Bon alors voilà le nouveau chapitre, j'espère ne pas trop vous avoir fait attendre, je peux vous dire qu'on se rapproche doucement de la fin ( non, non ne me tuez pas ). Encore une fois je vais répondre aux reviews du chapitre précédent et espère que celui ci ne vous décevra pas ! Bonne lecture.

Elaelle : Hahaha, contente de te surprendre, effectivement c'est un peu compliqué sentimentalement mais à la fin de l'histoire ça s'arrange et rien que dans ce chapitre, qui est décisif d'ailleurs, ça va commencer à se dénouer. Je résumerais le tout par, Ed aime Orphé, Orphé aime Lui, Lui aime Naoji, Naoji aime Lui, Lui sort avec Orphé, Orphé s'éloigne d'Ed et Camus s'arrache les cheveux . C'est vrai qu'on ne décide pas de qui on tombe amoureux et de mon point de vue même si j'adore plus que tout mon meilleur ami je pense ne jamais pouvoir l'aimer dans ce sens là, mais qui sait ?


Tu me laisses récupérer mes vêtements, ne cherchant pas à m'arrêter, une drôle de lueur subsiste néanmoins dans ton regard tandis que tu tente de refouler ton état d'excitation. Un dernier regard en arrière pour te regarder, mais déjà tu as repris ta lecture comme si de rien était, de nouveau parfaitement impassible, et moi je me maudis m'avouant enfin que celui que j'aime c'est mon meilleur ami. Mon Dieu, c'est pire que ce que je croyais, je suis amoureux d'Orphé. Mes larmes sont devenues détresse…

23h45, Ed nerveux hésitait à toquer à la chambre d'Orphé, devait-il lui dire la vérité ? Lui raconter que Ludwig lui avait était infidèle ? Ca allait lui faire tellement mal et puis plus jamais il ne voudrait lui parler non plus, après tout il n'était pas tout blanc dans cette histoire… Peut être valait-il mieux éviter dans ce cas. Complètement perdu, Ed décida néanmoins d'attendre le lendemain, il est bien connu que la nuit porte conseil.

Ludwig adossé dans un coin du couloir le regarda s'éloigner de la chambre sans avoir averti son ami. Se mordant les lèvres il se demanda si finalement ce n'était pas à lui de le faire. Orphé était un ami avent tout et lui mentir de la sorte n'était pas correcte, il valait mieux arrêter les frais tant qu'il en était encore temps. Ludwig s'avança alors et porta deux légers coups à la porte.

Orphé à moitié endormis se leva comme un automate, encore embrouillé par le sommeil il se cogna violement le pied contre sa table basse, retenant un cri de douleur il rejoignit son entrée à cloche pieds. Après avoir mit bien 2 à 3 minutes avant de réussir à mettre la clée dans le verrou il entrouvrit enfin la porte. La devant lui, Ludwig, fringant comme toujours, lui adressait un air grave. Son pied encore endolori, et étant boudeur au réveil, il rechercha les bras de Ludwig et se blotti étroitement à lui pour se faire ainsi consoler. Ludwig ne répondit pas à l'étreinte mais éloigna le jeune blond de ses bras.

- Orphé, il faut qu'on parle.

- Bien sûr mon chéri.

- Ne m'appelle plus comme ça s'il te plait.

- Ludwig, mais qu'y à t-il ? Pourquoi je ne pourrais plus ?

- J'ai quelque chose de vraiment moche à t'avouer sur mon compte.

- ( D'une voie tremblante) Je… je t'écoute.

- Le jour ou dans mon appartement complètement perdu tu m'as avoué ton amour et ou tu m'as demandé si s'était réciproque, tu m'as vraiment touché. Comme je t'adorais et que je tenais vraiment énormément à toi, ça m'a fait vraiment mal de te voir dans cet état. Mon père m'a toujours éduqué de manière à ne jamais froisser les autres à toujours faire ce qui était le mieux dans une situation donnée. Et je crois que ce soir là, j'avais vraiment mal interprété la situation. J'ai eu peur, peur de te décevoir, peur de voir tes larmes couler par ma faute, alors je t'ai avoué un amour inexistant. Je suis désolé mais je pensais vraiment qu'entre nous ça aurait pu marcher, que je tomberais amoureux… Mais le temps passe, tu es de plus en plus amoureux et moi de plus en plus coupable. Je t'adore toujours autant, mais je ne t'aime pas pour ainsi dire. En égoïste j'aurais aimé continuer à te jouer cette douce comédie pour te voir sourire d'avantage chaque jour, mais ce soir j'ai faillit faire quelque chose qui t'aurait vraiment fait souffrir. J'ai alors pris conscience que ce que je faisais était encore plus moche que de t'avoir dit dès le début que je n'étais pas amoureux de toi. Alors… j'ai décidé, qu'il valait mieux que tu saches à quel point j'ai était salop et ce soir je viens implorer ton pardon tout en sachant que je ne le mérite sûrement pas.

