Bon, ça fait à peine un mois que j'ai posté le dernier chapitre - je m'améliore, non ? Non ? Bon...
Je pense que ce chapitre vous plaira, il est sympa. L'écrire n'est sûrement pas aussi fun que le lire mais quand même.
Allez, enjoy, et moi je retourne à l'écriture... dans ma grotte, tout ça...
Juste une rapide question qui n'a (presque) aucun rapport : Qui est fan des Avengers ici (comics ou film, peu importe) ? Quels sont vos ships ? J'ai des petites idées qui me trottent dans la tête, mais je veux tester un peu les eaux d'abord.
Merci de me lire - encore ! Chaque review me fait sourire à m'en faire craquer la mâchoire.
Au bout de huit heures de route, et de plusieurs relais et arrêts, Chris vit bien que Darren n'était plus aussi entrain à l'idée de reprendre le volant. Le bouclé était installé dans le fauteuil côté passager et ses yeux se fermaient tout seuls, bien qu'il essayait visiblement de lutter contre la fatigue, en regardant par la fenêtre d'un air absent qui lui était inhabituel en temps normal — mais plutôt normal avec la fatigue accumulée.
« Dare... Si tu peux pas rouler, je peux continuer, proposa-t-il. C'est vraiment pas grave, tu sais. Je vais bien. »
L'affirmation de Chris aurait sûrement été plus crédible s'il n'avait pas baillé à s'en faire craquer la mâchoire juste après cela. Darren lui jeta un regard accusateur — du moins, il fit du mieux que son état de fatigue avancé lui permettait.
« Bon, d'accord, je suis claqué aussi.
- Il reste quatre heures de trajet, soupira le bouclé.
- On fait quoi ? On peut clairement pas continuer de rouler, et —
- Suis-moi. »
Darren sortit de la voiture après avoir quitté sa position plus ou moins confortable sur le siège passager, et Chris l'observa avec un sourcil levé. Que pouvait-il bien faire ?
Il ouvrit la porte de derrière et fit glisser le dossier du siège de droite afin qu'il soit complètement à l'horizontale. Il fit ensuite la même chose au siège du milieu, et celui de gauche. Chris ne semblait toujours pas comprendre, alors il s'allongea sur la banquette improvisée et montra l'espace vide à côté de lui avec la main.
« Votre lit est prêt et vous attend, monsieur Colfer », dit-il avec un sourire malicieux.
Chris leva un sourcil, la bouche ouverte. Il croisa les bras, l'air d'essayer de comprendre ce que faisait Darren et de peser le pour et le contre. Soudain, Darren l'arrêta en levant une main en l'air.
« Attends ! Deux secondes », dit-il en se retournant pour fouiller dans le coffre.
Il en ressortit quelques secondes plus tard, une couverture et un oreiller à la main. Le sourcil de Chris se leva encore plus haut. Darren lui sourit d'un air séducteur tout en défroissant la couverture afin de l'étendre sur lui, laissant un côté ouvert afin que Chris s'y glisse.
« Bon, tu viens ou pas ?
- Darren... On va arriver trop tard, après...
- Chris, soupira-t-il d'un air sérieux. Sérieusement, mes potes n'en ont rien à faire de l'heure à laquelle on arrive. Tant qu'on arrive dans la semaine et vivants », finit-il avec un sourire qui avait presque l'air nostalgique.
Cette phrase sembla suffire à convaincre Chris, qui soupira d'un air résigné — toutefois sans pouvoir s'empêcher de sourire. Darren tapota une nouvelle fois l'espace vide à côté de lui de sa main, et Chris aurait presque pu jurer qu'il sautillait de joie malgré sa position allongée. Il sortit de la voiture et gagna la banquette arrière qu'il observa un petit instant, l'air de reconsidérer à nouveau la question et de revoir tous ses arguments. Cependant, Darren (stupide Darren, qui le connaissait bien trop) ne lui laissa pas le temps de questionner ce choix une fois de plus et le tira par la main afin de le faire tomber sur les fauteuils à l'horizontale. Chris ne put s'empêcher de pousser un petit cri, et Darren le regarda en riant.
« T'es adorable », lui dit-il en le regardant tendrement.
Chris n'eut même pas le temps de trouver quoi répondre que Darren avait quitté la banquette arrière. Il releva le haut du corps rapidement et observa le bouclé. Darren, qui avait apparemment compris la question silencieuse que Chris se posait, tourna la tête alors qu'il était entre le siège conducteur et la banquette.
