Bonjour à tous ! J'avais bien dit que je serai plus rapide ^^ Merci pour vos reviews ! J'espère que ça continue à vous plaire !


Grell fut donc conduite à sa chambre. Durant le trajet à travers les couloirs du château, elle avait tenté plusieurs fois d'engager la conversation avec William, mais ce dernier l'avait complètement ignorée. Il lui avait seulement adressé froidement la parole une fois, afin de lui énumérer les règles à respecter, la plus importante étant de ne pas se rendre dans l'Aile Ouest. Il n'avait cependant pas voulu en expliquer la raison, rétorquant un sec « C'est Interdit ! ».

Il avait ensuite projeté Grell à l'intérieur de sa chambre, avec une violence qui l'avait fait vibrer jusqu'au plus profond de son cœur, avant de claquer la porte.

-Vous viendrez dîner avec moi ce soir, ordonna-t-il sèchement de derrière la porte.

-C'est un rendez-vous ? Osa Grell. C'est vraiment adorable !

William ne répondit rien. Grell gloussa en s'étendant sur son lit à baldaquin.

-Huuum~… Will ne le voit peut-être pas encore, mais je suis sure que nous sommes faits l'un pour l'autre !

Elle se mit à se tortiller sur son lit en gloussant, s'imaginant les mains froide et et douces de William caresser chaque partie de son corps. Oh, cet homme était vraiment délicieux ! Elle avait tellement attendu une rencontre de ce genre !

Plus heureuse que jamais, elle se mit à inspecter sa chambre. Ses yeux s'illuminèrent à la vue de l'immense garde-robe joliment fournie…


Au même moment, dans la taverne du petit village de Grell, la fête, animée par Ronald, battait son plein ( le jeune homme organisait souvent des « Ronnie Parties » histoire de mettre un peu d'ambiance dans ce qu'il qualifiait de « trou paumé ». ). Seul le Vicomte Druitt n'avait pas l'air de s'amuser, ce qui était assez inhabituel chez lui. Il boudait dans son coin, toujours frustré par le refus de Grell.

-Pour qui se prend-elle ? Fit-il en remettant dramatiquement en place une mèche de cheveux. Personne ne peut résister à mon charme !

-Ouais, ouais, c'est ça, répondit négligemment Ronald en sirotant une pinte de bière.

-Renvoyé ! Rejeté ! Humilié publiquement ! Poursuivit Druitt.

Las des jérémiades du Vicomte, Ronald essaya de lui remonter le moral en lui tendant une pinte, mais Druitt, étant l'homme distingué qu'il était, toisa la boisson d'un air dégouté avant de la jeter violement à terre, agacé.

-J'ai perdu la face, gémit-il en croisant les bras à la manière d'un enfant à qui on aurait refusé un caprice.

-Mais non, mais non, maugréât Ronald, à présent perdu dans la contemplation de sa pinte.

Ils restèrent silencieux durant plusieurs secondes. Puis Druitt leva ses yeux mauves et implorants vers Ronald.

-Tu ne voudrais pas me faire un petit numéro musical pour me remonter le moral ? Seul quelque chose de magnifiquement flamboyant pourra me faire sentir mieux, Clama-t-il avec fougue. Une opérette peut-être ? Ou une revue plus osée ?

Ronald leva les yeux au ciel.

-Bon… au moins ça mettra un peu d'ambiance, dit-il.

Il fit signe aux musiciens de se mettre à jouer, orienta les projecteurs sur lui, puis s'éclaircit la gorge :

-J'aime pas quand t'as l'air malheureux, Druitt,

T'entendre pleurer m'insupporte…

Druitt porta sa main au cœur d'un air ému, pensant que les propos de Ronald étaient compatissants.

-Tout le monde voudrait te connaître, Druitt,

Pour pouvoir te frapper très fort…

Ronald illustra ses propos en donnant un grand coup de poing dans le dos de Druitt qui glapit.

-De tout le village c'est toi le chouchou,

C'est toi le préféré de la bande

Toutes les femmes devant toi sont à genoux,

Et c'est bien difficile à compreeeendre !

