Coucou tout le monde!
Je sais que ça fait affreusement longtemps que je n'ai pas posté et je n'en voudrais pas à ceux qui me haïssent. Disons que le bac et un voyage impromptu en Angleterre m'ont tenue occupée!
Je poste un chapitre aujourd'hui, le prochain arrivera au plus tard le 4 août et sera le dernier chapitre avant l'épilogue! Cependant après cette fanfic il y aura encore A Slytherin Lioness, la traduction de Making a difference que j'effectue avec Marine76, un OS/mini fic que j'ai commencé à écrire, une réponse à mon OS posté il y a quelques mois que je compte faire et encore une autre fic à laquelle je pense...
Merci pour vos reviews/favorite/follow, ils/elles me vont droit au coeur!
Enjoy!
Chapitre 10 : La réconciliation.
Hermione n'en croit pas ses yeux. Certes elle sait que Draco l'aime mais elle ne s'attendait pas le moins du monde à recevoir aussi vite une lettre de sa part et encore moins une lettre aussi courte. Peut-être Draco veut-il lui répondre de vive voix ? C'est sans un mot qu'elle invoque une plume et sur le dos de la missive qu'elle a reçu, elle note sa réponse. La réponse est à peine plus longue que la question mais Hermione n'en a cure. Tout ce qu'elle veut, c'est pouvoir se réfugier dans les bras de Draco.
Elle se lève et se dirige vers le bar. « Tom, pourriez-vous envoyer cette lettre, s'il vous plaît ? L'adresse est celle de l'expéditeur sur l'enveloppe. J'apprécierais énormément si vous pouviez l'envoyer au plus vite. Merci. »
Sans attendre la réponse elle monte les marches vers sa chambre. En entrant elle y découvre James qui se réveille, baigné dans la lumière dorée de l'automne. Son cœur se serre de tendresse quand elle voit son fils se frotter les yeux en se relevant.
« Tu as bien dormi mon ange ? » Demande-t-elle doucement et le petit répond d'un hochement de tête. « As-tu faim ? » Encore une fois le petit hoche la tête. « Je te fais monter un plateau ? »
« Maman, on peut aller déjeuner chez Mamie Molly ? » Réclame-t-il, les yeux brillants.
Après la Guerre, Hermione et Harry avaient été comme adoptés par la famille Weasley. Molly les avait recueillis les premiers mois et les avait aidés à affronter le tourbillon médiatique qui avait entouré les trois héros de guerre, les trois vainqueurs de Voldemort. Ils étaient restés sous son toi jusqu'à leur mariage et c'est tout naturellement que leur fils la considérait comme sa grand-mère, puisque les parents de Harry étaient morts et ceux de Hermione n'avaient jamais recouvré la mémoire.
« Pas aujourd'hui, mon cœur. Je vais appeler le service d'étage pour qu'ils t'amènent des pancakes et de la tarte à la citrouille. »
Elle fait ce qu'elle a dit et revient voir son fils. Elle s'assoit sur le matelas et le prend dans ses bras, le berçant doucement. Elle le sent réfléchir et peut aisément deviner la prochaine question du garçonnet.
« Pourquoi on peut pas aller manger chez Mamie ? » Demande-t-il d'un air concentré et contrarié.
« Parce que Mamie va être très fâchée après Maman. » Explique Hermione avec tristesse.
Il est en effet évident à ses yeux que Mrs Weasley ne lui pardonnera pas d'avoir blessé Harry, de l'avoir laissé tomber après l'avoir épousé, brisant le cœur de Ginny et de Ron au passage. Non, l'ancienne Gryffondor n'imagine pas que Molly puisse s'inquiéter tant pour elle que pour Harry.
« Mon chéri, » commence-t-elle. « Il faut que maman t'explique. Un monsieur va sûrement venir ici aujourd'hui. Ce monsieur est un ancien ami de maman et il faudra que tu sois très gentil avec lui, d'accord ? »
« D'accord. » Fait James après une brève période de réflexion. « Il va rester longtemps ? Et nous, on va rester ici combien de temps ? »
C'est au tour d'Hermione de prendre du temps pour songer. « Le Monsieur, qui s'appelle Draco, ne devrait pas rester plus de deux heures. J'espère que nous pourrons partir rapidement. »
« Draco ? » S'étonne le garçonnet. « C'est un drôle de nom ! »
« Tu l'as dit mon chéri. » Rigole doucement sa mère. Si elle disait cela à l'ancien Serpentard, il n'était pas à douter qu'il se vexerait.
