Cette fois j'répondrai pas directement à vos reviews pour la simple raison qu'il y en a beaucoup et que j'sais plus quoi répondre, à part merci, merci, merci, et encore merci de me suivre, de commenter, d'aimer évidement, merci pour tout et je suis vraiment contente d'écrire pour des gens comme vous qui appréciez l'écriture d'une telle façon. Qui la faites vivre, et qui me soutenez. Bref, thank you all :)
(Chise pardon, j'voulais dire "j'avoue l'avoir détesté de s'être imposé" voilà x) )
Et bienvenue aux nouveaux lecteurs, j'suis contente que vous découvriez et que vous ayez le courage de tout lire xD
Immeeeeeenses mercis, bisous à tous, un pardon pour poster aussi tard et encore une fois bonne lecture, en espérant que vous aimerez toujours autant. ;) (L)
Enjoy !
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« Bonjour, mon amour… »
Sa voix comme une mélodie.
« Je veux te raconter une histoire. »
Et ses mains sur moi, tendrement.
« Il était une fois… Nous. »
Nous avons regagné le lit, il doit être trois heures du matin, peut-être un peu plus. La vie est douce, avec lui.
« Une naissance. Deux âmes. Des cris qui se mélangent, des vies qui se confondent. Aux premiers battements, déjà, nos cœurs étaient à l'unisson. »
Ses doigts se promènent sur mon torse. La fenêtre entrouverte laisse entrer l'air frais de dehors.
« Ces gosses qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eaux avaient envie de vivre plus fort que n'importe qui. Toi, tu as eu envie d'une guitare. Moi d'un micro. Et puis comme ça, on s'est fait un monde. Deux gars ont débarqué, des mecs très sympas et tous les quatre on est allés encore plus loin. »
Il chuchote et dans le noir j'entends sous sourire.
« Y'avait plus de limites, on avait épousé la musique et c'était la plus belle histoire d'amour qu'on n'ai jamais connu, parce qu'on la vivait ensemble. »
Je ris un peu, passe ma main sur sa joue, je l'écoute, encore, et je me saoule à sa voix.
« On écrivait les textes ensemble. Et plus le temps avançait plus la musique me faisait réaliser à quel point je t'aimais. Mais c'était l'amour d'un jumeau à son jumeau, pas vrai ? Mais t'étais beau quand t'écrivais Tom, quand tu dessinais ces notes sur une partition et quand tu te torturais un peu avec les paroles de Schwarz. J'avais pas réalisé que j'avais envie de chaque partie de toi, de tes lèvres qui chantent les accords et de tes mains qui dansent sur les cordes, j'avais pas encore compris que j'avais besoin de ton souffle contre moi et de ton dos contre mon torse. »
Sa voix n'est plus qu'un murmure et pourtant c'est comme s'il me criait ces mots dans le noir intense de la chambre. C'est un peu une nouvelle chanson qu'il écrit. Qu'il m'écrit, à moi.
« Alors voilà, nous deux c'est devenu plus, bien plus que fraternel et j'en crevais chaque jour de ne pas te serrer contre moi, j'arrivais plus à oublier ce désir, tu sais, Tom, c'était terrible. »
Je ferme les yeux. Sa souffrance gravée en moi au couteau.
« Andréas est partit, j'crois que je lui en ai voulu parce que je savais que tu l'aimais, tu m'en avais un peu parlé, comme ça, tu croyais que j'l'avais pas vu, mais tes yeux parlent tellement Tom, pas besoin de mot. Et tu sais, il t'as quitté et j'ai cru que t'allais mourir, que t'allais te laisser partir toi aussi et je savais plus quoi faire. »
Par réflexe, j'ai passé ma main sur mes poignets qui gardaient des cicatrices de ma douleur.
« Je savais que tu te mutilais Tom, et tu l'as encore fais quand Nolan est partit en vacances, je savais que tu te vidais de ton sang, je savais que plusieurs soirs de suite t'as bu sans t'arrêter, je sais que tout ça tu le faisais pour oublier, pour l'oublier, et m'oublier aussi. Je savais que t'étais perdu Tom et je savais plus comment te ramener. »
Dans le silence j'ai entendu ses larmes couler.