« Je ferme juste deux, trois trucs et je viens dormir avec toi, promis, lança-t-il avec un clin d'œil (et merde, Chris en avait marre de rougir à chaque fait ou geste du guitariste). Je prends juste... ah, voilà, mon téléphone, et je verrouille la voiture », murmura-t-il d'un air absent.
Il appuya sur quelques boutons sur le tableau de bord, rangea quelques objets dans la boîte à gants et s'assura que tout était bien fermé avant de s'étaler à nouveau auprès de Chris. Il lui jeta un grand sourire et cala sa tête dans le cou du plus jeune. Chris fut bien soulagé que la voiture soit plongée dans l'obscurité, parce qu'il pouvait se sentir rougir comme une tomate.
Il ne savait pas exactement combien de minutes — ou d'heures — avaient passé, mais le souffle de Darren contre son cou et ses lèvres si proches de sa peau, c'était juste insupportable. Le sommeil s'était miraculeusement envolé, et Chris aurait carrément proposé de reprendre la route s'il ne savait pas à quel point Darren était fier de son lit improvisé. Et d'un côté, Chris n'avait pas envie de lui casser sa joie, parce que casser la joie de Darren, c'était comme reprendre un jouet à un chiot. Cela vous faisait encore plus mal au cœur qu'à lui.
« Tu dors ? »
Chris ne put s'empêcher un sursaut lorsque la voix rauque de Darren brisa le silence (bien qu'il ait murmuré la question, mais la voiture était tellement silencieuse). Il baissa le regard, essayant de percevoir les traits du bouclé, et il réussit à apercevoir ses yeux qui brillaient à la lumière de la lune. Il se demanda combien de nouvelles couleurs il y trouverait encore demain.
« Non. J'arrive pas à dormir. Toi non plus ?
- Non, chantonna Darren. Je suis trop content de revoir tout le monde demain ! »
Chris laissa échapper un rire.
« Ça, j'en doute pas... Je suis pressé de les rencontrer.
- Oh, Chris ! Ils vont tellement t'adorer ! Tu vas voir, ils sont géniaux !
- J'en doute pas non plus, sourit-il. Faut être à un certain niveau de génialité pour écrire deux comédies musicales sur Harry Potter. »
Cette fois, ce fut Darren qui rit, et c'était le son le plus agréable au monde. Son rire était franc, honnête, il éclatait toujours d'un coup et ne durait pas vraiment longtemps, mais c'était une véritable note de musique. Chris se demanda s'il y avait une chose dans la vie que Darren ne faisait pas en musique. Il secoua légèrement la tête, se disant que c'était la question la plus stupide au monde.
Soudain, Chris sentit les lèvres de Darren se déposer doucement sur la peau — sensible — de son cou, et il ne put s'empêcher un cri d'exclamation presque inaudible.
« Darren ! Qu'est-ce que tu fais ?
- Shhh, souffla-t-il, laisse-moi faire. »
Et Chris le laissa faire. Darren couvrait son cou de baisers innocents, descendant jusqu'à sa clavicule et remontant jusqu'à la base de son oreille, et Chris ne pouvait s'empêcher de rire et de se tortiller un peu, parce que cela chatouillait assez, quand même. Il sentit Darren sourire contre son cou, puis les baisers devinrent un peu plus langoureux et Darren s'amusait à mordiller la peau de Chris entre ses lèvres. Chris soupira de plaisir, et il gémit d'un coup lorsque Darren se mit à sucer un coin de son cou, trop proche de sa clavicule. Il voulait que rien de tout cela ne s'arrête, jamais.
Quelques suçons plus tard, Darren releva le visage vers Chris et leurs pupilles étaient complètement dilatées. Ils avaient tous les deux du mal à respirer, et la voiture, qui n'était même pas chauffée, paraissait d'une chaleur étouffante.
Darren s'approcha le plus lentement possible, prenant le temps d'admirer la magnificence de Chris. Chris qui était totalement essoufflé et qui avait des yeux ronds comme des billes, mais Chris qui restait le plus bel être humain qu'il n'avait jamais vu. Il posa ses lèvres, mouillées par le temps passé sur le cou du plus jeune, sur celles de Chris, qui étaient plus sèches. Ils bougeaient en rythme, et leurs bouches s'entrouvrirent au même moment, laissant leurs langues se rejoindre. Darren prit une grande inspiration alors qu'il explorait les recoins de la bouche de Chris, caressant sa langue avec la sienne.