« Maman ? » L'enfant appelle Hermione et elle se tourne vers lui. « Maman, Draco, c'est un papa ? »
« Non, pourquoi ? » S'étonne Hermione.
« J'aime pas les papas. Ils sont méchants avec les mamans. Moi je serai jamais papa ! » Répond le petit avec virulence.
Les yeux de James brillent d'inquiétude et de détermination et Hermione le serre dans ses bras. Son fils ne devrait pas avoir à souffrir comme cela de problèmes d'adultes. Elle ne veut pas que son innocence, qu'elle a perdu trop tôt, ne soit arrachée à son enfant, son bébé. Bébé dont le petit frère est étrangement remuant aujourd'hui. Quand Hermione se concentre sur le lien, elle sent de la joie et comprend que sa peur a été transmise à son enfant et qu'il est heureux que cela soit fini.
Oui, la Gryffondor se rend compte de son erreur. En hésitant à quitter Harry, en voulant le protéger de ses vieux démons, Hermione a mis en péril le bien-être de ses enfants, elle leur a montré son atroce vulnérabilité et leur a insufflé la crainte de leur père. Et bien qu'elle ressente de la tristesse et de la pitié pour Harry, elle lui en veut aussi de l'avoir mise dans cette position.
« Maman ! » Hurle James et Hermione sort de ses pensées juste à temps.
Sa magie, s'est déchaînée sous l'effet de la colère qui l'a envahie et, si les meubles n'ont décollé que de quelques centimètres, tout les petits objets comme les plumes acérée, le couteau qu'elle cache sous son matelas ou encore une des peluches de James volent sauvagement dans la pièce dans un ouragan furieux. L'ancienne Rouge et Or note, quoiqu'un peu distraitement, que ses cheveux volent dans tous les sens, plus sauvages encore que d'habitude.
C'est cette explosion de magie dévastatrice qui effraie son fils alors la jeune femme tente de juguler la rage sourde en elle. Elle ferme les yeux et tente de balayer de son esprit toute pensée se rapportant à Harry, utilisant pour lutter contre sa rage l'apaisement que provoquent en elle ses sentiments envers Draco.
Une fois la tempête calmée, Hermione permet à son regard de se poser au dehors par la fenêtre. De nouveau la sorcière se perd dans ses pensées. Draco doit être en train d'attendre son hibou. Elle ne sait comment les oiseaux parviennent à rallier si vite le Chaudron Baveur à la résidence des Malfoy située en Écosse mais elle est certaine qu'elle peut attendre le jeune homme en fin d'après-midi.
Pendant qu'elle songe au blond qui lui a fait prendre conscience de la valeur de la vie, Hermione caresse tendrement les cheveux de son fils qui semble porter sur ses épaules le poids du monde. En effet James, semble abattu. Le petit garçon s'est bien rendu compte que sa maman ne va pas très bien et il voudrait la réconforter, comme elle le faisait quand son papa hurlait si fort qu'il le réveillait la nuit.
« Maman ? » Il interrompt de nouveau le cours des pensées de sa mère. « Tu peux me parler de Poudlard ? »
Au Manoir Malfoy, Draco fait les cent pas. Il attend avec impatience la réponse d'Hermione, il veut savoir quand il peut retrouver sa sorcière. Loin d'être un idiot, il se doute qu'elle ne doit pas bien aller. S'il sait qu'elle lui a caché beaucoup de choses quant à sa relation avec Harry, les nombreux changements de sujets quand il évoquait sa vie avaient répondu à ses questions. Elle n'était pas heureuse, elle avait même l'air effrayée par son mari.
Alors pour l'ancien Serpentard, il n'y avait que deux significations à la conduite d'Hermione et sa lettre ne l'a pas convaincu. Il doute que quiconque puisse laisser partir une femme comme celle qu'il aime sans se battre. Il a peur qu'Hermione ait fui par peur et ait peur de le rencontrer, ou qu'Harry soit retourné la voir... Il faut dire que Draco attend le hibou de sa bien-aimée depuis deux heures quand celui-ci perce enfin la brume, ombre effrayante tenant le destin de Draco entre ses serres.
Une fois la missive entre ses mains, Draco n'est pas rassuré. Les quelques mots jetés sur le papier n'indiquent aucune émotion et l'ancien Serpentard décide d'obéir immédiatement, il s'en voudrait de faire attendre la Rouge et Or et c'est sans plus de préparation qu'il rallie le Chaudron Baveur.
