Miou tout le monde !

Si je vous dit vacances, plage, mer, soleil... vous me dites ? Coup de soleil bien sûr ! Une chance qu'il y ait au moins les glaces pour me remonter le moral, parce que le bronzage sur une peau blanche (genre vampirique), ben franchement c'est compliqué.

Réponse à guest : merci pour ton j'aime !

Bonne lecture !

Disclaimer : J'ai la peau de Nor, la gourmandise de Francis et l'imagination d'Alfred (les robots en moins). Et ben ça ne suffit pas pour devenir un personnage d'Himaruya.


Sur le chemin, ils soupirèrent de concert lorsqu'ils se retrouvèrent suffisamment loin pour ne plus entendre les trois autres voix.

- Au fait, je suis Arthur Kirkland, fit l'anglais en marchant.

Lovino apprécia qu'il se présente lui-même avec son nom complet. Il ne laissait apparemment pas son mariage prendre le pas sur son identité et cette attitude plut beaucoup à l'italien.

- Lovino Vargas, répondit-il.

Quelques instants plus tard, ils entraient dans la pièce dédiée à l'art de la littérature. Lovino lui fit un bref récapitulatif sur la façon dont étaient rangées les oeuvres avant de prendre un livre, et de s'installer dans un fauteuil à l'allure moelleuse. Arthur choisit rapidement un ouvrage et l'imita en se posant non loin de lui.

Dehors, Antonio et Francis remarquèrent soudainement l'absence de râleries et se tournèrent pour essayer d'apercevoir leurs époux.

- Où est-ce qu'ils sont passés ? demanda le français.

- J'y pense, ils nous ont parlé tout à l'heure non ? intervint Gilbert en réfléchissant.

- On était absorbés par la conversation... J'espère que Lovino ne pense pas que je l'ai ignoré ! s'affola Antonio.

- Hey calme-toi Tonio ! Ils ont juste dû aller se trouver un coin où rouspéter en choeur.

- Mon lapin ne rouspète pas tant que ça, s'offusqua Francis.

- Et Lovino est adorable, il suffit juste de le connaître un peu.

- Toujours est-il qu'ils ont dû aller se poser tous les deux quelque part pour être tranquilles, reprit l'allemand. Il va où ton mari quand il veut être seul ?

- Bibliothèque, répondit immédiatement le brun.

- S'il a proposé ça à Arthur, mon lapin aura forcément accepté, approuva le blond.

- Bon, mystère résolu, trancha Gilbert. On rentre ?

- Je vais quand même aller m'en assurer, fit Antonio.

- Je viens avec toi, ajouta Francis.

- Vous êtes vraiment complètement gagas tous les deux, se moqua l'albinos.

- Tu peux parler, tu fais pareil avec ton autrichien ! rétorqua le français en suivant Antonio.

- Ça n'a rien à voir !

Le temps d'échanger quelques chamailleries du même genre, ils arrivèrent devant la bibliothèque et Antonio poussa la porte avant d'avancer de quelques pas.

- Mi corazon ? appela-t-il.

- Bon sang, on peut passer un moment à lire sans que vous veniez nous déranger !? s'énerva l'italien depuis son fauteuil.

- Francis, ajouta Arthur sans même lever les yeux de son livre, si tu es là, oui je vais bien, non je n'ai besoin de rien, oui tu peux repartir tranquille, et oui je vais passer le reste de la journée ici.

L'espagnol et le français se regardèrent avant d'échanger un sourire de connivence. Leurs maris avaient l'air de bien s'entendre.

- Nous vous laissons, mais n'oubliez pas de vous lever pour venir manger ! lança le grand blond avant de repartir.

- Et n'hésitez pas à venir nous voir s'il y a besoin ! ajouta l'espagnol.

Une fois la porte refermée, Lovino et Arthur levèrent les yeux au ciel en soupirant, avant de se regarder et de se lancer un sourire ironique.

- On dirait qu'on a le même genre d'homme, déclara l'anglais.

- C'est aussi l'impression que j'ai. Vous êtes mariés depuis longtemps ?

- À peine un an.

- Pas trop difficile de cohabiter ? ironisa l'italien

- Je survis. Et vous ?