Un groupe de fille soupira en regardant amoureusement Druitt et le visage de Ronald se renfrogna. Il poursuivit tout de même :

-Le plus blond c'est Dru-itt,

L'plus narcissique c'est Dru-itt,

Et personne n'a un égo comme Druitt,

Voyant que, curieusement, tous ces compliments n'avaient pas l'air de plaire à Druitt, il décida de continuer plus gentiment :

-Un Vicomte qui a du charme et des manières,

Et du chic et de la prestance !

Demandez à Soma, Lau ou Drocell,

Ils vous diront tout de suite sincèrement c'qu'ils en pensent…

Tous les habitants du village reprirent en cœur :

Le plus chouette c'est Dru-itt,

La vedette c'est Dru-itt,

Et personne n'a comme lui…Euh… Hum… une jolie… euh…

Ils cherchèrent quelque chose qui rime en « Ite », mais ne trouvèrent rien qui ne soit pas un peu trop vulgaire… Remarquant la détresse de ceux qu'il prenait pour ses admirateurs, Druitt décida de prendre la relève et chanta :

-J'ai un corps d'Apollon du plomb dans la tête !

-A quel champion c'Vicomte Druitt !

Hip Hip, Houra ! Houra, Hip hip !

Druitt c'est le meilleur, tout le reste compte pour du beurre !

Le plus doué c'est Druitt,

Le plus musclé c'est Druitt !

Quand il est dans un bal personne danse come Druitt !

Les quelques filles présentes se mirent à minauder :

-C'qu'il est beau, c'qu'il est grand et bien bâti !

Druitt leur adressa un clin d'œil et passa la main dans sa chevelure :

-Ca c'est pas des cheveux en papier !

Ronald ajouta :

-Il n'est ni humble ni très futé

Druitt ponctua cette phrase en montrant ses dents blanches et éblouissantes :

-Et mon sourire charmeur fait ma célébrité !

-Le plus classe c'est Dru-itt,

Le plus loquace c'est Dru-itt !

Au concours de Tango, personne tangonne comme Druitt !

Le Vicomte se mit sous l'un des projecteurs, ce qui le fit scintiller :

-Je suis vraiment très doué en illumination !

-Qu'il est impressionnant c'Vicomte Druitt !

Druitt se dit alors que c'était le moment propice pour parler de lui :

-Quand j'étais petit je mangeais du caviar, pour être chic, pour me sentir vivre !

Maintenant que je suis grand je n'mange que du homard, c'est pour ça que je brille plus qu'un vampiiire !

Il se saisit alors d'un fusil et, d'une manière très classe, tira sur le tonneau qui contenait la bière. Les villageois reprirent leur chant en s'approvisionnant de la précieuse boisson :

-Personne vise comme Dru-itt !

Personne tire comme Dru-itt !

Et personne n'a les bottes ni les chemises de Druitt !

Il s'allongea avec « sensualité » sur un luxueux fauteuil, près d'un mur orné de différents prix :

-Je collectionne les trophées, j'en ai plein la maison !

Puis, pour finir, tous les villageois reprirent en cœurs :

-Y'a que toi qui compte… Viiiicooooomte !

Malheureusement, le final explosif que Ronald avait préparé pour ce numéro fut interrompu par l'entrée fracassante d'un Alois essoufflé et en larmes dans l'auberge :

-Aidez-moi, au secours ! Cria-t-il.

Il alla solliciter l'aide de chaque villageois en continuant de s'agiter dans tous les sens :

-J'ai besoin de votre aide ! Il l'a enlevée ! Il l'a enfermée dans un donjon !

-Qui ? Demanda un des habitants.

-Grell ! Il faut faire quelque chose ! Viiiiite !

-Doucement, doucement, Alois, fit Druitt en balayant l'air de sa main. Allons, qui a enfermé Grell dans un donjon ?

-UN DEMON ! Explosa Alois. Un magnifique et ténébreux démon !

Les villageois éclatèrent de rire :

-Il est intimidant ? Lança l'un.

