Bonjour à vous tous.
Je ne vais pas trop blablater sur ce chapitre, je réponds juste aux review et vous laisse ensuite découvrir le fruit de mon travail :
Imortelle : Merci pour ta review. Je suis ravie que ma fiction te plaise et j'espère que ce chapitre te plaira tout autant.
Luna77100 : Merci pour ta review et oui c'est la vrai histoire de ma mère (j'ai zappé les passages glauques car Esther et Mikael vous auraient paru des enfants de chœur à côté). Par contre, ce n'est pas la tante d'Ophélie qu'il a sauvé mais sa sœur. Enfin ça n'est pas bien grave et je suis consciente que la tante a marqué les esprits avec sa réplique « Il fait bien l'amour ? ». En tout cas, j'espère que tu aimeras tout autant ce chapitre.
Nadiz : Merci pour ta review. En revanche, le Klauphélie ne ressemble en rien au Klaroline car Ophélie cherche à connaître et comprendre Klaus. Elle sait qu'il a fait des choses horribles et qu'il en fera d'autre mais elle ne le juge pas sur ça. Pour ce qui est de l'attirance d'Ophélie, je dirais juste qu'elle a peur mais pas réellement de lui… Mais tu le découvriras plus tard.
Lea Mikaelson : Merci pour ta review. Voilà la suite.
Klausetcaroline : Merci pour ta review épique, LOL. Donc oui, le but était clairement de faire partir les lecteurs loin, très loin lors du passage avec la musique de Pearl Harbor. Je suis contente que tu es apprécier la discussion entre Klaus et Marie. Ma mère a vraiment vécu ce que je décris dans ma fiction (même pire) ce qui me fait dire, mais je me trompe peut-être, que je comprends Klaus vis-à-vis de ça. Pour la scène du cimetière, j'avais un peu peur de l'accueil des lecteurs, sachant que l'histoire d'Ophélie est basée en partie sur ma vie (pas sur tout mais ça, ça viendra avec la suite de l'histoire). Je craignais qu'on me fasse des reproches sur le fait qu'Ophélie demande à Klaus de sauver sa sœur donc ma sœur. Bizarre dans mon esprit mais finalement tout le monde a apprécié. J'espère en tout cas que tu apprécieras ce nouveau chapitre.
Odessa : Merci pour ta review, j'espère que tu apprécieras ce nouveau chapitre.
Fifi Brindacier : Merci pour ta review. Je suis contente que ce chapitre t'ait plus et j'espère que le prochain te plaira tout autant. Pour ce qui est des demandes particulières (comme la visite de la Bretagne) ne te gênes pas, si je peux exhausser tes rêves au travers de ma fiction.
Many Delena : Merci pour ta review. Je me demandais pourquoi je n'en avais pas, j'avoue j'étais malheureuse de ne pas voir ton nom apparaître dans les review. Enfin maintenant j'ai compris et ne t'inquiète pas ;-) Pour la fiction, je suis vraiment ravie que tu l'aimes à ce point et j'espère que tu vas continuer de l'aimer maintenant qu'ils sont à la Nouvelle-Orléans et que le côté « Réel » va un peu... beaucoup s'effacer.
Audrey : Merci pour ta review. Ne t'inquiète pas pour la review, pareille que Many tu m'as expliqué pour tes vacances, j'espère que tu en as bien profité. Pour en revenir à la fiction l'arrivée d'Ophélie va-t-être assez compliquée, dur et pleine d'émotion. Je n'en dis pas plus et te laisse découvrir. PS : Oui, je suis une sadique et oui je vous fais mariner le Klauphélie ;-)
TU ES LE PREMIER JOUR DE MA VIE
Chapitre – 9
In Memoriam
« La chose la plus difficile sur cette terre, c'est d'y vivre. »
Buffy Anne Summers
POV – Klaus :
Le soleil couchant beigne de ses derniers rayons mordorés l'intérieur de l'avion. Ophélie regarde par le hublot, ses larmes se sont taries enfin mais je sais que la douleur d'avoir laissé derrière elle sa famille est encore vivace. Nous n'avons pas décroché un mot depuis notre départ de France et je ne sais comment trouver les mots pour l'apaisé. Je n'ai jamais été très doué pour réconforter les gens et ce n'est certainement pas maintenant que je vais le pouvoir.
…
Flash-back
…
Je pénétrais dans la chambre d'Ophélie pour descendre la dernière valise lui appartenant. Elle se tenait debout au centre de la pièce, les bras croisés sur sa poitrine. Je m'approchais d'elle, ses yeux étaient remplis de larmes mais elle se montrait forte. Sa respiration saccadait par moment mais je ne relevais pas, la laissant vivre le plus paisiblement ce moment. Je lui tendis un paquet, petit cadeau qui j'espérais l'aiderait à laisser son passé et sa famille derrière elle. Elle m'observa surprise et finit par accepter de prendre mon présent devant mon regard insistant. Je la voyais secouer la boîte pour tenter de deviner ce qu'il y avait dedans, je riais devant son air espiègle. Elle se décida enfin à l'ouvrir. Elle écarquilla les yeux en découvrant une peluche, un lapin marron pour être exact, avec de longues pattes arrière qui faisaient plus office de jambes telles que celles des humains ainsi que des bras et de grandes oreilles. Elle le serra aussitôt dans ses bras, un sourire s'étalant sur ses lèvres.
- Lapinos ! Vous l'avez retrouvé ! Mais comment ? Me demanda-t-elle heureuse de retrouver sa peluche.
- Dans le camping après que ta famille ait été priée de quitter les Etats-Unis quand leur visa touristique c'est terminé. Expliquai-je. Donc cette chose à un nom ?
- Oui. Répondit-elle. Je sais ce que vous pensez, c'est ridicule à son âge, elle ne devrait plus donner autant d'importance à un objet aussi futile… Commença-t-elle.
- Ai-je dis quelque chose ? L'interrompis-je dans son monologue.
- Non ! Répondit-elle en baissant les yeux sur sa peluche comme une enfant prise en faute.
Néanmoins sa bouderie ne dura que quelques secondes et elle releva presque aussitôt les yeux vers moi toujours souriante. Je lui rendis son sourire et attrapais sa valise pour la charger dans le coffre. Je descendais l'escalier, Ophélie derrière moi. Christophe observa le lapin dans les bras de sa sœur et semblait lui aussi ravie de son retour. Je fronçais les sourcils dans l'incompréhension.
- C'est moi qui l'aie offert à Ophélie pour son premier anniversaire. M'expliqua-t-il.
Je n'insistai pas et me dirigeai vers le 4x4 que j'avais « emprunté » il y avait quelques jours de ça maintenant, quand j'étais venue chercher Ophélie. Aujourd'hui, je repartais avec elle et j'en étais ravi. Une fois la valise placée dans le coffre je retournais à la maison où je trouvais Ophélie embrassant ses neveux et nièces, leur demandant d'être sage et de bien travailler à l'école. Elle les serra tous les uns après les autres dans ses bras. Je savais qu'elle puisait dans ses forces pour ne pas s'effondrer devant eux. Elle prit ensuite son frère avec qui elle n'échangea aucun mot tendre mais tous deux avaient les yeux remplis de larmes. Ils savaient l'un comme l'autre qu'une parole suffirait à les faire pleurer. Ophélie embrassa sa belle-sœur qui lui souhaita un bon voyage et de bien s'amuser. Ophélie lui promit d'en profiter. Son beau-frère et elle échangèrent les mêmes paroles à quelques différences près. La jeune femme serra ensuite sa sœur dans ses bras avec force. Les deux femmes s'embrassaient tendrement, se murmurant des mots tendres. Ophélie parvint difficilement à ne pas verser de larmes alors que sa sœur en laissa quelques-unes apparaître aux coins de ses yeux. La plus jeune des sœurs les essuya fébrilement et taquina la plus âgée sur sa sensibilité. Alors qu'Ophélie et Béatrice plaisantaient, Marie, la mère d'Ophélie s'approcha de moi. Je la regardais perplexe lorsqu'elle tendit ses bras pour me serrer contre elle. J'hésitais puis finalement la laissais faire. J'enroulais mes bras autour de la taille de la femme et me laissais bercer. Je n'avais jamais été serré dans les bras de ma mère et cela me faisait vraiment bizarre de me retrouver dans les bras de celle d'Ophélie.
- Niklaus ? Murmura-t-elle à mon oreille.
- Oui ? Dis-je sur le même ton de la confidence.
- Veillez bien sur ma fille, s'il vous plait ? Me demanda-t-elle.
- Comme sur la prunelle de mes yeux. Lui promis-je malgré que son plus grand danger soit moi.
