Aaah! Qu'est-ce que je m'éclate quand je joue les sadiques! Vous allez m'envoyer des conserves à la tête à la fin de ce chapitre!
Leilani: c'est de ta faute! Le sadisme est communicatif! ;-) Bientôt, j'aurai plus d'ennemies qu'autre chose! J'espère que ce chapitre te plaira. Encore merci pour tes super reviews qui me gonflent à bloc!
mmev: je suis contente que ça te plaise. Désolée par contre, mais tu vas devoir encore patienter un peu, je fais durer le suspens...
aliCetwiligthF.F: Désolée de t'avoir laissée sur ta faim, mais je vire sadique pour le moment... Ravie que tu aimes ma fic en tout cas! J'espère que la suite te plaira aussi. Même s'il va falloir être encore un peu patiente...
Mrs Esmee Cullen: Oui, parfois je me dis que je devrais vous faire languir plus longtemps, mais en fait, je suis la première impatiente. Lol! T'inquiète, ils ont eu le bon. Le futur danger viendra d'ailleurs... Par contre, je n'envisage pas de suite à l'Appel des Corps, car je ne suis pas très fan du personnage de Bella. Désolée. Peut-être que je changerai d'avis un jour, mais ce n'est pas pour tout de suite.
supergirl971: Aie ouille! Arrête avec tes muffins! C'est Leilani qui m'a donné l'idée, puis elle m'influence avec son sadisme. C'est contagieux! Tu vas encore plus vouloir me lapider après ce chapitre-ci, à mon avis. *se planque déjà sous son bureau* Mais t'inquiète, c'est bien prévu au programme. Obsédée du lemon comme je suis, je ne pourrais pas faire une histoire sans quelques bonnes Margarita! ;-)
Chapitre 10
POV Jacob
Je m'éveillai avec l'impression d'avoir fait un très long rêve. Mais le corps étendu dans mes bras me rappela bien vite que cette merveilleuse nuit n'avait pas été que le fruit de mon imagination. Iris dormait encore, sa respiration lente et régulière me le confirmait. La température de son corps avait légèrement augmenté et sa peau n'en paraissait que plus douce. Je passai lentement mes doigts le long de son bras nu. Je ne voulais pas l'éveiller, mais je devais faire preuve d'un self-control surhumain pour ne pas la serrer violemment dans mes bras. J'aurais pu lui faire du mal par trop de fougue ou d'empressement, car ce qu'elle provoquait en moi était difficilement contrôlable. Je me décalai légèrement de son étreinte pour pouvoir la contempler à loisir. Son visage semblait si paisible, j'aurais donné n'importe quoi pour profiter un instant du don d'Edward et partager ainsi ses rêves.
Edward. Il fallait certainement que je lui parle de la situation. Non pas que j'aie à me justifier auprès de lui, mais c'était simplement une marque de respect envers lui et sa famille. Malgré nos différences, ils m'avaient accepté parmi eux et je leur devais reconnaissance et honnêteté. Penser au Cullen m'obligea à penser à Renesmée. Bien sûr, je souffrais toujours de son absence et l'impression que mon soleil avait disparu ne me quittait pas. Toutefois, je me sentais enfin capable de vivre sans. J'étais heureux, réveillé et j'allais passer le reste de ma vie sous une nuit remplie d'étoiles. Ça me convenait très bien. Malheureusement, je ne pus empêcher mon esprit de vagabonder et il me soumit sournoisement l'idée qu'Elle pourrait un jour revenir. Que se passerait-il alors? Je savais pertinemment ce qu'il se passerait. À peine mes yeux se poseraient sur Elle que tous mes souvenirs d'Iris voleraient en éclat: son odeur, son rire, sa peau, le goût de ses baisers et même son magnifique visage d'ange. J'essayai de chasser cette image de ma tête, mais rien n'y fit. J'étais mort de trouille. Et si j'avais le choix? Quel serait-il? Je pourrais peut-être fuir avec Iris et ne plus jamais croiser le regard de Renesmée. Quel manque serait le plus fort? Si je pouvais lutter contre l'imprégnation, serait-ce vraiment ce que je voulais? Ma tête allait exploser quand je fus sorti de mes réflexions par un gémissement d'Iris. Ses muscles s'activaient doucement, je le sentais, elle allait se réveiller. Ses paupières se soulevèrent lentement et un immense sourire se dessina sur ses lèvres rose tendre, alors tous mes doutes furent balayés en un instant. Je n'aurais souhaité être nulle part ailleurs.
