Et voici l'ultime post de cette fic. Je tiens à remercier à nouveau Sasha et Marine qui ont toujours été là pour me soutenir ainsi que toutes celles qui ont laissé des reviews que ce soit ici ou sur mon blog. De même, je remercie tous ceux qui ont lu cette fic sans jamais se montrer. J'espère qu'elle vous a plue et je suis vraiment désolée si certains ont été déçus par le dernier chapitre ou le seront par cet épilogue. Je le comprendrai parfaitement étant donné que moi aussi après la relecture de chaque chapitre, j'en suis déçue. Bref, pour la petite histoire, à la base je devais écrire une deuxième partie à Blessures du Passé et le prologue aurait été ce que vous allez lire. Mais si l'inspiration et les idées étaient là et le sont toujours un an après, la motivation n'est pas vraiment au rendez-vous. Alors le prologue est devenu épilogue mais peut-être qu'un jour la suite viendra. En attendant bonne lecture et encore merci.

Epilogue

Cinq années. Cinq longues années ont passé depuis qu'elle est sortie du coma. Cinq années depuis qu'on a appris qu'elle était paralysée et condamnée pour le restant de ses jours dans un fauteuil roulant. Sauf si un miracle se décidait à pointer le bout de son nez comme j'avais tenté de la réconforter une fois. Elle m'avait bien vite fait comprendre qu'elle ne croyait toujours pas en Dieu et encore moins aux miracles. Bones était rentrée chez elle après quinze jours passés à l'hôpital où les médecins lui avaient fait passer toutes sortes de tests. Mais arrivée au bas de son immeuble où je l'avais raccompagnée elle avait fondu en larmes. J'avais fait de mon mieux pour la réconforter mais elle m'avait repoussé me demandant de l'emmener chez Angela. En tournant la tête vers la porte du bâtiment qui venait de s'ouvrir je compris où était le problème. Il n'y avait pas d'ascenseur… Alors sans un mot je l'avais montée dans la voiture et conduite chez sa meilleure amie qui accepta de l'accueillir. Après tout, la maison Hodgins était bien assez grande. Et en plus, Jack ayant eu un cousin handicapé, toute une partie de la maison avait été refaite pour laisser passer un fauteuil roulant. Je revois encore Bones remercier Angie d'un signe de tête se retenant de pleurer. La brune avait dû le remarquer car elle accompagna Brennan à sa chambre et la laissa en me disant que je devais l'accompagner à l'appartement de ma partenaire pour lui prendre des affaires.

Plusieurs mois avaient passé. Brennan s'était vite décidée à vendre son appartement au profit d'une petite maison toute équipée pour une personne en fauteuil roulant. Si au début elle avait refusé ma présence soi disant parce qu'elle refusait ma pitié, je l'avais vite convaincue du contraire et je passai tout mon temps près d'elle, lui demandant son avis sur une enquête dès que possible… Car du fait de son handicap elle avait arrêté son travail à l'institut se contentant d'écrire ses romans, qui marchaient encore mieux depuis le drame. Et de fil en aiguille on s'était rapproché, brisant cette ligne qui n'avait plus lieu d'être depuis la mort de Rayner, Bones n'étant plus ma partenaire… Je n'avais plus de partenaire du tout d'ailleurs. Zach m'accompagnait parfois sur le terrain en tant qu'anthropologue mais pour le reste je n'avais pas de collègue attitré. Alors j'avais commencé à passer quelques nuits sur le canapé de Brennan, et un soir j'avais rejoint son lit. Depuis on avait peu à peu construit notre relation. Et elle durait depuis bientôt quatre ans.

Malgré le fait que sa peur de l'abandon demeurait elle avait l'air de me faire confiance et pour ma part je ne l'avais encore jamais laissé tomber (même si je ne me suis toujours pas pardonné de l'avoir laissé retournée seule au Jeffersonian il y a cinq ans…) Je suis resté à ses côtés lors du procès d'Esther Rayner. En effet, il s'était avéré que derrière ses manières de femme sage, timide et aimante Mme Rayner était parfaitement au courant des agissements de son mari. Ainsi, elle laissait la maison vide quand il lui demandait, elle l'aidait ensuite à cacher les corps quand Monsieur avait finit de jouer avec sa victime. Puis elle l'aidait à en trouver une nouvelle. Esther avait avoué cela à la cour sans une once de remords ni même une excuse. Brennan avait été écœurée de la conduite de cette femme qu'elle avait autrefois aimée comme une mère. Et tout compte fait, Madame Rayner avait été condamnée à trente ans de réclusion pour complicité de meurtre et non assistance à personne en danger. Elle avait échappé de peu à la peine de mort car elle avait tout de même prévenu les secours en trouvant Bones et son mari.

De plus il s'était avait avéré que la jeune Jennyfer Muse n'était pas la fille de Bones malgré de nombreuses similitudes génétiques. En vérité, Jen était l'enfant de Russ. Ce dernier était tombé de haut en l'apprenant, il ne savait même pas que la mère de Jennyfer était enceinte lorsqu'il l'avait quittée. Mais ce qui l'avait le plus étonné c'est qu'il ait pu être aussi proche de sa sœur sans jamais la croiser. Et il s'en est voulu malgré Brennan qui lui avait assuré qu'il n'était pour rien dans toute cette histoire. Finalement, Jennyfer trop heureuse de découvrir des gens de sa famille et sachant à quoi elle avait échappé, avait demandé à Russ de la reconnaitre. Ce qu'il avait accepté avec grand plaisir. Jennyfer était enfin sortie du système et avait du même coup gagné une tante, un père, une belle-mère et deux petites sœurs.

Puis mettant définitivement son passé de côté, Temperance avait peu à peu avancé.

Aujourd'hui nous vivons ensemble dans une maison située dans la banlieue de D.C. J'aime croire que nous sommes heureux, mais parfois je croise les yeux de la femme qui partage ma vie et mon cœur se serre. Car même si elle fait de son mieux pour le cacher je sais qu'elle souffre. De ne plus pouvoir travailler, de ne plus pouvoir monter et descendre un escalier, de ne plus pouvoir courir après un criminel… Son ancienne vie lui manque. A moi aussi. Mais sa seule présence me suffit. Je remercie Dieu chaque jour de me l'avoir rendu en vie car sans elle je ne suis plus rien. Mais ça elle refuse de le comprendre et s'éloigne de moi. Un peu plus chaque jour, imperceptiblement mais je le remarque. Cela va bientôt faire six mois que je n'ai pas entendu son rire et à peine entrevu quelques sourires. Je sens de plus en plus souvent des regards de reproches fixant mon dos. J'aimerai tellement l'aider mais je n'ose rien faire de peur qu'elle prenne ça pour de la pitié. Alors je me contente de lui témoigner le plus d'attention possible, car quoi qu'il arrive je resterai à ses côtés. Malgré les coups durs jamais je ne l'abandonnerai. J'en fais la promesse.

FIN !

Pour la dernière fois, un énorme merci à Mrs Elizabeth Darcy31, Huddy in my heart, little-bones et Kalimera, pour avoir été là depuis le début de la publication de Blessures du Passé et d'avoir pris le temps de laisser une review à chaque chapitre. Quant aux autres qui ont suivi cette fic (oui je sais que vous êtes là, vous êtes même une petite centaine et pourtant je n'ai que 4 revieweurs...) cela me ferait très plaisir que vous me laissiez un petit mot sur ce dernier chapitre. Pour me dire ce qui vous a plu ou déplu. Si vous laissez une adresse mail je vous répondrai !

Sur ce je vous fais plein de gros bisous et à bientôt pour un OS Ncisien.

LB.