Hello les gens! Je tiens à m'excuser pour ce délais de post... Je n'ai plus de chapitre d'avance donc je publie au jour le jour si on peut dire et là rien de ce que je semblais écrire ne convenait à ce que je voyais dans ma tête (les personnages prennent vie et, on finit par s'éloigner du plan initial et des choses imprévues arrivent, vous le constaterez plus bas ;)). En tout cas j'espère que ce chapitre vous plaira malgré tout et pourquoi pas me laisser une petite review pour me dire vos impressions? J'adore lorsque vous me faites part des vos idées ou des questions qui se posent par rapport à tel ou tel personnage! D'ailleurs je remercie Swangranger ainsi que AndouilleEtSushi pour leurs reviews ensoleillées (parce qu'elles illuminent les journées où les doutes se profilent à l'horizon). On se retrouve plus bas, bonne lecture!

Disclaimer: les personnages et lieux que je n'ai pas créés ne m'appartiennent pas.


– Et donc Malefoy… ?

– Quoi Malefoy ? Hermione lança un regard agacé autour d'elle, les quelques curieux présents à la tables des Gryffondor retournèrent à leurs occupations. Je t'ai déjà dit qu'il s'est contenté de nous insulter de temps en temps, avec Parkinson qui veillait à ce que la conversation ne tourne qu'autour d'Halloween, il ne pouvait pas vraiment se laisser aller.

– … Tu es sure de m'avoir dit tout ce qu'il s'est passé du haut de cette tour d'astronomie la dernière fois ?

Hermione souffla. Ce devait être la dix-millième fois qu'elle se répétait.

– Harry, bien sûr que je t'ai tout dis ! Tu es mon meilleur ami je ne vois pas pourquoi je te cacherai une chose aussi anodine… même si le si peu qu'il ait dit durant cet instant semblait être quelque chose de très personnel. Elle avala une gorgée de son jus de citrouille pour faire passer le malaise qui naissait en elle, son meilleur ami avait toujours eu des tendances paranoïaques dès que l'on parlait de Malefoy.

– D'ailleurs je ne comprends toujours pas pourquoi il s'est confié à moi, reprit-elle, alors qu'après il se comporte comme si rien ne s'était produit. Ce moment au sommet de la tour d'astronomie semble hors du temps.

– Qui était au sommet de la tour d'astronomie ? Ron s'installa à côté d'Hermione en lui faisant une bise. Il avait son air renfrogné des matins et se servis rapidement lorsqu'une assiette apparut devant lui.

– Personne, répondit brusquement la jeune fille, les joues légèrement rouges. Harry et moi discutions simplement du fait de se sentir libre et coupé du monde lorsque l'on s'y trouve.

Elle adressa au survivant un regard le dissuadant de dire le contraire et se mordit la lèvre de culpabilité, lorsqu'elle se rendit compte de ce qu'elle venait de faire. N'était-ce pas elle qui venait d'affirmer qu'il s'agissait d'une chose si anodine, alors pourquoi venait-elle de cacher la vérité à Ron ? Elle se résonna. Ron avait tendance à partir au quart de tour certaines fois et elle n'avait simplement pas voulu en rajouter aux problèmes auxquels ils auraient à faire face en ce début de semaine.

Ginny débarqua un peu plus tard, alors que la Grande Salle commençait à se remplir d'élèves, les yeux rougis de fatigue et s'assis face à son frère. Elle leur adressa un sourire.

– Pourquoi est-ce que les week-ends passent ils aussi vite ? se lamenta-t-elle.

– M'en parle pas, marmonna son frère en croquant dans un muffin.

Autour d'eux les élèves chuchotaient ardemment, l'atmosphère semblait sous tension. D'habitude les lundis matins étaient plutôt calmes, chacun mangeait en silence, se préparant à entamer une nouvelle semaine de cours. Or, ce matin était tout sauf calme. Ginny lança un regard curieux en direction de son amie qui n'avait presque pas touché à son petit déjeuner et s'appliquait à mâchouiller sa lèvre de nervosité. Que se passait-il donc ?

