Voici le nouveau chapitre en espérant que vous aimerez!

Bonne lecture!


Chapitre 10

Le banquet d'Halloween avait lieu ce soir, et je n'avais toujours pas trouvé une petite blague à faire à ma chère n'en avais pas fini avec elle. Malheureusement, l'imagination n'était pas avec moi...
Drago continuait de me caresser le visage alors que j'étais complètement perdue dans mes pensées. Il faut peut-être que je vous explique?
J'étais dans le dortoir des garçons, allongée sur le lit alors que Drago était à mes côtés.

-A quoi tu penses? Finit-il par demander.
-A ma liste de choses à faire.
-Et elle consiste en quoi?
-Euh... Réfléchissons, à quoi sert une liste de choses à faire? Ironisais-je.
-Très drôle, mais je voulais plutôt savoir ce qu'il y avait dessus.
-Beaucoup de choses! Soupirais-je.
-Est-ce que j'y suis? Demanda t-il, une lueur perverse dans le regard.
-Peut-être! Fis-je, énigmatique.

Je m'approchais de lui et m'apprêtais à l'embrasser, mais je me détournai. Il parut sous le choc et me regarda d'un air interloqué. Je le regardais un sourire railleur aux lèvres avant de me rallonger et de fixer le plafond.

-Tu n'es pas la chose la plus importante pour le moment.
-Je ne sais pas comment je dois le prendre...
-Comme tu le souhaites!
-Il va falloir te faire pardonner...

Cette fois, ce fut lui qui m'embrassa et je me laissais faire.

-Désolé de vous interrompre les tourtereaux, mais vous allez être en retard au banquet si vous ne venez pas maintenant, nous interrompit Théodore.

Je repoussais gentiment Drago et me levais. Ce dernier soupira avant de me suivre. En bas, seule Daphné nous avait attendus, les autres étaient déjà partis.

-Tu nous attendais? L'interrogeais-je.
-En effet!

Je levais les yeux au ciel. Si elle avait voulu rester ici, c'était sûrement pour une bonne raison. Elle avait sans doute eu peur que je ne fasse quelque chose que la morale réprimanderait, et avait voulu vérifier si je descendais tout de suite ou pas.
Drago et Théo restèrent en arrière tout en discutant de choses beaucoup trop sérieuses pour moi. C'est à dire, le seigneur des Ténèbres. Cela ne me concernait pas le moins du monde. Je ne savais pas quel parti prendre. Ma famille et mes valeurs me disaient de le suivre, mais je n'étais pas totalement en accord avec tout ce qu'il faisait. Avec ses idées, il n'allait pas rester beaucoup de sorciers à la fin. Mais je n'avais pas à donner mon avis. Il me restait deux années à Poudlard, et qui me disait qu'il serait encore au pouvoir d'ici là?
De toute façon, je n'avais pas l'intention de recevoir la marque des Ténèbres. Elle était vraiment affreuse, même mes parents ne l'avaient pas. Certes, ils approuvaient fortement ce genre d'idées, mais ne le servaient que indirectement..

-A quoi tu penses? Me demanda Daphné.
-Euh... à des choses auxquelles je ne devrais pas.
-Tu-sais-qui?
-Oui!
-Pourquoi t'inquiètes-tu? Tu n'as rien à craindre, nous sommes des Sangs-Purs.
-Oui, c'est vrai...

Je jetais un regard aux deux garçons derrière et une idée me vint à l'esprit. Je regardais l'avant bras de Drago et me demandais s'il était marqué. Après tout, dans sa famille ils étaient de fervents admirateurs du mage noir.

-Daphné! Chuchotais-je. Tu crois que... que Drago est marqué?

Ma question parut la choquer, et la plongea dans une profonde réflexion.

-Je ne pense pas... Pourquoi est-ce que Tu-Sais-Qui aurait marqué Drago? Après tout, ce n'est qu'un... gamin pour lui.
-Oui, tu as certainement raison.

