Hellow tout le monde :) Désolé pour mon retard mais ma vie est décidément chaotique en ce moment ^^' Je vais reprendre ma publication tous les dimanches vu que j'ai réussit à mettre suffisamment de chapitre de côté :) J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop pour le coup :S Bisous et à dimanche prochain :D


Les jours s'écoulèrent doucement, partagés entre les heures de travail d'Hikaru puis les moments de complicité sous la couette, discutant et se redécouvrant en se blottissant bien au chaud dans son lit. Il se réapprenaient et le blond réussit à se mettre à parler de nouveau du go même s'il ne pouvait toujours pas en jouer. Et puis un beau jour, Meian vint frapper à leur porte avec un timing quelque peu effrayant.

- Akira ?

- Oui ?

- Je pense que hnn… Ce serait bien que je rentre avec toi, non ? Hésita le cuisinier en se grattant nerveusement la joue.

Ecarquillant les yeux sous la surprise, le brun finit par sourire doucement en hochant la tête : bien sûr que ce serait bien qu'il rentre avec lui ! Akira en trépignait d'avance même, le faisant ressembler à un enfant qui attendait avec impatience les cadeaux de son noël ou de son anniversaire. Alors qu'il allait lui sauter dessus pour lui faire un énorme câlin, on se mit donc à frapper à la porte, Meian les regardant avec son sourire toujours aussi éthérée lorsqu'ils lui ouvrirent.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Il y a un souci ? Demanda Hikaru avec curiosité, la faisant entrer chez lui.

- Non non, fit-elle en s'asseyant sur le canapé, avalant ses médicaments avant de les fixer gentiment. Je voulais te dire que tu n'avais pas besoin de t'occuper de ton déménagement, je me suis chargée de tout !

- Hein ?! S'exclama-t-il alors que le brun les fixait d'un air perdu : c'était quoi cette histoire ? Comment pouvait-elle savoir cela alors qu'il venait de se décider seulement maintenant ?

- Oui, ton appartement t'attend déjà là-bas donc il ne te reste plus qu'à faire tes cartons ici, lui sourit-elle en penchant légèrement la tête sur le côté.

Hikaru se laissa tomber sur le fauteuil et Akira s'assit sur l'accoudoir, passant une main dans les mèches dorées pour les caresser avec douceur, essayant de l'apaiser par sa présence.

- Je dois aussi prévenir le restaurant, je ne peux pas les laisser ainsi : ils m'ont beaucoup aidé après tout, finit-il par soupirer en s'appuyant légèrement contre son ancien rival, appréciant ces attentions qui le rassuraient.

Bavardant en buvant des jus de fruits, le blond finit par aller au travail, faisant le service tout en s'occupant de sa lettre de tutelle de son établissement pendant son absence, espérant que tout irait bien même s'il angoissait son retour là-bas. Après diverses démarches, Hikaru finit par les aider à finir de faire les cartons avant de fermer définitivement la porte de ce qui avait été un refuge pendant deux ans, c'était peut-être froid et impersonnelle comme endroit mais il y tenait un peu et ça lui sera le cœur de le quitter.

Il cheminèrent tous trois en silence jusqu'à la ville et Akira ne cessait de serrer la main de son ami pour le soutenir. Une autre aventure commença…

Pendant ce temps-là, Waya et Isumi attendaient dans l'appartement leur arrivé puisque Meian les avait avertis par téléphone, ayant profité des dernières heures pour remplir les placard et le frigo de nourritures. Ils avaient hâte de revoir leur ami, ça faisait vraiment longtemps et il leur tardait de comprendre le pourquoi du comment même s'ils se doutaient bien que ça ne serait pas facile puisqu'il avait plié bagages du jour au lendemain sans rien dire à personne.

Tout à coup, on frappa à la porte ! Sursautant de surprise sous la nervosité qu'ils ressentaient tous deux, ils finirent par se lever et essuyer leurs mains moites sur leurs pantalons avant de se diriger vers l'entrée, posant une main tremblante sur la clenche. C'était Hikaru Shindo derrière la porte ? A quoi ressemblerait-il après ces deux longues années loin d'eux ? Hippie ? Ermite ? Bodybuildé ? Geek ? Gothique ? Drogué ? A mesure qu'ils se faisaient des scénarios de plus en plus angoissants, on frappa une seconde fois à la porte sous leurs couinements de surprise, les faisant enfin ouvrir pour voir qu'Hikaru était toujours Hikaru, avec plus de centimètres, de cheveux et de muscles.

- Waya, Isumi, je suis content de vous revoir, dit-il doucement en esquissant un léger sourire un peu pâle et tremblant.

- Hikaru-baka ! Cria le petit brun avant de lui sauter dessus pour le câliner à l'en étouffer.

Le plus grand essuya une larme de plaisir avant de se joindre à eux, les serrant tous deux dans ses bras en souriant de bonheur, vraiment content de le revoir avec eux. Les entraînant tous dans le salon, Isumi montra à Hikaru son nouveau chez lui, Meian ayant veillé à ce que ce soit chaleureux et accueillant pour détendre le semi-blond. Et le grand brun pouvait affirmer sans conteste que la jeune femme avait vraiment bon goût en décoration.

De taille moyenne, l'appartement étaient en mezzanine avec le lit et l'armoire en haut, la salle de bain avec douche et lavabo juste à côté. En-dessous, il y avait le coin salon avec canapé, table basse, meuble télé et télé, ainsi qu'un bureau et des étagères, et le coin cuisine équipée. Pas très grand mais bien agencé, faisant ainsi le bonheur d'une personne ou d'un jeune couple en somme, et Hikaru en était très touché : il lui plaisait et ça lui faisait plaisir ce cadeau de retour parmi eux.

Tous de bonne humeur et bien au chaud, ils firent la cuisine et sortir des jeux de société, allumant la musique et créant une ambiance joyeuse et pétillante de rire. Waya ne fit pas de remarques sur la présence de Toya, Meian resta toujours aussi éthérée que d'habitude, Isumi fit son éternel papa-poule et Hikaru ainsi qu'Akira l'un près de l'autre en oubliant leur malheur.

Pourtant, il fallait forcément qu'un truc gâche tout et ce truc fut la sonnette d'entrée, les faisant sursauter de surprise alors que le bruit strident fit éclater leur bulle de bonne humeur. Se regardant avec curiosité et perplexité, Isumi finit par se lever pour savoir qui pouvait sonner, qui savait l'existence de cette endroit pour l'instant encore secret.

Posant une main sur la clenche avant de la tourner, le jeune professionnel ouvrit la porte avec un sourire chaleureux… Sourire qu'il perdit bien vite quand il se rendit compte de qui c'était.

- Vous ! Grogna-t-il en le fusillant du regard.

- Ecoutes-moi ! Je t'aime ! Laisses-nous une chance !