Neville s'installa non loin d'Harry et les salua.

– Vous aussi vous appréhendez de découvrir ce que cette journée nous réserve ? il clarifia sa question à la demande de Ginny. Les nouveaux programmes, précisa-t-il, les nouveaux profs débarquent aujourd'hui, expliqua-t-il d'avantage alors qu'elle ne voyait toujours pas où il voulait en venir.

La rouquine écarquilla les yeux de surprise. Comment avait-elle pu oublier ? Elle en perdit son sourire.

– Oh non…

– Tu l'as dit, ajouta Harry.

Les deux préfets en chefs apparurent à la suite de McGonagall à l'entrée de la Grande Salle. Ils semblaient en grande discussion. La directrice fit apparaitre quatre énormes blocs de feuilles et les ensorcela. Deux blocs lévitèrent jusque devant Aaliyah tandis que deux autres se plaçaient face à Malefoy. Elle leur pointa du doigt les quatre grandes tables et leur dicta des directives auxquelles ils acquiescèrent. Hermione renonça à se mâchouiller la lèvre et s'attaqua à l'ongle de son pouce, tout en les observant de sa position. Les préfets en chefs se séparèrent aux abords des tables et la Gryffondor se dirigea vers la table des Serdaigle en cherchant des yeux les préfets.

~~O~O~O~~

Brooks et Patil se levèrent et vinrent naturellement à sa rencontre en lui adressant un sourire de remerciement. Aaliyah les salua.

– Les fameux emplois de temps sont enfin arrivés ! plaisanta le jeune homme, un sourire sur son visage épuisé.

– Il faut croire que oui, lui répondit la Gryffondor, avec un sourire poli. Elle sorti sa baguette et fit avancer l'un des blocs qui lévitaient derrière elle en direction des Serdaigle.

– Comment est-ce que tu peux encore sourire ? l'interrogea Padma. Avec Blake on a dû passer le weekend à rassurer tout un tas d'élèves en leur assurant qu'il n'y aurait pas de soucis à se faire concernant toutes ces modifications du cursus, elle leva les yeux au ciel. J'étais impatiente d'en finir avec ce weekend !

– Oh, mais moi aussi je n'ai qu'une hâte : c'est d'en finir avec cette journée ! Hermione a vraiment été efficace pour ce qui a été de rassurer les Gryffondor, leur confia-t-elle, même si elle avait l'air aussi soucieuse qu'eux concernant nos futurs programmes.

Ils se tournèrent vers la table des rouges et or où les élèves semblaient moins agités que les autres et croisèrent le regard d'une Hermione qui détourna rapidement le siens après leur avoir adressé un bref sourire.

La préfète en chef repris ses explications.

– Ils sont ensorcelés pour se diriger d'eux-mêmes vers les élèves de l'année en question, vous devrez juste les séparer par année avant, comme ceci : elle prit sa baguette l'approcha du bloc de feuille face à eux.

– Sixièmes années, prononça-t-elle en tapotant doucement le bloc.

Un petit paquet de feuilles se sépara rapidement du reste et vint violemment s'abattre dans les bras du Serdaigle, qui était le sixième année le plus proche. Ce dernier les rattrapa in-extremis, le souffle coupé par le choc.

– Merde, jura la Gryffondor. Pardon ! se corrigea elle, gênée. Je… Je suis désolée Brooks, je n'ai vraiment pas voulu mettre autant de force dans ce sort, elle adressa un regard de reproche à sa baguette comme si elle en était responsable.

– Ce n'est pas grave, lui assura-t-il alors qu'elle était sur le point de se répandre en excuses. L'essentiel c'est qu'elles ne soient pas tombées.

– Bien, reprit la préfète en chef. Donc vous aurez sept petits blocs de feuilles correspondants à chaque année une fois que vous aurez procédés. Les feuilles vont léviter au-dessus des tables jusqu'à ce que tout le monde en ai reçu. Je vous conseille d'attendre que tout le monde soit présent pour lancer la distribution, rajouta-t-elle, ça évitera les chamailleries.

