Disclamers : Les personnages principaux de cette histoire ne sont pas les miens mais bien la propriété de KISHIMOTO Masashi que je remercie, même si il ne le saura pas car sans lui cette histoire n'existerait pas.
Un immense merci à Venusia pour ces multiples corrections et ses explications. Je te dis à bientôt pour de nouvelles parties de Boogle ^_- .
Lavilebookman : Oui il était temps. J'espère que la suite te plaira.
Bonne lecture ^_^
Chapitre 9Le lendemain matin, Sasuke se réveilla par le cognement de Shikamaru à leur porte.
– HN ?
– On vous attend dans la salle des repas, lança l'ananas ambulant de derrière la porte.
Seul un nouveau grognement lui répondit. Il prit donc la direction de la salle des repas en compagnie de Saï.
Sasuke tourna la tête vers son compagnon. Naruto dormait encore. Un sourire coquin étira ses lèvres. Il allait rendre la monnaie de sa pièce à son blond. Il n'y avait pas de raison qu'il soit le seul à profiter du traitement de faveur que le blond avait bien voulu lui prodiguer. Doucement, Sasuke repoussa la couette qui recouvrait le corps de son aimé et commença à le noyer de baisers. Il descendit lentement vers les tétons roses du blond, les suça, les lécha et les mordilla en alternant.
– Mmm… soupira le blond, dans un demi-sommeil en frissonnant.
« Il se réveille » pensa Sasuke, en souriant. Il reprit sa descente vers l'objet tant désiré et le dépassa après avoir soufflé délicatement dessus.
– Mmm… Tu es plutôt joueur, ce matin, Sas'ke… dit une voix endormie.
– Devrais-je passer à la vitesse supérieure ? taquina le brun.
– Je préfèrerais te dire « non » mais on doit partir sans trop tarder, alors…
– Chanceux... rigola le brun en prenant sa verge en bouche.
Il commença de long va-et-vient qu'il accéléra, en entendant les gémissements étouffés de Naruto.
Dans la salle des repas, Shikamaru et Saï avaient presque fini leur petit-déjeuner.
– Qu'est-ce qu'ils foutent ? râla le chef de mission.
– Bah, ni l'un ni l'autre ne sont du matin, alors…
– Bon, je vais les lever. J'avais dit qu'on partirait tôt ce matin. Ils font chier… rechigna-t-il en sortant de la salle.
Shikamaru arriva devant leur porte, quelques minutes plus tard. Il leva la main pour toquer et entendit.
– Aller Sas', défonce-moi…
Shikamaru se retourna pour revenir sur ses pas, quand il entendit :
– Oh oui… comme ça…
Un frisson le parcourut et il accéléra le pas vers la salle où se trouvait encore, Saï. Quand Shikamaru s'assit, il était tout blanc. Son compagnon paniqua en voyant le teint blafard de son ami.
– Ça ne va pas, Shikamaru ? Tu veux boire quelque chose ? demanda Saï avec sollicitude.
–…
– Un peu de saké, peut-être ?
Saï allait insister, quand Naruto et Sasuke firent leur entrée dans la pièce.
Toute la salle devint silencieuse. Il fallait reconnaître qu'ils étaient plutôt bien foutus et qu'ils attiraient souvent le regard des femmes comme des hommes.
– Houla… Shika, qu'est-ce qui t'arrive ? demanda Naruto en prenant place à leur table.
–…
– Je ne sais pas. Il est parti vous appeler et quand il est revenu, il était comme ça.
Naruto se servait une tasse de thé et Sasuke prenait un petit pain en écoutant l'explication de Saï. Aucun des deux ne releva le détail important. Naruto reprit :
– Tu es tombé sur un truc pas net, Shika ?
Shikamaru plongea son regard dans celui du blond. Il y vit une inquiétude sincère. Ça ne l'étonnait même pas que Naruto ne fasse pas le rapprochement. En même temps, ça devait être naturel pour lui. Sasuke aussi, attendait une réponse. Même si lui se doutait, de ce qu'était « le truc pas net ». Il porta sa tasse à sa bouche, sans quitter son chef d'équipe des yeux.
– Non, Naruto, rien du tout. J'ai entendu un truc mais rien de méchant, soupira le brun.