- Tout juste trois mois, et j'apprends à m'y faire.

- Je vous souhaite plus de facilités que moi.

- Merci. Vous n'arrivez toujours pas à vous entendre avec... Heu...

- Francis. compléta Arthur. Ça dépend des moments. Il a parfois du mal avec certains concepts.

- Par exemple ? demanda Lovino.

- Il a mis un temps fou à comprendre que continuer à séduire à droite et à gauche n'était pas le meilleur moyen de gagner ma confiance.

- Oh. Je vois.

- Ça vous donne une idée.

- En effet, admit l'italien en grimaçant.

La discussion s'arrêta là et chacun retourna à son livre, satisfait de l'échange qui avait eu lieu. Ils ne s'arrêtèrent que lorsque le majordome vint les prévenir que le déjeuner allait être servi. De mauvaise grâce, ils se levèrent et rejoignirent la salle à manger dans un silence qui leur convenait à tous deux. Un peu partout, des décorations apparaissaient au milieu de bouquets de fleurs et autres ornements. En arrivant dans la salle à manger, ils découvrirent les trois amis en train de s'esclaffer et de discuter gaiement et se renfrognèrent immédiatement. Antonio et Francis se tournèrent toutefois rapidement vers leurs maris et tirèrent les chaises à côté d'eux pour leur enjoindre de s'asseoir.

- Vous avez passé une bonne matinée ? s'enquit l'espagnol.

- À part un moment où on a été interrompus, oui, répondit ironiquement Lovino.

Arthur esquissa un demi-sourire. Décidément, le caractère de cet italien lui plaisait.

Le déjeuner fut rapidement expédié et chacun retourna vaquer à ses occupations. Antonio, Gilbert et Francis retournèrent superviser l'organisation finale de la soirée tandis que Lovino et Arthur se réfugiaient dans le calme de la bibliothèque. Vers le milieu de l'après-midi, ils furent interrompus par Sebastian qui leur apportait quelques pâtisseries.

- Les signor Antonio et Francis ont insisté pour que vous ayez quelque chose à manger, déclara-t-il en souriant avant de déposer le plateau.

Si Lovino parut assez indifférent aux sucreries disposées à côté de lui, l'oeil d'Arthur s'alluma en reconnaissant des scones. Son frenchie avait dû passer une commande spéciale au cuisinier.

- Vous les remercierez, fit-il.

- Yes, my lord, répondit Sebastian en s'inclinant.

Et il repartit porter son message au français et l'espagnol.

-oOo-

Dans sa chambre, Lovino finissait de s'habiller en soupirant. Il n'avait pas envie de descendre. Pas envie de se retrouver piégé dans la foule. Pas envie d'étouffer. Juste de rester seul ou à la rigueur en petit comité. En très petit comité.

Antonio rentra soudainement dans la pièce en finissant d'ajuster ses vêtements et Lovino sentit une pointe de jalousie lui percer la poitrine. Son mari était séduisant en diable, la passion personnifiée.

- Vous êtes splendide, murmura Antonio.

- Le miroir est de l'autre côté, ronchonna Lovino en se tournant.

- Un jour, vous allez devoir admettre que je vous trouve attirant.

- Mais bien sûr. Vous venez me voir pour une vraie raison à part sortir des âneries ?

- Simplement vous donner quelques dernières recommandations.

L'italien leva les yeux au ciel.

- Je les ai déjà entendues mille fois ces dix derniers jours.

- Une fois de plus ne devrait donc pas vous déranger. Restez toujours avec quelqu'un que vous connaissez. De préférence moi ou Bella.

- Et Arthur ?

- Je ne lui fais pas assez confiance pour ça. À la rigueur, adressez-vous à Francis ou Gilbert pour me retrouver. Si vous voulez rester un peu seul, remontez dans cette chambre.

- Vous êtes vraiment paranoïaque.

Après un soupir, Antonio se rapprocha de son mari et prit ses mains dans les siennes.

- Je m'inquiète pour vous, voilà tout.