- Merci. Dit-elle en m'embrassant sur la joue.
Elle desserra son étreinte et prit Ophélie dans ses bras. La mère et la fille se câlinaient toutes les deux avec force. Ophélie versa ses premières larmes. Sa mère la sermonna légèrement afin de lui donner le courage de poursuivre sa voix. Finalement nous pûmes partir dans les temps mais dès que la maison et sa famille ne furent plus en vue, Ophélie se mit à pleurer et elle pleura silencieusement jusqu'à l'aéroport. Je lui tendis la boite de mouchoir, ne sachant pas quoi faire d'autre.
…
Fin du Flash-back
…
Un steward nous apporte des couvertures, Ophélie ne tourne pas les yeux vers lui, je pose délicatement la couverture sur ses jambes. Je sais qu'elle a fixé une limite « séparative » mais je ne parviens pas à m'empêcher de prendre soin d'elle. Elle tourne le regard vers moi et me sourit reconnaissante. Mon cœur se réchauffe et j'étire un sourire ravie. Nous dînons ensuite tranquillement sans encore dire un mot mais Ophélie semble reprendre petite à petit ses esprits. Je savais que ça serait difficile pour elle et j'ai beau me dire que j'ai fait le meilleur des choix mais je ne cesse de me demander si je n'ai pas fait une erreur en l'arrachant ainsi à sa famille.
Le repas terminé Ophélie se décide à me parler. J'écarquille les yeux surpris d'entendre le son de sa voix.
- Est-ce que ça vous dit de regarder un film ? Me demande-t-elle.
Mais bien sûr tout ce que tu veux, Love… Je secoue la tête et lui répond.
- Pourquoi pas ! Je te laisse choisir, je n'ai jamais été très cinéphile donc je préfère laisser faire une professionnelle.
Je me rappelle qu'elle m'avait parlé de Mission Impossible 4 avant de sauter du rebord de ma maison sur un câble électrique. De toute évidence, Ophélie s'en rappelle aussi car elle laisse échapper un petit rire nerveux. Elle cherche alors sur les écrans devant nous ce que nous allons regarder. Elle ne semble pas trouver ce qu'elle recherche.
- Intouchable ? Me propose-t-elle finalement.
- Ça parle de quoi ?
- C'est l'histoire de deux hommes, l'un est tétraplégique et l'autre chômeur. L'un est riche, l'autre banlieusard. Tous les opposent et pourtant ils vont s'aider mutuellement et devenir amis. Me récapitule-t-elle.
- Ça n'a pas l'air très gaie ton truc !
- Il ne faut pas se fier aux apparences. Ce film est drôle, triste à certain moment mais vraiment profond. Le défend-t-elle. Et surtout c'est un film français !
- Chauvine !
- Oui c'est vrai, je l'avoue ! Rit-elle.
- Bien ! Va pour Intouchable !
Elle lance le film ravie, s'emmitoufle sous sa couverture puis pose son casque sur ses oreilles. Le film commence et je me sens vraiment rentrer dans cette histoire. L'arrivé de cet étranger dans une famille déchirée qui remet leur vision du monde ainsi que leur certitude en question me fait un réel écho avec la situation actuelle. Je suis tellement prit dans le film que je sursaute malgré moi lorsque je sens la tête de la jolie brune assise à mes côtés se poser sur mon épaule. Je tourne le regard et remarque alors qu'Ophélie dort à point fermé, toute pelotonnée contre moi. J'entoure ses épaules avec mon bras, pose ma tête contre la sienne et me concentre à nouveau sur le film. Je savoure son contact, sa proximité sachant que cela ne se reproduira pas. Sa main glisse sur ma cuisse, je garde un sourire ravie plaqué sur mon visage jusqu'à la fin.
…
Après plusieurs heures de vol
…
L'avion se pose sur le tarmac de l'aéroport de la Nouvelle-Orléans. Ophélie est réveillée et nous sommes l'un et l'autre légèrement gênés de notre proximité lors du vol. C'est donc dans un silence pesant que nous sortons de l'avions, récupérons nos bagages et attendons la voiture qui viendra nous rechercher. Au bout d'une demi-heure et d'une dizaine de coups de files passés à ma sœur et à mon frère, je me vois dans l'obligation de chercher un taxi qui nous mènera à la maison. Je siffle, crie, fais de grand geste pour en alerter un mais tous sont pris. Ophélie est assise sur sa valise et me regarde gesticuler dans tous les sens, je la vois esquisser un sourire amusée ce qui m'agace encore d'avantage. Au bout d'un moment, elle se lève et ouvre la portière d'une voiture derrière moi.
- Excusez-moi, monsieur ? S'adresse-t-elle au conducteur.
- Oui, madame. Que puis-je faire pour vous ? Lui demande-t-il.
- Est-ce que votre taxi est réservé ou non ? L'interroge-t-elle.
- Non, vous pouvez monter. L'invite-t-il.
Elle se redresse et me regarde souriante.
- C'est bon. Me dit-elle.
Le chauffeur ouvre le coffre et range les valises à l'intérieur pendant qu'Ophélie et moi nous nous installons à l'arrière. Le silence est à nouveau pesant seul le chauffeur et Ophélie parlent.
- Vous revenez de vacances ? Nous interroge-t-il.
En quoi ça le regarde.
- Non. Je viens pour du travail. Répond Ophélie penché vers l'avant pour parler.
Je la regarde les sourcils levés surpris mais elle m'ignore royalement.
- Oh ! Et dans quelle branche ? Continue-t-il.
Taxi ça lui irait bien finalement.
- Je vais être nounou d'une petite pissousse. Plaisante-t-elle en me souriant gentiment.
Pissousse ? Elle n'est pas encore née et la voilà affublé d'un petit nom ridicule.
- Ah ! J'espère que vos patrons ne seront pas des emmerdeurs. Rit-il.
Je vais me le faire celui-là… C'est quoi le numéro de son taxi ?
- Oh non ! Fait Ophélie en riant.
Calmes-toi, Klaus ! Calmes-toi ! Je prends une grande inspiration et regarde par la vitre. Nous sommes déjà arrivés dans le quartier français. Ouf ! La voiture s'arrête à quelques mètres de l'entrée principale. Je sors de la voiture et tiens la portière ouverte à Ophélie mais le chauffeur lui ouvre l'autre et elle sort de son côté. Je serre les lèvres et ferme la portière en la claquant.
- Si tous mes clients pouvaient être comme vous, ce métier serait un véritable plaisir chaque jour. Déclare-t-il en lui baisant la main.
Il peut toujours courir pour que je lui donne un pourboire, celui-là. L'embrasser l'a suffisamment payé ! Ophélie rougie devant la niaiserie de cette déclaration. Je lève les yeux au ciel et soupire. Le chauffeur me fusil du regard en se dirigeant vers le coffre. Ophélie s'écarte légèrement, me laissant la place pour poser les valises sur le trottoir.
- Oui ! Si tous mes clients pouvaient être comme vous ! Insiste-t-il d'un ton grave en me regardant toujours aussi noir.
Je flash aussitôt sur lui et l'attrape par le col de sa chemise à carreaux. Je le soulève presque du sol, faisant tomber son béret par terre.
- Tu vas te dépêcher de vider le coffre de cette voiture et partir le plus vite possible. Tu payeras la course toi-même et sans dire un mot.
Je le lâche satisfait de moi. Je me retourne vers Ophélie qui est droite comme un I et me regarde d'un air déçue. Elle remercie le chauffeur de taxi, qui ne lui répond pas dans sa précipitation puis se dirige vers la maison. Je tente de prendre l'une de ses valises pour la décharger.
- Non ! Je me débrouille très bien toute seule ! S'emporte-t-elle.
- Ophélie…
Elle avance tant bien que mal mais ne cède pas. Têtue ! J'avance lentement la laissant pénétrer à l'intérieur quelques secondes avant moi. Je soupire et continue mon chemin lorsque je pénètre à mon tour dans la grande cours. Ophélie est stoppée sur le seuil, les yeux ronds et la bouche grande ouverte. Je suis son regard et découvre Davina, la jeune sorcière, assise au milieu de la cours serrant dans ses bras son premier amour, Tim, mort !
- Tim ! Réveille-toi ! Tim ! S'il te plaît, lèves-toi ! Sanglote-t-elle en le serrant contre elle.
Ses larmes roulent sur ses joues abondamment. J'observe ma sœur debout dans l'entrée près de Marcel, tous deux paraissent aussi choqués qu'Ophélie et moi. Je tourne les yeux vers mon frère, il se tient debout le visage impassible les vêtements et le visage souillés de sang. Je tourne enfin mon regard vers Hayley, elle tient dans sa main un tisonnier imbibé de sang. Son regard est froid presque glacial. C'est étrange de la voir se tenir ainsi avec semble-t-il l'arme du crime dans sa main droite et sa main gauche posée sur son ventre rond.
