Le lendemain Arizona partie au travail comme si de rien n'était, elle n'adressa la parole ni à Alex, ni à Izzie. Elle savait que si elle si risquait elle dirait des choses blessantes, donc elle garda le silence. Pensant que c'était la solution la plus sage. Et ce pendant plusieurs jours.
Izzie se familiarisa avec les lieux et avec ses habitants. Elle sentit que Callie était plus distante mais elle ne lui en teint pas rigueur. Miranda lui avait expliquée, qu'elle était arrivée depuis peu. Alex était toujours maussade, mais là encore Izzie fut très compréhensive. Elle avait traité toutes les informations que lui avait données le jeune homme. Et elle se doutait qu'il y en avait bien plus encore. Sans doute rien de bien agréable à entendre. Malgré elle, elle était jalouse du pouvoir qu'Arizona avait sur lui, de l'amour qu'avait le jeune homme pour la demoiselle. Izzie savait que si Arizona décidait de poser un ultimatum à Alex, il choisirait sa sœur. Il l'avait pourtant choisit une fois. Il l'avait fait passer avant Arizona. Il en payait lourdement les conséquences. Izzie essayait de se persuader qu'il ne regrettait pas son choix, qu'à l'avenir il la choisirait toujours avant qui que se soit. Elle y travaillait. Elle avait déjà réussi à retourné près d'Alex la nuit, malgré les recommandations de Miranda. Izzie c'était dit que de toute façon la situation ne pouvait pas s'empirer avec Arizona. Elle était de toute façon transparente à ses yeux. Le lendemain elle regrettait presque sa décision lorsqu'elle croisa le regard de la blonde. Ce n'était pas de la colère qu'elle y lu mais de la tristesse. Izzie aurait put traiter avec la colère, elle pouvait la comprendre et l'affronter. Mais elle fut désarmée par cette tristesse. Pour comprendre tout sa, il faudrait qu'elle en apprenne plus sur Alex et sur Arizona. Ca allait devenir sa mission. Une mission difficile et délicate. Car les Lilas renfermaient bons nombres de secrets. Les secrets et les non dit faisaient partis des murs, de la politique de la maison. Il lui faudrait donc travailler en finesse. Etant journaliste d'investigation, elle allait pouvoir mettre son talent en action.
Un matin, alors qu'elle était à la cuisine avec Miranda et Callie, entrain d'éplucher de pommes de terre, elle se lança.
-Alex a dit qu'ils étaient les premiers aux Lilas, c'est vrai ?
-Oui, ma tante a ouvert les Lilas pour pouvoir les accueillir.
-Ils se connaissent donc depuis une éternité.
-On peut dire ça oui. Mais sa s'arrangera tu verras. Il suffit que tu respectes les règles et au bout d'un moment, elle s'adoucira.
-Quelles règles ?
-Ne pas poser de questions. C'est la règle d'or. Si tu en pose une et qu'on tu réponds, la personne à le droit de t'en poser une en retour.
Cette règle allait lui compliquer la tache, voir anéantir son investigation. Voyant son air embêté Miranda ajouta.
-Pour toutes questions sur les Lilas il faut s'adresser aux pensionnaires des Lilas. Moi par exemple je ne peux pas répondre à beaucoup de questions.
-Pourquoi ?
-Je n'ai jamais été une des pensionnaires. Je suis venue ici lorsque ma tante commençait à aller mal. Je venais de divorcer alors je me suis dit que je pouvais bien lui consacrer du temps. Je suis restée par la suite.
-Elle est décédée ?
-Il y a deux ans.
Il y eu un silence durant lequel Miranda pensa à sa tante et Izzie songea à la façon d'en apprendre plus sans briser les règles. Callie elle resta regarder la blonde avec suspicion. Elle attendit d'être seule avec elle pour lui parler.
-C'est stupide de vouloir faire ça.
-Pardon ? Fit Izzie très étonné que la Latina s'adresse directement à elle.
-Tu devrais attendre qu'il parle de lui-même.
-Je ne suis pas sure d'avoir autant de temps pour le convaincre.
-Ils ne se parlent plus depuis quatre jours, il est déjà convaincu. C'est elle qu'il va falloir convaincre. Tu es restée, c'est un bon point. Ne gâches pas tout en cherchant des réponses, là où tu n'es pas invitée.
