Chapitre 8 : Monde imaginaire
Des notes de piano résonnaient en fond dans l'esprit de la Reine qui revenait peu à peu à elle, sortait d'un rêve étrange ou plutôt d'un long cauchemar dont elle n'avait pu s'extirper jusqu'alors.
Puis le silence se fit total en marquant son réveil... Ses yeux ouverts, ses paupières semblaient lourdes, sa respiration encore profonde et une légère douleur provenait de sa poitrine. Elle réalisa qu'elle était dans une chambre d'hôpital et un sentiment d'angoisse la saisit avant que son regard ne trouve celui d'Emma près d'elle et ne la rassure. Un sourire perdu dessina ses lèvres.
— Qu'est-ce que... Qu'est-ce que je fais ici ?
Sa voix était à peine éraillée par les longues heures restée inconsciente.
Emma s'était levée dès les premiers mouvements d'éveil de la Reine. La constater réveillée venait d'ôter un soudain poids de ses épaules, provoquer un soulagement considérable. Elle devait maintenant expliquer à Regina ce qui s'était passé mais par où devait-elle commencer en sachant que Regina était ici par sa faute ?
— Vous êtes tombée inconsciente quand... Quand votre mère a tenté de me tuer...
Le regard de Regina transparut d'abord toute son inquiétude face à ces mots.
— Ma mère ? répéta-t-elle.
Et des images revenaient sous formes de flashs, des rappels de ce qui s'était passé chez elle avant qu'elle ne tombe inconsciente, frappé par la magie de sa mère.
Elle voulut se redresser, s'asseoir, mais la pointe qu'elle ressentit au niveau de sa poitrine se fit plus vive et elle y ramena sa main. La douleur était comparable à une brûlure aigüe, persistante dont elle ignorait la source. Le docteur Whale rentra à cet instant, stupéfait de voir la Reine réveillée et assise sur son lit.
— Regina !?
Il regarda Emma :
— Depuis combien de temps est-elle réveillée ? Vous auriez pu venir me chercher !
Emma n'apprécia guère ce ton condescendant et répondit :
— Hey ! Je ne suis pas sous vos ordres et elle vient tout juste d'ouvrir les yeux.
— Nous devons faire des examens, fit-il. Je vais chercher une infirmière, je reviens. Vous Regina, restez tranquille !
Il s'éloigna et Emma vit Regina se rallonger dans une grimace de douleur. Elle n'avait désormais plus rien à faire ici et le docteur Whale prendrait la relève.
— Vous êtes réveillée alors je vais vous laisser vous remettre... Appelez-moi quand vous serez sortie si vous voulez reparler de ce qui s'est passé.
Regina ne comprit pas un traitre mot des paroles d'Emma, ni ce vouvoiement qu'elle réalisait. Elle l'interpella quand elle la vit s'éloigner.
— Emma mais... Attends... Où vas-tu ?
Emma s'arrêta, perplexe, les sourcils levés et se tourna vers Regina.
— Travailler, répondit-elle avec évidence.
— Mais... Je pensais que tu resterais avec moi... Et où est Henry ?
Emma devait-elle chercher à comprendre ce qui était en train de se passer ? Son instinct lui soufflait que "oui" bien que sa fatigue lui ordonnait de partir.
— Je comptais aller le prévenir que vous êtes réveillée. Il sera content de venir vous voir après ses cours.
Elle voulut à nouveau s'éloigner, arriva à hauteur de la porte mais...
— Emma, chérie... je t'en prie, attends.
Cette fois elle se figea net. Avait-elle seulement bien entendu ces mots, la façon dont Regina venait de l'appeler ? Les sourcils froncés, elle se tourna pour la regarder et constata son expression désemparée. Il se passait réellement quelque chose qui la dépassait complètement. Le docteur Whale entre, la poussant à reculer quand l'infirmière qui suivit poussa un chariot dans la chambre.
— Bien, on va vous faire une prise de sang et vérifier vos blessures.
Emma approcha et demanda :
— Docteur Whale... Est-ce possible que Regina puisse avoir une sorte de perte de mémoire, d'amnésie passagère ?
— Tout est possible à Storybrooke mademoiselle Swan, répondit le docteur Whale avec évidence. Vous devriez le savoir !