- Tim ! Ouvres les yeux ! Lui demande Davina en se penchant vers son visage. Non, non, non ! Hurle-t-elle.
Sa douleur me donne des frissons. Ophélie et Rebekah se précipitent au même instant vers elle, lui murmurant des paroles réconfortantes. Ma sœur parvient à la faire lâcher prise. Toutes les trois gravissent les marches de l'escalier afin de l'accompagner dans sa chambre.
POV – Elijah :
Klaus ouvre la porte aux deux battants de son bureau. Il se dirige aussitôt vers le bar et se serre un verre de bourbon. Il garde le silence, nous laissant le temps à Marcel et moi de pénétrer dans son bureau. Il se place derrière une fois que nous avons fermé la porte.
- Pourrais-je savoir ce qui s'est produit durant mon absence ? Rage-t-il en serrant tellement fort son verre que ses phalanges en deviennent blanche.
Marcel et moi gardons le silence ce qui a le don d'énerver encore d'avantage mon frère.
- Parfait ! Apparemment tout le monde trouve ça normal que Timothy soit mort. Non pas que j'éprouve une quelconque tristesse pour le violoniste mais il me semble évident que la vengeance de la sorcière sera tout sauf douce ! Expose-t-il en posant son verre vide violemment sur son bureau.
- Je suis responsable de sa mort ! Dis-je en levant les yeux vers lui.
Klaus éclate de rire. Il s'avance vers moi et me regarde droit dans les yeux.
- Mais qu'est-ce que cette fille a de si spécial pour que tu t'accuses du meurtre de Tim ? Me demande-t-il.
- Je n'ai pas tué Tim, c'est Hayley qui l'a fait mais je suis responsable de la présence de Tim dans notre demeure. Dis-je.
…
Flash-back
…
Je regardais Marcel quitter la demeure. Depuis la fuite de Davina et le départ de Klaus celui-ci n'arrêtait pas de chercher la jeune sorcière. Il n'avait confié la mission de la rechercher qu'à des vampires en qui il avait confiance, c'est-à-dire à tous sauf à moi. J'observai la cours se vider progressivement et je sentis Hayley s'accouder près de moi à la rambarde de la mezzanine.
- Il cherche toujours Davina ? Me demanda-t-elle.
- En effet. Lui répondis-je avec douceur.
- Tu ne l'aides pas ? M'interrogea-t-elle.
- Il semble que ma présence ne soit pas nécessaire. Répliquai-je.
Elle me sourit comprenant que personne ne me faisait confiance.
- Moi, j'ai besoin de toi. Déclara-t-elle.
- Oh ! Et en quoi puis-je t'aider ? Lui demandai-je.
- Est-ce que tu peux écouter le cœur du bébé, s'il te plaît ? M'interrogea-t-elle.
Je fronçai les sourcils ne comprenant pas où elle voulait en venir. Elle m'encouragea d'un mouvement de tête. Je me concentrai alors sur le ventre de la futur maman mais je n'entendis rien, pas un battement, pas un mouvement alors que quelques jours auparavant j'entendais la petite. A la vue de mon visage, Hayley comprit que je ne l'entendais pas.
Elle se tourna pour regarder le vide de la cours, une larme perla sur sa joue.
- Hayley depuis quand ne sens-tu plus le bébé bouger ? Lui demandai-je inquiet.
- Depuis quelques jours. J'ai demandé l'aide d'Eve, elle m'a proposé de jeter un sort pour savoir si le bébé était encore en vie mais je n'ai pas de nouvelle d'elle. Je commence à être inquiète Elijah. Déclara la jeune maman réellement ennuyée.
- Il faut qu'on joigne Sophie Devereau. Proposai-je sans vraiment attendre de réponse.
Je composais le numéro de Sophie mais celle-ci était injoignable. J'observai Hayley, je devais trouver une solution. Je me dirigeai vers la chambre de Davina et pénétrai à l'intérieur. Je renversai les affaires de la jeune sorcière à la recherche d'un indice, n'importe quoi. Hayley restait prostrée sur le seuil de la porte attendant que je me calme. Je continuai de retourner toute la chambre lorsque je tombais sur une photo de Davina avec un jeune homme. Je la montrai à Hayley. Elle s'avança alors et prit la photo entre ses mains.
- Qui est-ce ? Me demanda-t-elle.
- Je n'en sais rien pour le moment mais dès que je le saurais ce jeune homme nous aidera à ramener Davina à la maison. Déclarai-je. Je vais aller à son ancienne école, avec un peu de chance ses professeurs le reconnaîtront.
Je flashai jusqu'à l'école et me rendis directement à l'accueil où l'on m'apprit que le jeune homme s'appelait Tim et qu'il avait cours de musique. Je filais jusqu'à la salle de musique et y attendais la fin du cours pour attraper Tim et le ramener jusqu'à la maison. Dès que nous étions arrivés Hayley avait pris son portable et avait appelé Josh afin que celui-ci prévienne Davina de la présence de Tim à notre demeure.
…
Fin du Flash-back
…
Klaus me regarde l'air inquiet. Marcel quant à lui boue littéralement.
- Quand Davina est arrivée, elle a refusé d'écouter ce qu'on avait à lui dire. Elle m'a attaqué directement. Dis-je à mon frère en montrant mes vêtements souillés par mon propre sang. Hayley a paniqué, elle a tué Tim pour arrêter Davina.
- Elle l'a tué pour arrêter Davina ? Répète Marcel incrédule. Elle a tué un gosse parce qu'elle s'est inquiétée pour un Originel immortel. S'étrangle-t-il.
- Après moi, Davina s'en serait prise à Hayley. Elle a eu peur pour elle et l'enfant qu'elle porte.
- Ça tu n'en sais rien ! Rage Marcel ! Davina est quelqu'un de bien, elle ne s'en serait pas prise à une femme enceinte même si on ne sait pas si elle est toujours enceinte ou non !
- Marcel ! Fais-je de peur de blesser mon frère qui semble sous le choc de la nouvelle.
- Assez ! S'écrie mon frère à bout de nerf. Et toi, Marcel ? Pourquoi n'avais-tu pas encore trouvé la sorcière ?
POV – Marcel :
J'observe les deux Originels tournés vers moi. Je dois trouver une explication cohérente et vite. Mon cerveau va à 100 à l'heure et je les vois s'impatienter.
- Parce que tu crois que pister Davina est si facile que ça ? Je n'ai pas retourné sa chambre dans tous les sens MOI pour lui tendre un piège. J'ai fouillé toute la ville, mis tous mes gars sur l'affaire mais ça ne suffisait pas.
Klaus croise les bras sur son torse et m'observe comme s'il cherchait à lire en moi. Je m'assoie sur le sofa silencieux et j'évite de croiser son regard inquisiteur.
- Et où était Rebekah ? Nous demande Klaus.
- Je n'en sais strictement rien. Répond Elijah. Elle est arrivée juste après Marcel… au moment… au moment.
- Où Hayley a tué Tim ! Dis-je froidement.
Je me renfrogne aussitôt, j'avais déjà oublié ma résolution de rester silencieux.
- Et toi tu sais où elle était ? M'interroge Elijah se retenant de m'attraper et de me plaquer au mur avec un pieu dans le cœur pour avoir parlé d'Hayley ainsi.
- Du calme, mec ! Cela fait bien longtemps que je ne suis plus ta sœur. Dis-je penseur.
Je me rappelle de l'époque où Rebekah et moi étions proches et pourtant rien n'avait été plus magique que la journée que je venais de passer avec Sophie, même si je dois avouer que j'attends plus que ça.
…
Flash-back
…
Je déposais Sophie au Rousseau. Je l'accompagnais à l'intérieur afin d'être sûr que rien ne l'y attende. Elle passa derrière le bar et sortit deux verres ainsi qu'une bouteille de scotch. Elle versa l'alcool dans les deux verres et m'en tendit un. Je m'assis face à elle et bus d'un coup sec. L'alcool me brûla la trachée mais je ne refusais pas quand elle me proposa un second verre. Sophie aussi buvait cul sec ses verres, je savais qu'elle pouvait tenir, c'était une fêtarde qui avait quitté sa vie pour sauver celle de sa nièce lors de la moisson. Elle avait tout abandonné pour revenir ici dans le vieux quartier et depuis ce fameux soir où Monique était morte égorgée, Sophie tentait tout pour la faire revenir. Nous étions d'ailleurs en désaccord vis-à-vis de ça car pour ramener Monique, Sophie devait tuer la dernière des moissonnées, elle devait égorger Davina et jamais je ne laisserais qui que ce soit faire du mal à ma sorcière. Sophie se resservit un verre et m'en proposa un. Je refusais poliment mais elle enchaîna les verres. Au bout d'une bonne demi-douzaine de verre, Sophie versait le scotch sur le comptoir plutôt que dans son verre. Je lui retirais la bouteille et la rangeais hors de sa portée pour qu'elle arrête de boire.