Izzie comprit, Callie était une des pensionnaires, sans doute la plus fragile en ce moment. Elle n'avait surement parlé à personne de la raison de sa venue aux Lilas. Si Izzie franchissait la ligne avec Arizona et Alex, elle la franchissait avec elle aussi.
-Je peux te demander pourquoi c'est si important de garder le passé sous silence ?
Callie ne savait pas si c'était vraiment son rôle dit répondre. Elle ne savait pas si sa réponse serait bonne, si elle illustrerait les pensées des autres pensionnaires. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle devait réussir à dissuader Izzie de fouiner.
-Comme Alex l'a dit on vient ici parce qu'on en à besoin. Pour se reconstruire. Ici on nous offre une chance de recommencer. Sans qu'on nous pose de questions. On n'a pas une étiquette collée sur le front disant pourquoi on est là. On n'est pas… une victime ou une statistique de plus. On est une personne, je suis Callie. Il n'y a aucune pitié dans les regards parce qu'on ne sait pas pourquoi on est là, ils choisissent de l'ignorer. Ouai ignorer est le mot juste. Ils ignorent le passé, pour mieux appréhender l'avenir. Ne pas être vu comme victime est quelque chose qui aide beaucoup. Une fois qu'on a mit des mots sur la raison de n'autre présence, les regards changent. C'est plus fort que tout. La pitié s'installe et on prend des pincettes pour s'adresser à la personne. On la stigmatise un peu plus. Et il n'y a rien de pire que sa, d'être vu comme faible, d'entendre « oh la pauvre » ou ce genre de merde. Ici je suis juste moi. Mon passé m'appartient et j'en parle que si j'en ai envie, aux personnes que je choisis. C'est un luxe. Une chance inouïe.
Callie se tut regardant droit dans les yeux de l'autre femme. C'est une chose qu'elle n'avait pas fait depuis longtemps, s'adresser ainsi à quelqu'un avec autant de conviction. Elle devait défendre son point de vue. Faire en sorte qu'Izzie n'aille pas plus loin dans son enquête. Elle avait compris le fonctionnement des Lilas, compris l'importance des règles et la chance qu'elle avait d'être là. Elle devait défendre tous cela. Elle sentit par le regard d'Izzie qu'elle allait devoir encore ce battre un peu.
-Savoir le passé d'une personne permet de mieux la connaitre, de mieux la comprendre. Je veux le comprendre, les comprendre.
-Ce genre de passé, ne se raconte pas autour d'une table. Je ne connais pas leurs histoires, mais cette maison à été crée pour eux. C'est assez exceptionnel, pour comprendre que leur passé est hors normes. Sans doute lourd. Si tu violes leurs règles même indirectement, tu auras peut être compris. Mais tu auras tout perdu.
Izzie pensa ses paroles, Callie venait vraiment de l'étonner. Elle parlait au nom des pensionnaires, elle le comprit. Si elle violait leurs règles, tous se retourneraient contre elle. Elle avait été stupide de penser qu'il lui suffirait de chercher des réponses.
-Je suppose que je vais donc devoirs attendre. Soupira-t-elle dans la défaite.
Callie hocha la tête lui souriant. Elle avait gagné. Elle avait réussi à convaincre la jeune femme. Une victoire inattendue, pour un combat tout aussi inattendu. Une vague de fierté la traversa.
S'est souriante qu'elle se rendit à la boutique d'Arizona. Sur son passage les gens la saluèrent, lui sourirent, ça la rendis de meilleur humeur encore. C'était la première fois qu'elle sortait seule des Lilas, sa lui plut.
Lexie l'accueillit chaleureusement, l'invitant à s'installer au comptoir.
-Que puis-je te servir ?
-Un café pour commencer et pour le Gâteau je me réfèrerai au conseil du chef pâtissier.
Lexie lui sourit avant d'aller chercher Arizona. La blonde arriva presque aussitôt.
-Hey, je vois pars ce sourire que ta journée à été bonne.
-On peu dire sa, oui.
-J'en suis ravie. Je suis sur que je peux la rendre encore meilleure. Elle le dit avec sensualité, ce qui fit rougir Callie.
-Tu n'es pas encore prête pour la tarte au citron. Je te propose donc un macaron au chocolat.
Tout en parlant elle posa la pâtisserie devant Callie. Callie dégusta donc le macaron, sous le regard attentif d'Arizona. L'association du fondant et du croquant, du sucré et de l'amertume du cacao, était tout simplement parfaite.
-Woaw, juste woaw.