POV Iris
Lorsque j'ouvris les yeux, je constatai avec soulagement que je n'avais pas rêvé. Jacob était allongé dans mon lit, me tenant tendrement dans ses bras. Son regard doux était posé sur moi et sa bouche souriait inconsciemment. Ses cheveux en bataille le faisaient paraître plus jeune; il était à croquer. Je frottai mon nez contre son torse et inspirai à grandes bouffées son odeur boisée. J'avais envie de lui dire que c'était là mon plus beau réveil, mais aucun son ne franchit mes lèvres. Je me sentais trop bien que pour pouvoir parler. Il me serra un peu plus fort contre lui et j'enfouis mon visage dans son cou. La chaleur dégagée par son corps me maintenait dans une agréable torpeur. J'aurais pu aisément me rendormir, mais la puissante lumière qui filtrait à travers les rideaux m'informa qu'il devait certainement être plus de midi. C'était mon jour de repos, mais quand même!
Je vais aller parler à Edward, me dit-il soudain.
Euh… ok. Tu es sûr? Rien ne presse.
De toute façon, il le saura dès qu'il sera face à l'un de nous deux.
Oui, mais vu que ma protection ne doit plus être assurée, je n'ai aucune raison de me retrouver en sa présence, justifiai-je.
Je préfère être honnête avec lui, insista-t-il.
Que comptes-tu lui dire?
Je pense que je n'aurai pas beaucoup besoin de parler. Il lira en moi avant que je n'aie ouvert la bouche.
Et que lira-t-il? voulus-je savoir.
Il rit et plongea ses yeux dans les miens.
Il verra que je tombe amoureux. Chaque instant. C'est une douce chute qui ne s'arrête pas.
Je rougis de plaisir et me cachai dans son cou. Il rit de nouveau et passa sa main libre dans mes cheveux.
Après une dernière étreinte, il déposa un baiser sur mon front, se leva, enfila ses baskets et sauta par la fenêtre. Je restai allongée sur le dos et contemplai longuement le plafond, attendant probablement qu'il me tombe sur la tête. Je m'interdis de penser à l'avenir et décidai de sauter dans une douche bien chaude. Une fois propre, habillée et maquillée, j'eus envie de rendre une petite visite à mon ami Seth. Je récupérai les clés de ma voiture et me mis en route vers la Réserve de la Push.
POV Jacob
J'arrivai quelques instants plus tard chez les Cullen. Edward vint m'ouvrir avant que je n'eus à frapper à la porte.
Bonjour Jacob.
Salut.
Entre, je t'en prie.
Nous nous installâmes dans le salon. Bizarrement, nous étions seuls.
Esmée et Bella sont parties chasser et Carlisle travaille.
Ah. Je suppose que tu sais déjà pourquoi je suis là, demandai-je.
Oui, plus ou moins. J'ai appris, cette nuit, que vous aviez eu le traqueur. Seth est venu nous en informer. Vous auriez pu nous appeler.
Ça n'a pas été nécessaire. Il était seul.
Oui, j'ai vu ça, dit-il en se remémorant sans doute les pensées de Seth. Mais soit. Tu n'es pas là pour me parler du combat. Cela dit, je ne sais pas exactement ce que tu attends de moi.
Rien, répondis-je sincèrement. Je ressens juste le besoin d'être honnête envers vous tous. Même si je peux difficilement te cacher quoi que ce soit, de toute façon.
J'ignorais qu'il était possible de se «désimprégner», finit-il par lâcher.
Ce n'est pas possible. J'ai juste… appris à aimer quelqu'un d'autre.
Comme je l'avais déjà dit à Iris, ça ne me regarde pas ce que tu fais de ta vie. Renesmée a choisi de partir, tu as le droit de faire tes propres choix. Et si cette jeune femme peut te rendre heureux, j'en suis ravi. Simplement, je me demande comment tout cela tournera si ma fille rentre à la maison. Encore une fois, tu ne lui dois rien. Mais auras-tu le choix?
