Disclaimer : Les personnages appartiennent à l'auteure, Fuyumi ONO
Réponses
Kairy : Hello ! Merci de tes messages et de ton inquiétude. C'est vrai que j'ai mis énormément de temps avant de poster. C'est-à-dire que je suis légèrement débordée avec la reprise des cours. J'ai été également bloquée avec un passage de l'histoire mais bon, tout est bien qui finit bien. Bonne lecture. P.S : Si tu souhaites m'envoyer une ou tes histoires ou simplement parler, tu peux m'envoyer un mail à cette adresse kurokin125
Joanna : Bonsoir ! Merci de ta lecture et de te patience. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira également bien qu'il y ait moins de révélations. Bonne lecture.
Malissia13 :Coucou ! Merci pour tes compliments. Ils m'ont fait plaisir. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira également. Bonne lecture.
Lunai G : Bonsoir ! Merci pour ton message. Je suis contente que les précédemment chapitres aient crée chez toi un tel engouement. Tous tes compliments m'ont fait très plaisir. J'espère que ce nouveau chapitre sera à ton goût. Bonne lecture.
Anh : Hello ! Merci de ton commentaire. Je suis contente de savoir que tu suis et que tu aimes cette histoire. Je suis désolée de ne pas avoir donné des nouvelles de l'histoire. J'ai été quelque peu occupée ces derniers temps. J'espère que la suite te plaira toujours autant. Bonne lecture.
– Kuroda-san, nous sommes vraiment désolés pour ce qui est arrivé. Mai n'avait jamais attaqué directement Masako ou Ayako-san. Alors, nous pensions qu'il n'y avait aucun risque.
– Yasuhara-san, merci d'être venu. Elle marqua une pause avant de reprendre, j'ai ma part de responsabilité dans ce qui s'est passé. Je n'ai pas été assez vigilante. Je suis vraiment désolée. A cause de moi, Taniyama-san a disparu et je pense ne pas être en mesure de m'occuper de Taniyama-san.
– Nous comprenons. Votre paie sera versée sur votre compte et nous prendrons en charge les frais d'hôpitaux. Rétablissez-vous bien.
– … Merci.
– Bien… Je vais prendre congé. Si vous voulez bien m'excuser.
– Au revoir.
– Au revoir.
Yasuhara referma la porte. Il soupira, retira ses lunettes et les nettoya. Ces quelques minutes lui avaient offert un moment de répit. Maintenant, il devait se rendre à la maison du client et affrontait tout le bordel qui avait été créé à cause de ce foutu coup de téléphone.
Il consulta son téléphone : dix-neuf heures trente. Trois heures qu'elle avait disparu. Trois heures sans nouvelles. Trois heures qu'il attendait dans cet hôpital de pouvoir voir l'aide-soignante donc trois heures de perdues. Il serra les poings, ressentant l'effroyable envie de frapper la première chose qui passerait à proximité. N'importe quoi. Tout son corps était tendu et cette horrible impression qu'il ne pouvait pas se contrôler. Il desserra ses mains pour les refermer et les rouvrir de façon compulsive. Et finalement, au bout de plusieurs minutes, le calme s'installa. Il expira longuement.
La porte du taxi s'ouvrit et il s'installa. Les mouvements de la voiture le bercèrent. Son esprit vagabonda, ramenant à la surface sa conversation avec le bras droit de Naru.
– Lin…san. Pourquoi avez-vous répondu au téléphone d'Ayako-san ?
– Nous avons la même sonnerie, répondit-il
– Ayako-san n'est pas dans les alentours ? Puis-je l'avoir au téléphone ?
– Yasuhara-san, je veux des explications sur ce que je viens d'entendre.
– Des explications… Bien sûr. Mais je ne pense pas être apte à vous répondre. Le mieux serait de voir cela avec Ayako-san ou Takigawa-san.
– Je vous ai au téléphone donc c'est à vous que je demande des explications. Alors, répondez.
– Je suis désolé. Mais je ne peux pas. Si vous voulez des explications, je vous ai déjà dit où les trouver !
– Dans ce cas-là, je peux informer Naru de ce que j'ai entendu.
– Informer Naru… Vous ne pouvez pas !
– Alors je veux ces explications.
– Très b… Franchement, Lin-san. Vous pensez sincèrement que je suis aussi bête. Vous êtes tellement loyal à Naru que dans tous les cas vous lui raconteriez tout. Alors quelle utilité de tout vous dire. Surtout que vous ne savez presque rien de la situation.
– Je sais ce qui m'intéresse le plus.
– Vraiment ? Vous ne savez même pas un huitième de la situation. Alors si j'étais vous, je ne dirai rien.
– Yasuhara-san… Vous l'avez dit vous-même, je suis loyal à Naru et j'ai appris par mon travail qu'il ne faut sous-estimer aucune information.
– Cette information ne vous conduira à rien.
– Bien sûr que si. Elle a déjà commencé.
– Pardon ?demanda Yasuhara, légèrement perdu. De quoi parlez-vous ?
– Pourquoi devrai-je vous en faire part ? Ce que je sais ne vous intéresse puisque vous savez tout, Yasuhara-san.
– … Vous bluffez.