-Terriblement intimidant ! Répondit Alois.

-Avec des yeux pénétrants ?

-On croirait qu'il peut lire au plus profond de votre âme ! Renchérit le garçon en paniquant.

-Et des crocs ?

-Oui, des dents acérées et éclatantes ! Vous allez m'aider ?

-Bien sûr que nous allons t'aider, déclara dramatiquement Druitt. Mes chers amis, ce jeune garçon ne sait plus ce qu'il dit. Il est impossible qu'un homme plus séduisant que moi existe… (il sourit) Reconduisez-le donc chez lui ! Il a besoin de repos !

Deux hommes vinrent donc prendre Alois par les bras et le jetèrent hors de la taverne.

-Ce gamin est décidément taré, ricana l'un des hommes en laissant Alois dehors dans le froid.

Le mot « taré » fit réagir le vicomte.

-Ow ! Gémit-il en se frottant la tête.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Ronald.

Il se remit à chanter :

-Pour la première fois j'ai réfléchi…

-Ah, ça a dû te faire mal…

-Ca oui. Mais le frère de Grell est un garçon perturbé, qui a parfois trop d'imagination…

Mon cerveau brillant tourne comme une toupie, depuis que ce gamin est entré…

Je me suis promis que j'épouserai Grell,

Et pour ça j'ai une super idée !

Il agrippa Ronald par le col, supposant qu'il aimerait entendre son idée, et lui chuchota quelque chose à l'oreille.

-Je suis vraiment brillant ! Clama-t-il après avoir exposé son plan. Allez, en chœur :

-Personne joue comme Dru-itt !

N'est filou comme Dru-itt !

Personne ne persécute les morveux comme Dru-itt !

Et bientôt nous fêterons ses épousailles !

C'est toi le meilleur… Aleiiiiister !

Et ils continuèrent à chanter et à danser pensant que Alois cherchait désespérément de l'aide parmi les bâtisses vides du village…

Mais revenons-en à Grell, qui était en train de se préparer pour son souper avec William. Elle avait revêtu une charmante robe rouge sang, dans laquelle elle se sentait encore plus ravissante que d'habitude. Elle minauda durant plusieurs minutes devant son reflet, avant d'être interrompue par William qui venait de frapper à la porte.

-Le dîner est prêt, dit-il sèchement à travers la porte. Venez.

-Il y a d'autres manières de le demander, Darling ~.

-Soit vous venez, soit vous resterez enfermée ici sans manger.

-Je ne suis pas n'importe quelle femme, il faut me mériter, tu sais…

William émit un petit grognement.

-Cessez ce jeu puéril. Je ne m'abaisserais pas à vous supplier. Si vous ne voulez pas manger, cela vous regarde.

-Vous pourriez au moins lui dire « sil vous plaît », Maître, souffla une autre voix de derrière la porte.

-C'est hors de question, Alan Humphries ! Cette jeune fille va devoir apprendre à ne pas toujours obtenir tout ce qu'elle veut !

-Oh, mais il n'y a que toi que je veux, Wiiilluuuu ~ fit Grell.

Silence.

-Bien. Puisque vous le prenez ainsi, vous ne mangerez pas du tout ! Gronda la voix glaciale de Will.

Puis Grell l'entendit s'éloigner de la chambre…

Elle sourit. L'attitude de Will était vraiment adorable… Huhu, s'il croyait qu'elle allait rester sagement dans sa chambre sans manger ! Ce n'est pas ainsi que l'on traite une Lady !

Une fois assurée que William n'était plus dans les parages, elle ouvrit lentement la porte de sa chambre, et se risqua à descendre vers la cuisine.

Elle y trouva alors deux hommes qui étaient manifestement en train de se disputer.

-William est trop entêté ! Dit Eric. Il n'arrivera un rien s'il fait pas un minimum d'effort !

-Oui mais Grell pourrait faire un effort aussi, dit Alan. La moindre des choses lorsqu'on est invité à souper, c'est d'accept- Oh, Miss Grell ! Quelle bonne surprise ! Je suis Alan Humphries !