– OK. On termine le p'tit dej et on prend la route ? demanda le blond.
Shikamaru se contenta d'un hochement de tête affirmatif pour simple réponse.
Très peu de temps après, les quatre ninjas reprirent leur route. Saï suivi le conseil de Shikamaru et observa le brun hirsute. Effectivement, il avait un truc de différent mais Saï enragea de ne pas voir quoi. Plus le voyage passait et plus il notait des détails, comme quand ils devaient se diviser en deux groupes. Le brun faisait en sorte d'être près du blond et ainsi, influençait les divisions. Pour sa part, Naruto suivait le mouvement. Il ne demandait rien. « Vraiment naïf, celui-là… » pensa l'artiste, en secouant la tête. À part le fait que Sasuke était un peu plus ouvert ou les regards qu'il lançait au blond, en pensant que personne ne le verrait, on ne pouvait rien leur reprocher. Si toutefois, être amoureux était reprochable. Aucun des deux ne cherchait le contact physique de l'autre. Par contre, plus le temps passait et plus de détails remontaient à la surface. Par exemple, s'ils ne recherchaient pas le contact physique, il fallait qu'ils aient toujours l'autre, à portée de vue. Toutes les nuits de leur voyage, ils dormaient ensemble. Quand ils arrivaient dans des villages pour les traverser, ils éloignaient d'un simple regard, celui ou celle qui s'aventuraient à regarder de trop près, leur moitié.
Ils arrivèrent à Iwa au bout d'une semaine de voyage. Il leur fallut deux jours de plus pour s'occuper des papiers pour le transfert du prisonnier. Naruto en avait profité pour passer voir « Papi Onoki » comme il l'appelait depuis sa première rencontre. Le prisonnier du nom de Tagaya Takito était un nukenin du Pays du vent et les quatre shinobis de Konoha devaient l'escorter jusqu'à Suna. Il était brun aux yeux marron, d'une taille équivalente à Naruto et il avait un corps taillé dans la pierre. Manque de chance pour lui, il avait jeté son dévolu sur la mauvaise personne. Car, si son regard de braise n'avait pas touché plus que ça le blond du groupe, un certain brun ne l'avait pas manqué. Et il valait mieux pour le prisonnier qu'il garde ses yeux dans sa poche, s'il ne voulait pas finir les pupilles crevées. Si Naruto était passé à côté du regard de braise du prisonnier, il ne passa pas à côté du raidissement de son amant.
– Il y a un problème, Sasuke ?
– Hn...
Avec un haussement d'épaules, Naruto reprit sa position dans la formation. Shikamaru était devant et ouvrait la marche. Sasuke se tenait sur la gauche du prisonnier et Saï, sur sa droite. Naruto fermait la marche, en mode Sennin.
Au bout de deux jours de voyage, le prisonnier faillit perdre la vie en essayant de sauter sur Naruto. Celui-ci se leva au moment où l'autre lui sautait dessus et ne l'avait donc pas vu faire. Mais manque de chance pour Tagaya, Sasuke le vit puisqu'il sortait de leur tente à ce moment précis. Il lui balança une décharge électrique. Saï et Shikamaru assistèrent à la scène. Aucun n'osa dire quoi que ce soit au brun. Ce fut avec peine qu'ils déglutirent et la même pensée les traversa. « Ne surtout plus toucher Naruto, si je veux rester en vie. » Ils respirèrent mieux en pensant qu'ils étaient casés.
Le sixième jour depuis leur départ d'Iwa, Tagaya regarda tout autour de lui. Ne voyant pas le tortionnaire brun, il en profita pour se rapprocher de Naruto qui allumait le feu qui servirait à chauffer leur dîner. Il allait l'allonger par terre quand il se prit un coup de coude dans l'estomac le faisant crier, que le blond lui avait assené en voulant mettre une pierre autour du feu pour bloquer une branche. Il se vit achevé par une autre décharge électrique venue par-derrière. Le jeune couple se regarda en souriant. Leurs compagnons revenaient de leur toilette, dans la source située un peu plus loin. Ils avaient eu la chance d'assister à toute la scène. Saï posa inconsciemment sa main sur son estomac. Il avait bien vu les yeux de Tagaya sortir de leur orbite en raison de la douleur et se réjouissait de ne pas subir le même traitement. Shikamaru se contenta de soupirer en s'approchant du campement.