Nous arrivâmes dans la Grande Salle où la plupart des élèves étaient déjà attablés. J'eu beau tenter de chasser mes dernières pensées de ma tête, je n'y arrivais pas. Il fallait que je sache si oui ou non il possédait ce tatouage sur son bras.
Pendant tout le repas, mes yeux ne cessèrent de se poser sur lui, qui avait bien vu que quelque chose n'allait pas.
Une fois que j'eu fini de manger, je sortis avec Alex. J'avais besoin de lui parler au plus vite.
Carrow – le frère - se dirigeait vers l'intérieur de la Grande Salle alors que Weasley en sortait. Elle avait l'air plongé dans ses pensées et continuais son chemin sans voir Carrow qui, bien que ce fut un professeur, dévia de son chemin pour lui rentrer dedans.

-Miss Weasley! Vous pourriez faire attention tout de même! Cela fera 50 points en moins pour Gryffondor.
-Quoi? S'insurgea t-elle.
-Vous avez quelque chose à dire? A moins que ne vouliez encore des points en moins?
-Professeur, c'est injuste!

Vous pensez peut être que c'était la Gryffondor qui avait parlé, mais c'était moi. Qu'est ce qui m'avait pris? Et depuis quand est ce que je la défendais?
Carrow se tourna vers moi un air mauvais sur le visage qui se transforma en de l'étonnement. Il avait sûrement dû penser que c'était une amie de sa victime, comme Luna Lovegood.

-Vous avez quelque chose à dire, Miss Greengrass?
-En effet! J'ai bien vu que c'est vous qui avez fait exprès de lui rentrer dedans.
-En êtes vous sûre?

Sa question était sûrement ma dernière chance pour changer d'avis, mais j'étais lancée. Aucune chance que je ne change d'avis.

-Absolument! Même si pour vous Weasley est une traître à son sang, elle ne mérite absolument pas que vous vous en preniez à elle alors qu'elle n'a rien fait. Vous avez fait exprès juste pour pouvoir lui enlever des points.

Alex et Weasley me regardèrent, se demandant sûrement ce qui m'arrivait.

-Dans ce cas, je pense qu'une retenue avec moi vous fera le plus grand bien, pour rectifier vos problèmes de vue.
-Je n'ai aucun problème! J'ai vu ce que vous avez fait! Réitérais-je.
-Une semaine! Et ceci tous les soirs jusqu'à ce que vous changiez d'avis.
-Ce qui n'arrivera pas.
-Nous verrons cela! Maintenant, rentrez! Ah oui! Les retenues commenceront ce soir! Je veux vous voir dans 30 minutes dans mon bureau.

Sur un dernier sourire tout ce qu'il y a de plus sadique, il s'en alla dans la Grande Salle. Je me précipitais dans ma salle commune le plus vite possible. J'avais besoin de me défouler.
Alex me suivait sans rien dire mais une fois arrivée, elle se mit à hurler et heureusement, personne n'était encore là.

-Mais tu es complètement malade! Tu sais ce qu'il va te faire? C'est Carrow, bon sang! Tu ne tiendras jamais une semaine. Et Merlin sait qu'il va te faire regretter de l'avoir défendue. D'ailleurs pourquoi est ce que tu as fait ça?
-Je... je n'en ai aucune idée. Ça m'a semblé vraiment injuste.
-Et alors? C'est Weasley! Depuis quand est ce que tu prends sa défense?

La seule réponse que je pus lui donner fut un haussement d'épaules. Qu'est ce qui m'avait pris? Qu'est ce qu'il allait me réserver?
D'autres élèves commencèrent à arriver et notre conversation s'arrêta. Parmi tout un groupe qui entrait, je vis des cheveux blonds - que j'avais envie d'éviter le plus possible - se diriger vers moi.

-Asteria! J'ai quelque chose à te demander.
-Ça serait avec plaisir, mais j'ai une retenue.

Bien que je n'avais guère envie d'y aller, ça me faisait une bonne excuse pour échapper à ses questions. Cependant, j'avais omis quelque chose: c'était qu'il allait encore se poser plus de questions!
Je sortis dans les couloirs et mis le plus de temps possible pour arriver à son bureau. La porte était déjà ouverte mais je frappais tout de même.

-Entrez! Vous voyez bien que la porte est ouverte, à moins que vos problèmes de vue persistent.

Je ne répondis rien et attendis qu'il me dise ce que je devais faire. Voyant que je ne ripostais pas à sa remarque, il me demanda de prendre place à la table où se trouvaient plusieurs parchemins avec une plume posée dessus.