— Ouais, j'aurais dû me douter que vous diriez ça ! Je vais prévenir mes parents qu'elle est réveillée, tachez de la garder ici en attendant.
En plus de constater le comportement distant d'Emma à son égard, Regina les entendait maintenant parler d'elle comme si elle était absente ou comme si elle était une autre. Elle s'adressa à la blonde :
— Emma, qu'est-ce qui se passe ? Tu me fais peur ! C'est quoi ces questions au docteur Whale ? Pourquoi tu as l'air de m'en vouloir ? Qu'est-ce que j'ai fait et de quoi parlez-vous ?
— Vous ne vous souvenez vraiment de rien ? s'inquiéta Emma. Vous savez au moins qui vous êtes ?
— Bien entendu, répondit Regina avec évidence. Je suis la Reine ! Et j'exige de rentrer chez nous et voir notre fils !
Cette fois, Emma croisa le regard incertain du docteur Whale qui venait de comprendre la portée de sa question précédente au sujet de l'amnésie. Il pouvait être alors possible que la Reine souffre d'une amnésie.
Mary-Margaret et David n'en revenaient pas.
— C'est peut-être un mal pour un bien, tenta ce dernier.
— Encore faudrait-il qu'elle ait oublié qu'elle est la Méchante Reine, fit Emma.
— Tu as pu lui parler ? demanda Blanche. Tu as essayé de voir ce dont elle se souvenait ?
— Pas vraiment, j'ai arrêté de vouloir lui parler quand elle a commencé à m'appeler "Chérie"
Ses parents eurent l'air surpris et incertains. Ils pouvaient l'être autant qu'elle l'était.
— Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? souleva David. Pourquoi t'appellerait-elle comme ça ?
— Si seulement je le savais, s'agaça Emma. Certainement le prix à payer de Gold. Il commence à me taper sur les nerfs celui là !
Blanche ne comprit pas :
— Qu'est-ce Gold a à voir la dedans ?
Emma ne voulait pas justifier ses décisions mais dut expliquer à ses parents :
— Cora a mis sa fille dans le coma par la magie, j'ai pensé que seule la magie le ferait sortir du coma. Et la preuve ça a fonctionné donc aucun regret à ce niveau là !
— Il faut parler à Gold, lança David.
Emma réfléchit un instant :
— J'ai une meilleure idée. Il va nous accompagner à l'hôpital et nous dire ce qu'il y a lieu de faire.
— Et pour Henry ? demanda Blanche.
Emma culpabilisa. Avec tout ça, elle avait oublié qu'elle devrait en référer à son fils.
— Je lui expliquerai en temps et en heure.
Sur les menaces et le chantage de mademoiselle Swan, Gold se retrouva contraint de les rejoindre à l'hôpital où se trouvait Regina. Belle était donc restée à la boutique pour accueillir les clients lors de sa courte absence.
Il arriva dans le hall d'un pas claudiquant, s'aidant de sa canne pour marcher.
— Vous savez, miss Swan, prévint-il, à force de jouer avec le feu, vous allez finir par vous brûler. Et je suis le feu en question.
— Je ne joue pas, Gold alors arrêtez de nous faire perdre notre temps ! On a un problème avec votre sort.
Gold sourit, sincèrement amusé :
— Vous êtes tous aussi drôles les uns que les autres. Vous vous évertuez à vouloir faire de la magie en sachant pertinemment comment ça finit. J'ai beau vous prévenir que la magie est dangereuse, vous êtes prêt à tout pour vous en servir en pensant qu'elle sera la solution à vos problèmes !
Il constata la mine fermée et déterminée d'Emma Swan qui, par son vulgaire chantage à l'encontre de Baelfire, se permettait de l'utiliser comme une marionnette.
— Bien, reprit-il plus sérieux. Allons voir ce qu'il en est !
Emma ouvrit la porte et entra la première, suivit de Gold, Mary-Margaret et David. Tous étaient méfiants et Emma ne manqua pas de remarquer le regard noir que Regina posa respectivement sur Gold et ses parents.
— D'où l'expression mieux vaut être seule que mal accompagné, lança Regina plus à elle-même.
Elle accusa Emma :
— Que font-ils ici et où est Henry ?
Gold constata très vite un léger changement dans l'aura magique de Regina mais rien ne semblait expliquer toutes les inquiétudes de Miss Swan.