Ils arrivèrent au bout de huit jours de voyage à Suna. Tagaya était encore en vie ce qui réjouissait Shikamaru. Il devait bien s'avouer qu'il avait eu peur par moments que toutes ces décharges le tuent. Mais non, il était costaud. Ils furent accueillis par Temari qui sauta dans les bras du Nara, Kankuro et Gaara qui serra Naruto dans les siens. Gaara les invita à le suivre chez lui pendant que Kankuro emmena Tagaya en cellule, aidé de Baki. Le Kazekage leur proposa d'aller se reposer, avant de les inviter à dîner.
– Vous repartez quand ? demanda Gaara, en se tournant vers Naruto.
Ce fut Shikamaru qui prit la parole.
– Demain à la première heure. On a déjà traîné plus que l'on aurait dû.
– Oui, Kei et Akira doivent être impatients, reprit Naruto en souriant.
– Je comprends. Je viendrai le mois prochain à Konoha pour l'examen.
Tous hochèrent la tête et partirent en direction de leur chambre, où ils prirent chacun une douche, avant de rejoindre Gaara dans son salon. Ils discutèrent de tout et de rien et passèrent à table.
– ça a été, avec le prisonnier ? demanda Gaara à l'assemblée.
– Tu parles… soupira le blond. Il en a eu après mon cul, pendant tout le trajet. Heureusement pour moi, j'étais surveillé… ou protéger. C'était selon l'avis de chacun, reprit-il en beurrant un morceau de pain.
En disant ça, Naruto surprit ses compagnons de route qui pensaient que le blond naïf n'avait pas vu clair dans le jeu du captif.
– Surveillé ? Protégé ? demanda le roux, dans un froncement de sourcils.
– Ouais, Sasuke l'a chidorisé à trois reprises, mais très légèrement, rassure-toi… termina Naruto en secouant les mains dans un geste rassurant.
– Il a été encore bien gentil, marmonna le roux.
Cette remarque ne surprit personne dans la pièce. Tout le monde savait qu'il ne fallait surtout pas toucher à Naruto si on tenait à sa vie. Surtout, si la nouvelle arrivait aux oreilles du Kazekage. Gaara était devenu ce qu'il était, grâce à la lumière que diffusait le blond autour de lui. Gaara lui en serait toujours reconnaissant et ferait n'importe quoi pour lui. Si pour tout le monde, leur relation pouvait paraître ambigüe, pour eux, elle était très simple. Ils étaient devenus des frères. Et c'est pour ça qu'ils remueraient ciel et terre pour l'autre.
Saï pensa qu'il préfèrerait être dans le pays le plus lointain possible, si un jour il devait arriver un truc à Naruto. Parce qu'entre les chidoris d'un certain brun et le regard fou du roux, dès qu'il était question d'attaquer le blond, il ne faudrait pas être sur leur route, au risque de voir sa vie écourtée.
Naruto s'endormit sur sa chaise. Il aurait fini par terre si Sasuke, assis à côté de lui, n'avait pas d'aussi bon réflexe.
– Je vais… commença Gaara, en tendant les bras pour prendre son ami.
– C'est bon… répondit simplement Sasuke, en affirmant sa prise sur le blond et le collant contre son torse. Vous pouvez me montrer sa chambre, s'il vous plaît ? demanda-t-il poliment.
Gaara hocha la tête et prit la direction de la sortie de la salle. Il conduisit ses invités jusqu'à la chambre du blond et étudia les gestes du brun qui le couchait. On pouvait voir la tendresse dans ses actions en le déshabillant. Le visage de Sasuke refléta le calme et la douceur. Un léger sourire marquait également ses lèvres. Gaara soupira avant d'annoncer l'évidence :
– Vous êtes de nouveau ensemble…
Sasuke n'eut aucune réaction à cette affirmation. Il n'avait plus envie de se cacher. Il voulait en discuter avec le blond et qu'ils s'installent ensemble. Certes, avec les enfants ce ne serait sûrement pas facile, mais après ces deux nuits passées dans les bras l'un de l'autre, Sasuke refusait de se lever sans celui qu'il aimait, près de lui.