- Je crois qu'il est plus que temps d'arrêter. Lui suggérai-je.
- Mais, je n'ai pas encore fini de rendre hommage à mon amie morte. Déclara Sophie en utilisant ses pouvoirs de sorcière pour faire descendre la bouteille sur le comptoir.
Elle riait de sa plaisanterie, d'un rire nerveux. J'attrapais néanmoins la bouteille avant qu'elle ne se verse un nouveau verre. Sophie ronchonna mais je la rangeai à sa place et avant qu'elle n'utilise ses pouvoirs pour la faire venir à nouveau à elle, je la soulevais du sol et la jetais sur mon épaule. Sophie tambourinait de ses poings dans mon dos mais riait en même temps. Je gravissais l'escalier qui menait jusqu'à son appartement et la déposais sur son lit. Elle s'assit dessus jambes tendues. Je me dirigeais vers la sortie quand elle me retint par la main. Je me tournais vers elle, surpris. Sophie s'agenouilla sur son lit et m'attrapa par le col de ma veste.
- Sophie… Soufflais-je. Je ne crois pas que ça soit une bonne idée.
- J'en ai besoin… Murmura-t-elle. Je ne veux pas être seule, encore ! Déclara-t-elle avec assurance.
Je pris son visage en coupe et l'embrassais avec passion. Sophie me retira ma veste, je retirais son débardeur la redécouvrant en soutien-gorge. Elle était comme dans mes souvenirs, magnifique ! Je caressais avec douceur la peau nue de ses bras tout en l'embrassant encore et encore. Elle me retira mon t-shirt et embrassa chaque centimètre carré de mon torse. Je défaisais son soutien-gorge en même temps et nous nous allongeâmes sur le lit. Je l'embrassais dans le cou déposant un chemin de baisé jusqu'à sa poitrine, je jouais avec ses mamelons, les embrassais, les mordillais puis de mes lèvres, je caressais la peau de son ventre, glissais ma langue dans son nombril, lui arrachant un gémissement de plaisir. Ses mains caressaient ma tête pendant que je m'attelais à lui retirer son pantalon. J'étais à genou face à elle, assise qui m'embrassait langoureusement tout en me retirant mon jean. Doucement, je l'allongeais sur le dos, j'écartais ses cuisses avec douceur et me plaçais entre elle. Je l'embrassais tendrement en commençant mon va et vient. Mon membre devenait de plus en plus dur et brûlant. Sophie m'encourageait, m'embrassait, ses mains sur ma nuque lorsque je la pénétrais d'un coup de rein assuré mais doux à la fois. Je me stoppais quelques instants laissant nos corps s'adapter ou se réadapter l'un à l'autre. Ses parois se serrèrent autour de moi et je repris doucement d'abord et de plus en plus vite mon va et vient. Sophie entoura ma taille de ses jambes, griffais mon dos, gémissait de plaisir sous moi. Elle m'embrassait comme si nous allions mourir ce-soir. Je pris ses mains dans les miennes de chaque côté de sa tête et allais de plus en plus vite. Sophie participait elle aussi à notre étreinte passionnée, roulant des hanches sous mes assauts. Chaque vague de notre plaisir nous transportant encore plus loin que la précédente jusqu'à ce que je me déverse en elle. Je retombais sur Sophie, nos corps se suivaient encore au travers de nos respirations lentes et profondes.
…
Fin du Flash-back
…
Je sursaute en sentant la main de Klaus se poser sur mon épaule. Je tourne la tête vivement espérant qu'il n'ait pas capté le fil de mes pensées. L'Originel semble impassible mais je demeure sur mes gardes.
- Messieurs, je vous remercie pour votre honnêteté. Déclare Klaus.
Elijah fronce les sourcils surprit par l'attitude de son frère. L'Hybride le remarque aussitôt et décide de taquiner son frère.
- Cher frère, ne t'inquiète pas, j'interrogerais aussi Rebekah. Il me tarde de connaître sa version des faits mais sache que ça n'est qu'à ce moment-là que je déciderais de la punition accordé à chacun.
Elijah ne répond pas et sort du bureau de Klaus. Je me lève à mon tour pour sortir mais Klaus me rassoit de force et nous serre un verre de Bourbon. Il m'en tend un et s'assoit face à moi avec le sien.
- Qu'est-ce qu'on célèbre ?
- Eh bien déjà, mon retour au bercail, le retour de Davina, l'arrivé d'Ophélie et… attend… Euh… ta coucherie avec Sophie ! Déclare-t-il tout sourire.
Je pose le verre sur la table basse et me lève pour sortir.
- Je t'en prie, Marcel, trinques avec moi ? Insiste-t-il son sourire carnassier plaqué sur son visage.
- Non merci ! Je n'ai pas l'intention de parler de ma vie privée avec toi ! Dis-je en sortant de la pièce.
POV – Rebekah : (Pour plus d'intensité, veuillez mettre la musique d'Audiomachine - Triumph and Loss)
Davina boit une grande tasse de chocolat chaud que lui a préparé Ophélie. Cette femme est incroyable, elle ne connait pas Davina mais elle s'est occupée d'elle avec patience et tendresse. La jeune sorcière ne la connait pas non plus mais elle l'a laissé faire, sans broncher. Davina rend la tasse à Ophélie en la remerciant.
- Je ne vous connais pas. Déclare Davina le visage ravagé par les larmes, les yeux rouges et la voix chevrotante.
- Non. Je n'avais pas encore eu ce plaisir. Répond Ophélie avec un grand sourire affable. Je m'appelle Ophélie et toi, c'est Davina, n'est-ce pas ?
- Oui… Tu n'es pas un vampire ? S'étonne la sorcière.
- Non, je ne suis pas un vampire, ni une sorcière, ni un loup-garou. Je ne suis qu'une simple humaine. Explique Ophélie.
- Pas si simple que ça. Dis-je avec un grand sourire.
Ophélie me le rend avec bienveillance. Davina la regarde suspicieuse.
- Si nous n'avez rien avoir avec le monde surnaturel pourquoi êtes-vous ici ? L'interroge-t-elle.
Ophélie me regarde ne sachant si elle pouvait dire la vérité ou non. Je l'encourage d'un mouvement de tête.
- Je suis venue vivre ici pour donner un petit coup de main à deux futurs parents quelques peu dépassé par les événements. Explique Ophélie.
- Deux parents ? Bientôt, cet enfant n'en aura plus qu'un ! Rage-t-elle les larmes à nouveau aux bords des yeux.
Je regarde Ophélie ne sachant trop quoi répondre mais la jeune femme pose sa main sur celle de Davina.
- Eh… Souffle-t-elle. Je sais à quel point ça fait mal de perdre quelqu'un. On en veut à la terre entière ou à l'assassin de la personne qu'on a perdu mais il ne faut pas parler comme ça.
- Pourquoi ? S'énerve Davina.
- Parce que ça ne sert à rien de te venger… Lui fit remarquer Ophélie.
- Bien-sûr que si ! S'emporte la sorcière.
- Ça ne le ramènera pas et tu devras vivre avec deux peines, celle d'avoir perdu Tim et celle d'avoir tué quelqu'un. Ne t'abaisses pas à son niveau, elle n'en vaut pas la peine. Dit Ophélie d'une voix apaisante.
- Mais Tim… Sanglote Davina.
- Tim ne voudrait pas te voir agir ainsi. Il voudrait que tu deviennes une femme forte, qui se bat pour ses convictions. Déclare Ophélie en serrant toujours les mains de Davina entre les siennes.
- Je n'en n'aurais pas la force… Souffle la sorcière.
- Bien-sûr que si ! La sermonne Ophélie. Tu n'en auras pas le choix car n'oublie jamais que Tim vit en toi, tout ce que tu vis, il le vivra au travers de toi. Il est dans ton cœur, pour toujours et à jamais.