-Je sais. Dit Arizona d'un air suffisant. Callie rit de son attitude, ce qui lui valut une moue. Cet échange était léger et très apprécié par les deux femmes. Arizona était plutôt morose ces derniers jours. Il n'y avait qu'en compagnie de Callie qu'elle baissait sa garde. Elle savait que la brunette ne lui poserait pas de questions et ne la pousserait pas au sujet d'Alex. Ce qui lui permettait de se détendre en sa compagnie.
Depuis l'arrivé d'Izzie les repas du soir étaient tendue, Arizona acceptait de se mettre à table en même temps qu'Izzie mais elle gardait le silence. Cette attitude créait un véritable malaise. Alex travaillant tard n'était jamais présent lors du diner. Jusqu'au jour où il rentra bien plus tôt que prévue. L'ambiance déjà lourde devint glaciale. Miranda et April essayaient d'alléger les choses par des badinages, mais sa ne faisait qu'amplifier le malaise.
-Arizona, sa va faire une semaine maintenant, tu ne crois pas que tu pourrais au moins me parler ? Essaya Alex. Il n'eut aucune réaction de la part de son amie, pas même un regard.
-Tu peux même me crier dessus si tu en as envie. Toujours rien. Il soupira, cette situation le rendait vraiment malheureux. Arizona se concentrait sur son assiette ignorant les regards de la tablé posés sur elle. Elle ne voulait pas avoir cet argument, pas maintenant, pas devant tous le monde.
-S'il te plait ! Supplia Alex. A cette demande Arizona finit par lever les yeux les braquant sur Alex, son regard était dur, mais le jeune homme en avait que faire c'était le premier regard qu'elle lui donnait en une semaine.
-Je ne sais pas ce qu'il faut que je fasse pour que tu me pardonnes. J'ai merdé, je le sais. Mais je ne savais pas quoi faire d'autre et tu es trop importante pour moi pour que ça se finisse comme sa. Alors dit moi ce que tu veux que je fasse.
Izzie se raidit, si Arizona le voulait elle pourrait lui demander de partir. A ce stade Alex lui dirait de s'en aller si sa lui permettrait de récupérer Arizona. Elle attendait avec appréhension la suite ne lâchant pas du regard l'autre femme. Sa parut être une éternité avant qu'Arizona ne se décide à parler.
-Tu as choisit Alex. C'est elle que tu as choisis. C'est qu'elle doit être importante. Assez importante pour que tu partes. Donc assumes ton choix.
-Sa ne veux pas dire que tu es moins importante, ok. Sa ne veux pas dire que je ne veux pas de toi dans ma vie. Je veux de toi. Je veux continuer à être là pour toi. Je veux que tu sois là pour moi. Pourquoi tu ne peux pas entendre sa ?
Ils n'étaient plus conscient, des spectateurs autours d'eux. Ils se regardaient avec intensité. Arizona était prête à craquer, Alex le savait, il lui suffisait de pousser un peu pour avoir sa réponse.
-Arizona parles, dis moi ce qui t'empêche de comprendre ! Je t'ai mentis je le sais, je m'en veux, mais il y a autre chose. Je sais qu'il y a autre chose. Dit moi juste quoi. S'il te plait.
Les autres n'étaient plus sure que leurs présences étaient souhaitées, mais aucun d'eux n'osa bouger de crainte de mettre un terme à cette avancer, aussi violente soit-elle. Les larmes coulaient maintenant librement sur les joues d'Arizona.
-C'est de ma faute. Je… Tu… Tu es resté pour moi. Je le sais. Tu aurais pu faire ta vie. Avoir des gosses, avoir une vie normale. Mais tu ne l'as pas fait. Tu as du me mentir pour partir. Tu te rends compte ? C'est ridicule. Je m'en veux de t'avoir accaparé. Je t'ai emprisonné dans une relation que tu n'as pas choisis.
-Non.
-Tu es resté uniquement pour moi Alex. Tu travails pour un journal local alors que tu pourrais faire bien plus.
-Arizona, je l'ai choisis. Je le referais encore et encore.
-Tu dis sa parce que tu n'as pas assez de recule. Dans dix ans tu te rendras compte de tous ce que je t'ai fait manquer. Tu aurais du partir avant. Tu aurais du me laisser me débrouiller.