Avant que Grell n'ait pu dire quoi que ce soit, Eric vint lui prendre la main et la porta à ses lèvres.

-Je suis Eric Slingby, à votre service…

-Si vous avez quoi que ce soit à nous demander, reprit Alan en détaillant Eric d'un air mauvais, vous n'avez qu'à nous demander.

-J'ai un peu faim, admit Grell.

-Oui mais c'est-à-dire que le Maître nous a interdit de-

-Oh, la ferme, Alan ! On ne va pas la laisser mourir de faim, non ?

-Eh bien, donnons-lui simplement un peu de pain et-

-Tsk, tu rigoles ou quoi ? Ce n'est pas notre prisonnière, c'est notre invitée ! (il prit de nouveau la main de Grell) Par ici, Miss, nous allons vous servir à dîner.

-Bon, bon, mais doucement ! Chuchota Alan. Si le Maître l'apprend…

-Bien sûr, bien sûr, soupira Eric. Mais qu'est-ce que serait un repas sans… musique ?

-M-Musique ?

Alan, Eric et Grell entrèrent donc dans le living-room, richement décoré. Eric monta sur la table, revêtit une tenue de cabaret qui sortait de nulle part, et se mit à chanter. Cependant, comme je ne vois pas vraiment ce qu'il y avait à changer dans « C'est la fête », la version originale étant suffisamment explicite, je vous invite tout simplement à ouvrir une page Youtube, d'écouter la chanson en question, d'imaginer que Belle est Grell, que Lumière est Eric et que BigBen est Alan,et de continuer votre lecture.

C'est fait ?

Bien, reprenons.

Grell applaudit après ce fantastique numéro musical, fort divertissant.

-C'est la première fois que quelqu'un m'offre un dîner-spectacle ! S'exclama-t-elle. Ce château est vraiment formidable ! Vous pourriez me faire un peu visiter ?

-Pas de problème, dit Eric, nous serions ravis de-

-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, l'interrompit Alan, et aussi bien Grell que Eric levèrent les yeux au ciel (Alan était si rabat-joie !). Eric, il vaudrait mieux éviter qu'elle fouine dans… certaines pièces…

-Oh, mais si tu m'accompagnes, je suis sure que je ne ferai rien de répréhensible ~ dit Grell d'une voix enjôleuse en battant des cils vers Alan.

Eric fronça les sourcils, et Alan se mordit nerveusement les lèvres.

-Hum… Je suppose que si je suis avec vous… Bon, c'est d'accord ! Finit-il. Venez, Miss Grell, nous avons beaucoup à explorer !

Grell poussa un cri de joie, et couru aux portes du living-room, pressée de débuter la visite.

-N'oublie pas qu'elle est censée être pour William, souligna discrètement Eric à Alan, d'un ton réprobateur.

-C'est toi qui dit ça, après lui avoir presque léché la main toute à l'heure ?

-C'était pas pure politesse !

-Moi aussi, je lui fais visiter le château par pure politesse, dit-il sèchement. Maintenant, si tu permets…

Il passa devant Eric et emboîta le pas de Grell. Eric poussa un petit soupir avant de les suivre à son tour.

Grell flânait le long des couloirs, émerveillée par chaque armure, chaque tableau qu'elle croisait. Ce château était si impressionnant… A la fois inquiétant et magnifique…presque magique….

Perdue dans sa contemplation, elle n'écoutait même pas Alan qui prenait plaisir à lui conter l'histoire du château. Elle était sur le point de monter les marches d'un grand escalier lorsque Eric et Alan se précipitèrent devant elle, lui barrant le passage. Grell les toisa sombrement, frustrée d'avoir été si grossièrement interrompue.

-Y'a quoi là-haut, lança-t-elle entre ses dents serrées.

-Oh, rien d'intéressant dans l'Aile Ouest, dit Alan avec un grand sourire.

-C'est donc la fameuse Aile Ouest… soupira-t-elle, curieuse.

-Bien joué, souffla Eric à Alan qui le foudroya du regard comme toute réponse.