– Je crois, répondit le brun.
Gaara attendit la suite en croisant les bras sur sa poitrine. Mais Sasuke commença à se déshabiller à son tour pour se coucher auprès de son blond. Le roux en déduisit que la conversation était terminée pour le brun et qu'il n'avait plus qu'à les laisser seuls. Ce qu'il fit sans un mot. Bien sûr, il aurait aimé claquer la porte de cette foutue chambre pour montrer son mécontentement mais, premièrement, ça pourrait réveiller son ami et il ne le voulait en aucun cas. Deuxièmement, ce serait entrer dans le jeu de l'Uchiwa et ça, c'était définitivement hors de question pour le Kazekage. Il reprit donc la direction du salon où s'étaient installés ses invités. Toutes les personnes présentes levèrent un regard surpris.
– Où est Sasuke ? demanda Temari.
– Il est parti se coucher, répondit simplement son jeune frère.
– Il aurait quand même pu nous dire « bonne nuit »… s'énerva la blonde aux couettes.
Le tempérament de feu de la jeune femme n'était un secret pour personne, ce qui fît que sa réaction n'étonna personne.
– Bon, on va y aller nous aussi. Demain, on part de très bonne heure, annonça Shikamaru en se levant. Il tira sa compagne par la main et ils allèrent se coucher, après un dernier « salut » aux personnes présentes dans la pièce.
Le lendemain, le jeune couple se fit réveiller par les premiers rayons du soleil qui s'infiltraient dans leur chambre, par la fenêtre. Naruto remua le premier. Il s'étira tel un félin, quand les yeux de Sasuke papillonnèrent, lorsque ce dernier essaya de les ouvrir. Un doux sourire se dessina sur ses lèvres et son regard tomba dans deux lacs sans fond. Les yeux bleus du blond avaient toujours eu un effet apaisant sur le brun. Envoûtant aussi… Il suffisait d'un regard du blond, pour connaître ses émotions. Quand il était heureux, ses prunelles brillaient de mille éclats, tel un soleil se reflétant sur une magnifique mer d'un bleu pur. Quand il était triste, ils perdaient leurs étincelles, comme un soleil caché par des nuages gris. En colère, ses pupilles devenaient de la couleur d'une mer déchaînée par la tempête, d'un bleu très profond, presque noir… Ce matin-là, ils brillaient de bonheur.
Naruto avait craint de se lever dans une chambre différente de celle du brun. Mais, celui-ci en avait décidé différemment, apparemment. Naruto lui rendit son sourire avant de se pencher pour prendre ses lèvres dans un doux baiser.
– Bonjour… chuchota-t-il.
– Mmm… B'jour, répondit l'autre, sur le même ton.
– On doit se dépêcher, si on veut prendre un petit-déjeuner correct, reprit Naruto en repoussant les couettes.
Seul un grognement lui répondit. Pourtant, le brun se leva à son tour et suivit le blond sous la douche. Ils durent se contenter de quelques caresses sous le jet d'eau chaude par manque de temps. Puis, ils rejoignirent tous les autres déjà attablés.
– Bonjour ! s'écria Naruto.
Sasuke se contenta d'un signe de tête.
– Tu as l'air en meilleure forme qu'hier, lança Temari.
– Une bonne nuit de sommeil et c'est reparti ! chanta le blond dans un sourire rayonnant, en se servant du thé sous les regards perplexes de ses amis.
Sasuke se servit une tasse de café après s'être installé à côté du blond. Pas encore très bien réveillé, il était passé en mode « Uchiwa hautain » celui qui donnait envie à tout le monde, de passer à côté tête baissée.
Après un bon repas et les papiers préparés pour leur retour, l'équipe de Shikamaru reprit la route en direction de Konoha. Il leur fallut trois jours pour arriver. Ils avaient pris plus ou moins leur temps. Ils firent leur rapport de mission à Tsunade, en omettant les chidoris au prisonnier. D'une part, ils n'étaient pas sûrs qu'elle le prenne bien et d'autre part, Shikamaru avait pensé que le couple officieux aimerait garder ces détails pour eux. À la fin de leur rapport, la Cinquième du nom demanda à Naruto de rester. Elle attendit que les autres furent sortis pour attaquer le sujet qui la préoccupait.