-Je ne regrette rien et je ne le ferai pas dans dix ans. Si j'étais partis plus tôt je n'aurais pas rencontré Izzie. Les autres femmes qui sont passées dans ma vie ne valaient pas la peine que je parte. Elle si. Sa veux dire beaucoup. Tu es importante, tu le seras toujours. Et si la femme avec qui je suis ne comprends pas sa, alors c'est que se n'est pas la bonne.
Arizona secoua vigoureusement la tête. Izzie elle ne pouvait retenir un sourire de satisfaction, malgré le ton de la discussion. Elle en valait la peine.
-Tu partiras. Ca aurait été plus facile que tu le fasses lorsque Madame B était encore là. Une fois que tu seras partit il n'y aura plus personne.
-Je ne partirais pas.
-C'est une New Yorkaise.
Il y eut un silence, un long et pesant silence. Il n'y avait pas de solutions, pas dans l'immédiat. S'il restait, Arizona culpabiliserait, s'il partait elle serait malheureuse et lui aussi.
-Je ne veux pas partir. Pas maintenant. Et tu n'as rien à voir avec cette décision. J'ai mon boulot et mes habitudes. Et je ne suis pas encore près à quitter cette ville. Elle est mon refuge, notre refuge.
Arizona traita l'information, elle se leva et s'avança doucement vers Alex, avant de l'enlacer.
-Tu m'as manquée.
Elle enfouit davantage son visage dans le cou du jeune homme à ses mots.
-Je n'ai aucune envie d'être aimable avec elle.
-Tu auras le temps de t'y faire. En disant cela il regarda Izzie, qui hocha la tête affirmant ces dires. Elle ne partirait pas. Alex se battait autant pour elle que pour Arizona et pour le moment sa lui suffisait.
Les trois femmes quittèrent discrètement la table, laissant finalement le couple se retrouver tranquillement. Soulagées que les choses s'arrangent. Ce n'était pas parfais, mais c'était en bonne voie.
Arizona fut moins dure avec Izzie par la suite. Elle lui adressait la parole pour les politesses du matin et du soir, même si sa n'allait pas plus loin c'était déjà un grand pas pour elle.
Avec tout ce remue ménage Callie avait été assez divertie pour ne pas trop penser à ses propres problèmes. Son quotidien se constituait de cuisine, de repos et de moments conviviaux passés avec la demoiselle. Sa faisait du bien de ne pas penser à sa condition à elle. Il n'y avait que le soir que la réalité lui revenait à l'esprit. Lorsque tout était calme et que son esprit n'avait plus rien pour la divertir. Rien d'autres que les souvenirs. Là c'était plus fort qu'elle, les larmes coulaient, son estomac se tordait, les soirs où ses angoisses étaient plus grandes, elle peinait à respirer comme il fallait. Les mots résonnaient dans sa tête.
Elle n'était rien, personne. Personne ne pouvait s'intéresser à une femme comme elle. Elle était grosse et laide. Tout ce qu'elle avait subit elle le méritait.
Elle avait beau essayer de se rassurer, elle ne trouvait rien à redire à ses mots. Tout était vrai, justifié. Elle était inutile, qui voudrait d'une personne comme elle.
Les angoisses la torturaient moralement la nuit, l'empêchant de dormir. Très vite ses yeux trahissaient son manque de sommeil. Alertée par son aspect physique, Arizona se risqua un soir à frapper à sa porte. N'ayant pas de réponse, elle insista. Finissant par prendre le risque d'entrer sans invitation.
Elle trouva Callie en larmes, hoquetant, la respiration saccadée. Sans un mot elle monta sur le lit et encapsula ses bras autour du corps rigide de la jeune femme. Elle attendit qu'elle se calme avant de prendre la parole.
-Callie, dis moi ce que je peux faire pour que tu ailles mieux.
-Rien.
-Callie. Dit-elle d'un ton suppliant.
-Ne perds pas ton temps avec moi. Je n'en vaux pas la peine.
Arizona se détacha légèrement, la regardant incrédule. Ces paroles ne devraient pas la choquer, pas de la part d'une femme ayant été abusée physiquement. Mais venant de la bouche de Callie ça le fit. Elle fut profondément choquée qu'une femme aussi belle, aussi douce, aussi intelligente puisse penser ça d'elle-même.
-Callie tu en vaux la peine.
-Non.
-Sais-tu comment tu es belle?
-Je ne le suis pas.
-Si tu l'es et bien davantage. Tu es une femme intelligente, ça se sent. Et tu es drôle lorsque tu le veux. Tu es forte aussi et je sais que tu dois avoir un foutu tempérament.