— Il viendra vous voir après, répondit David.
Regina lui lança un rapide coup d'œil avant de reporter son attention sur Emma dans un regard plus doux :
— Je m'attendais au moins à un bouquet de fleurs quand tu reviendrais.
— Vous voyez ! s'enquit Emma en prenant ses parents et Gold à témoins. Des fleurs ! Elle pensait que j'allais lui amener des fleurs... Quelqu'un peut m'expliquer à quoi ça rime ?
Gold l'interrompit :
— Tout cela n'a rien d'une amnésie.
— Et c'est quoi dans ce cas ? accusa Emma. Un nouveau jeu destiné à me rendre folle ?
— J'exige des explications, Emma ! intervint Regina de plus en plus déboussolée par son attitude.
Gold regarda Regina avec plus d'intensité, captant à travers son expression troublée toute sa sincérité.
— Ca n'a rien d'un jeu, conclut-il...
Il regarda Emma :
— J'aimerais vous parler, en privé.
Emma fit signe à ses parents qu'elle acceptait. Elle ouvrit la porte de la chambre et Gold sortit dans le couloir avec elle. Emma croisa les bras :
— Je vous écoute.
— Vous m'avez dit que Regina vous avait attaquée dans son bureau, c'est exact ?
— Exact, répondit Emma.
— Mais Regina s'est interposée pour vous protéger et de ce fait, a absorbé le sort que vous a lancé Cora.
— Toujours exact.
— Mon sort, expliqua-t-il d'un air réfléchi, celui que vous avez utilisé pour la réveiller, l'a extirpée d'un profond sommeil et pour faire court, Regina n'est pas totalement consciente d'être revenue parmi nous.
— Qu'est-ce que vous racontez ? Vous voyez bien qu'elle est parfaitement réveillée ?
— Oui, elle l'est. A nos yeux, mais pas aux siens.
— Qu'est-ce que ça veut dire ? s'agaça Emma.
— Vous avez ramené avec elle le monde imaginaire dans lequel elle était plongé lors de son coma magique.
Emma fronça les sourcils sur cette explication plus claire qui, pourtant, ne l'était pas tant que ça et accentuait ses inquiétudes.
— Un monde imaginaire ? répéta-t-elle.
— Un monde dont elle connait seule l'histoire et les personnages principaux et dont, apparemment, vous faites partie.
Emma resta stoïque un court instant.
— En résumé, elle est cinglée, bonne à enfermer, c'est ça que vous êtes en train de me dire ?
— Aucunement très chère. Ayez un peu l'esprit ouvert et mettez-vous en situation. Vous, vos parents, Henry, moi y compris, avons tous notre petit jardin secret, nos fantasmes, nos rêves et nos cauchemars, du plus simples au plus inavouables. Nous vivons partiellement à travers nos rêves ou notre psyché des désirs ou des craintes qui nous sont propres, qui nous appartiennent à nous seuls. Des non-dits que nous ne révélerons sans doute jamais. C'est une partie du jardin secret de Regina qui a été extirpé de son coma quand la magie a exercé ses droits.
— Et comment on fait pour régler le problème ? demanda Emma.
— Malheureusement, je n'en ai pas la moindre idée. Tâchez déjà de voir quel rôle vous avez dans la réalité qu'est la sienne.
— Mais est-ce que la femme allongée dans ce lit est toujours Regina Mills ?
— Plus que jamais. Regina Mills avec sa magie, ses sarcasmes et toutes les qualités que nous lui chérissons. Reine, elle est, Reine elle restera. Seuls ses souvenirs, ce qu'elle croit être, divergent en certains points de notre réalité. N'avez-vous pas remarqué les regards méprisants qu'elle a posé sur moi et vos parents quand nous sommes rentrés.
— C'est bien la seule chose qui m'ait rassurée quand je suis revenue, commenta Emma.
— Preuve qu'elle est la Reine, conclut Gold. Sur ce, vous n'avez plus besoin de moi et je suis attendu !
Gold s'éloigna mais Emma l'interpella :
— Gold, attendez !
Ce dernier se retourna et Emma reprit :
— A propos d'Henry... La potion que vous lui avez donné, est-ce qu'elle était magique ?
Gold sourit légèrement, ses mains sur le haut de sa canne.