– Naruto…
Elle se tordit les doigts. Elle ne savait pas comment lui annoncer cette douloureuse nouvelle.
– C'est Akira, n'est-ce pas ? demanda-t-il dans un souffle.
Tsunade se contenta d'un signe de tête pour répondre.
– Tu as eu des nouvelles de sa famille ?
– Ils viendront en début de semaine prochaine pour la récupérer, annonça-t-elle d'une traite.
Elle avait eu peur de ne pouvoir lui dire la mauvaise nouvelle. À l'entente de la réplique de Tsunade, Naruto devint livide. Il se retourna vers la porte, fit un pas chancelant, mais avança malgré tout. Il leva son regard hagard vers la pendule elle indiquait treize heures. Iruka devait lui ramener la petite vers dix-sept heures selon les dires de Tsunade. Il faisait une excursion avec ses élèves et l'avait emmenée. Après un calcul mental impossible à réaliser dans l'état où il était, il sut néanmoins qu'il avait le temps de se reprendre. Il sortit du bâtiment de l'Hokage toujours aussi blanc. Il croisa Kiba, Hinata et Sakura mais ne les vit même pas. Eux, par contre, eurent peur de son teint. Lui qui avait une couleur de miel ressemblait à un fantôme, à ce moment-là. Inquiets pour leur ami, ils décidèrent de le suivre. Naruto prit la direction de son terrain d'entraînement favori. Après avoir trébuché un nombre incalculable de fois à cause de cailloux ressortant du sol, Naruto arriva enfin au milieu du terrain. Et là, ce fut comme un énorme blanc pour ses trois amis. Naruto se laissa glisser au sol sur les genoux et se mit à hurler son désespoir. Un frisson glaça les spectateurs. Jamais, ils n'avaient vu un Naruto si mal en point. Même après le départ de Sasuke ou la mort du tant regretté Jiraya, rien ne l'avait mis dans cet état. Ou du moins, il ne l'avait pas montré. Bien sûr, il était devenu mou et ne sortait presque plus, avant de se jeter dans un entraînement acharné, pour récupérer son meilleur ami. Il pleura de plus en plus, tapant des poings contre le sol. Kiba commença à s'avancer vers son meilleur ami et camarade « de conneries » mais il fut stoppé dans sa course par un chakra rouge qui entourait le blond. La lourdeur et la puissance qui s'en dégageait, n'admettaient aucun doute sur le propriétaire de celui-ci. En effet, très rapidement, un Kyûbi de taille assez modeste, puisqu'il dépassait de très peu son blondinet de réceptacle, fit son apparition.
– Sakura, va chercher Sasuke, lança Kiba.
– Que vient faire Sasuke, là-dedans ? demanda la rosée, perplexe.
– Écoute, je parais peut-être stupide, parce que je fais le con la plupart du temps, mais je sais aussi que, seul Sasuke peut le calmer quand il est dans cet état-là… répliqua le brun.
– Parce que tu l'as déjà vu pleurer, toi !? demanda-t-elle sarcastique.
Alors, Kiba plongea son regard sérieux dans les yeux verts de Sakura.
– Oui. Mais, jamais à ce point-là.
– Très bien. J'y vais ! cria-t-elle, en prenant la direction du village en courant.
De son côté, Naruto parlait à son démon en plongeant sa tête dans la fourrure de son cou.
– Je foire tout…
Kyûbi se contenta de secouer la tête pour s'en libérer mais le blond resserra sa prise.
– Tout ce que je touche se brise…
Kyûbi soupira mais ne dit rien. « C''est pas le travail des démons, de remonter le moral des humains. » pensa le renard.
– Ku… Kurama… snif… bouh…
« Et v'là qu'il se mouche dans ma fourrure. » pensa Kyûbi. « Quel porc ! Après, il va me forcer à prendre un bain. » râla l'animal.