Davina éclate à nouveau en sanglot. Ophélie la prend dans ses bras et la réconforte jusqu'à ce que la sorcière s'endorme. Nous sortons enfin de la chambre et marchons silencieusement dans le couloir. Voir Davina dans cet état, serrant Tim dans ses bras me renvoie beaucoup de souvenir que j'aurai préféré oublier. Tout tourne autour de moi, je ferme les yeux mais quand je les rouvre cette sensation n'a pas disparue. Je m'adosse au mur du couloir et reprends ma respiration. Ophélie s'arrête en face de moi inquiète.
- Ça va ? M'interroge-t-elle.
- Ça va ! Ne t'inquiète pas. Dis-je peu convaincante.
- Tu n'es pas très crédible. Me fait-elle remarquer.
Je pose mes mains sur mes genoux et continue d'inspirer et d'expirer avec force. J'ai la nausée et une douleur dans le cœur comme si l'on m'enfonçait une dague dans le cœur.
- C'est juste… c'est juste que voir Davina comme ça… Ça m'a remémoré de mauvais souvenir.
- Tu as perdu quelqu'un que tu aimais ? Me demande Ophélie avec douceur.
- J'ai perdu… j'ai perdu tous les hommes que j'ai aimé.
- Je suis bête… Tu as 1000 ans et… Commence Ophélie.
- Et Nik les a tués !
- Rebekah ! M'appelle Niklaus.
- Je dois te laisser.
Je m'éloigne laissant Ophélie sans aucunes autres explications. Je pénètre dans le bureau de mon frère. Il est assis derrière son bureau, je m'assoie en face de lui attendant qu'il hurle sur moi pour avoir révélé son sombre passé.
- Tu peux m'expliquer… Commence-t-il.
- Bon ça va ! Il faut bien qu'Ophélie soit au courant que tu n'es pas un saint. Je sais à quel point tu peux te montrer charmeur avec les gens donc je suppose, pour qu'elle ait accepté de te suivre, que tu ne lui as pas révélé celui que tu es en vérité !
- Rebekah… Souffle-t-il mais je le coupe à nouveau.
- Je lui ai dit, sans préméditation, que tu avais tué tous les hommes que j'ai aimés.
- Quoi ? S'emporte-t-il. Qu'est-ce que tu as fait ? Tu m'ordonnes presque d'aller la chercher et maintenant tu veux la faire fuir ?
- Bien-sûr que non !... C'est juste que voir Davina comme ça… ça m'a rappelé de mauvais souvenir ! Dis-je des larmes perlant aux coins de mes yeux.
Mon frère soupire et vient s'accroupir près de moi. Il soulève mon menton d'un doigt afin que je le regarde dans les yeux.
- Rebekah… Je suis désolé de t'avoir fait tant souffrir mais… mais tu es ma petite sœur et aucun de ces hommes ne te méritaient. Déclare-t-il.
Je le regarde les yeux ronds de surprise. Klaus me fait des excuses ! Qu'est-ce qu'Ophélie lui a fait en France ?
- Ce n'est rien… Ça va passer. Dis-je m'essuyant les yeux et en me redressant sur mon fauteuil. Tu voulais me voir pourquoi ?
- Eh bien, je voulais avoir ta version des faits mais apparemment Elijah m'a dit que tu es arrivée à la fin de la bataille ? M'interroge-t-il.
- Exact ! Je suis arrivée, Hayley venait de tuer Tim et Davina se jetait sur lui pour le ranimer mais il est mort dans ses bras.
Klaus fronce les sourcils. De toute évidence, le récit des événements ne le satisfait pas.
- D'après toi, une femme enceinte qui craindrait réellement pour son enfant, tuerait-elle volontairement le seul moyen de pression qu'elle aurait en sa disposition contre une sorcière hyper puissante ? M'interroge-t-il.
- De quoi tu parles ?
- Hayley ne sent plus le bébé et Elijah ne parvient pas à entendre ses battements cardiaques. M'explique-t-il.
- Tu penses qu'elle ment ?
- Soit elle a perdu le bébé mais ne nous l'a pas dit pour qu'on ne la tue pas. Soit elle a trafiqué quelque chose mais qu'il est encore trop tôt pour qu'on le sache. Réfléchit-il à haute voix.
- Et si je te disais qu'Hayley a donné quelque chose à Eve, qui servirait à sa meute pour te faire quitter la Nouvelle-Orléans ?
- Qu'est-ce qu'elle leur a donné ? Me demande-t-il.
- Aucune idée, ils ont muté et ils m'ont mordu avant que je n'ai eu le temps de m'approcher pour voir ce que c'était.
- Quoi ? Mais comment as-tu réussi à leur échapper avec une morsure ? M'interroge-t-il.
- Un petit loup de ta meute est venu m'aider. Dis-je avec un grand sourire.
- Ah non ! Rebekah ne me dit pas que tu as encore craqué pour un autre homme ? Tu sais le célibat, c'est bien ! Tente-t-il de me convaincre.
- D'une, je n'ai pas craqué pour lui. Il n'est pas du tout mon type !
- Rebekah… Tous les hommes sont ton type parce que… parce que ce sont des hommes ! Raille-t-il.
Je lui donne un coup de coude et le foudroie du regard.
- Tu peux penser ce que tu veux mais je ne sortirais jamais avec un mec qui porte des chemises de bûcherons !
- Dixit la femme qui a eu un chasseur de Vampires dans sa vie, un esclave et un quaterback ! Plaisante Klaus.
- Ha, Ha, Ha… Très drôle ! Dixit l'homme qui a des vues sur la nounou !
- Je n'ai aucune vue sur Ophélie… Réplique-t-il en piquant un fard.
Je l'observe, un grand sourire plaqué sur mes lèvres. Mon frère est vraiment trop craquant avec ses petites pommettes teintées de roses. Je ne l'ai jamais vu réagir ainsi quand je le taquinais à propos d'une femme… D'ailleurs avant Ophélie, je ne l'ai jamais taquiné à propos d'une femme !
- Bref, revenons-en où nous en étions ! Se ressaisit-il.
- Oui ! Dis-je en me levant d'un bond. Je vais aller voir Oliver, il saura peut-être me renseigner sur les grossesses des louves.
- Tu es sérieuse là ? Tu vas aller voir ton loup à la chemise de bûcheron pour qu'il te donne des renseignements sur les grossesses ? Me taquine-t-il.
- Rigoles autant que tu le veux, mon frère, mais si lui ne le peut pas, il connaît sans doute quelqu'un qui saura nous apporter des réponses… Parce qu'après tout, il y a des louves dans ta meute !
Il ne répond pas à ma remarque et me laisse même filer impressionné.
POV – Ophélie :
Je reste pantoise au milieu du couloir après la révélation de Rebekah. Klaus a tué tous les hommes qu'elle a aimés ? Je ne sais plus comment agir, soit je fais demi-tour pour retourner près de Davina ou soit je tente de quitter les lieux le plus rapidement possible ? Ma petite voix intérieure se réveille, à croire qu'elle n'existe que lorsque je suis à la Nouvelle-Orléans. Serais-je folle ? Elle me sermonne me rappelant ma promesse faite, mes pour et mes contres et surtout ma sœur… Je tourne alors les talons et pénètre dans la chambre où dort profondément Davina. J'approche un fauteuil près de son lit et ouvre mon livre préféré, Quand l'Ouragan s'Apaise.
Je lis depuis un long moment lorsque je vois la couverture commencer à bouger. Davina s'étire puis se redresse brutalement. Elle me regarde avec de grands yeux puis éclate à nouveau en sanglot. Je me précipite pour la prendre dans mes bras afin de la réconforter. Elle pose sa tête sur mon épaule et enroule ses bras autour de ma taille. Nous ne parlons pas, je la laisse évacuer son chagrin et je suis là pour la soutenir. Au bout d'un moment Davina s'écarte de moi, ses larmes roulent sur ses joues, je lui donne une boite de Kleenex pour les essuyer.
- Merci. Murmure-t-elle.
- Oh mais de rien.
- Si vraiment. Vous ne me connaissez pas et pourtant vous me soutenez. Remarque-t-elle.
- C'est normal !
- Pas ici. Dans le carré, c'est chacun pour soi. M'explique-t-elle.
- Eh bien c'est peut-être valable pour le carré et pour tous les petits vieux qui y vivent… dis-je en clignant de l'œil sous-entendant les vampires… Mais pas pour moi !
Davina me sourit et serre dans ses bras l'oreiller contre elle. Une idée traverse alors mon esprit. Je courre jusqu'à ma chambre et sors mes affaires en les jetant partout sans tenir compte du désordre ambiant. Je trouve enfin l'objet de mes recherches.
- Tu as une drôle de manière de t'installer. Déclare Klaus en pénétrant dans ma chambre les mains croisées dans son dos.
- Je cherchais un objet pour Davina. Dis-je en montrant Lapinos.