-Qu'est ce que je suis censée faire?
-A votre avis! Vous n'êtes pas plus intelligente qu'une Sang-de-Bourbe à ce que je vois. Que fait-on avec une plume et parchemin? On copie des lignes bien sûr!
-Et bien, ça serait avec plaisir, mais je n'ai pas d'encre, dis-je comme si je parlais à un enfant.
-Il n'y a aucun problème! Vous copierez « je ne dois pas défendre une traître à son sang » et ceci jusqu'à ce que je vous dise d'arrêter!

Je pris la plume entre mes mains et me demandais comment est ce qu'elle allait écrire. Je commençait à former les premières lettres, et elles se formèrent d'une couleur rouge sang. Je n'étais pas loin de la vérité. Au fur et à mesure que j'écrivais, une douleur se fit de plus en plus persistante sur le dos de ma main droite. Je regardais celle-ci, et vis que mes propres mots s'imprimaient directement sur le dos de ma main.
Je jetais un coup d'oeil à mon professeur et vis que celui-ci me fixait. Il était loin d'être aussi stupide que je le pensais. Je continuais ma punition sans rien faire paraître de ma douleur.
Je ne sais pas combien de temps ce supplice dura, mais mes yeux commencèrent à se fermer tout seuls et la douleur se fit de plus en plus persistante.

-Bien! Dit-il enfin. Je pense que cela suffira pour ce soir. Nous nous reverrons demain soir. Je vous souhaite un agréable week-end.
-Au revoir professeur!

Je n'attendis pas plus longtemps et décampais d'ici le plus vite possible. Je ne tiendrais pas plus longtemps dans la même pièce que ce fou furieux.
Je tenais ma main, ou l'inscription apparaissait. Elle n'allait sûrement pas rester très longtemps. N'est ce pas?
La salle commune était déserte à cette heure là! Tout le monde devait dormir, ce qui était tout à fait normal, il était plus de deux heures du matin.
Je rejoignais mon dortoir, et je m'endormis complètement habillée. J'étais exténuée!

Le lendemain, je fus réveillée par les rayons de soleil qui filtraient. Mes paupières s'ouvrirent pour se refermer aussitôt. Quand enfin, je pris mon courage à deux mains, je vis des croissants sur mon chevet. Je regardais les autres lits qui, en l'occurrence, étaient vides.
Quelle heure était-il? Selon mon ventre – qui se mit à gargouiller bruyamment – l'heure du déjeuner était passé.
En quelque minutes, j'engouffrais ce qui me servait de petit déjeuner pour me diriger par la suite dans la salle de bain. Je pris ma douche et y restais un long moment.
A ma sortie, je m'enroulais dans une serviette et me regardais dans la glace. Je faisais peur, c'était le cas de le dire. Je pris ma brosse dans ma main, mais une douleur vive se fit ressentir.
Elle s'écrasa au sol tandis que je regardais ma blessure. On voyait nettement l'inscription. Je ne supporterais pas ça longtemps.
Je tentais donc tant bien que mal de me coiffer et tout cela une fois fini, je descendis dans la salle commune où la plupart des Serpentard étaient présents.

-Tiens, tiens! Enfin réveillée? Rit Victor.
-Oui! Je suis rentrée assez tard, dis-je dans un bâillement. Quelle heure est-il?
-11 heures et demie, me répondit Max.
-Ah oui quand même!
-C'est pas si grave, on est en week-end, me dit Alex. Alors qu'est ce que tu as fais hier?
-Des lignes, c'est tout!
-Ah bon! Je pensais qu'il allait te faire quelque chose pour te faire souffrir le plus vite possible.
-Moi aussi! A croire qu'il n'est pas aussi sadique qu'il n'en a l'air.

Je parlais quelques instants avec eux, mais ne leur dis rien de ce qui s'était réellement passé. Pas besoin qu'ils s'inquiètent pour moi alors qu'ils n'en avaient aucune raison.
Si Carrow croyait que j'allais me laisser abattre, il pouvait toujours rêver. Il y a des jours sans et des jours avec, ce n'est pas ce qu'on dit?


Alors avez vous aimés?