À l'autre bout du terrain, le chakra du démon renard avait attiré certains ninjas comme Tsunade, Neiji, Shikamaru, pourtant habitués à le sentir dans le village. Naruto avait pris l'habitude de l'invoquer pour le laisser se dégourdir les pattes mais aussi pour s'entraîner avec lui et augmenter sa vitesse. Tsunade était venue parce qu'elle savait que Naruto n'était pas bien. Shikamaru s'était contenté de la suivre et Neiji les avait croisé au coin d'une rue et suivit le mouvement. Ils stoppèrent tous en voyant que le blond faisait un câlin au démon. De là où ils se trouvaient, ils ne pouvaient pas savoir que le jeune ninja pleurait. Ils ne pensèrent pas non plus, que ledit « démon » était apparu tout seul parce qu'il avait appris à apprécier son réceptacle et que de le voir dans cet état-là, ne lui plaisait guère.
Sasuke arriva avec Keisuke, au moment où Sakura atteignait les curieux, à qui il tendit la main de son fils avant de partir en direction de l'étrange couple qui se trouvait un peu plus loin, sans échanger un seul mot avec la rosée ou l'autre groupe.
Les ninjas de leur promotion s'approchèrent. Et, plus ils avançaient et plus ils distinguaient les pleurs de leur ami. Ce fut un réel choc pour tout ce petit monde. Aucun d'eux ne l'avait vu pleurer ou avoir l'air triste. Pour eux, Naruto était synonyme de conneries, rires et sourires. Pourtant, ils devaient bien l'admettre, eux aussi avaient des jours où ils n'avaient pas envie de sourire. Sans parler de rire… Alors, pourquoi pas lui…
Plus Sasuke se rapprochait de son amant et plus ses sanglots lui déchirèrent le cœur. Que lui avait dit Tsunade pour le mettre dans cet état ? Il put également entendre les paroles de son blond un vrai crève-cœur pour lui.
– Lui aussi…
–…
– Je vais le perdre… hic… snif !
Cette fois-ci, ce fut trop pour Kyûbi. Il s'ébroua violemment et projeta le blond un peu plus loin, celui-ci pleurant encore, en se frottant les yeux comme un gosse de cinq ans. Le démon rugit férocement, ce qui eut le don d'arrêter les pleurs de Naruto en le faisant sursauter et retenir leur respiration, aux autres personnes présentes.
– Bah… Kurama, que fais-tu là ? demanda bêtement le blond, les yeux grands ouverts.
Kyûbi prit son bras entre ses puissantes mâchoires pour le secouer, en guise de punition. Le groupe de spectateurs hoqueta en voyant le démon attraper son porteur dans sa gueule. « Allait-il lui arracher le bras pour ce manque de discernement ? Il ne pouvait pas, il vivait avec lui. Il savait bien que Naruto était un peu lent, comme garçon. Mais Kurama n'avait pas la possibilité de sortir de son plein gré. » se demandèrent les spectateurs.
– Ha ! ha ! ha ! rigola Sasuke, en arrivant à leur hauteur. Un bras comme punition ? Ce n'est pas un peu dur ? demanda-t-il en se tournant vers le renard géant et essayant de reprendre son souffle. Kyûbi relâcha le blond en soupirant.
– Sasuke, que fais-tu là ? demanda Naruto en le regardant.
– C'est de sa faute… Je devrais le faire voler pour poser cette question stupide, râla le renard de sa voix grave.
– Bon, et qu'est-ce qui nous vaut cette crise ? demanda le brun en se retournant vers son amant.
– Akira…
Les yeux du blond se noyèrent une nouvelle fois de larmes. Tsunade et les autres reprirent leur respiration en voyant l'Uchiwa entamer un dialogue avec le renard. En voyant les yeux de Naruto se remplir une nouvelle fois de larmes, Kyûbi renâcla.
– Alors, dans ces moments-là… commença le brun, en regardant le renard qui s'était assis sur ses pattes arrière. Tu lui attrapes le nez et tu pinces. Les larmes vont retourner toutes seules d'où elles viennent.
Effectivement, Naruto gémit de douleur mais ses yeux séchèrent aussitôt.
– Tu vois… Tu veux essayer ?
– Non, je risquerais de lui bouffer plus que de le pincer, grogna le renard. Bon, bah… Moi, je rentre. À toi de jouer !
Sasuke hocha la tête et relâcha le nez de Naruto.