- Tu comptes le lui donner ? S'étrangle-t-il en me l'arrachant des mains.
- Eh ! C'est ma peluche ! Et non, je ne compte pas le lui donner mais le lui prêter car elle n'en a pas !
Je récupère mon lapin et me dirige vers la sortie.
- Ophélie ? Je sais que Rebekah t'a parlé de ce que j'ai fait… Commence-t-il.
- Je ne veux pas savoir !
Il flash juste devant moi et se colle presque contre moi me poussant légèrement contre la porte à double battant. Il plonge son regard dans le mien tout en caressant ma joue du revers de la main.
- Jamais, je ne te ferais de mal… Souffle-t-il avant de me lâcher et de sortir de la chambre.
Je sais…
Je tremble de partout, j'ai l'impression d'avoir des jambes en coton. Ma respiration est saccadée et mon cœur bat tellement fort que j'ai l'impression qu'il va être propulsé hors de ma poitrine. Je tiens toujours Lapinos entre mes mains et me dirige d'un pas mal assuré vers la chambre de Davina encore toute retournée par ma rencontre avec Nik. Je tends mon lapin en peluche à la jeune femme assise sur son lit, les genoux contre sa poitrine. Elle sourit ravie de mon prêt et le serre aussitôt contre elle.
- Merci. Ma famille ne m'a jamais offert de peluche. Déclare-t-elle en le regardant avec intérêt.
- Ah bon ?
- Oui. A leurs yeux, j'étais née pour servir la cause des sorcières. Dit-elle en s'amusant avec les grandes oreilles de mon lapin en peluche.
- Quelle cause ?
- Tous les 300 ans, quatre jeunes filles de 16 ans sont sacrifiés pour apaisé les ancêtres des sorcières. Grace à cela, les ancêtres répartissent leur pouvoir à toute la communauté de sorcière et ressuscitent les « élues ». M'explique-t-elle.
- Tu faisais parties des « Elues » ?
- Oui. La seule chose, c'est que les anciennes ont omis de nous dire que les élues allaient se faire égorger sur une pierre tombale dans le cimetière La Fayette. Déclare-t-elle brutalement.
J'ouvre la bouche et la referme comme un poisson hors de l'eau. Je ne sais quoi dire à cela. Je n'arrive pas à comprendre comment des parents peuvent laisser leurs enfants se faire égorger…
- Je suis désolée Davina…
- Pourquoi ? Vous n'êtes pas responsable. S'étonne-t-elle.
- Non mais… c'est terrible.
- Marcel m'a sauvé et depuis huit mois, j'étais enfermée dans un grenier au-dessus de l'église Ste Anne… Enfin ça c'était jusqu'à ce que Klaus arrive en ville, prenne le pouvoir des mains de Marcel et m'oblige à venir habiter ici. Je le hais ! Déclare-t-elle. Tout ça… Tout ce qui arrive de mal dans cette ville c'est de sa faute.
- Davina… Je ne sais pas ce que Klaus a en tête, ni s'il a des projets pour toi mais je ne crois pas qu'il soit responsable de tous les malheurs de cette ville. Il n'est pas responsable de ce que les sorcières ont voulu te faire.
- Non c'est sûr, mais c'est lui qui a créé Marcel. Il l'a créé à son image et Marcel est un monstre, un menteur et un manipulateur. S'énerve-t-elle.
- Et c'est Marcel qui t'a sauvé des sorcières… Je crois que Marcel et Klaus ont des défauts mais qu'ils ont aussi des qualités qu'ils ne savent pas… Ou plutôt qu'ils ne veulent pas montrer.
Davina tourne les yeux vers moi et me regarde comme si ma réflexion ne lui était pas venue à l'esprit avant que je la lui soumette. Elle baisse finalement les yeux vers ma peluche et la serre contre elle.
- C'est vrai qu'ils ne sont pas responsables de tous mes malheurs… Ce n'est pas eux qui ont tué Tim. Sanglote-t-elle à nouveau… Il ne va même pas avoir d'enterrement correct.
- Pourquoi dis-tu cela ?
- Tim est… était… un orphelin. M'explique-t-elle avant de pleurer à chaude larme… Est-ce qu'un jour je n'aurais plus mal ? Me demande-t-elle.
Les larmes me montèrent aux yeux et je la prends à nouveau contre moi, la berçant comme une enfant.
- Je ne veux pas te mentir mais… malheureusement, non, la douleur sera toujours là… Tu apprendras juste à vivre avec.
Davina me serre et serre Lapinos dans ses bras, jusqu'à ce que épuisée par son chagrin et ses pleurs, elle s'endorme à nouveau. Je quitte alors la chambre durant son sommeil sachant qu'il sera probablement court et me dirige vers le bureau de Klaus.
Je prends une grande inspiration avant de frapper à la porte. Notre mini-discussion dans ma chambre ne me facilite pas la tâche. Il m'invite à entrer ce que je fais sans perdre une minute. Il est assis sur l'un des fauteuils en cuir, un pied posé sur la table basse et il lit paisiblement. Son visage est détendu, il s'est changé depuis notre arrivé et surtout depuis notre rencontre de tout à l'heure, il porte un t-shirt blanc à col en V, un jean noir et un sweat à capuche noir. Il a laissé sa barbe de quelques jours sur ses joues… Plus sexy que ça, tu meurs !
- Tu comptes m'observer comme ça encore longtemps où tu vas me dire la raison de ta présence dans mon bureau ? Me taquine-t-il en me prenant en faute.
Je me sens devenir rouge écarlate, j'aimerais être plus petite qu'un microbe pour qu'il ne me voit pas.
- Je… euh… Je ne vous observe pas ! J'attendais juste que vous leviez la tête vers moi pour vous parler de chose sérieuse. Dis-je en bafouillant.
- Oh ! Tu veux parler de chose sérieuse ! Raille-t-il en se redressant et en m'invitant à m'asseoir sur le fauteuil en face de lui.
Je m'exécute aussitôt. Je tente de reprendre contenance mais c'est peine perdu et il le sait. Il me regarde les yeux pétillants de malice et un sourire s'étalant sur son magnifique visage, faisant ressortir ses jolies fossettes. Stop Ophélie ! Limite Séparative !
- Alors voilà, Tim était orphelin et il n'aura pas de funérailles convenables…
- En quoi ça me regarde ? Me demande-t-il incrédule.
- Davina n'arrivera pas à faire son deuil, quoiqu'en vérité, qu'est-ce que ça veut dire faire son deuil… ? Enfin bref, ça l'aiderait vraiment à aller de l'avant si Tim avait des obsèques et qu'elle avait aussi un endroit où se recueillir.
- Reprends ton souffle. Dit-il en se levant pour me verser du Bourbon dans un verre.
Je regarde le verre et n'ose pas le refuser. Je le prends et le garde dans mes mains sans le boire. J'ai horreur du Bourbon.
- Qu'attends-tu de moi ? M'interroge-t-il.
- Eh bien… Si vous pouviez vous montrer mignon et organiser les obsèques de Tim ça l'aiderait beaucoup ?
Klaus me regarde intensément. Je me sens brûler de l'intérieur tant son regard est hardent. Je bois le verre dans mes mains cul sec pour me remettre de mes émotions. Aussitôt je tousse et me retiens de recracher le contenue tant l'alcool me brûle la gorge et me fait suffoquer. Klaus se précipite vers moi, me prends le verre des mains et m'essuie la bouche. Merde ! J'ai bavé ! Quelle classe, Ophélie !
- Ça va ? Me demande-t-il inquiet.
- Ça va ! Oui mais j'ai horreur du Bourbon. Dis-je d'un ton gêné.
- Alors pourquoi l'as-tu bu ? Me demande-t-il sans comprendre.
- Il va falloir vous habituer au fait que parfois je fais des choses bêtes. Dis-je en me rendant compte qu'il allait me confier sa fille et que ce n'était certainement pas la chose à dire.
- Je crois que je pourrais gérer mais ça suffit pour le Bourbon. Déclare-t-il en riant.
- Oui c'est préférable. Et pour Davina ?
Il se lève et se dirige vers son bureau. Il sort un grand cahier en cuir et prend une carte bancaire qu'il me tend.
- Je te laisse t'en occuper. Je dois gérer une louve indomptable, un frère rancunier et une sœur aventureuse.
Je n'ose prendre la carte mais il insiste. Je suis très mal à l'aise mais je m'en saisie et l'observe. C'est une carte gold au nom de Niklaus Mikaelson.
- Je vais y faire très attention.
- Ne te stresse pas avec ça… Soupire-t-il. Fais ce que tu as à faire.