« Mais t'es revenu. Que tu sois revenu grâce à lui ou grâce à moi ça n'a pas d'importance. Ce qui est important c'est que je t'aime, et que t'es là, que t'es en vie, Tom. Mon Tom, j'veux pas te perdre tu sais, j'ai déjà eu trop mal quand Andréas est mort j'pourrai pas survivre à une deuxième blessure comme celle là. Et puis si tu t'en vas moi j'ai plus rien à faire ici. Y'a plus de monde si t'es plus là pour le regarder. »
Dans le silence, mes larmes rejoignent ses siennes.
« Alors peu importe où tu vas, si tu t'en vas, je serai toujours là si t'en as envie, si t'en as besoin. J'me sacrifie pas, c'est juste que j'aie tout le temps de t'attendre. J'ai pas de projet d'avenir sans toi. »
Bill…
« J'ai pas d'avenir sans toi, Tom. »
Moi non plus, Bill…
« Je t'aime… Je t'aime, Bill. Essai de t'en souvenir quand les choses n'iront plus. Essai de t'en souvenir quand je deviendrai odieux. Bill. Essai de te souvenir que c'est toi, et juste toi. Personne d'autre n'aura ta place. T'es pas juste mon jumeau, pas seulement. T'es mon âme-sœur Bill, t'es celui qui fait que j'vis. T'es ma vie. Souviens-toi de ça quand je m'éloignerai un peu trop. Et crie le fort, pour que mon cœur l'entende quand mes yeux ne sauront plus voir. Y'a que toi qui saura faire ça, alors fais le. M'lâche pas, jamais, m'lâche pas Bill.
- Jamais d'la vie.
- Bon Dieu, comme je t'aime…»
OoO
- C'est moi.
- Tom ? Bon Dieu, quelle heure il est ?
- Cinq heure et demi du matin. J'ai pas trop la notion du temps excuse moi… Nolan, ouvre s'il te plait.
Un silence, puis le bruit, bien connu, de la porte qui s'ouvre. Je monte quatre à quatre les marches qui me sépare de lui et attend devant la porte de son appartement. Bruit de serrure, grognements, bâillements. Nolan est devant moi et m'invite à entrer.
- Qu'est ce que tu veux me dire de si important en plein milieu de la nuit ?
- Nolan…
- Tom. Qu'est ce qu'il y a ?
- C'est que…
- Bon Dieu explique toi.
- D'accord. Écoute, Nolan, nous deux ça peut plus durer, ça ne marche plus. Y'a quelque chose de cassé, quelque chose en moins, j'sais pas, on s'entend plus. C'est fini.
- Tom, non… Non, on peut encore arranger les choses, on peut…
- Non, Nolan, on peut rien faire. On s'engueule tout le temps, tu t'en rends pas compte ?
- Y'a de bons moments aussi…
- J'te baise ou j'te crache à la gueule. Voilà ce que c'est devenu.
Il n'a rien répondu, et c'était bien normal. J'étais tellement injuste avec lui. Pourtant, j'avais envie de m'asseoir près de lui, de lui parler de ce qu'il y avait eu entre nous. Au début. J'voulais lui prouver que j'avais été amoureux de lui, réellement, que c'était pas des mensonges. Jamais. Que je l'aimais encore, mais plus assez, et que bientôt ce qui restait allait partir en fumée parce qu'on ne se supportait plus.
Mais j'avais peur. J'avais peur qu'il me retienne, qu'il m'embrasse, que je le regarde trop en face et que je me persuade que nous deux ça pouvait encore marcher, encore un peu. J'avais peur de mes sentiments qui n'étaient sûrs de rien.
Nolan, bon Dieu, j'aurais voulu t'offrir tellement plus que ça. Tellement plus que de la rancœur…
- Va t'en Tom. Parce que je t'aime trop pour te laisser partir. Alors va t'en avant que je t'en empêche.
- Nolan…
- Casse toi, Tom !
Au revoir, mon amour.
