Bonjour à tous,

J'ai répondu à toutes les reviews enregistrés, et je remercies tout plein les revieweurs non-enregistrés! (Assomoir, je pense que tu n'as pas vu, mais je t'ai fait un OS cadeau ^__^ Va voir dans mon profil...)

Ce nouveau chapitre marque un grand tournant dans la fic - en fait non, c'est un moindre tournant par rapport à ce qui va arriver dans deux chapitres. Huhuhu. Je sais qu'il est plus court et que certains seront déçus mais lisez donc et nous nous retrouvons en bas de la page.

Biz et bonne lecture.

Blibl'


ANIMA VEELA

L'âme du Veela

Chapitre 9.

Draco eu du mal à réaliser, lorsqu'il se réveilla le lendemain matin – ou était-ce déjà l'après-midi ?– que tout ce dont il se souvenait s'être passé la veille avait été réel. La fuite de Rémus, son retour, la vérité, la confession, la morsure – Cela semblait tellement irréel et tellement embrouillé que le jeune Veela mit quelques instants, vraiment, à comprendre que tout s'était réellement passé et que Rémus était serré contre lui, l'air fragile et triste, comme un Valeon devait l'être quand plus rien n'était sûr avec son Veela.

Tout était sûr pourtant. Draco n'avait jamais été si certain – même si il l'avait été, franchement, les années précédentes – que Rémus passerait le reste de sa vie avec lui. Parce que le Veela l'aimait et parce que c'était pour le jeune homme simplement trop effrayant de penser qu'il pourrait en être autrement.

Son binôme, son couple, son osmose avec Rémus ne pouvait en aucun cas être défaite. C'était ainsi et cela le resterait toujours.

Se relevant sur ses coudes pour mieux voir son Valeon, Draco sourit. Vraiment être lié était simplement fantastique. Tendrement, il leva un bras pour venir caresser la chevelure fine et parsemé d'argent de Rémus. Le loup grogna contre son torse et ouvrit des yeux brumeux de sommeil. Il ne mit pourtant pas un instant à se relever et s'éloigner, fixant Draco d'un regard peu sûr et empli de quelque chose qui ressemblait au goût du jeune Veela, bien trop à du regret.

Le blond se mit rapidement à genoux et s'approcha de Rémus qui ne bougeait pas. Il passa ses longs bras blancs autour du cou de l'homme et déposa un baiser sur son front, avec toute la douceur, tout l'amour qu'il éprouvait pour son valeon. Les yeux ambrés se fermèrent.

Le Loup prit finalement une grande inspiration et hésitant, vint placer ses mains fines et griffées de vieilles cicatrices sur la taille de Draco. Il aspira encore de l'air et rouvrit doucement les yeux. Et vraiment, il n'y avait plus de doute, juste une résignation et une détermination – et c'était ça le plus important – qui brillaient dans ses prunelles cuivrées.

« D'accord, Draco. » Souffla l'homme assis sur les draps. Il se redressa ensuite pour atteindre de ses lèvres celles de son Veela et l'embrassa. « D'accord. » Murmura t-il encore tout contre lui. « Fais-le. Lions-nous. » Continua t-il tandis que Draco ne réagissait pas, savourant simplement gentiment – acceptant ce qu'on lui offrait, sans souhaiter plus – le baiser offert volontairement – et Merlin, c'était la première fois – par son Valeon.

Ce ne fût que lorsqu'il sentit Rémus saisir ses mains pour les amener à caresser son corps tremblant – et Rémus tremblait vraiment – que Draco l'arrêta, attrapant à son tour les mains du Loup.

« Non. » Dit-il d'une voix claire.

La gorge de Rémus se serra brusquement et un éclat de douleur passa dans ses yeux tandis qu'il tentait de se reculer - Draco est dégoûté, dégoûté. Il ne veut plus. Mais Draco ne le laissa pas faire et sourit, rassurant.

« Rémus, je veux que nous soyons liés, tu le sais. Et je t'aime. Mais je refuses que tu en souffres. »

Rémus hocha la tête et pour la première fois depuis qu'il s'était réveillé, un sourire glissa sur ses lèvres. Draco ne put se retenir de les baiser encore avant de coller son front contre le sien.

« Rémus, je veux qu'on soit liés avant de devoir repartir, alors fais-le moi. » Chuchota t-il en gardant ses yeux ancrés dans ceux du valeon. Il les vit s'écarquiller et s'emplir de doute.

