactions alors que je hausse les épaules. Elle m'invite à m'asseoir sur le lit. Puis elle souhaite que je lui résume mes problèmes de santé, ce que je fais. Les douleurs au ventre qui apparaissent, les maux de tête mais surtout les vomissements.
-D'habitude, les effets ne sont pas aussi puissant, m'explique-t-elle en lisant une feuille. C'est simplement quelques maux de ventre ou nausées le matin. Mais pour toi c'est plus compliqué puisse que tu es en partie humaine. Ton corps doit gérer la transition. Bien sûr, pour n'éviter aucune confusion je t'ai fais une prise de sang. Tout est parfaitement en ordre. Tu n'es pas enceinte. Et tu ne couves rien d'autre. Maintenant, allonges toi.
-Il y en a pour combien de temps ? demandé-je alors qu'elle palpe mon ventre.
-Cela dépend de ton corps, un ou deux jours. Peut être même une semaine.
Mes yeux s'écarquillent. Une semaine de douleurs et de haut de cœur ? Non merci. Je pris pour que cela ne recommence jamais. La douleur est tellement forte que lorsqu'elle est présente, je ne parviens plus à bouger.
-Ce matin, je t'ai directement injecter les anti-douleurs pour la fièvre. Si cela recommences, tu devras prendre les comprimés qui se trouvent dans cette boîte, me dit-elle en me montrant la boite de tout à l'heure. Un comprimé toutes les quatre heure. Par contre, si cela ne passe pas avec le médicament, tu rentres à la Soul Society compris ?
Malgré ses yeux calme, je sens la menace dans sa voix. Le capitaine Unohana est d'un caractère posé mais les personnes qui vont dans le sens opposé de ses 'recommandations' ont généralement des problèmes avec elle. Elle n'est plus aussi gentille. Et après elle ne laisse plus le choix.
-Dans tous les cas, j'espère que vous pourrez profiter de votre lune de miel.
Je la remercie chaleureusement alors que nous retournons dans le salon. Byakuya raccroche le téléphone de la chambre quand nous le rejoignons. Je file dans la salle de bain chercher un peignoir laissant mon mari et le docteur. Lorsque je reviens le capitaine Unohana ouvre un portail à l'aide de son zanpakuto.
-Byakuya, dit-elle poliment.
-Retsu.
Ils se saluent alors qu'elle repart à la Soul Society. J'avais totalement oublié qu'ils pouvaient s'y rendre grâce à des portails. Byakuya se tourne vers moi alors que la porte se referme.
-Tu te sens mieux ?
-Oui.
Je le prends dans mes bras en le remerciant. Il me rend mon étreinte, en m'expliquant qu'il ferait n'importe quoi pour moi. Nous restons enlacés quelques minutes. Un toc à la porte nous sépare.
-Je me suis dis que tu aurais faim, vu qu'il va être l'heure de dîner.
Un homme dans son costume noir pousse le chariot jusqu'à la table basse. Il nous fait une courbette avant de disparaître. La journée a défilé pendant que je dormais.
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J'ai passé la nuit dans les bras de Byakuya. Se fut une nuit calme et reposante. Aucunes douleurs ne m'a réveillé, ni rien d'autre d'ailleurs. Nous avons dormi sereinement enlacés.
Au petit matin, nous avons visité un village en bord de mer et le marché local qui animait le centre. Nous avons acheté du raisin que nous avons dégusté toute la matinée en nous promenant.
Cette après midi, Byakuya a préféré rester dans notre suite. Il m'a précisé qu'il avait une réunion rapide et qu'il viendrait me rejoindre au moment du goûter pour que nous dînions dehors. Seul bémol, il n'est pas loin de vingt heure et mon mari n'est toujours pas avec moi.
Je salue le maître d'hôtel avec mon sac de plage dans les mains, en grimpant les marches jusqu'au premier. J'ouvre la porte avec la clef magnétique. J'entends une voix dans le salon. Byakuya est assis sur le canapé, en train de discuter boulot avec plusieurs capitaines en visioconférence. Il est sur l'ordinateur que lui a fourni Urahara. Je me promets de le tuer quand je rentrerai de vacances. La tablette passe encore mais l'ordinateur se n'était pas obligatoire.