Elle leur laissa le soin de décider du reste entre eux et s'en alla vers la table des Gryffondor afin de répéter l'opération.

~~O~O~O~~

Lorsque Pansy vit Drago s'approcher d'elle, le sourire aux lèvres alors que deux énormes piles de feuilles le suivaient en lévitant, elle se doutait qu'il devait avoir une idée derrière la tête. Il chercha du regard l'autre préfet de Serpentard, assis en bout de table avec ses amis, et lui fit signe d'approcher. Le blond se tourna vers Pansy.

– Tiens fait ton travail, lui ordonna-t-il avec un sourire narquois. Il fit léviter l'une des deux piles vers elle. On pouvait y voir l'insigne des Poufsouffle. Pansy lui adressa un regard horrifié.

– Qu'est-ce que ça signifie ? demanda-t-elle en maitrisant le ton qu'elle employait. Je préfère distribuer ceux de Serpentards.

– Ça signifie que ton préfet en chef te demande de faire ton devoir de préfet parce qu'il reconnait tes qualités et te confie cette tache car il sait que tu en es capable, répondit Drago en ignorant soigneusement la seconde partie de sa question, comme s'il avait su d'avance ce qu'elle allait répliquer.

Pendant quelques secondes la Serpentard se sentit flattée avant de comprendre que le blond se servait simplement d'elle.

– Bien essayé, mais il en est hors de question ! se fustigea-t-elle, ça aura l'air trop louche que ce soit moi qui y ailles, demande plutôt à Blaise ou à Mai* tiens ! Elle pointa ce dernier du doigt alors qu'il prenait nonchalamment place près d'eux.

– Mai à déjà autre chose à faire, assena le blond d'un ton qui ne laissait pas de place à une réplique. Le concerné lui adressa un regard interloqué alors que le blond faisait léviter la seconde pile de feuilles vers lui.

– Ce sont les nouveaux emplois de temps, crut-il bon de prévenir même si les préfets s'en doutaient déjà. Pansy, repris-t-il en la voyant s'affoler, c'est dans ton intérêt que je t'y envoie. C'est toi qui voulais ce qui arrive, alors fait honneur à ta maison. Les Serpentard parviennent toujours à leur fin n'est-ce pas ?

– Pas toujours non, intervint Mai en faisant blêmir Pansy. Drago lui lança un regard menaçant auquel il se contenta de répondre d'un regard placide.

– Ecoute Pansy, s'impatienta le blond, si c'est pour que tu puisses reculer comme une trouillarde alors que tu as déployé toute l'énergie du monde –Morgane m'en soit témoin– à me convaincre de faire partie de ce plan foireux, je te préviens que je te lâche sur ce coup là.

Pansy avait plutôt employé son énergie à le menacer de la rejoindre, mais elle s'abstint de le lui faire remarquer. Il aurait été capable de lui lancer un sortilège en plein milieu de la Grande Salle, et la jeune fille ne tenait pas plus que cela à se faire humilier devant témoins.

– Drago… je, commença-t-elle

– Non. Tu n'inventeras pas d'autres excuses, l'interrompit-il alors que Mai semblait largué par le tour que prenait la conversation entre les deux autres Serpentard.

– Jusqu'à présent je n'ai rien dis, reprit-il en chuchotant furieusement, mais il va falloir que tu me dises maintenant, si nous jouons à ce jeu pour une bonne raison. Le blond relâcha son bras, qu'il avait empoigné dans un mouvement de colère. La résolution qu'il vit apparaître dans les yeux de la jeune fille lui prouva que ses paroles avaient trouvé écho en elle.

Mai se racla la gorge afin de leur rappeler sa présence. Drago leur expliqua ce qu'ils devraient faire et les laissa pour aller rejoindre la table des Serpentard.