« Je vais être en dessous, Rémus. Ca ne me dérange pas, tant que tu es là, avec moi, rien ne me dérange. Je refuses que tu souffres alors que la fermeture du Lien est la plus pure étreinte magique du monde sorcier. »

Il y eut un silence pendant lequel seul la respiration un peu précipitée de Rémus se faisait entendre, puis Draco reprit.

« J'ai besoin que tu le fasses Rémus, et toi aussi. Quand ce sera fait, tout ira beaucoup mieux, je te le promets. »

Et c'était vrai, le fait de ne pas être lié rendait sans doute le valeon angoissé et incertain de tout, le vide en lui, vide de Draco, du Veela, ne pouvant le tuer mais l'affaiblissant jour après jour. Draco n'était plus un enfant à présent, et le lien devait être fermé.

Rémus finalement, remonta ses mains sur le visage de Draco et caressa tendrement ses joues, avant qu'un sourire encore, ne naisse sur ses lèvres.

« Tu es vraiment sûr que tu veux d'un vieux Loup-Garou timide, maigre et fauché comme compagnon de vie, Draco ? » Demanda t-il dans un chuchotement. Et pour Draco, cette question ressemblait terriblement à une demande en mariage.

Souriant grandement, soulagé que tout soit bon, maintenant, le Veela se colla contre le corps de son valeon, ses yeux toujours plongés dans les siens et hocha la tête, une unique fois.

« Je suis certain, Rémus, que je veux passer le reste de ma vie avec toi. Parce que je t'aime et que ce sera toujours ainsi, Il haussa un sourcil et sourit encore plus, - maintenant embrasses-moi ou fais quelque chose parce que je suis vraiment abominablement romantique et c'est très mauvais pour mon image de Serpentard. »

Rémus rit et le fixa un peu plus longtemps encore. Et il semblait que le fait d'avoir accepté, que Draco était finalement assez grand et qu'il était son Veela et qu'il était là, près de lui, dans ses bras, rendait pour lui le jeune homme fascinant.

Dans un mouvement plein de certitude et de passion – enfin – Rémus entoura le corps de Draco de ses bras et posa ses lèvres sur les siennes.

Le Veela sentit son cœur battre, sa magie s'envoler et il ferma les yeux dans l'étreinte alors que l'adulte le faisait doucement s'allonger sur le lit, ses mains le caressant, et sa bouche volant sur lui.

Vraiment être lié – et se lier maintenant pour de vrai - était simplement fantastique.


Harry s'était endormi sur les genoux de Lucius et l'homme – le Veela – n'avait cessé de le fixer, émerveillé, le visage fin et reposé – en paix – du Gryffondor. Et cette vision avait soulagé, apaisé, son âme tourbillonnante et réclamant le lien.

Maintenant l'homme lisait, la tête d'Harry blottit dans son cou et ses mains accrochant sa chemise, et il ne pouvait s'empêcher de passer une main dans le dos du Valeon endormi.

Cependant, la main, rassurante pourtant, ne sembla pas être suffisante pour assurer une barrière aux cauchemars du Survivant et Lucius vit avec tristesse les yeux et les lèvres d'Harry se plisser et se tordre de tristesse et de douleur.

« Sirius. » Vint rapidement la première plainte, murmurée dans un sanglot. Le petit brun crispa ses mains sur le tissu du vêtement de Lucius et tira un peu, fort, alors qu'une nouvelle fois le nom de son défunt parrain franchissait ses lèvres.

Lucius laissa tomber son livre par terre – sans se préoccuper du fait qu'il s'agissait de l'exemplaire unique d'une pièce de Shakespeare jamais parue – et se redressa, gardant contre lui le jeune homme.

Il caressa ses cheveux et ses joues et posant ses lèvres sur son front, il murmura doucement le prénom du garçon, encore et encore, l'appelant et l'enjoignant à ouvrir les yeux, tentant de le rassurer par sa présence – son Anima Veela.

Il fallut encore quelques secondes avant que les yeux inquiets et tristes du Gryffondor ne s'ouvrent et trouvent le regard calme et aimant du Veela. Instinctivement, Harry entoura de ses bras les épaules de Lucius et se laissa aller à pleurer dans son cou – et c'était bien, rassurant, enfin, de pouvoir pleurer dans les bras de quelqu'un qui l'aimait inconditionnellement.

« Tout va bien Harry. Je suis là. » Souffla à son oreille l'adulte blond. Harry hocha la tête contre lui et murmura quelque chose que Lucius ne comprit pas.

Il soupira et ses sourcils se froncèrent. Cela aurait été bien différent si ils avaient enfin été liés. Ainsi le Veela aurait pu savoir ce que ressentait Harry et le rassurer, le réconforter vraiment. Et c'était insupportable pour lui de le voir aussi triste.