Il me tend un bout de papier. Je l'ouvre c'est le code de la carte.
- Vous êtes sûr… ?
- Files avant que je ne change d'avis ! Réplique-t-il.
Je sors en courant le faisant rire.
POV – Rebekah :
Je gare ma voiture à l'entrée du bayou, malgré la nuit noire qui m'avait empêché de me repérer alors que le venin de loup-garou se propageait en moi, je me rappelle exactement où se trouve la petite cabane d'Oliver. Je flash jusque sa maison et frappe à la porte mais personne ne m'invite à entrer. Je regarde par la fenêtre mais il n'y a personne à l'intérieur de la seule et unique pièce. Je place mes mains en porte-voix et l'appelle de toutes mes forces. Aucun bruit, aucune réponse ne me parvient. Je décide de rebrousser chemin et de revenir plus tard.
- Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Me demande-t-il alors que je ne l'ai pas entendu arriver.
- Comment as-tu fait ça ?
- Quoi ? S'étonne-t-il.
- Ça ?
Il me regarde surpris et hausse les sourcils.
- Tu es arrivé sans faire de bruit.
- Comme tous les loups garous ! Dit-il en me prenant pour une idiote.
- Non ! Tous les loups garous ne sont pas aussi discrets.
- Parce que tous les loups garous n'ont pas été obligés de fuir un ennemi pendant près de 1000 ans. Déclare-t-il.
- Quoi ?
- Ma meute fuit Mikael depuis 1000 ans. Le père de Klaus et le tien se haïssaient du fait que tous les deux ont aimé la même femme. M'explique-t-il.
- Mikael vous a pourchassé aussi ?
- C'est pour ça qu'il est resté parfois aussi longtemps sans vous trouvez parce qu'il s'occupait de ma meute. Beaucoup de mes ancêtres sont morts par sa faute. Continue-t-il.
- Je suis navrée.
- Tu n'as pas à l'être. Ton père vous en a fait baver aussi, n'est-ce pas ? Me demande-t-il.
- Mikael était un monstre.
- Sinon qu'est-ce qui t'amène ? Ne me dis pas que tu t'ais fait mordre par un loup-garou ? Me demande-t-il avec humour.
- Non, je te rassure. Quoique tu as été un infirmier plutôt dévoué.
Il me fait une courbette pour me dire qu'il est à mon service. Je ris et me sens rougir.
- Je voulais savoir si tu pouvais me donner des renseignements sur les Louves enceintes ?
- Les Louves enceintes ? S'étonne-t-il.
- Oui ! La femme qui porte l'enfant de mon frère ne sent plus le bébé et nous n'arrivons plus à entendre les battements cardiaques du bébé. On aimerait savoir si c'est normal chez les Loups Garous ou est-ce qu'il faut qu'on s'attende au pire ?
- Honnêtement, l'obstétrie n'est pas vraiment mon domaine de compétence. Me fait-il remarquer.
- Je me doute mais tu connais des Louves, non ?
Oliver semble ennuyé par ma requête mais je devais apporter des réponses à Nik ainsi qu'à Hayley. Mon frère ne supporterait pas de perdre sa fille d'autant qu'il met tout en œuvre pour lui offrir un avenir meilleur que celui qu'il a eu et il ne supporterait pas non plus de voir Ophélie s'éloigner de lui maintenant.
- Écoutes, je connais une Louve et elle acceptera sans doute de vous aider mais je dois d'abord la voir. Elle voudra surement rencontrer la mère de l'enfant. Déclare-t-il.
- C'est un piège ?
Je me méfie… Je me suis fait manipuler tellement de fois.
- Bien-sûr que non ! Rétorque Oliver. Je te signale que c'est toi qui me demande de l'aide et que rien n'est prémédité.
Je prends une grande inspiration et commence à faire demi-tour.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? Je l'organise ou non ce rendez-vous ? M'interroge-t-il.
- Oui mais Hayley ne viendra pas seule.
- Super ! Ça me donnera une nouvelle raison pour te revoir. Déclare-t-il tout sourire.
Je secoue la tête et continue mon chemin un grand sourire sur mes lèvres.
- Si je parviens à décider la louve de venir au rendez-vous, est-ce que tu accepteras de boire un verre avec moi ? M'interroge-t-il.
- Organise le rendez-vous et on verra… Dis-je avant de flasher jusqu'à ma voiture.
POV – Klaus :
Ophélie est partie depuis plus d'une heure accompagnée de Diego… mais qu'est-ce qu'elle lui trouve ? Rebekah n'est toujours pas revenue. Marcel refuse de passer du temps avec moi de peur que je lui pose des questions sur sa folle nuit avec Sophie Devereau. Elijah est parti se doucher et se restaurer après avoir perdu énormément de sang lors de son affrontement avec Davina. Il ne me reste plus qu'une personne a rencontré et a interrogé sur ce qui s'est passé. Je me dirige vers la chambre qu'occupe Hayley. Je pénètre dans la pièce, la louve est assise en tailleur sur son lit et lit un magazine pour les futures « mamans ». Comme si, une meurtrière allait s'occuper de ma fille !
- Je croyais que tu ne sentais plus le bébé bouger ?
Elle lève les yeux vers moi et me fusil du regard.
- La diplomatie n'est vraiment pas ton fort ! Me fait-elle remarquer.
- Tout dépend avec qui je la pratique.
- Je suppose qu'il faut s'appeler Ophélie Machin-Chose pour en bénéficier ? Persifle-t-elle.
- Serais-tu jalouse par hasard ?
- Pas le moins du monde. Je préférerais me couper un bras plutôt que d'être courtiser par toi.
- Oh ça peut s'arranger…
Je flashe près d'elle et l'attrape par le bras.
- Klaus le bébé ! Hurle-t-elle.
- Quoi ? Tu n'as pas besoin de bras pour mener à bien cette grossesse et accoucher !
- Ça suffit ! Ordonne Elijah en pénétrant dans la chambre de sa protégée.
- Voilà ton chevalier servant !
Je lâche Hayley et me dirige vers mon frère. Je lui souris tellement il me paraît pathétique pour être attiré par cette femme… A moins que ça ne soit par le faite qu'elle puisse donner la vie et agrandir notre famille !
- Que fais-tu ici, Niklaus ? Me demande-t-il.
- Eh bien… J'étais venu pour connaître les raisons qui ont poussé Hayley à tuer Tim ?
- Je n'ai rien à dire de plus que tout ce qui a déjà été dit ! Elijah a ramené Tim ici. Davina est venue pour le libérer et nous tuer. J'ai tué Tim pendant que Davina s'attaquait à Elijah parce qu'il fallait trouver une solution pour nous protéger, le bébé, Elijah et moi ! Si tu veux tous savoir, se serait à refaire, je le referais parce que ma famille passe avant tout !
- Quelle honnêteté ! Il aurait été aussi préférable que tu nous avertisses pour l'absence de mouvement du bébé nous aurions peut-être pu…
- Pu quoi, Klaus ? M'interroge-t-elle.
- Trouver d'autres louves pour nous renseigner ! Termine Rebekah qui pénètre à son tour dans la chambre d'Hayley.
- Quelles autres louves ? L'interroge Elijah.
- Celles de la meute de Klaus ! Oliver me préviendra dés qu'il aura organisé une rencontre. Lui explique-t-elle.
- Qui est Oliver ? Lui demande Elijah.
- Oh ! Pardon ! Je me trompe de frère. Oliver est celui qui m'a soigné lorsque des loups de la meute d'Hayley m'ont mordus. Explique ma sœur en regardant Hayley dans les yeux.
- Quoi ? S'étrangle Elijah.
- C'est impossible ! Réplique aussitôt Hayley.
- Ma chérie, ton air innocent ne fonctionne qu'avec Elijah. Je ne sais pas encore ce que tu nous as volés et que tu as remis à Eve mais ne t'inquiètes pas, tôt ou tard je le saurais. Bref, il m'a soigné et maintenant il va organiser une rencontre entre Hayley et une louve afin qu'elle puisse comprendre et nous expliqué ce qui arrive à notre puce !
Hayley foudroie du regard Rebekah. Je ne peux m'empêcher de sourire devant la détermination de ma sœur qui semble me ressembler plus qu'à Elijah. Mon frère, quant à lui, paraît contrarié et blessé d'apprendre que sa protégée l'a manipulé.
