Et voilà la suite !!! Comme le dit le titre du chapitre, petite bataille au Département des Mystères. J'espère qu'il vous plaira autant que les autres.

Je remercie encore une fois tout ceux qui m'ont laissés des reviews, ça fait chaud au coeur !

Et un gros Bizou à JustYou pour ses corrections parfaites !

Bonne lecture à tous !


Chapitre 10 : Bataille au Ministère

Elle pila et une peur sournoise s'introduit dans ses veines. Mais qu'est-ce que ces abrutis de Mangemorts venaient faire ici ?! En si grand nombre en plus !

Moroz l'attrapa par le bras, et la fit pénétrer dans une autre salle. Celle-ci était composée d'un gigantesque aquarium remplit d'une eau verte et semblant contenir . . . des cerveaux !

Elle grimaça. Mais ils étaient complètement tarés au Département des Mystères ! Qu'est-ce qu'ils fichaient avec des cerveaux ?!

- Collaporta ! Cria Moroz, scellant ainsi la porte.

Il s'adossa à celle-ci et regarda Alyssa, légèrement perdu.

- Pourquoi on n'est pas directement sorti du Département ? demanda Alyssa.

- Parce que la porte par laquelle ils sont passé, c'est la porte qui nous permettras de sortir.

- Ah.

Elle sentit la panique la gagner. Ce n'était franchement pas le moment de céder à la peur, mais une intuition désagréable montait en elle. Elle se décida à poser la question qui lui brûlait les lèvres, depuis qu'elle avait vu les sbires du mage noir débarquer.

Mais, elle ne pu rien dire puisque ce moment-là, la porte que venait de franchir Alyssa et Moroz trembla. Celui-ci s'écarta prestement de la fragile barrière juste à temps pour ne pas être expulsé sous le sort d'ouverture qui fit exploser la porte. Il tendit sa baguette face à lui et stupéfixa le premier Mangemort qui passa l'embrasure de la porte. Puis, il attrapa Alyssa par le bras et la fit passer dans une autre pièce dont il ferma aussitôt la porte.

Alyssa regarda autour d'elle. La pièce était sombre et des points lumineux tournaient autour d'elle. Elle comprit très rapidement que ce qu'elle voyait était la voûte céleste. Les différentes planètes et les soleils divers s'approchaient et s'éloignaient d'elle selon leur bon vouloir.

Elle ne put continuer sa contemplation plus longtemps puisque Moroz l'attrapa encore une fois par le bras et la fit entrer dans une pièce . . . vide.

Elle tiqua, c'était bizarre ça.

Moroz ferma aussi cette porte et ouvrit une autre qui les ramena dans la pièce circulaire. Malheureusement, de nombreux Mangemorts étaient restés dans cette pièce, et leurs visages masqué se tournèrent immédiatement vers eux.

Alyssa s'immobilisa au moment où une douzaine de baguettes se tendirent vers elle. Le moment était mal choisi pour faire un geste brusque.

Elle leva les mains en l'air, dans un geste dérisoire pour montrer qu'elle n'était pas armé de sa baguette. L'un des Mangemorts s'approcha d'elle.

- Grytalié ?! S'exclama-t-il, abasourdi.

La voix disait quelque chose à Alyssa, mais elle ne savait plus où est-ce qu'elle l'avait entendue. Ne préférant pas ce prendre un sort pour ne pas lui avoir répondu, elle dit :

- Euh, oui.

D'autres Mangemorts s'approchèrent d'elle et elle sentis Moroz se tendre à côté d'elle.

- C'est bien toi ? Alyssa Grytalié ?

Le déclic se fit. Maintenant, elle avait reconnu la voix.