– Rectification, vous pensez que je bluff. Qui de nous deux a raison, seul l'avenir nous le dire ? Termina-t-il avant de raccrocher.
Yasuhara l'avait alors sentit. La peur qui avait enserrait ses entrailles. La peur de tout perdre. La peur que l'équilibre qu'ils avaient réussi à construire ne s'effondre comme un château de cartes. Si au moins, ils pouvaient être certains que révéler la vérité pouvait aider Mai.
Il avait prévenu Ayako et le moine avant que Lin ne dévoile toute l' que leur équilibre ne soit totalement bouleversé. Il avait composé le numéro du moine, entendant une première, puis une seconde et enfin une troisième sonnerie avant que celui-ci ne décroche.
Il leur avait tout raconté : l'agression de l'infirmière, la disparition de Mai et enfin Lin qui savait toute la vérité. Ayako les avait dirigés : eux s'occupaient de retenir Lin tandis que lui devait prévenir la famille de Kuroda et la visiter pour s'assurer que tout ira bien.
Le taxi s'arrêta le coupant dans ses souvenirs. Le manoir se dressait devant lui, forme sombre dans le début de la nuit. Un endroit chargé d'histoire et de légendes tout comme l'ancienne maison.
Sans perdre plus de temps, il se rendit à la base. Le chemin lui parut tellement court par rapport à la dernière fois. Bientôt la porte se dressa devant lui. Il s'arrêta, la main sur la poignée, tentant de percevoir le moindre son. Mais rien ne filtrait. Alors Yasuhara l'abaissa et tous les regards se portèrent sur lui. Naru fut le premier à s'adresser à lui :
– Eh bien, mieux vaut tard que jamais, Yasuhara-kun.
– Désolé… Je devais régler des affaires personnelles.
– Fais-nous ton rapport.
– Eh bien… Cette maison a été construite il y a plusieurs décennies mais elle a toujours appartenu à la famille Okamoto. Elle n'était pas tout le temps habitée parce que les parents de notre client préféraient vivre dans leur demeure au Nord. Ce qui est intéressant c'est qu'à chaque fois qu'ils séjournaient ici, une jeune fille de dix-sept à vingt ans disparaissait dans la ville. Étrange coïncidence, n'est-ce pas ?
Son résumé laissa un froid sur le groupe. Chacun réfléchissait à la portée de ses paroles.
– Ainsi, les activités rapportées par les servantes pourraient être dû à ces disparitions, reprit le moine.
– Nous ne pouvons pas tirer de conclusions hâtives… Cette nuit, peut-être pourrons-nous nous faire un avis, le coupa Naru. Est-ce que vous avez quelque chose à rajouter Yasuhara-kun ?
– J'ai également fait des recherches sur la famille Okamoto. Elle est assez vieille et riche comme vous l'avez surement remarqué. Il y a un point à soulever. Ils avaient comme une politique de préservation du sang. En somme, ils se mariaient entre eux… Mais notre client a, semblerait-il, brisé les règles. Sa feu future épouse ne faisait pas parti de la famille et était d'origine prolétaire. Autant dire tout le contraire de la bru parfaite. Mais les parents d'Okamoto-san sont décédés quelques temps avant le mariage, dans un accident de voiture. Et un an plus tard, à vingt ans, sa femme se suicide dans leur demeure au Nord. Cette famille est remplie de bizarrerie… J'ai terminé.
– … Pour l'instant, je ne veux qu'aucun de vous ne parle de ça avec Okamoto-san… Si personne n'a rien à ajouter, nous allons nous remettre en travail.
Naru fit le tour de la pièce de ses yeux. Même s'il faut légèrement surpris de voir Lin se levait, son visage n'exprima rien.
– Aujourd'hui, Matsuzaki-san avait oublié son téléphone à la base. En milieu d'après-midi, il a sonné. J'ai répondu et Yasuhara-san, me prenant pour Matsuzaki-san, a commencé à parler d'une histoire assez bizarre avec une certaine Kuroda-san qui avait été attaqué par…
– Lin-san, coupa la miko, nos conversations privées ne vous concerne pas. De plus, je pensais avoir déjà mis cela au clair avec vous. Alors, arrêtez cette discussion. Maintenant !
– Par contre, je trouve cette discussion très intéressante, Matsuzaki-san. Par qui a été attaqué cette Kuroda-san ?... Lin ?
– Cette femme a été attaquée par…
Cette fois-ci, ce ne fut pas une voix qui le coupa mais l'alarme d'un des détecteurs de mouvements. Il se leva avec précipitation, regardant les différents écrans pour comprendre d'où venait le problème. Et soudain, il la voit. Cette forme sur l'écran du milieu qui semble glisser sur le sol de la pièce. Ses cheveux sont si longs lui arrivent aux genoux. Elle porte un pull et un pantalon.
Lin ne sait pas qui c'est mais au fond de lui, il l'a deviné. Sa respiration se coupe tandis que Naru lui demande ce qu'il voit. Il l'entend qui se rapproche comme le reste du groupe. Et la silhouette se retourne. Sa bouche s'ouvre pour inspirer et son prénom sort de ses lèvres.
– Pardon ? Tu peux répéter, lui demande son « protégé ».
– Mai… C'est Mai.