-Je me demande ce que Will cache là-haut…

-William n'a rien à cacher, rétorqua Eric du tac-au-tac.

-Alors, pourquoi est-ce interdit ?

-Le Maître aime tout simplement établir des règles, répondit Alan. Vous aimeriez peut-être aller voir autre chose ? Nous avons de très belles tapisseries..

-Plus tard, dit Grell en montant une marche.

-Les jardins ? Proposa Eric. Ou la bibliothèque ?

-Une bibliothèque ? Répéta Grell.

-Oh oui, Miss ! Continua Alan. Nous avons une immense bibliothèque ! Avec pleins de livres et…

-Du Yaoi ? demanda Grell d'un air gourmand.

-Du qu-

-Oui, coupa Alan, qui voulait simplement que Grell parte le plus loin possible de l'Aile Ouest, des tooonnes de Yaoi !

Grell laissa échapper un couinement de joie.

-Je vous suis alors !

Trop heureux d'avoir réussi à distraire Grell, Eric et Alan se dirigèrent bras dessus, bras dessous, vers la bibliothèque, énumérant les nombreux ouvrages qui s'y trouvaient… Grell, bien qu'intéressée, était pour le moment bien déterminée à trouver ce qui se cachait dans l'Aile Ouest. Elle profita du manque d'attention de ses deux hôtes pour gravir les marches de l'escalier…

Si c'était possible, l'atmosphère s'assombrit davantage. Peu à peu, les sources de lumières se faisaient plus rares. Grell se trouva vite à l'entrée d'une chambre délabrée, aux meubles détruits, aux mirroirs brisées… Plus elle avançait, et plus elle se disait qu'elle ne devrait vraiment pas se trouver ici. Mais à présent, il était trop tard pour renoncer.

Elle explora les lieux. Sur l'un des murs, se trouvait un portrait déchiré, sur lequel on pouvait deviner un visage d'homme. Seuls ses lunettes étaient reconnaissables, et Grell se demanda qui cela pouvait être. William n'avait pas de lunettes, elle en était sure. Pourquoi un démon porterait des lunettes ?

Son regard s'arracha à la vue du portait. Au centre de la pièce trônait une rose des plus rouge, qui semblait comme flotter à l'intérieur d'une cloche en verre. Plus intriguée que jamais, elle ôta la cloche, et approcha son doigt d'un des pétales, hypnotisée par cet étrange végétal…

-Que faites-vous ici ?

Grell sursauta et se tourna lentement vers William qui la toisait de toute sa prestance. Il semblait sur le point de la tuer. Grell ne songea même pas à le séduire, il lui faisait bien trop peur.

-Je.. Je suis désolée ! bredouilla-t-elle.

-Ne vous avais-je pas interdit de venir ici ? Est-ce donc si compliqué pour vous de respecter un ordre ?

-Je ne pensais pas à mal !

-Vous auriez pu provoquer un désastre ! Cria-t-il, définitivement en colère.

Il projeta brutalement Grell au sol. Le cœur de cette dernière battait à tout rompre, sans savoir si c'était de peur ou d'excitation.

-Arrête ! Gémit-elle.

-SORTEZ ! Rugit William.

Grell hésita quelques secondes.

-SORTEZ !

Elle ne se le fit pas répéter, et couru hors de la pièce. Elle entendit quelque chose s'écraser à quelques pas d'elle. Sûrement un livre que William avait tenté de lui jeter à la figure.

Prise de panique, et oubliant à quel point William était beau et attirant, elle se précipita hors du château. Promesse ou pas promesse, il était hors de question qu'elle laisse qui que ce soit la traiter elle de la sorte. Elle n'était pas contre un peu de brutalité dans une relation, mais il y avait des limites. Et Will venait juste de les dépasser.

Sans se retourner, elle ouvrit les portes du château, monta sur le dos de Pluto qui l'attendait dehors, et s'engouffra dans la forêt…


XD Désolée pour la chanson "C'est la fête", mais franchement je ne voyais pas ce que j'aurai pu changer dans les paroles... T_T Vous pouvez me taper, allez-y...