— Ma chère, je n'ai qu'une chose à vous répondre. Vous ne pouvez admettre de grandes vérités quand il vous est plus simple de croire en de petits mensonges !
Il tourna les talons et cette fois, Emma ne le retint pas. Elle devait enregistrer, analyser et comprendre tout ce qu'il venait de lui dire. Le sort de Gold pour réveiller Regina avait donc fonctionné, avec comme conséquence de ramener à travers Regina ce "monde imaginaire" qui faisait partie de son moi profond et de ses pensées intimes.
Emma se retrouva plus incertaine en se rappelant du regard de Regina, de sa façon de lui parler dans la chambre. Mais elle devait y retourner et tirer tout ça au clair...
Dans la chambre, le regard plus froid de Regina était revenu dès le départ d'Emma. Elle n'avait aucune raison d'être agréable avec Blanche et Charmant qu'elle détestait au plus haut point. Emma entra et Blanche demanda :
— Où est Gold ?
— Il est parti, répondit Emma.
Elle s'approcha de ses parents et dit tout bas :
— Vous feriez mieux d'y aller, je dois parler à Regina.
David et Mary-Margaret se lancèrent un regard hésitant et Emma insista :
— Vous en faites pas, ca va aller.
— D'accord, répondit Mary-Margaret, mais tiens nous au courant, Henry est toujours inquiet.
— Je vous appelle.
Ses parents sortirent enfin, Emma fermant la porte de la chambre derrière eux. Elle revint sur ses pas, frotta ses mains sur son jeans en faisant quelques va-et-vient devant le lit de Regina.
— Vas-tu enfin me dire ce qui se passe ? reprit celle-ci, heureuse de se retrouver enfin seule avec la blonde. Que vas-tu m'annoncer ?
Emma soupira doucement pour évacuer son stress et sa fatigue.
— Rien, répondit Emma. Je réfléchis là !
Après un instant, elle reprit :
— Commençons par le commencement, tenta-t-elle. Vous vous souvenez de ce qui s'est passé hier soir ?
Les réflexions de Regina ne cessaient plus. Il était évident que tout ce qui se passait depuis son réveil était à l'inverse de la logique - de sa logique. Surtout et avant tout, le comportement d'Emma à son égard la perdait. Que pouvait-elle faire, pour l'instant clouée à ce lit d'hôpital, si ce n'était répondre à ses questions ?
— Nous étions à la maison quand ma mère est arrivée, répondit-elle calmement.
Bras croisés, Emma la regarda fixement, cherchant une faille, une explication et un peu de bon sens entre ce que lui avait dit Gold et les réponses de Regina.
— Et avant cela que faisions-nous ?
Regina soupira en silence et roula des yeux
— Nous nous disputions... pour changer.
Emma n'avait pas bougé. Son regard sondait les réactions de la Reine qui, jusque là, lui racontait effectivement les faits tels qu'elle-même les avait vécus. En résumé, Gold avait raison, Regina était la Reine. Et dans ce cas, elle devait creuser pour mettre à jour les différences "rapportées" du pays imaginaire de Regina.
— Nous nous disputions à quel sujet ? interrogea-t-elle encore.
Regina s'agaça :
— Bon sang, Emma ! Je ne suis pas amnésique...
— Répondez ! dit-elle froidement.
La Reine sursauta sur ce ton plus agressif. Elle demeurait à la fois perplexe et peinée des réactions d'Emma. Elle continua de répondre :
— Tu avais trouvé dans mon bureau le dossier que j'ai fait faire sur toi.
Emma se souvenait de ce foutu dossier qui ne faisait qu'accentuer sa colère. Oui, elle était responsable du fait que Regina soit dans ce lit, mais si Regina n'avait pas passé son temps à comploter contre elle, jamais elle n'en serait venue à de pareils extrêmes, dont celui de rentrer chez elle par effraction.
— Parlons-en de ce dossier !
Regina détourna le regard sur sa main qui repassait le drap bleu qui recouvrait ses jambes. Que pouvait-elle dire en se sachant en tort.
— J'avais demandé à Graham de se renseigner sur toi quand tu es arrivée en ville.
— Pourquoi ? demanda Emma
Mais le docteur Whale entra à cet instant et les interrompit.
— Bien, vos résultats ne présentent aucune anomalie. Vous allez pouvoir sortir...