– T'exagère, commenta Théo en lui lançant un regard perçant alors que Blaise croquait dans une pomme, le nez plongé dans la Gazette du Sorcier où des arrestations faisaient encore les gros titres. A peine assis, Drago croisa le regard désapprobateur d'une Gryffondor aux cheveux bouclés alors qu'il piochait un muffin parmi ceux du plateau devant lui. Il lui rendit un haussement de sourcil et elle se détourna pour parler à ses amis.

~~O~O~O~~

Mai et Pansy se regardèrent un instant, le blond les avait plantés là, avant de partir s'installer à la place qu'avait quitté la brune. De leur position ils pouvaient voir l'autre préfète en chef qui, au contraire, s'activait à aider les préfets de sa maison dans leur tâche. Le Serpentard se retourna vers Pansy, soupira d'un air résigné et s'éloigna en lui adressant un sourire forcé, dont l'effet fut accentué par ses traits asiatiques. La brune lui offrit en retour, un sourire qui se transforma en grimace. Drago leur laissait encore tout le travail.

La Serpentard longea la table et s'avança d'un pas décidé vers celle des Poufsouffle. C'était elle qui avait voulu cette situation, mais pas complètement. Elle avait juste voulu jouer à ce petit jeu qu'il lui avait lancé. Mais en ce moment elle n'avait qu'une envie : faire marche arrière. Elle n'était plus aussi sûre de vouloir continuer, mais elle avait embarqué ses amis dans cette histoire et y mettre fin maintenant la couvrirait certainement de honte. Le ridicule n'avait jamais tué… si ? D'un autre côté si la situation l'avait simplement amusée en le voyant persévérer, aujourd'hui cela n'avait plus rien de simple. C'était compliqué. Avant même de s'en rendre compte, elle s'était investie et alors que les choses semblaient vouloir s'intensifier… elle avait peur.

Pansy continua à avancer, refoulant la part en elle qui s'affolait. Elle ne faisait que remplir son devoir de préfet –à la place de Drago–. Aussi elle en voulut un instant au préfet en chef de lui infliger cela, alors que cela faisait clairement partie de son travail à lui, mais elle se rappela de ses paroles et tenta de se persuader qu'il faisait cela pour l'aider. Même si au fond, elle se doutait que Drago saisirait la moindre occasion qui se présenterait à lui pour se délester de son travail. Elle jeta un coup d'œil à ses chaussures et se força à ne pas inspecter sa tenue, elle n'était que trop consciente des regards qui se posaient sur elle à son passage.

« Tu t'inquiètes pour rien, tout ira bien. », se convint-elle.

Elle s'attaqua à fouiller du regard la table des blaireaux alors qu'elle avançait; les préfets ne lui rendaient vraiment pas service en restant assis. Pansy s'avançait vers Abbot, qu'elle avait cru apercevoir au loin lorsqu'une touffe de cheveux auburn lui bloqua la vue. Et avant d'avoir pu dire quidditch, ils se percutèrent violemment. Elle allait faire regretter à cet imbécile de ne pas regarder autour de lui lorsqu'il sortait de table. La brune ouvrit la bouche prête à l'insulter et son visage devint livide lorsqu'elle releva la tête en le reconnaissant. Par la barbe de Merlin ! Il n'y avait qu'elle pour avoir une poisse pareille, pensa-t-elle. Le jeune homme en face d'elle lui offrit un sourire de vainqueur, alors qu'elle ne trouvait rien à lui dire.

– Regarde où tu marches la prochaine fois, conseilla-t-il à voix basse en la dépassant.

Le regard de Pansy se durcit. Mais le Poufsouffle n'était déjà plus là pour le voir. La jeune fille s'en voulait énormément. Elle était restée debout comme une idiote, sans lui répondre. Il l'avait surprise alors qu'elle était encore dans ses pensées et elle n'avait pas su comment réagir. Une mine renfrognée sur le visage, elle chercha de nouveau Abbot, et se dirigea d'un pas rageur vers les préfets de Poufsouffle. Les regards hostiles de nombre d'élèves la suivaient. Elle n'avait plus rien à perdre maintenant.