Rodolphus Lestrange, Serpentard dans toute sa splendeur, qui avait tenté de la coincer dans un couloir lugubre l'année précédente, certainement à cause de son Sang-Mêlé. Une bouffée de haine l'envahit à la vue de cet être abject. Il avait quitté Poudlard en juin dernier, mais le souvenir du Sortilège Impardonnable dont il avait failli faire usage sur elle était gravé profondément dans sa mémoire. Elle avait eu droit à un échappatoire seulement parce que Lily la cherchait et avait crié son nom. Le jeune homme n'avait pas voulu se créer de problèmes à deux mois de ses ASPICs, et était parti, non sans un regard haineux envers elle. Elle l'avait évité jusqu'à la fin de l'année et n'avait jamais raconté à personne ce qui lui était arrivé.

Mais, là, devant cet homme qui avait tenté de lui faire du mal, et qui était dorénavant un Mangemort, elle avait mis à la trappe sa prudence et attraper sa baguette dans la poche arrière de son jean. Elle hurla " Stupéfix " et Lestrange s'effondra sur le sol, n'ayant pas vu le coup venir.

Les autres Mangemorts présents dans la pièce circulaire brandirent leurs baguettes vers Alyssa et Moroz, qui eurent tout juste le temps de se jeter à terre avant de prendre un ou deux sortilèges Flambios, qui les frôlèrent malgré tout.

Alyssa se releva prestement et engagea un combat acharné contre les Mangemorts aux côtés de Moroz qu'elle ne voyait plus, étant séparée par une dizaine de ces hommes cagoulés.

Elle jeta trois Stupéfix, qui atteignirent leurs cibles, et elle se pencha pour éviter un Pétrificus Totalus. Elle jeta ensuite un Impedimenta et les Mangemorts présent dans la pièce circulaire furent tous neutralisés.

Enfin, pas tous puisque, l'un d'entre eux s'était relevé, et était passé par la porte qui donnait sur la salle des Néphilims et l'avait refermé derrière lui, mettant en mouvement la salle.

Moroz la rejoignit et lui dit :

- Tu ne peux pas rester ici, c'est dangereux. Remonte dans l'Atrium, donne l'alerte et rentre à Poudlard. Explique ensuite à Dumbledore pourquoi je n'ai pas pu te ramener moi-même comme convenu.

Elle ouvrit la bouche pour acquiescer mais un hurlement, suivi d'une douleur insoutenable dans sa poitrine la faisant tomber à terre, l'empêcha d'émettre un seul son. Des larmes coulèrent malgré elle sur ses joues. C'était comme si on avait planté un couteau dans sa poitrine.

Puis elle fut assaillie par la peur, la douleur, l'angoisse, l'horreur, la crainte, le dégoût. Tous ces sentiments mêlés en elle, envahirent son cœur, la laissant pantelante sur le sol, les yeux révulsés, incapable de soutenir la douleur.

Puis, elle s'en alla. Comme elle était venue, laissant Alyssa les yeux exorbités par la compréhension de ce qu'il s'était passé. Une rage, une haine innommable à l'égard des hommes et des femmes présents derrière la porte l'emplirent, et elle se leva.

Moroz la suivit du regard, hébété par ce qu'il voyait.

Elle s'avança, sans aucune hésitation, vers l'une des portes de la pièce et l'ouvrit à la volée, faisant sursauter le personnes présentes dans la salle.

Sa haine, si c'était encore possible, augmenta en volume, face à cette homme qui prenait un malin plaisir à torturer et tuer les derniers représentants de sa race.

Elle sentit une vague de pouvoir déferler en elle, et sans un seul mot, ni un seul geste tous les Mangemorts présent dans la pièce s'effondrèrent à terre, inconscients.

La laissant seul face à Lord Voldemort qui pointait sa baguette sur une mère et son enfant, à travers la vitre brisée.

C'était la première fois qu'elle le voyait et, elle ne pouvait nier que ça avait du être un bel homme dans son jeune âge. Ses cheveux d'un noir de jais qui se faisaient rare, contrastant avec ses yeux rouges et ses pupilles comme celles d'un serpent, cachaient la beauté qu'il avait du posséder dans sa jeunesse.

Quand il la vit, cette jeune femme éblouissante, les yeux teintés d'une fureur sans nom à son égard, il ne put retenir un cri d'exclamation incrédule et un nom lui échappa, murmurée par ses lèvres minces et décharnées, comme si il voyait un fantôme.