Je place mes lunettes de soleil sur ma tête alors que ses chers messieurs me saluent poliment.
-Tu es déjà rentrée ? me demande Byakuya en se tournant à peine vers moi.
-Il va être vingt heure mon cher ! Tu devais me retrouver il me semble.
Je me retiens de faire une scène de ménage. Il ne respecte pas sa part du marché là ! Pas d'affaires de familles à gérer et très peu de boulot. Rien que nous ! Je pose mon sac dans un coin, bien décider à profiter du reste de ma journée. Je vais me rafraîchir dans la salle de bain, ignorant les regards amusés des autres. Je remplace ma robe de plage par une robe noir moulante. Elle s'arrête légèrement plus haut qu'une jupe. Je redresse mes cheveux en queue de cheval alors que je sors de la salle d'eau.
Je constate avec plaisir que les yeux des messieurs se tournent vers moi. Je mets un bracelet en leur adressant un sourire.
Mon mari lève les yeux de son dossier quand il remarque qu'il n'a plus leur attention. Il suit leurs regards. Bien sûr ses yeux se posent sur moi. Il me reluque de la tête au pied. Mes épaules dénudées. Ma jupe courte. Mon rouge à lèvre rouge.
-Tu comptes sortir vêtue comme ça ?
Monsieur jaloux se réveille. Je garde un visage impassible alors que Byakuya se lève enfin du sofa pour me faire face. Je le contourne et attrape ma pochette sur la table de salon.
-Mon mari ne fait pas attention à moi, je vais trouver quelqu'un qui le fera !
Ses yeux me jettent des éclairs. Je lui rends son regard, bien décider à ne pas me laisser faire.
-Je vous souhaite une bonne soirée, je vais aller m'amuser !
Je leur fais signe de la main, en tournant les talons. Je claque la porte sous le regard énervé de mon goujat de mari.
Le videur me laisse entré dans la boîte de nuit sans soucis. Je me dirige rapidement vers la piste de danse. Ce qui est bien c'est que dans cette ville, les soirées ont lieux à toutes heures. Le dj change de rythme. Il met une chanson plus sensuelle. Je me trémousse sur la piste, au rythme de la musique, quand un homme se place devant moi. Il est blond, les yeux bleu, assez beau garçon à vrai dire. Il se déhanche devant moi sans me toucher. Je lui souris.
-Dégages c'est ma femme, entendis-je froidement derrière moi.
Je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir qu'il s'agit de Byakuya. Le pauvre homme se recule alors que mon mari m'attrape par la taille. Il me fait tourner sur moi-même pour lui faire face. Il m'embrasse passionnément montrant à tous que je suis sa possession. Sa crise de jalousie me plaît. Il me montre enfin qu'il tient à moi. Pas en faisant tout ce que je souhaite depuis que nous sommes ici mais d'une autre manière.
-Tu n'as pas de boulot ?
Ma question n'a rien d'innocent. Je veux lui montrer à quel point ses habitudes sont mauvaises. Il n'a pas prit de vacances depuis le décès d'Hisana, mais maintenant se serait bien qu'il en profite. Il n'est plus tout seul.
Byakuya ne répond pas. Il me presse encore plus contre lui. Sa main gauche se pose dans le bas mon dos alors que l'autre me force à le regarder. Ses yeux noirs étincellent étrangement. Je fonds sur place. Mes bras se posent de chaque côté de son visage. Je m'arrête de danser pour me mettre sur la pointe des pieds scellant nos lèvres. Le baiser finit, je cale mon visage contre son torse, respirant son odeur. Je ne suis pas sûre d'arriver à me passer de lui un jour.
-Yoruichi.
Byakuya m'appelle rarement par mon prénom. Je lève mes yeux dorés vers lui, intriguée.
-Tu es à moi.
Son ton est autoritaire. Sa phrase n'est pas une question mais une affirmation. Le monde se soustrait à moi. Je ne vois plus que lui. Mon cœur bondit de joie dans ma poitrine. J'affiche un sourire béa. Dans d'autres circonstances, je lui aurais sûrement répondu que je n'appartiens à personne. Que je suis libre malgré mon alliance au doigt mais je me suis retenue. J'ai juste acquiescé d'un signe de tête, heureuse.