Sur la table de sa chambre git un papier sur lequel est écrit "Dès que tu peux".
L'enseigne paraît toujours aussi miteuse et il entre discrètement dans l'établissement. Tom l'accueille d'une courbette respectueuse. Malgré l'emprisonnement de Lucius, la famille Malfoy est toujours respectée à cause de la crainte que ce simple nom a d'ailleurs songé à reprendre son nom de jeune fille le tant que l'affaire se calme mais le nom Black est encore plus craint est méprisé à cause de la folie sadique de Bellatrix qui est encore gravée dans les mémoires. Oui, entre la crainte et le mépris, Narcissa a préféré le premier.
Draco, quant à lui, est plutôt nerveux. En effet, bien que lui, contrairement à sa mère, ai le droit de sortir en public, il se sent nerveux. Depuis son procès, c'est sa première apparition et il n'est pas à l'aise. De plus, certains clients lui jettent des regards haineux, l'assimilant certainement à son ordure de père ce qui le répugne.
« Tom, pourriez vous me conduire auprès de Madame Potter je vous prie ? » Demande-t-il, recevant un regard suspicieux de la part de son interlocuteur. « N'ayez crainte, je ne compte pas la blesser, je souhaiterais juste m'entretenir avec elle. »
« N'sais pas si c't'unne bonne idée d'vous conduire à elle. » Protesta l'homme. « M'dame Potter va pas bien. Pas besoin que j'y amène son ennemi. R'passez plus tard, M'sieur Malfoy. »
Draco soupire et s'apprête à partir quand une voix usée mais autoritaire se fait attendre. « Tom, laissez passer Monsieur Malfoy je vous prie, j'ai besoin de lui parler. » Hermione se tient juste derrière l'aubergiste en souriant doucement à Draco. « J'ai besoin de voir un ami et Monsieur Malfoy s'est gentiment proposé. »
Tom laisse passer le blond, stupéfait. Il s'attendait à ce que l'héritier Malfoy soit venu pour causer du tort à l'héroïne nationale qu'est l'épouse Potter mais celle-ci semble connaître et même apprécier l'ancien Serpentard. Il hausse les épaules, tentant de ne pas se mêler de cela. En revanche, une de ses clientes semble apprécier ce qu'elle a vu puisqu'elle prend des notes avec avidité. Probablement un journaliste.
Dans les escaliers menant à la chambre d'Hermione, Draco étudie la jeune femme. Sa posture est celle d'une femme fatiguée, chamboulée. Son pas est hasardeux, elle semble un peu perdue. Ses cheveux sont mal peignés et volent dans tous les sens. L'angoisse emplit la pièce.
Avant d'entrer dans la chambre, Hermione fait volte face et dit à celui qu'elle aime. « Écoute Draco, mon fils, James est dans la pièce. Il est un peu désorienté. Alors ce que je vais te dire maintenant, il faut pas que tu en parles une fois qu'on sera à l'intérieur. Je t'aime Draco. Mais vraiment. C'est un truc qui doit te paraître idiot et ironique, tu dois me haïr pour ça mais je t'aime. »
Avant que le jeune homme n'ait le temps de répondre, elle plaque un bref baiser sur ses lèvres, tourne les talons puis rentre dans la chambre. Stupéfait, il la suit, un peu hésitant. Conformément à ce qu'elle a dit, il n'a pas le droit de répondre à sa déclaration dans l'enceinte de la chambre qu'elle partage avec son fils mais il compte bien avoir sa vengeance, il n'est pas un ancien Serpentard pour rien.
La pièce est assez bien rangée malgré une ou deux plumes sur le sol quelques livres éparpillés, ce qui n'étonne pas le moins du monde Draco. En revanche, Draco s'étonne en voyant le petit garçon qui le regarde en face de lui. Il n'est pas étonné de sa présence, Hermione l'a prévenu, mais par son apparence.
En effet, l'enfant représente un mélange parfait entre ses parents. Ses cheveux broussailleux et sa peau presque dorée l'identifient clairement comme le fils Potter tandis que ses yeux caramels et son regard intelligent trahissent sa parenté avec Hermione. Et c'est cette fusion de celle qu'il aime avec un autre qui le blesse.
« Vous êtes Monsieur Draco » Demande le petit.
« Oui, en effet. Tu dois être James ? » Répondit le Serpentard, tout en connaissant déjà la réponse.