- Emelia ?!

Alyssa ne s'attarda même pas sur le fait qu'il était étonné, chose extrêmement rare chez le mage noir, et pointa sa baguette sur le cœur de l'homme face à elle.

- Sors immédiatement d'ici.

Elle l'avait instinctivement tutoyé.

Il eut un sourire narquois, et ses yeux se plissèrent, son regard la transperçant. Il sembla comprendre quelque chose, et il éclata de rire.

- Ta mère était intelligente, je ne peux le nier.

Sa fureur augmenta encore en puissance quand elle l'entendit dire " ta mère ", et elle sentit ses cheveux voler autour de son visage, comme si il n'y avait plus aucune apesanteur sur la planète. Elle ouvrit la bouche pour jeter un sort à l'homme qui avait l'audace de lui parler de sa mère alors qu'il l'avait assassiné trois semaines auparavant, mais un bras abaissa sa baguette, et la tira en arrière, la faisant à nouveau pénétrer dans la salle circulaire.

Elle se retourna et fusilla Moroz du regard. Il ne sembla pas le moins du monde impressionné, et il la prit par les épaules et lui hurla au visage :

- Tu crois vraiment que ta mère a donné sa vie, pour que tu te jettes dans la gueule du loup au premier moment venue !

Cette seule phrase suffit à la calmer, et elle sembla perdue. Moroz l'empoigna par le bras et la fit sortir du Département des Mystères. Ils prirent l'ascenseur, et le calme soudain de la cabine lui sembla incongru. Mais deux secondes plus tard, le calme surnaturel de l'appareil fit place à un hurlement de douleur, engendré par Alyssa, agenouillée par terre se tenant la poitrine à deux mains, comme si elle tentait désespérément de s'arracher le cœur.

Lord Voldemort, assassinait au même instant, l'un des rares survivants Néphilims, et c'était comme si il assassinait Alyssa. La peur, la rage, la douleur, et le vide qui suivait la mort, elle le ressentait comme si elle le vivait personnellement.

Puis plus rien.

Moroz l'obligea à se lever et la fit sortir de l'ascenseur, bousculant les sorciers et sorcières présents dans l'atrium, fendant la foule à la vitesse de la lumière et s'arrêta devant la première cheminée de libre.

Il tendit un sachet de poudre de Cheminette face à Alyssa qui en prit une poignée, puis elle pénétra dans l'âtre froid et lâcha la poudre en criant " Poudlard", oubliant de préciser le bureau du professeur Dumbledore.

Elle ferma les yeux durant tout le trajet et elle sortit de la cheminée une fois arrivé à destination. Elle voulut courir vers Albus qui se trouvait certainement à son bureau en l'attendant, mais elle eut la désagréable surprise de constater qu'elle avait atterri dans l'une des cheminées de la Grande Salle, en plein milieu du dîner, qui plus est. Elle tourna la tête vers Albus, certainement assis dans son siège d'or, et elle le vis debout, la regardant, inquiet.

Il sortit de table et s'approcha d'elle.

- Alyssa, que s'est-il passé ?

Au même moment, Moroz arriva dans un bang retentissant et sortit de l'âtre, affolé par ce qu'il s'était passé au Département des Mystères.

Alyssa regarda Dumbledore et entreprit de lui expliquer ce qui s'était passé, mais elle ne put dire un seul mot.

Elle ouvrit de grands yeux horrifiés, et hurla de toutes les forces de son corps, s'écroulant par terre, les mains plaquées sur sa poitrine.

A l'instant même, les derniers représentants des Néphilims étaient morts, ensemble, à la seconde près. Alyssa reçut de plein fouet, les sensations d'horreur, de douleur, de peur et de mort de dix personnes.

Elle continuait à hurler comme si sa vie en dépendait, mais la douleur fut plus grande, et elle accueillit l'inconscience libératrice avec bonheur.

OOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Elle était très pâle. Son corps, enfoui sous les couvertures paraissait petit, et son visage d'une pâleur sans nom lui donnait l'air maladif. Presque morte. Heureusement qu'il voyait sa poitrine se soulever, autrement Sirius aurait vraiment pu croire qu'elle était morte.

Assis au chevet d'Alyssa à côté de Lily, il attendait patiemment qu'elle daigne ouvrir les yeux. Il regarda Lily, et échangea avec elle un regard paniqué, puis tourna son regard vers ses trois amis assis de l'autre côté du lit, et attendant eux aussi, que la jeune femme se réveille. Il croisa les yeux marron de James et essaya vainement de sourire. Mais il ne pouvait pas, beaucoup trop inquiet pour Alyssa. Tous étaient terriblement inquiets. Sirius se souvenait encore de ce qui s'était passé la veille au soir, lors du dîner.

Flash-back

Il était assis à la table des Gryffondor, plaisantant avec James, au sujet d'un devoir loupé dont une des réponses étaient on ne peut plus idiotes. L'après-midi avait été plutôt étonnante.

Après sa rencontre avec Mylène, James l'avait emmené dans la salle commune et avait entrepris de lui expliquer les diverses sensations qu'apportaient les sentiments amoureux. Sirius n'avait pas voulu croire une seule seconde ce que tentait de lui expliquer son meilleur ami, jusqu'à ce qu'il lui fasse subir un interrogatoire digne des films policiers moldus qu'il avait regardé tant de fois chez un voisin, et ne le mette devant le fait accompli.

Les regards, les sensations, et les idées salaces qui lui venaient lorsqu'il se trouvait en sa présence étaient des signes, ainsi que la sensation de manque évident qu'il ressentait lors de ses absences, et l'envie constante de la toucher.

Il n'avait pu qu'admettre la vérité, mais cela n'arrangeait en rien son problème avec Mylène. Pire, ça pouvait en causer à Alyssa. Et ça, il ne le permettrait pas.

Puis, il avait cru faire une attaque quand à l'arrivée des deux autres Maraudeurs après le déjeuner, Lily s'installa avec eux.

Et discuta avec eux, allant même jusqu'à rire aux blagues de Remus !

Il avait fallu qu'il se pince le bras pour y croire et comprendre qu'il ne rêvait pas. Par contre, James, lui, avait semblé nager en plein bonheur, et il n'avait pas lâché Lily du regard une seule seconde, de tout l'après-midi.

S'il n'avait pas voulu faire la même chose avec Alyssa, Sirius en aurait vomi. Mais voilà, conscient de ses sentiments envers la jeune femme, il ne pouvait pas se permettre de critiquer son meilleur ami, sous peine que celui-ci s'empresse de tout rapporter à la personne concernée, et Sirius savait qu'il en était capable. Il était vraiment susceptible quand il le voulait le James !

Mais la plus grande des surprises qu'il eut, ce fut certainement au moment où il du admettre que la Préfète en Chef était d'une compagnie très agréable. Sous ses airs d'amoureuse des règlements, la jeune femme avait un caractère enjoué et un sens de l'humour sarcastique qui fit friser les poils de bras des Maraudeurs.

Ils n'avaient encore jamais vu cet aspect là de la personnalité de la jeune Gryffondor et était heureux de le découvrir, autant pour lui, que pour James qui semblait être au septième ciel chaque fois qu'elle lui parlait sans lui crier dessus.

Ils avaient passé tout l'après-midi ensemble, puis avaient rejoint la Grande Salle, s'attendant à découvrir Alyssa les attendant à la table.

Lily avait eu un léger froncement de sourcils quand elle comprit que sa meilleure amie n'était toujours pas revenue. Froncement qui s'accentua quand il la vit poser son regard sur le professeur Dumbledore assis à sa place habituelle.

- Mais où est Alyssa ?

En une seule question, Remus avait résumé les pensées de Sirius. Si la jolie Gryffondor avait passé l'après-midi avec le directeur, pourquoi diable n'était-elle pas dans la Grande Salle alors que ce dernier s'y trouvait ?