Non, dus-je admettre tristement.
Iris le sait?
Oui, elle en a conscience. Je pense qu'elle essaie juste de ne pas y penser. Tout comme moi.
C'est votre décision, je n'ai pas à la valider ou pas.
Mon cœur se serrait à l'idée que je puisse un jour ne plus me souvenir d'Iris et des sentiments que je nourrissais à son égard.
Qu'est-ce que je peux faire, Edward? demandai-je la gorge nouée.
Je n'en sais rien. L'imprégnation n'est pas un phénomène qui touche les vampires. De ce que j'ai pu voir dans les pensées de ma fille, elle t'a toujours aimé, depuis sa naissance. Longtemps comme un frère, puis l'année passée, les choses ont changé. Mais j'ai senti qu'elle pouvait lutter contre cette nouvelle forme d'amour. J'imagine que le phénomène agit plus fort sur les loups que sur l'imprégnée en question, a fortiori si c'est un demi-vampire têtu comme une mule. Maintenant, a-t-elle envie de continuer à lutter? Je n'en sais rien. Je ne peux pas lire en elle d'aussi loin. Je connaîtrai sa décision quand elle jugera bon de m'en informer. En attendant, je ne peux rien faire pour t'aider. Mais si tu aimes Iris, tu dois la protéger. Et un bon conseil: ne la quitte pas sous prétexte que tu veux l'éloigner de toi, ça ne marche pas, plaisanta-t-il.
Nous nous souvenions tous les deux de son expérience désastreuse, lorsqu'il avait abandonné Bella.
Je ne l'ai pas abandonnée, s'énerva-t-il.
Si, désolé mec, mais de mon point de vue, tu l'as abandonnée. Dans les bois en plus. Non mais franchement, je pensais que vous aviez de l'éducation y a un siècle!
Très drôle.
J'ai jamais compris comment tu avais pu faire une chose pareille. C'est de famille apparemment, ironisai-je.
Ça suffit, clébard. Je t'aime bien, mais ne me cherche pas non plus.
Tu as mis Bella au courant de la situation? demandai-je après un instant.
Oui.
Elle est contrariée?
Pas que je sache. Elle partage mon opinion pour le moment.
Pour le moment, répétai-je.
Je savais par expérience que Bella pouvait se transformer en furie lorsqu'il s'agissait de sa fille. Les souvenirs qui défilaient dans mon esprit eurent le don de faire sourire Edward. Enfin, je pris congé et partis pour la Push, afin de prendre une bonne douche et de me faire beau pour retrouver Iris.
POV Iris
J'avais passé un moment plus qu'agréable avec Seth. Ce garçon était vraiment d'excellente compagnie. J'étais arrivée alors qu'il allait déjeuner et il m'avait proposé de me joindre à lui. J'avais beau savoir que les loups mangeaient comme quatre, l'appétit de mon hôte m'avait laissée bouche bée. En bonne commère qu'il était, Seth m'avait aussi cuisinée jusqu'à ce que je lui raconte la nuit que je venais de passer avec Jacob. Il semblait aux anges, même si, tacitement, il s'inquiétait sûrement de la suite des événements. Comme nous tous. Après avoir satisfait sa curiosité, je décidai de rentrer; Jacob allait certainement venir me rejoindre chez moi après sa conversation avec Edward. Je sortis de chez Seth et tombai nez-à-nez avec mon loup.
Salut, m'exclamai-je, un grand sourire s'étalant sur mon visage.
Il me semblait bien que j'avais senti ton odeur. Tu es déjà en train de me tromper? demanda-t-il tout aussi souriant.
Je suis venue faire un coucou à Seth. Et toi?
Je viens prendre une douche avant de rejoindre mon amoureuse.
Elle en a de la chance.
Il s'avança vers moi, prit ma taille dans ses mains et m'embrassa tendrement. Comme les fois précédentes, le «tendrement» se transforma vite en «fougueusement».
On est dehors, tentai-je, le souffle déjà court.
J'avais pas remarqué… dit-il à peine contrarié. Mais j'habite pas loin, si tu veux venir prendre un verre chez moi...
Tu me fais le coup du dernier verre? me moquai-je, faussement outrée.
Je peux te faire celui de la panne, si tu préfères.