« Harry, puis-je te mordre ? » Demanda t-il d'une voix basse dans les cheveux du jeune homme. Il sentit avec peine le garçon se tendre contre lui et un sanglot échapper à ses lèvres.

« Tu irais mieux, Harry. » Et lui aussi. « S'il te plaît. » Pria-t-il encore le petit brun – et c'était encore une fois tout à fait indécent pour un Malfoy de supplier ainsi mais il ne pouvait pas rester là sans rien faire. Comme l'avait dit son fils – encore et encore et encore – ça faisait mal.

Il serra plus fort Harry contre lui et résista à l'envie de le faire enfin sien, pour sentir son âme, pour avoir son âme liée à la sienne et la connaître et savoir, sentir son mal et ainsi pouvoir le rassurer, l'aimer, le rendre heureux.

Il sentait confusément quelque part une grande magie envahir le Manoir et il grogna d'impuissance, certain qu'il était en train de laisser voler hors de lui sa magie Veela. Il en fut certain lorsqu'Harry se redressa contre lui et plongea ses yeux si verts dans les siens.

Le Valeon pencha la tête sur le côté, présentant son cou docilement à Lucius sans pour autant le lâcher du regard. « Mordez, s'il vous plaît. » Souffla t-il en une véritable prière. Et ce n'était pas pour la magie – parce qu'il n'y avait pas de magie, juste un lien qui se crée, plus loin – que Harry s'était redressé, mais parce que le cœur de Lucius battait si vite, et son étreinte était si désespéré qu'il n'avait pu s'empêcher d'accéder à sa requête.

Et c'était bien. Les petites canines de Lucius qui n'avaient pas tardé un instant à se planter tendrement dans son cou injectaient avec ferveur le délicieux venin dans le sang du Valeon et Harry ne pouvait s'empêcher d'être soulagé, d'être rassuré, d'être parfaitement bien.

Et comme la dernière fois, le Gryffondor sentit cette incroyable impression de réconfort, d'osmose parfaite avec un autre être s'estomper, pour laisser place à un violent désir, une irrépressible envie d'être sien, d'être à l'autre.

Et Harry, cette fois, n'avait plus peur, parce que Lucius était à lui et il était à Lucius et c'était sûr. Certain.

Posant une main sur la joue du Veela, l'enjoignant ainsi à s'écarter, il tourna son visage vers l'homme blond et posa brusquement – brutalement – ses lèvres contre les siennes – encore et encore et encore.

« Fais-le. Je veux être à vous. Allez. » Pria le Gryffondor tout contre les lèvres de Lucius. Les bras du Veela se resserèrent sur son corps fin et l'homme inspira profondément.

« Tu es sûr, Harry ? » Réussit-il à articuler alors qu'il voulait juste le faire, se lier, le lier à lui.

Harry ne prit même pas la peine de répondre et reprit les lèvres de son Veela, plus tendrement cette fois. Parce que oui, c'était sûr. Parce que c'était ainsi.

Parce qu'il était à Lucius et Lucius était à lui.

Et c'était simplement fantastique.


Et ainsi se termine cette fic. J'espère que vous l'avez aimé et que vous continuerez à lire mes petits écrits...

^____^

Mais non, mais non, c'est une blague!

Alors, comment avez-vous trouvé? Je sais que beaucoup seront déçus qu'il n'y ait pas eu de scènes de cul, mais franchement, je pense que vous aurez remarqué que j'aime écrire les sentiments et non les scènes d'action - les scènes de sexe sont des scènes d'action. Vous avez sûrement tous suffisamment d'imagination ou de vécu pour l'imaginer, donc je vous laisser le faire.

Je vous souhaite une bonne fin de journée, ou nuit, ou matinée et je vous dis à bientôt pour la suite.

N'hésitez pas à laisser une review, le prochain chapitre n'en arrivera que plus vite.

Ah oui, j'en profites...J'avais déjà fait une petite annonce sur 'Un secret', mais je reviens vers vous ici au cas où certains ne liraient pas mon autre fic. Je pars à Québec et Montréal en Août, et j'aimerais beaucoup rencontrer des gens là-bas, pour se balader ou boire un verre ou découvrir des endroits que toute seule - avec mon sens de l'orientation d'abeille sourde - je ne verrais sûrement pas. Alors, si vous êtes de là-bas, n'hésitez pas à m'envoyer un mail.

Sur ce, je vous fais de gros bisous.

Blibl'