Malgré les questions qui les assaillaient, ils s'assirent à la table des Gryffondors et entamèrent leur repas dans la joie et la plaisanterie.

- Non, mais j'y crois pas James, comment t'as pu répondre un truc aussi bête à une question aussi simple ?!

Lily ne revenait toujours pas que James ai répondu sur un devoir Défense Contre les Forces du Mal à la question : " Que produit le sort Expelliarmus ?", que le sortilège en question faisait pousser des antennes sur la tête.

James eu un sourire vainqueur et répondit :

- Je veux seulement voir la tête du prof quand il me rendra la copie. Quelque chose me dit que ça en vaudra le détour.

Tous imaginèrent la tête du dit prof lorsqu'il lirait la copie du brun, et éclatèrent de rire. Même Lily.

Puis un grand bruit attira leur attention. Tous les élèves et professeurs sans exceptions s'étaient retournés vers la cheminée située derrière la table des Serdaigle, pour voir ce qu'il se passait.

Bizarrement, le feu avait pris une teinte verte, comme si quelqu'un essayait de pénétrer dans la Grande salle par le réseau de Cheminées. Le silence bourdonnait dans la salle et le professeur Dumbledore s'était levé de son siège, aussi intrigué que les autres.

Une grande flamme enveloppa un corps et celui-ci sortit précipitamment de la cheminée.

Sirius retint à grand peine une exclamation de surprise quand il reconnut Alyssa.

Elle était enduite de suie et tenait sa baguette à la main, comme si elle s'attendait à se faire attaquer d'une seconde à l'autre. Rien qu'à sa façon de se tenir et à l'état de ses vêtements brûlés, on comprenait tout de suite qu'elle s'était faite agresser.

Elle fixait le directeur, les yeux embués, les joues rougies par les larmes, tandis qu'il s'avançait vers elle, l'air inquiet. Ce qu'il était sûrement, pensa Sirius, se souvenant qu'il était son tuteur depuis la mort de la mère d'Alyssa.

Au moment où le professeur Dumbledore demandait à Alyssa ce qu'il s'était passé, une seconde personne sortit de la cheminée, aussi affolée que la jeune femme.

Celle-ci ouvrit la bouche pour répondre au directeur, mais à la place, elle écarquilla les yeux, et hurla.

Sirius n'avait jamais rien entendu de pareil. En l'entendant, on pouvait croire qu'on était en train de la torturer, et il vit qu'elle était penchée, tenant sa poitrine entre ses bras, comme si elle souffrait d'une douleur insurmontable. Ce qui était certainement le cas.

Puis, la jeune Gryffondor perdit connaissance.

Un silence abasourdi suivi cette instant de pure terreur que tous avaient ressentis au moment où Alyssa avait commencé à hurler.

Fin du flash-back

Puis après, le professeur Dumbledore avait demandé à l'homme arrivé avec Alyssa de l'emmener à l'infirmerie et le professeur McGonagall avait réclamé le silence dans la salle, mettant fin au bourdonnement créé par les élèves qui se questionnaient sur ce qui venait de se passer.

Sirius avait émis l'envie de les suivre, mais Lily lui avait dit que le professeur McGonagall ne le laisserait sûrement pas faire, et ils avaient fini leur dîner dans le silence le plus complet.

Le lendemain matin, à la première heure, les quatre jeunes hommes, accompagnés par Lily, pénétraient dans l"infirmerie, et rejoignaient le directeur qui discutait avec l'infirmière au chevet de la Gryffondor.

Cela faisait une heure qu'ils étaient arrivés, et aucun changement ne s'était produit quant à l'état d'Alyssa. Le directeur avait regagné son bureau, sans donner d'explications aux cinq élèves morts d'inquiétude.

Une heure plus tard, le professeur revint et discuta avec l'infirmière pendant deux minutes et fit apparaître un fauteuil de chintz dans lequel il s'assit, accompagnant les élèves dans leur veille de la malade.

Sirius jugea que c'était là une bonne occasion de savoir ce qui s'était passé.

- Professeur Dumbledore, pourquoi est-elle comme ça ?