Non, ça marche pour le verre. Tu m'as parlé d'une douche, si je ne m'abuse. On devrait peut-être essayer le coup de la douche, proposai-je après réflexion.
Je ne le connais pas celui-là, mais l'énoncé me plaît bien.
En parlant, il m'attira vers sa maison, située à quelques mètres de là. Quand il ne put plus faire autrement, il me lâcha et ouvrit la porte pour me faire entrer. Je découvris une charmante cuisine en bois au milieu de laquelle trônait une simple table en bois également et quatre chaises. Me tenant par la main, il m'emmena sur la droite et ouvrit une autre porte, celle de sa chambre. Elle était toute petite, mais chaleureuse, exactement comme je l'avais imaginée. Je remarquai, sur le mur face à la fenêtre, les traces claires laissées par des cadres récemment enlevés. Je pensai immédiatement à l'hybride et détournai la tête. Heureusement, Jacob n'avait pas suivi mon regard.
C'est là où je dormais avant de te connaître.
Très mignon, commentai-je. Tu m'as emmenée ici parce qu'il y a un lit où…
Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase, car ma bouche fut prise d'assaut. Il claqua la porte derrière moi et m'attira à lui, ses bras implacables se refermant sur mon dos. Nos langues se cherchaient, se trouvaient et se caressaient dans un balais incessant. Je m'agrippai à ses cheveux et le tirai plus fort à moi, dans l'espoir improbable que son corps se fonde dans le mien. Je ressentais le besoin violent qu'il me possède, l'envie qu'il fasse de moi ce qu'il voulait. En réponse à ma prière, il m'allongea doucement sur le lit et se plaça au-dessus de moi, retenant son poids à l'aide de ses avant-bras. Je resserrai mes jambes autour de ses hanches et pris son visage entre mes mains. Ses yeux brillaient de désir et son souffle était déjà saccadé. Il plongea sur mon cou et promena ses lèvres sur ma peau. Lentement, il descendit ses baisers dans mon décolleté et se retrouva bien vite bloqué par mon chemisier. Il leva son regard vers moi, soudain rattrapé par la réalité.
Il faut que je prenne une douche, dit-il sérieux comme un pape.
J'éclatai de rire, mais desserrai malgré tout l'étau de mes jambes.
Tu ne pars pas? demanda-t-il inquiet.
Non, promis.
Sur ce, il m'embrassa le bout du nez, se leva et quitta la pièce. J'entendis ses pas monter les escaliers, puis une porte claquer. Une demi-seconde, je fus tentée de fouiller après les photos disparues, mais je me ravisai bien vite. J'avais beaucoup, beaucoup mieux à faire. J'ôtai mes chaussures et, le plus silencieusement possible, je me dirigeai vers le bruit d'eau provoqué par la douche. J'ouvris enfin la porte et entrai dans la salle de bain. De la vapeur avait déjà recouvert le miroir au-dessus de l'évier et emplissait la pièce d'humidité. J'entendis le rire de Jacob résonner.
Je sais que tu te déplaces depuis que tu as quitté le lit, m'informa-t-il.
C'est pas drôle, râlai-je gentiment.
Que ça ne t'empêche pas de mener à bien tes projets.
Avec une hâte que je ne me connaissais pas, j'enlevai mes vêtements et les jetai dans un coin. Je chassai vite l'image gênante de ma nudité humaine et allai rejoindre mon Apollon sous la douche. Sa nudité à lui me laissa un instant rêveuse, le temps de me rappeler que, finalement, c'était moi qui allait en profiter. Je souris discrètement et m'avançai vers le corps parfait qui se tenait devant moi. Je fus accueillie par des bras extrêmement chauds et, à nouveau, le contact de ma peau contre la sienne déclencha une vague de frissons qui me parcourut des pieds à la tête. Sa bouche se posa immédiatement sur ma gorge, de laquelle un soupir de plaisir s'échappa, accentuant ainsi, comme je pus le sentir, l'excitation de mon amant.
Tu me rends dingue, murmura-t-il dans mon cou.
Tu n'as pas idée de l'état dans lequel je suis, surenchéris-je.
Enhardi par mes paroles, il me plaqua contre le carrelage de la douche et reprit ses baisers là où il les avait laissés…