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Trois jours avaient passé depuis l'annonce des nouveaux emplois de temps et le château était toujours dans cette frénésie qui était apparue dès le début des premiers cours de ce nouveau programme. La rencontre avec de nouveaux professeurs n'avait rien arrangé, car la majorité des élèves avaient déjà pris leurs marques avec la façon de faire de leurs anciens enseignants et Hermione savait bien que le contenu pouvait varier d'un professeur à l'autre, alors qu'il s'agissait d'un même cours. Il leur faudrait à nouveau se réajuster et le mois d'octobre semblait filer à une allure folle. Elle sortait tout juste d'un nouveau cours qu'elle avait adoré et avait entrepris d'en débattre avec Ginny, qu'elle avait retrouvée lors de son passage éclair à la tour des Gryffondor ou elle en avait profité pour déposer les affaires dont elle n'avait plus besoin. Ils avaient une demi-heure de creux avant le dernier cours de la journée et les deux amies avaient décidé d'aller patienter à la bibliothèque, point de rendez-vous avec Harry et Ron qui s'étaient attardés dans leur salle commune.

Alors qu'elles descendaient les marches, elles durent ralentir le pas face aux voix qui commençaient à s'élever dans le couloir. Une dispute semblait sur le point de débuter. En bonne préfète, Hermione pris en main la situation et commença à dissiper la foule qui s'amassait autour, en leur ordonnant de retourner en cours. En jouant des épaules, elle fit son chemin vers le centre lorsque Ginny qui la suivait l'arrêta, lui intimant de regarder : de l'endroit où elle se situait, elle arrivait enfin à distinguer une tête blonde fort reconnaissable.

– C'est Malefoy et Parkinson qui se disputent, lui confirma Ginny. C'est un préfet en chef, il peut résoudre son affaire tout seul. Elle commença à tirer la brunette vers l'arrière de la foule.

– Attend, l'arrêta cette dernière. Et si ça dégénère ? Restons en retrait quand même, j'interviendrai au cas où. Ginny accepta.

Les voix de Malefoy et Parkinson devenaient si fortes qu'elles parvinrent à entendre ce qu'ils disaient.

– J'en ai marre ! Tu n'as pas été foutue de le faire et maintenant tu me demandes de continuer ? le blond passa rageusement une main dans ses cheveux.

– Je n'ai pas eu le choix imbécile ! répliqua la Serpentard d'un air hystérique. Si tu arrêtais de me crier dessus peut-être bien que je t'expliquerai ce qu'il s'est passé.

– Qui est ce tu traites d'imbécile ? il lui saisit violement le bras pour la rapprocher de lui.

Leurs visages étaient maintenant si près que Pansy arrivait à sentir son souffle haché lui effleurer le visage, lorsqu'il murmura.

– C'est fini. J'arrête tout, démerde-toi toute seule à partir de maintenant.

Le visage de Pansy se décomposa.

– T-tu ne peux pas ! cria-t-elle. On avait un accord. J'ai besoin de toi…

– C'est faux, assena Drago. Il allait continuer lorsque quelqu'un se détacha de la foule pour venir vers eux. Le visage du blond se ferma.

– Tu vas la lâcher tout de suite, ordonna le Poufsouffle sur un ton que Drago n'aimait pas.

– Et sinon ? il raffermit son emprise sur Pansy qui couina sous la douleur.

– Drago lâche moi, tu me fais mal. Le blond desserra un peu son empoigne mais ne la lâcha pas pour autant. Il fixait toujours le Poufsouffle en face de lui. Pansy essaya d'attirer l'attention de ce dernier.

– On ne faisait que discuter, c'est bon. Tu peux nous laiss-

– Non. Pas quand il te fait du mal, lui répondit le jeune homme. Il s'empara du bras que tenait Drago. Pour qui est-ce tu te prends ?

– Je te retourne la question connard !

D'un même mouvement ils sortirent leurs baguettes. La Serpentard au milieu tentait vainement de les stopper lorsque Hermione apparut.