- ….

Orphé mit du temps à rassembler ses pensées, ses joues ruisselant de larmes, il ne voulait qu'une chose être seul. Mais il connaissait bien Ludwig, une vraie tête de mule, il ne partirait pas en le laissent dans cet état là. Alors utilisant ses dernières ressources de courage, Orphé sécha ses joues et souris tristement :

- Lui, te dire que ce n'est pas grave et que je te pardonne serait mentir… Te dire que tu m'as déçu que je te trouve salop et que je ne t'aime plus aussi. Mais il est vrai que je ne veux pas te perdre, même si nous devons rester amis. Je sais bien que ton mensonge partait d'une bonne intention, et même s'il me fait vraiment mal, je ne peux t'en vouloir. Alors je te remercie de m'avoir dit la vérité. Tu comprendras j'espère que je voudrais être un peu seul.

La fin de son monologue avait était murmuré, presque étouffé, ravalent ses larmes qui menaçaient de perler, il fit bonne figure encore deux secondes, le temps de voir Ludwig s'en aller avec un air dépité. Mais à peine la porte refermée. Laissant libre cours à son désespoir, Orphé hurla de douleur. Ses mains enserrant ses tempes, il vient se cogner violement contre le mur dans face sans cesser de hurler et de pleurer… Il voyait trouble, n'alignait plus correctement ses pensées seul la douleur, la peur, le noir s'accrocher à son esprit déserté. Rien, rien de ce que n'avait dit Ludwig ne le consolait, mais pourquoi fallait-il que malgré tout il l'aime encore. C'était horrible il avait pu toucher au bonheur mais le voilà arraché à lui de manière horrible.

Suffoquant, criant, paniquent, Orphé passa sa nuit à pleurer son amour perdu…

Pov Orphé :

Encore un jour, encore un jour qui se lève péniblement, s'étirant lentement sur l'horizon afin d'affliger ses longues heures de désespoir, afin de me les affliger. Je ne sais trop pourquoi, mais l'air se fait rare et douloureux ce matin, me brûlant de l'intérieur. Je ne peux plus pleurer, j'en ai déjà trop fait, elles ont déjà trop coulé… De moi ne subsiste plus qu'un gouffre, saurais-je me relever ? Saurais-je oublier et m'en sortir ? Je ne sais pas, je ne sais plus, pour l'instant je veux juste m'empêcher de faire ce que je regretterais. Ma vision se trouble, sans doute mes yeux sont irrités à force de se liquéfier, qu'ai-je fais pour mériter ça ?

Pov Ed :

Je n'ai pas fermé les yeux de la nuit, bercé par ma culpabilité, bercé par l'abomination que je suis. Mais comme tous les jours, je vais me lever, me préparer, aller le voir et lui sourire, comme si de rien n'était. J'ai peur que s'il en soit autrement, que si je dévoilais les bribes sombres de mon esprit je me retrouverais seul si seul. Il est si bien connu ce proverbe, celui sur l'être cher qui nous manque, et ce n'est que maintenant que j'en saisi la totalité du sens. S'il m'abandonnait mon monde devrait en être dépeuplé ? Moi je crois, que ce proverbe minimise profondément les risques encourut, la personne qui l'a écrit n'a jamais dut aimer aussi désespérément que moi… Ou est-ce moi le problème ? Suis-je différent des autres ? Pour être quoi, un maniaque obsessionnel ? Pitié, que ça en finisse, que la solution m'apparaisse….

Pov Naoji :

Le ciel est chargé ce matin, je m'accorde à regarder au loin, à penser à mon pays, ma famille… Mais ma vie n'est plus là-bas, elle est ici, depuis que tes yeux ont croisé les miens, toute résistance c'est envolé, tous mes regrets, mes autres envies, mon indépendance, ma souffrance aussi… Y à t-il plus de bien de t'avoir rencontré ? Je ne pourrais y répondre, mais peut m'importe, je ne suis plus que soumis, mis à pieds par ton charisme. Oh, oui, je ne peux que me perdre dans ton ombre, dans ta prestance et j'en hurlerais de soulagement, de tellement pouvoir te prêter mon fardeau, de te voir porter ma croix pour moi, car de nous deux tu es le seul qui en à la force. Mais, cette relation que nous entretenons est-elle aussi importante pour toi que pour moi ? M'abandonneras tu ? Te joue tu de moi comme des autres ? Ludwig j'aimerais te les entendre dire, ses quelques mots

Pov Camus :

Un matin décisif me fait face, enfin un dénouement va arriver. Je le vois au loin chevaucher la brume, parcourir ciel et terres et se rapprocher à grandes foulés de nous. Mais cette fin, ou ce commencement, sera t-il bon ? Peut-il en être ainsi ? Je ne connais même pas la signification de bien. Un poids se dévoile sur mon cœur, je sens bien que cette emprise ne desserrera pas… Mais je veux avoir confiance en l'avenir, en ce renouvellement qui inlassablement vient nous emmener vers notre destiné certaine. Et je sais, je le sais si bien que je ne peux plus rien faire, y aurait-il eut un moyen ? Lâche, je ferme une nouvelle fois les yeux et que te dire de plus que je te vois déjà sombrer… Tu ne te rends pas compte de la gravité de tes actes, mais je veux croire en toi.