La soirée et la nuit ont passé sans que nous ayons de nouvelle d'Oliver. Je doute qu'il tienne sa promesse et il me semble que Rebekah aussi ait perdu tout espoir. Au petit matin, je me prépare pour l'enterrement de Tim qu'Ophélie est parvenue à organiser rapidement grâce à ma carte bancaire et à Diego qui a contraint pas mal de personne afin de faire bouger les choses. Je sors de ma chambre vêtu de mon costume noir, de ma chemise blanche et de ma cravate noire. Je me bats avec mes boutons de manchette lorsque je rencontre Ophélie sur le seuil de sa porte. Elle porte une jolie petite robe noire à colle bateau et des hauts talons noirs. Ses cheveux sont tirés en arrière en un chignon danseuse. Elle est radieuse et me sourit en me voyant.
- Ophélie… peux-tu m'aider à attacher mes boutons de manchette, s'il te plait ?
Elle retient un petit rire nerveux sachant que ce n'était pas du tout ce que j'allais lui dire. Elle pose sa pochette sur une chaise dans le couloir et s'approche de moi. Gentiment elle s'applique à attacher mes boutons de manchette. Je profite de ce moment pour l'observer à loisir. Elle est légèrement maquillée, porte des pendants d'oreilles torsadés en argent. Je remarque alors une petite mèche de cheveux libre. De ma main libre, je la repousse derrière son oreille. Ophélie lève les yeux aussitôt vers moi et avale difficilement sa salive. Le temps semble suspendu au-dessus de nous. Je m'approche d'elle avec douceur, je ne veux absolument pas la faire fuir. Elle ne quitte pas ma bouche des yeux, nos lèvres ne sont qu'à quelques centimètres lorsque Josh apparaît près de nous, vêtu de son costume noir. Nous nous éloignons aussitôt l'un de l'autre, Ophélie est rouge pivoine et moi légèrement contrarié.
- Oups ! Je crois que je tombe mal ! Déclare-t-il embarrassé.
- Non pas du tout. Je vais aller voir si Davina est prête. Répond Ophélie en s'en allant sans me regarder.
- Désolé ! Me fait Josh en s'approchant de moi. Si j'avais su…
- La prochaine fois, utilises tes sens de Vampire pour savoir si tu tombes mal ou non.
- Oui… Enfin... N'ose-t-il continuer.
- Quoi ?
- On n'a pas fini mon apprentissage de Vampire. Me fait-il remarquer.
Je roule des yeux et rit amusé.
- Tu cherches à ce que je te donne des cours ?
- Bah… Tu as 1000 ans et tu es craint donc… Continue-t-il.
- Tu veux être craint Josh ? Finalement, je pense que j'ai fait un excellent choix en te prenant comme espion Josh.
- Je ne veux pas être craint. Je veux juste qu'on me foute la paix. Déclare-t-il.
Je lui tape dans le dos et commence à descendre l'escalier.
- On va finir par faire quelque chose de toi, Josh ! Dis-je en plaisantant.
Nous arrivons au centre de la cours, Marcel, Diego, Thierry, ainsi qu'un Vampire que je ne connais pas répondant au nom de Caleb et qui semble être intime avec Josh se tiennent debout à attendre les trois femmes qui ne tardent pas à faire leur entrée. Rebekah porte une robe noire avec les manches en dentelle noir. Davina porte, elle aussi, une robe noire, à taille haute et un petit chapeau sur sa tête. Elle semble éreinté et au plus mal. Marcel s'avance vers elle mais elle ne veut pas qu'il l'approche. Davina court dans les bras de Josh et Caleb qui l'entourent tous les deux. Rebekah se place près de moi tandis que Thierry et Diego entourent Ophélie.
(S'il vous plaît, veuillez écouter Beth Nielsen Chapman – Sand and Water)
Notre petit groupe s'avance vers le cimetière La Fayette où attend le père Kieran devant un cercueil en merisier vernis. Davina, Josh et Caleb sont devant près de la future tombe. Rebekah et Ophélie juste derrière eux. Marcel, Thierry, Diego et moi-même nous tenons à l'écart du groupe. J'observe Ophélie, elle se tient droite et écoute attentivement Kieran.
- Nous sommes ici réunis pour honorer Timothy… Timothy était un jeune homme passionné, aimant la vie, l'art et ses amis… Il n'a jamais fait de mal à qui que ce soit, ce qui rend sa mort encore plus tragique. Il s'est retrouvé confronté à la cruauté de ce monde alors qu'il aurait dû en être préservé. Déclare Kieran marquant une pause. Je vais vous lire maintenant une prière qui m'a été demandé afin d'honorer Timothy.
J'observe Ophélie du coin de l'œil. Je sais que c'est elle qui a demandé cette prière pour Tim et Davina le sait aussi puisqu'elle tend sa main vers l'arrière pour qu'Ophélie la prenne et la serre.
- Il s'agit du psaume 23 ! Déclare Kieran.
L'Eternel est mon berger: je ne manque de rien.
Il me fait reposer dans de verts pâturages,
Il me dirige près des eaux paisibles.
Il restaure mon âme,
Il me conduit dans les sentiers de la justice,
A cause de son nom.
Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort,
Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi :
Ta houlette et ton bâton me rassurent.
Tu dresses devant moi une table face à mes adversaires;
Tu parfumes d'huile ma tête,
Et ma coupe déborde.
Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie,
Et je reviendrai, j'habiterai dans la maison de l'Eternel
Jusqu'à la fin de mes jours.
Davina et Ophélie se sont lâchées. Le cercueil descend dans la tombe lentement. Les jambes de Davina ne la porte plus heureusement Josh et Caleb la tiennent afin de l'empêcher de s'écrouler. Kieran fait le signe de croix et jette une poignée de terre au fond de la tombe. Il tend la suivante à Davina qui fait non de la tête. Josh se dévoue pour le faire, puis ensuite Caleb, Ophélie, Rebekah, Marcel, Thierry, Diego et moi. Je tends une poignée de terre à la jeune femme mais Davina refuse toujours ostensiblement. Ophélie s'avance vers elle pour la convaincre mais en vain. Je jette alors la poignée de terre sur le sol et prends une rose blanche d'une composition. Je m'avance alors vers la jeune sorcière et lui ouvre la main avec douceur pour y placer la fleur. Ses larmes ravages son visage mais elle ne me repousse pas. Je l'entraîne vers la tombe et m'arrête juste à côté. J'enroule mon bras autour de ses épaules, machinalement j'embrasse le dessus de sa tête et lui murmure :
- Si tu ne le fais pas. Tu le regretteras toute ta vie.
Davina tourne ses yeux vers moi et me dévisage. Elle finit par s'avancer plus près et dépose alors la rose sur le dessus du cercueil déjà bien recouvert de terre que nous avons jeté un peu plutôt. Elle recule ensuite vivement pour se blottir dans mes bras. Je la serre contre moi et observe Ophélie qui nous regarde les yeux baignés de larmes.
POV – Rebekah :
Nous rentrons tous ensemble à l'abattoir. Je suis Nik, Davina et Ophélie. La petite sorcière est blottie dans les bras de la future nounou de ma nièce, tout en donnant la main à mon frère. Ils gravissent les marchent tous les trois qui les mènent au premier étage, Marcel aussi les observe.
- Ça va ?
- Non ! Une pétasse a tué un gamin. Davina n'a plus confiance en moi car je lui ai caché la mort de la dernière des anciennes sorcières de Nola et ton frère est en train de me la voler. Déclare-t-il.
- Mon frère n'est pas en train de te la voler. Il la soutient c'est tout !
- Faux et tu le sais ! Ton frère ne fait rien sans arrière-pensée. Il veut l'utiliser comme arme et c'est tout ! Réplique Marcel avant de quitter les lieux.
Je connais parfaitement mon frère mais bizarrement je l'ai trouvé très juste et tout en retenue avec Davina. Il ne se moque pas d'elle et de son chagrin. Une certitude naît en moi que Nik est en train de changer et en bien. Je sens mon portable vibrer au travers de ma pochette. Je réponds à l'appel, c'est Oliver.
- Ah bah ce n'est pas trop tôt ! Je croyais que tu voulais un rendez-vous avec moi ? Crois-moi bien qu'il n'est pas prêt d'avoir lieu à ce rythme-là !
- Viens à la cabane, seule ! Il y a eu un problème. Déclare-t-il la voix grave.
Il raccroche avant que j'ai eu le temps de lui poser la moindre question. Je flash alors hors de la maison sans réfléchir aux risques que j'encours…
Voilà c'est fini pour ce nouveau chapitre ! Alors qu'en avez-vous pensé ? N'hésitez pas, lâchez-vous et dîtes-moi tout !
Je vous remercie pour votre soutient et vos encouragement constant. Je remercie aussi toutes les personnes qui lisent cette fiction même si vous ne la commentez pas.
Gros bisous à vous tous.
Lilihammer56