– Alors, tu me racontes ce qui t'arrive ? demanda le brun une nouvelle fois, en s'accroupissant devant son aimé.
Mais, Naruto ne put lui répondre. Iruka arrivait avec Akira vers le groupe.
– Vous faites un spectacle ? demanda le Sensei, au groupe.
– Na-Chan ! cria la petite fille en courant dans les bras de Naruto.
Naruto la serra très fort dans ses bras en souriant d'un sourire sincère. Ce fut le dernier choc de la journée pour ses amis, quand ils comprirent que Naruto portait constamment un masque. Celui du mec qui n'avait rien dans le cerveau, qui ne faisait que des conneries et qui souriait tout le temps. Celui qu'il affichait à cet instant était si sincère, que presque tous ceux qu'il avait faits avant – ou dans certains cas – leur prouvaient surtout qu'ils étaient plus que faux. C'est ainsi qu'ils comprirent qu'ils ne connaissaient pas vraiment Naruto Uzumaki.
– Comment était cette excursion ? demanda le blond.
– C'était cool, Iru-Chan…
Akira se lança dans une description de leurs activités. Tous les regards convergèrent vers le Sensei devenu très rouge sous l'appellation de la petite fille.
– Dis, Na-Chan… J'ai cru voir Kyu-Chan de loin. Je me suis trompée ? demanda timidement la fillette en interrompant sa tirade.
– Ouais… Comme je me sentais seul, je l'ai invité à jouer à cache-cache, rigola Naruto en se frottant derrière la tête.
Sasuke ricana en imaginant le démon renard prit dans une partie de cache-cache. Tsunade se rapprocha de Naruto qui plongea son regard dans celui de sa grand-mère de cœur. Elle y lut une très grande tristesse mais son habituelle détermination. Il hocha la tête pour lui dire « merci » et que tout irait bien.
– Bon, on va rentrer, reprit Naruto en se relevant. Que veux-tu manger, ce soir ?
– Ce que tu veux... Mais, on peut inviter Kei et Sasuke-San ? demanda Akira, tristement.
Le blond plongea son regard électrique dans les onyx de son ami et hocha la tête.
– Si Sasuke et Kei veulent bien, pourquoi pas…
Le brun répondit d'un hochement de tête en tendant la main à son fils puis un signe l'invitant à les suivre. De son côté, le petit groupe de curieux reprit sa route dans diverses directions. Vingt minutes plus tard, le groupe des quatre arriva chez le blond.
– Pendant que je fais à manger, vous pouvez profiter du jardin, Aki et Kei ? Sas », tu veux une tasse de thé ou de café ?
– OK ! s'écrièrent les deux gosses, en se ruant vers ledit jardin.
– Une tasse de thé… acquiesça, le brun.
– Ça marche… répondit le blond, en se dirigeant vers sa gazinière pour mettre de l'eau à chauffer.
En attendant le sifflement de la bouilloire, Naruto éplucha quelques pommes de terre qu'il ferait en salade avec des saucisses et des oignons. Il accompagnerait la salade de poisson et d'une légère soupe au miso. Pour le dessert, il pela des pommes qu'il coupa en quartier et de l'ananas. En voyant le regard perdu du blond, Sasuke se leva et posa sa main délicatement sur la sienne pour stopper son mouvement de découpage.
– Naru…
– Mmm ? marmonna le blond, perdu dans ses pensées sombres.
Sasuke posa ses mains sur les joues du jeune ninja et tourna son visage vers lui. Il fut choqué de voir des larmes silencieuses rouler sur ses joues.
– Bébé… Que se passe-t-il ? demanda doucement le brun.
Naruto, trop pris dans ses réflexions, ne releva pas le petit surnom mais répondit tout de même à la question :
– Le grand-père d'Akira arrivera dans deux jours…
– Soit, lundi... termina Sasuke, en voyant que son blond n'y parvenait pas.
Il lui répondit d'un hochement de tête affirmatif.
– Ce soir, je dois lui dire…
Sasuke attendit la suite en silence. Il savait que c'était dur pour son compagnon. Il perdait encore une fois quelqu'un de précieux pour lui. « Combien de perte devrait-il encore subir avant d'être heureux ? » se demanda le brun, en essuyant les larmes qui continuaient de couler sur les joues de Naruto.