Tous les regards convergèrent vers lui, mais il n'en avait cure. Il voulait seulement savoir si c'était grave.

Le directeur le fixa par dessus ses lunettes en demi-lune, et lui dit :

- Miss Grytalié était au Ministère de la Magie pour raisons personnelles, lorsqu'une attaque de Mangemorts est survenue. Elle doit son état à . . . diverses raisons.

- Lesquels ? demanda Lily, intriguée.

- Ceci Miss Evans, seule votre amie peut prendre la décision de vous en parler. Ce qui s'est passé au Ministère ne regarde qu'elle, et ce sera à elle de répondre à vos questions. Mais si vous vous demandez si son état est grave, je vous dirais que non. Elle a seulement besoin de repos et elle ne devrait maintenant plus tarder à se réveiller.

Puis il croisa les mains sous son menton et regarda Alyssa, signifiant clairement qu'il ne dirait plus rien jusqu'au réveil de la jeune fille, ce qui irrita grandement Sirius qui voulait savoir ce qui lui était arrivé.

Alyssa bougea, attirant l'attention des personnes assises autour d'elle. Ses yeux papillotèrent, puis s'ouvrirent.

Sirius croisa le regard violet mystique de la jeune femme et lui sourit tendrement.

Elle avait l'air un peu perdue, mais ça n'empêcha pas qu'elle lui sourit en retour. Sirius sentit son rythme cardiaque accélérer. Il était plus qu'heureux de voir qu'elle allait plutôt bien.

Puis, elle se redressas et s'assit dans son lit. Sirius la vit croiser le regard triste du professeur Dumbledore, et le visage d'Alyssa se décomposa. Ses mains revinrent sur sa poitrine et elle les serras très fort, ses yeux perdus dans le vague, puis elle murmura doucement :

- Albus, s'il vous plait . . . ?

Elle le regardait attendant visiblement une réponse à sa question muette.

- Je suis navré Alyssa, mais . . .

Elle ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase, et elle prit ses temps entre ses mains et hurlas un " NON" qui parut interminable à Sirius, qui se leva et s'assit sur le bord du lit de la jeune fille pour la prendre dans ses bras.

Celle-ci se blottit contre lui, la tête enfouie dans sa poitrine, et pleurant toutes les larmes de son corps, tandis que Sirius caressait les cheveux de la jeune femme, essayant de l'apaiser, sous les regards tristes de ses amis.

Dumbledore se leva et posa une main rassurante sur l'épaule d'Alyssa.

- Tu ne pouvais rien faire. Moroz m'a raconté ce qui s'était passé. Je ne peux qu'imaginer ce que tu as du ressentir, mais tu ne pouvais absolument rien faire, Alyssa. Moroz avait raison quand il t'a dit que rester, c'était mal remercier ta mère de son sacrifice.

Sirius tiqua.

Sacrifice ?! Il avait loupé un chapitre, voire deux, là ! Et d'après la tête que tirait Lily, il n'était pas le seul.

La jeune femme sembla s'être calmée aux paroles de Dumbledore, puisque Sirius ne la sentait plus sangloter contre son torse. Elle releva la tête, et Sirius se dit qu'il s'était peut être un tant soit peu trompé. Elle n'était plus triste, d'accord, mais elle semblai prête à mordre quiconque l'énerverait. Et dans l'immédiat, c'était après le directeur qu'elle en avait.

- Je le tuerai, vous m'entendez, dit-elle d'un ton si hargneux que Sirius sentit un frisson désagréable lui parcourir l'échine. Je le tuerai, pour avoir osé les assassiner.

Dumbledore soupira.

- Nous en reparlerons plus tard, Alyssa. Pour l'instant, je crois que tu as surtout besoin de sommeil. Tes amis et moi-même allons te laisser dormir.

Puis, il fit signe aux cinq élèves de le suivre, et après avoir furtivement embrassé les cheveux d'Alyssa, Sirius sortit de l'infirmerie.


Chapitre terminé !

A la semaine prochaine et d'ici là, portez vous bien !

Kissous !