Il n'avait pas imaginé, jusqu'à ce moment précis, à quel point cela lui avait manqué. Bien-sûr, une relation ne pouvait être basée seulement sur l'aspect physique et purement sexuel, mais il aimait plus que tout le contact physique avec Chris. Savoir que le jeune homme le laissait le voir de cette manière si privée et spéciale, c'était tout pour Darren. Il avait toujours été un amoureux de ces moments d'intimité, d'impudeur totale, mais partager ce genre de moment avec Chris rendait les choses encore plus spéciales qu'avec tous ses partenaires précédents. Il n'aurait pu l'expliquer, en partie parce que cela l'avait dépassé depuis bien longtemps, mais il savait que c'était là et que c'était indéniable.
Il sentit la main de Chris glisser le long de ses cuisses et il fut agréablement surpris par la prise de contrôle de l'acteur. Chris adorait le contrôle, c'était une autre chose irréfutable, mais il avait toujours été tellement timide et presque apeuré lorsqu'ils partageaient ces moments ensemble que Darren pensait simplement qu'il aimait perdre le contrôle de temps en temps.
Pas cette nuit, apparemment. Et cela ne déplaisait pas vraiment au guitariste.
« Darren... Laisse-moi faire, je veux... C'est à mon tour maintenant, souffla Chris.
- Chris, y a pas de tour, répondit Darren avec les sourcils froncés. Tu me dois rien, d'accord ?
- Je sais, je sais, répondit-il en hochant la tête frénétiquement. Mais... j'en ai envie. »
Darren ne savait plus quoi répondre, et il pensait sincèrement que son cerveau allait lui couler de désir par les oreilles. Il réussit à murmurer un bref OK avant que Chris ne retourne leurs corps et s'installe au-dessus de lui, entre ses jambes, puis il l'embrassa fougueusement. La langue de Chris entremêlée à la sienne, leurs torses qui respiraient ensemble, leurs entrejambes qui s'effleuraient à travers leurs pantalons... C'était presque étouffant. Mais un bon genre d'étouffant.
Chris réussit (comment, c'était un mystère) à défaire la braguette de Darren et la sienne, puis à baisser leur pantalons et sous-vêtements en même temps. Il donna quelques coups de bassin au hasard, et ils gémirent à l'unisson en sentant leurs érections se toucher. Darren s'accrochait aux avant-bras de Chris qui l'encerclaient, parce qu'il prit peur que le plaisir ne lui fasse simplement tourner la tête.
Chris se révéla être un pur animal lorsqu'il prenait de l'assurance. C'était comme la fameuse danse de Single Ladies, après tout : au début, il était terrifié et atrocement gêné à l'idée de la faire, mais il avait appris à aimer cela... et la tournée s'était révélé être un succès à ce niveau. Sans même parler des progrès qu'il avait faits au niveau de la motricité des hanches.
Il embrassait, léchait et mordait chaque recoin de la peau de Darren qui apparaissait devant lui comme s'il était dans une sorte de transe — en vérité, il l'était. Darren gigotait en dessous de lui, emprisonné (avec plaisir) par le corps fin mais musclé du plus jeune, gémissant de plaisir à chaque fois qu'il sentait les dents de Chris gratter sa peau et ses lèvres laisser des traces de salive le long de son corps.
Chris descendit, bas, très bas, et soudain Darren sentit son souffle chaud contre son érection et il retint sa respiration, le torse haut, les poings serrant la couverture en dessous d'eux. Chris posa délicatement ses mains à plat sur les hanches du bouclé, et les caressa de ses pouces afin de le calmer. Il s'approcha lentement, avec l'envie de savourer chaque moment de cette sauvage intimité, et il déposa un chaste baiser sur la verge de Darren — et le contraste avec les autres baisers fit gémir ce dernier, qui n'en pouvait littéralement plus. Chris laissa échapper un court rire, puis il sortit sa langue d'entre ses lèvres et s'amusa à tracer chaque chemin de chaque veine qui se trouvait le long du membre imposant.