–… lui dire qu'on va devoir se séparer, hoqueta le blond avant de s'effondrer.
Sasuke le prit dans ses bras et le berça pour essayer de le calmer. Réconforter les autres n'avait jamais été sa tasse de thé. Il ne savait pas ce qu'il devait faire, surtout… Il posa son menton sur le haut de la tête du blond. En le voyant se calmer petit à petit, il l'embrassa dans les cheveux, en signe de réconfort. Ils étaient tellement pris par leur tristesse, qu'ils ne virent pas la présence derrière la porte de la cuisine. Sentant son amant se calmer, Sasuke reprit la parole :
– Tu devrais aller te passer de l'eau sur le visage. Moi, je mets la table et j'appelle les enfants. On lui dira ensemble, si tu veux… proposa-t-il pour apaiser son âme sœur.
– Merci, Sas »… dit le blond, en l'embrassant à pleine bouche avant d'aller se rincer le visage.
Sur cette dernière phrase, Naruto se dirigea vers la salle de bain à l'étage. Il redescendit dix minutes plus tard, les autres étaient déjà installés à table et l'attendaient pour commencer.
– Bah, alors, Na-Chan… Que faisais-tu ? On a faim, nous ! râla la fillette.
– Je me lavais le visage et les mains. Et vous ? Vous vous êtes lavé les mains, avant de manger ?
– Oui ! Sasuke-San a dit qu'on ne mangerait pas tant qu'on n'aurait pas lavé nos mains, répondit Akira en boudant.
Naruto lança un regard tendre au brun en remerciements. Le repas se passa bien. Chaque enfant raconta sa journée et les deux adultes écoutaient et posaient des questions. Keisuke se mit à râler que des filles lui couraient après pour avoir les faveurs de son père, ce qui fit beaucoup rire le blond et se renfrogner les deux Uchiwa. À la fin du repas, Naruto se décida à parler du sujet qui le chagrinait. Il redoutait la réaction de la petite fille, qu'il avait appris à aimer comme la sienne.
– Akira… commença doucement Naruto, en se frottant les mains sur son pantalon, signe de nervosité chez le shinobi.
Sasuke qui était assis à côté de lui, posa sa main sur la sienne en signe d'apaisement.
– Oui ?
– Baa-Chan m'a convoquée aujourd'hui, dans son bureau…
La petite fille plongea son regard dans celui de son père adoptif.
– Je sais…
Naruto la regarda et attendit la suite.
– On avait soif avec Kei et je suis venue chercher de l'eau. Mais, je n'ai pas pu entrer dans la cuisine, quand…
– Pardon de m'être montré à toi comme ça, Hime-Chan.
– Dis-moi, Na-Chan ?
– Oui ?
– On… on pourrait… lui demander… que je… reste avec toi ? sanglota la petite fille en serrant les poings sur ses genoux.
Naruto et Sasuke déglutirent avec peine. Ils savaient que pour la petite fille, la situation devait être aussi dure – voire plus – que pour le shinobi blond. Naruto se leva d'un bond pour prendre la fillette dans ses bras et la bercer.
– On va aller voir ton papi et l'accueillir à Konoha. Puis, on lui demandera si on peut rester ensemble. Si par malheur il refusait… Je m'arrangerais avec Baa-Chan pour faire des missions au Pays de la vague, le plus souvent possible pour venir te rendre visite.
La petite se contenta de hocher la tête, en se frottant les yeux. Naruto lui caressa la tête et reprit d'une voix douce :
– Mais tu sais, pour l'instant, on va profiter du temps qu'il nous reste sans faire de projets sur la comète.
Sasuke ne put détacher son regard onyx du tableau qu'offraient le blond et la fillette. Au bout d'un temps, il fit glisser son regard sur son fils. Il regardait son père. Keisuke ne savait pas quoi faire devant cette scène. Y avait-il seulement sa place ? Mais il était trop petit pour s'en rendre compte. Sasuke lui dit de venir le voir d'un léger mouvement de tête. Alors, un grand sourire illumina son visage et il courut dans les bras de son père.
A suivre...