Quelques minutes et un rougissement plus tard, le couple phare de la soirée descendait les escaliers principaux et se faisait applaudir par tous les invités. Ils prirent chacun une coupe et Antonio tint un petit discours de remerciements, à la fin duquel il invita toutes les personnes présentes à profiter du buffet et de la musique. Immédiatement, la piste de danse et les tables surchargées de douceurs furent prises d'assaut. Antonio fut également extrêmement sollicité de part et d'autre et Lovino le perdit rapidement de vue.

Fort heureusement, Bella était dans les parages et la jeune femme le prit aussitôt sous son aile pour l'emmener dans un coin de la fête plus calme. Quelques petits-fours à la main, ils grignotèrent en discutant tranquillement.

- Alors, ça se passe comment les premiers mois d'amour ?

- Je suis pas amoureux de ce bastardo !

- Rho, ne fais pas l'idiot, tu sais très bien ce que je voulais dire.

- ... ça pourrait être pire.

- Mais ça pourrait aussi être mieux, c'est ça ? Il ne t'a pas forcé à quoi que ce soit j'espère ? s'enquit-elle.

- Q... Quoi ? bafouilla-t-il en s'empourprant.

- Je prends ça pour un non, fit la blonde soulagée. Que veux-tu, les réputations...

- Comment ça les réputations ?

- Ah oui, j'ai dû oublier de t'en parler la dernière fois. Ton Antonio a réellement la réputation d'être le meilleur coup du royaume d'Espagne ou pas loin. Alors ça m'étonnait qu'il ne t'ait toujours pas touché.

- Je m'en contrefiche, déclara Lovino.

Toute son attitude démontrait clairement l'inverse de ses paroles, mais Bella ne fit aucune remarque et se mordit la lèvre en espérant n'avoir pas gaffé trop fort. Il lui semblait tellement évident qu'Antonio était un séducteur qu'elle n'avait pas pris le moindre gant pour annoncer la nouvelle à son mari.

De son côté, Lovino chercha Antonio des yeux et le trouva au milieu d'un groupe de jeunes demoiselles sous le charme, en train de rire à une blague de l'une d'entre elles. Une nouvelle fois, il sentit une pointe de jalousie se ficher en lui et les mots d'Arthur lui revinrent en mémoire. Un temps fou avant d'arrêter de séduire à droite et à gauche. Si c'était valable pour Francis, ça devait sans doute être valable pour Antonio. Amer, il détourna les yeux quand l'espagnol remarqua qu'il le regardait. Alors qu'Antonio se dirigeait vers eux, Lovino posa verre et assiette et se leva.

- Lovino ? Tout va bien ? s'inquiéta Bella.

- J'ai besoin de respirer, je sors.

- Je t'accompagne.

- Non. Je fais juste un aller-retour dans le jardin et je reviens.

- Attends, ce n'est pas...

Avant qu'elle puisse finir sa phrase et se lever dans sa robe aussi ravissante qu'encombrante, l'italien avait disparu dans la foule.

- ... prudent, termina-t-elle avec un air sombre.

Quelques minutes plus tard, Antonio arrivait jusqu'à elle.

- Où est Lovino ?

- Parti respirer dans les jardins, à ce qu'il a dit.

- Seul ?

- Je n'ai pas eu le temps de me lever qu'il était déjà loin de moi.

- Je n'aime pas ça. Je vais le retrouver.

En chemin, il croisa Francis et Arthur, ainsi que Gilbert. La mine contrariée et inquiète de l'espagnol les empêcha de faire la moindre remarque. En marchant vers les jardins, le français remarqua que le brun semblait chercher quelqu'un dans la foule.

- Si ton mari est allé dehors, tu ne risques pas de le voir à l'intérieur.

- Ce n'est pas Lovino que j'essaie de voir, lança Antonio d'une voix stressée en accélérant.


Drama, vous avez dit drama ? Comme si j'allais lancer un truc foireux pendant une soirée d'anniversaire... ce serait vraiment... complètement... *réfléchit deux secondes* ... prévisible. J'admets. Enfin bref, éclatez-vous sur les théories si vous en avez (j'ai pas fait dans l'invasion alien), et n'hésitez pas à laisser un ptit mot, je fais toujours de mon mieux pour y répondre.

Plein de smoothies pour vous ! (demande de Djodjocute)