Pov Ludwig :

Encore une fois je me retrouve à faire face à cette porte, toutes ces fois ou je n'ai su pourquoi je m'y attardais quelques secondes, minutes, heures… Le souffle toujours court, les pensées troubles. Peut-être que tout était une mascarade, peut-être que mon cœur souffre depuis toujours pour toi. Sans doute ma respiration à t'elle toujours fait écho à la tienne. Sûrement que tu es ma seule enclave, mon but, ma vie. T'ai-je fais souffrir ces derniers jours, ces semaines ? Pardonne-moi, oui fais le pour moi. J'ouvre cette porte, comme dans un rêve, je ne m'y étais jamais aventuré auparavant, pas que je ne venais pas te voir, mais quand je contemplais cette porte dans cet état d'esprit je n'avais jamais osé faire affront à la poignée.

Un élan de courage, allons tenter, nous prouver que nous sommes comme les autres, que nous pouvons peut être toucher le bonheur.

Un brin de folie qui ne souhaite que le soulagement, la guérison de ses maux.

Encore une résignation, la confiance seule s'effiloche, le deuil approche.

Quelques pas hésitants, le souffle se fait court.

Une compréhension dans des yeux embués, un cœur qui bat à tous rompre.

Un bouquet de fleur, puéril, enfantin, pur, un sourire tendre, plein d'espoir.

Une fenêtre qui s'ouvre, une bouffée d'air qui chasse les appréhensions.

Une fleure qui fane comme une larme qui coule, et si jamais ça en avait était autrement ?

Un frôlement, une caresse, un espoir qui afflut, qui virevolte et qui s'embrase.

Un accomplissement, une réponse qui approche, des larmes, du soulagement… Et puis un sourire, une infinie tendresse.

Quelques coups contre la porte, un amour qui veut s'avouer, une amitié qui se veut consoler.

Un regard en arrière, pour contempler ce qui reste, mais aucun regrets, sourds à l'appel qui pourrait le guérir.

Un regard vers le ciel, un cri vers la destiné, pourquoi doit-il être conscient de ce qui s'apprête à déchirer leurs vies ?

Une révélation, quelques mots prononcés, si beau, si vrai.

Un cœur qui s'affole, enfin, deux corps que s'enlassent pour ne plus se quitter.

Une impatience qui pousse à brûler les étapes, à ouvrir ce rempart sans plus attendre, pour rester là, sans plus aucuns espoir.

Une délivrance, cette chute, cet autre endroit qui nous attend, cette autre âme disparue qui étend les bras avec se sourire si bien connu, si chaleureux.

Ludwig rompt la baiser pour répéter :

« Je t'aime, je t'ai toujours aimé Naoji, je ne t'abandonnerais jamais, tu es tout… »

Cette sincérité scellée dans cette si belle promesse d'amour partagé.

Un corps étendu sur le sol glacial et pavé de cette cours habituellement si accueillante. Un corps froid, qui sourit à sa sœur retrouvée et à ses soucis oubliés, sans savoir que derrière lui il laisse une âme sœur, seule avec son amour à jamais impossible. Mais Ed ne pleurera pas, du haut de la chambre d'Orphé il regarde par la fenêtre, il regarde son ami, son amour qui l'a lâchement abandonné.

Mais plus que de la déception, une profonde détresse, une tristesse sans borne, une blessure qui ne guérira jamais et une détermination, rendre le monde plus beau pour pouvoir un jour monter la haut et montrer à celui qu'on aime ce qu'il a manqué, ce qu'on a fait pour lui.

Camus souffle, il n'a plus le cœur à rester dans cette serre qui desormé se passera à jamais de sa présence. Camus va continuer, comme si de rien n'était, abandonnant sa seule passion au souvenir de leur ami disparu.


Bon voilà la fin désolé, heureuse pour certains, triste pour d'autres, j'ai longtemps hésité, mais je l'ai fait.

Si vous faites attention certains mots sont en italique, et dans les phrases qui se succèdent à la fin, c'est les pensées des personnages qui se répètent dans l'ordre : Ed, Orphé, Camus, Ludwig, Naoji.

Pas trop triste ? Vous n'allez pas me tuer ?