– Expelliarmus ! les baguettes des deux opposants atterrirent dans les mains de la Gryffondor. On peut savoir ce qu'il vous prend ? demanda-t-elle face aux regards noirs qu'ils lui adressèrent. Des septièmes années qui déclenchent une bagarre en plein couloir !

– On ne faisait que discuter, se butta la Serpentard.

– Bien sûr et c'est pour ça qui vous criiez. Vous sortiez aussi vos baguettes par politesse je présume, messieurs? demanda-t-elle sarcastique. Malefoy je ne vais pas t'apprendre qu'en tant que préfet en chef tu dois montrer l'exemple. Ce dernier émit un bruit dédaigneux.

– L'utilisation de sorts dans les couloirs est interdite. Je devrai vous faire récupérer vos baguettes chez la directrice, reprit Hermione alors que Pansy roulait des yeux en se demandant si elle se faisait réellement gronder par la Gryffondor. Mais à cause de vous on va être en retard au cours de potion, rappela-t-elle aux deux Serpentard. Elle considéra du regard les personnes lui faisant face.

– Oh ça va miss-je-sais-tout, l'arrêta Drago de sa voix trainante. Tu vas encore nous réciter le règlement intérieur ou te décider à me rendre ma baguette ?

Hermione ressenti une violente envie de le gifler, le Serpentard dû le remarquer car il fronça les sourcils d'un air provocateur.

– Continue comme ça Malefoy et vous êtes bons pour une retenue. Oui, parfaitement Parkinson, toi et Rief aussi. Ne prend pas cet air effaré, vous étiez à deux doigts de vous battre lorsque je suis intervenue.

Le Poufsouffle serra les poings.

– T'as de la chance que mademoiselle-la-préfète soit intervenue, on ne pourra pas toujours te sauver…

– Tu vas la fermer sale con, siffla le blond. Je n'ai absolument pas besoin de qui que ce soit pour te remettre à ta place ! les deux garçons se rapprochèrent dangereusement.

Le Poufsouffle leva le poing alors que la sonnerie retentissait. Hermione les menaça de sa baguette pour les tenir éloigné l'un de l'autre.

– Moins quinze points pour Serpentard et Poufsouffle. L'ambiance se refroidit et les deux opposants semblèrent se rendre compte de l'endroit où ils se trouvaient.

– Je regrette de moins en moins ma décision te concernant, Pansy. Assena le blond en lançant un regard dégouté au Poufsouffle, qui fronça les sourcils.

Hermione jeta un coup d'œil à sa montre et dû faire de son mieux pour cacher son affolement. Elle arrêta d'une main le jeune homme qui s'apprêtait à protester.

– Rief, tu causes déjà bien assez de problèmes, tout seul. Le concerné passa une main dans ses cheveux auburn et eut la décence de paraître gêné. Je te rends ta baguette pour cette fois et j'espère que tu, que vous, corrigea-t-elle avec un regard pour le blond, ne me ferrez pas regretter ce geste.

Elle se retourna vers les élèves qu'il restait autour d'eux.

– Je croyais vous avoir dit de retourner en cours, allez circulez ! la foule se dissipa en marmonnant. Il ne restait bientôt plus qu'eux. La brunette se dirigea vers son amie, restée en retrait.

– Viens Ginny, dépêchons nous, on va être en retard. Elles accélérèrent le pas.

– Si tu n'avais pas insisté pour rester aussi ! commenta la rouquine. C'est bon je plaisante, pas la peine de me jeter ce regard. On a bien fait de te nommer préfète toi.


(*) : se prononce [Maï]

Alors, qui a des idées concernant ce joyeux désordre? Questionnons-nous donc!

De nouveau emploi de temps, envie d'en savoir plus? Pansy et Drago qui ont un accord, mais lequel? Un autre personnage fait son apparition, qu'en pensez vous? Hermione trop/pas assez stricte? Pour quelle raison se disputaient donc les Serpentard? Le chapitre dans son ensemble?