Regina voulut se redresser mais le docteur Whale reprit :
— Cependant...
— Cependant quoi ? s'énerva la Reine.
— Vos brûlures ne sont pas anodines, reprit Whale. Vous devrez les soigner pour éviter tout risque d'infection, je suis très sérieux.
— Je le ferai.
Il lui tendit un document :
— Voici une prescription pour vos antibiotiques. Prenez-les c'est aussi très important.
Regina saisit le document.
— Et n'hésitez pas à revenir ou à m'appeler si vous vous sentez mal.
Il s'adressa à Emma :
— Est-ce que vous comptez la ramener chez elle ou devons-nous appeler un taxi ?
Emma réalisait qu'elle devrait en plus baby-sitter la Reine.
— Je m'en occupe !
— Bien... Regina, reprit-il à la Reine. Bon rétablissement.
Le docteur Whale quitta la chambre et Regina s'assit difficilement sur le rebord du lit. Emma la constatait fébrile, comprenait les recommandations de Whale. Elle s'agaça de son élan de "bonté" et contourna le lit :
— Ok, je vais vous aider, fit-elle. Restez assise, où sont vos affaires ?
Regina releva sur Emma un regard empreint d'incertitudes sur le ton avec lequel elle s'adressait à elle. Elle resta malgré tout assise sur le lit et répondit :
— Dans le placard...
Emma l'ouvrit, trouva la jupe noire de la Reine, ses bottes hautes, son chemisier blanc puis ses sous-vêtements. Quand elle se tourna pour les donner à Regina, elle s'arrêta net, son regard sur le corps dénudé qui se tenait à un mètre d'elle. Des émotions paradoxales la saisirent en constatant les brûlures dont Whale avait parlées un instant plus tôt. Des brûlures qu'Emma n'avait pas vues sous la blouse de Regina, des blessures importantes qui lui rappelaient que la Reine l'avait protégée et qu'à aucun moment, depuis son réveil, ne lui avait reproché de l'avoir fait ou avait émis l'idée d'un regret. Oui, le corps de Regina était meurtri, révélait la violence du choc de la boule magique lancée par Cora. Des blessures qui souillaient ses formes souples, féminines et voluptueuses.
Regina ne l'avait pas quittée du regard, loin d'être gênée d'avoir ôté sa blouse devant Emma et de constater celui qu'elle posait sur elle. Elle se leva malgré sa fébrilité et se retrouva debout, toujours nue devant la blonde. L'attention soudaine qu'Emma lui portait la toucha, lui donna le sentiment étrange qu'Emma la regardait ainsi pour la première fois. Enfin, elle captait le reflet de son inquiétude à travers ses prunelles bleues, un soupçon que tout n'était pas tout à fait comme avant. Elle récupéra ses sous-vêtements d'un geste lent et vit le regard d'Emma remonter dans le sien dans un sursaut.
— Je vais vous laisser... vous changer ! ponctua-t-elle l'air soudainement confus.
— Tu peux rester, répondit simplement Regina.
Emma se tourna, les sourcils froncés, réalisant que de toute façon elle ne pouvait partir car Whale lui avait chargé de ramener Regina chez elle.
— Oui, je reste... Mais je vous attends...
Elle se dirigea vers la porte.
— Dans le couloir.
Regina comprit qu'Emma fuyait littéralement la chambre et sa nudité. Mais que Diable se passait-il depuis son réveil ? Plus Regina reprenait ses esprits, plus elle savait que quelque chose s'était passé. Quelle magie leurs mères respectives avaient-elles voulu utiliser encore pour les éloigner l'une de l'autre ?
N/A
N/A
N/A
N/A : Première note pour remercier ceux qui me suivent, qui prennent le temps de commenter. Les reviews sont le moteur de la créativité. C'est ma première OUAT Swan/Queen donc je manque un peu d'assurance pour ce qui est de "saisir" la psychologie des personnages... mais j'y travaille... Toutes les idées, critiques positives ou négatives, conseils sur la structure du texte, l'interprétation des personnages, pour la suite sont bienvenues. Etant actuellement en voyage, je ne pourrai pas assurer de mise à jour journalière comme cette semaine mais d'avance pour votre patience.
Ceux qui souhaite me suivre sur FB, tapez Kyrian Malone.
A très vite pour le prochain chapitre en cours d'écriture.