Elle sourit imaginant le portrait de la femme qu'avait du être Callie avant tout cela. Mais les mots ne suffisaient pas à convaincre la Latina. Arizona l'a fit alors se lever et la plaça face au miroir sur pied qui ornait la chambre. Elle se mit derrière elle gardant les mains sur ses épaules pour la maintenir face au miroir.
- Regardes.
Callie obéit, mais elle ne vit qu'une femme aux yeux bouffie, dans une chemise de nuit trop grande. Arizona déplaça ses mains dégageant les cheveux du visage de la femme.
-Tu as des yeux magnifiques, ils sont chaleureux et doux. Elle passa alors ses doigts sous les yeux essuyant ses larmes. Callie la regarda faire par le biais du reflet du miroir.
-Et ses pommettes, elles sont à croquer surtout lorsque tu souris, là elles sont sublimées. Tout comme ton regard. Tu devrais d'ailleurs sourire davantage, ce sourire te rend si belle.
Ses yeux sont descendus à ces lèvres, tout comme ses doigts qui les redessinaient encore et encore.
-Ces lèvres, tu sais que tu as les lèvres les plus sensuelles que j'ai vu. Elles donnent envie de les embrasser. Elle se mordit les lèvres pour ne pas joindre le geste aux mots. Sentant Callie se détendre, elle continua. Glissant ses mains au cou de la femme, prenant garde à ne pas faire de gestes brusques. Elle caressa le côté du cou. Callie inclina instinctivement la tête au touché doux de la blonde.
-Ta peau est si douce. Le souffle d'Arizona sur son cou, lui donna des frissons, elle ferma les yeux lorsqu'elle sentit les lèvres chaudes de la demoiselle effleurer sa peau.
-Ton odeur est si enivrante. Ses mains descendirent encore, tombant sur les hanches de la femme, avançant doucement sur son ventre, l'encapsulant tendrement. Elle garda son étreinte un moment, regardant les réactions de Callie.
-Continues, s'il te plait.
Arizona sourit à la demande. Elle descendit encore ses mains, prenant le bas de la chemise. Elle la lui retira, après avoir eut un accord silencieux de la belle. Laissant Callie vêtue d'un unique shorty rouge. Arizona dégluti difficilement à la vue devant elle. Les ecchymoses avaient disparues, les meurtrissures avaient pour la plus part cicatrisées, laissant une peau lisse.
En cet instant Arizona fut à perte de mot. Son regard fit rougir Callie, elle sentait tout le désir de l'autre femme pour elle. Les mains de la blonde finirent par retrouver leur place sur les hanches nues de la Latina. Elle déposa son menton sur l'épaule de la demoiselle, l'observant encore un peu, profitant du contact.
-Je ne suis pas sure de pouvoir parler du reste, sans être capable de retenir mes mains.
Callie sourit à cette remarque. Elle se tourna faisant face à Arizona. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle devait faire. Arizona prit les devant.
-Tu es belle, vraiment très belle. N'en doute pas. Quiconque t'ayant dit l'inverse t'as mentis. Crois-moi.
-Embrasses moi ! Fut la réponse de Callie.
Arizona ne se fit pas prier, elle resserra son emprise sur la Latina l'approchant davantage de son corps avant de capturer sa bouche de ses lèvres. Elle prit le temps de savourer ce moment. Ne précipitant pas ce baiser. Le gardant tout d'abord chaste, avant de l'intensifier, invitant Callie à explorer plus que ses lèvres. Elle gémie au contact de la langue de Callie, pressant un peu plus ses mains sur ces hanches. Elle finit par se reculer, peu sur de pouvoir se retenir, face à la nudité de l'autre femme.
-Merci. Chuchota Callie.
-Mon plaisir. Répondit Arizona.
-Je sais que sa peut paraitre bête mais…
-Tu es belle. Lui chuchota la blonde devinant sa demande. Elle le répéta encore et encore. Callie ferma les yeux écoutant les mots. Des mots qu'elle ne se souvenait pas, avoir entendu avant ce jour. Elle sourit lorsqu'Arizona lui demanda de porter quelque chose avant qu'elle ne l'a rende folle. Elle s'exécuta, avant de s'installer sur son lit. Arizona l'a rejoins, l'a prenant dans ses bras, elle lui offrit un dernier baiser, lui souhaitant ainsi bonne nuit.