Les phalanges de Darren étaient aussi blanches que la peau du plus jeune, désormais, à cause de la force avec laquelle il serait le tissu dans ses poings. Chris sentait qu'il était tendu, et lorsqu'il releva la tête et qu'il aperçut l'état du bouclé, il sentit une vague de chaleur le submerger, et il dût respirer lentement afin de se calmer et de ne pas tout finir en cet instant.
Darren était allongé devant lui, sous lui, les jambes légèrement remontées, bloquées par la barrière de son pantalon et de son caleçon qui tombaient sur ses genoux d'un air débauché, le t-shirt relevé afin de laisser voir une partie de son torse aux muscles si bien définis, les clavicules et le cou recouverts de traces de succion rouge ou violet, les cheveux ébouriffés — et, surtout, les yeux d'un noir luisant de passion et de désir, et les lèvres d'un rouge presque sang, encore humides de leur dernier baiser.
Le bouclé respirait si fort que c'était le seul bruit que l'on pouvait distinguer dans la voiture, et la vue de tout cet ensemble donna à Chris un sentiment de fierté. C'était à cause de lui que Darren se trouvait dans cet état, après tout.
Il ne put s'empêcher de se jeter sur les lèvres de Darren, les dévorant avec une passion qu'il ne se connaissait pas jusque là, et il sentit le guitariste gémir dans sa bouche, contre sa langue, et il ne put se retenir de lâcher un gémissement à son tour. Il redescendit à nouveau au niveau de l'entrejambe de Darren et le prit entièrement en bouche, décidé à pousser l'autre homme jusqu'à son maximum.
Il sentit des mains venir caresser ses cheveux et il ne put s'empêcher de sourire. Il laissa la verge du bouclé retomber hors de sa bouche et prit le temps de l'admirer pendant quelques secondes — la façon dont elle retombait contre son estomac, fièrement dressée, un peu rouge au bout et complètement humide. Il y laissa courir ses doigts jusqu'à la petite ouverture, en haut, où il appliqua plus de pression, massant l'endroit sensible en cercle. Il essayait de faire sortir des cris inconnus de la bouche de Darren, et il réussissait plutôt bien.
« T'es tellement magnifique, susurra-t-il en déposant de multiples baisers le long du membre. Regarde-toi, Darren, mon dieu. »
Chris ne réussit qu'à entendre un faible Chris, s'il te plaît, mais ce fut assez pour lui. Il reprit toute la verge de Darren en bouche, détendant sa gorge au possible afin d'aller plus loin encore, et l'air se vida de ses poumons pendant une brève seconde lorsque Darren cambra son dos, et que ses hanches se retrouvèrent contre le visage du plus jeune.
« Chris, Chris, bébé... » Souffla Darren, paniqué, en caressant une mèche de cheveux de Chris afin de la dégager de son front. Ce dernier agita la main, afin de lui dire qu'il pouvait y aller, qu'il n'avait pas mal, et Darren se détendit instantanément.
Chris se releva pendant un court instant, et il regarda Darren droit dans les yeux.
« Je vais te faire jouir comme jamais. »
Darren eut à peine le temps de reprendre son souffle avant que Chris ne plonge encore son membre dans sa bouche, et commença un rythme de va-et-vient endiablé. Il avait à peine le temps de percevoir les lèvres du plus jeune, étirées et roses autour de sa verge, mais rien que de l'imaginer, il se sentait presque partir.
Ce qui finit par envoyer Darren au septième ciel, ce fut le majeur de Chris qui vint frotter de doux cercles contre son derrière, directement contre son anneau de chair. Il se libéra, le dos cambré au possible, au fond de la gorge du plus jeune, qui n'en perdit pas une seule goutte, puis il se laissa retomber sur la couverture. Il eut à peine le temps de voir Chris, la main autour de sa verge, faire des va-et-vient rapides, avant que ce dernier ne jouisse à son tour, jetant la tête en arrière et fermant les yeux, en pleine extase.
Darren tendit la main vers Chris, et ce dernier remonta à ses côtés, tout sourire. Le bouclé lui rendit un sourire paresseux et se pressa contre lui, dans la même position qu'auparavant, la tête enfouie dans son cou. Il laissa ses mains glisser jusqu'aux hanches du plus jeune et entremêla leurs jambes, lâchant un soupir de contentement.
Quelques minutes plus tard, le doux ronflement de Darren emplit la voiture, et Chris sombra doucement dans le sommeil tout en jouant avec quelques bouclettes foncées.
