Disclaimer: Tous les persos appartiennent à Stephenie Meyer, mais ma bataille continue ^^
A/N: Voilà, comme promis la suite de votre histoire tant attendue ^^. J'espère que le chapitre sera à votre goût, et assez long (pas vrai Mamie Cullen? ;) ) Bonne lecture!!!
Chapitre 10 – Premier rendez-vous
JPOV
J'avais invité Alice pour un premier vrai rendez-vous. Je n'avais pas été aussi nerveux depuis bien des années, car je souhaitais vraiment qu'il soit romantique. Pour l'occasion, j'avais décidé d'emmener Alice à une exposition au Civil War and Underground Railroad Museum of Philadelphia, tenant à lui faire découvrir mes passions. La Guerre de Sécession était l'une d'elle. Je ne savais pas si cela l'intéresserait, mais il fallait bien un début. Et puis j'avais bien sûr l'intention de l'emmener dîner dans un bon restaurant après ça, et finir par un petit film à la maison confortablement installés dans le salon. Oui, ce serait parfait. Et si tout se passait comme prévu, peut-être accepterait-elle de rester dormir à la maison… Oulà, je m'emballais, du calme Jasper…
J'avais littéralement compté les heures qui me séparaient de notre rendez-vous. Mais nous étions finalement samedi, et j'étais debout devant mon placard à me demander si je devais mettre ma chemise bleue, ou bien la rouge. Oui je sais, c'était ridicule, mais je voulais réellement lui plaire… Finalement, j'optais pour un tee-shirt noir avec mon jeans, et je porterais ma veste en daim marron. Ainsi je la jouais class, mais relax. Je ne doutais pas un instant qu'Alice serait époustouflante, alors il fallait que je sois à la hauteur. Mais je ne voulais pas trop en faire non plus, pas la mettre mal à l'aise. Un coup d'œil à ma montre, c'était l'heure… Enfin… Mon cœur battait la chamade, ce même sentiment d'appréhension et de bonheur que je n'avais plus ressenti depuis bien longtemps…
Je me rendis au point de rendez-vous dont nous avions convenu, et attendit. J'étais en avance, et en bonne jeune femme moderne, elle serait en retard. En chemin j'avais fait une halte chez le fleuriste et avait pris une rose blanche. C'était le symbole d'un amour timide et discret, parfait pour un premier rendez-vous, même si nous avions un peu brûlé les étapes. Le cliquetis familier de talons sur l'asphalte me rappela à la réalité, et je me retrouvai face à la créature la plus magnifique que la Terre ait porté.
*~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~*
APOV
Comme j'arrivai à sa hauteur, je le vis se mordre la lèvre. Visiblement, ma tenue faisait son effet. J'avais opté pour une petite robe rose pale et blanche à bretelles fines et cintrée à la taille, et j'avais mis un petit gilet en crochet au cas où il ferait frais. Ayant remarqué son goût pour les chaussures à talons je m'étais chaussée de mes escarpins rose pale pas trop haut – il fallait envisager le cas où nous devrions marcher, et je ne tenais pas à me retrouver avec des pieds en charpie à la fin de la journée.
Non sans avoir jeté un coup d'œil alentour, je m'autorisai un baiser sur ses lèvres si tentantes, m'appuyant sur son avant-bras et me mettant sur la pointe des pieds. Je savais que j'étais petite, mais il était franchement grand ! Lui aussi était terriblement séduisant, son côté légèrement négligé mais impeccable faisant mouche comme à chaque fois.
« Tu es à couper le souffle » me murmura-t-il à l'oreille, déclenchant un agréable frisson le long de mon échine. Je lui offris mon plus beau sourire, acceptant la magnifique rose blanche qu'il me tendit. Nous nous mîmes alors en route pour une certaine exposition qu'il souhaitait me faire découvrir. Il fallait s'en douter, Jasper était un homme érudit, nos sorties seraient probablement plus intellectuelles que ce à quoi j'avais été habituée par le passé. Non que cela fût pour me déplaire. Il m'expliqua qu'il allait m'emmener dans un endroit où il passait beaucoup de temps, un endroit qu'il affectionnait particulièrement depuis le premier jour où il était arrivé à Philadelphie.
Je fus surprise de me trouver face au musée de la Guerre Civile et du métro de Philadelphie. Je ne le voyais pas du tout dans ce genre de lieu, je m'étais imaginé qu'il serait du genre féru d'art, ou quelque chose de ce goût là. M'ouvrant la voie, nous entrâmes dans le musée et jasper se fit mon guide à travers les différentes salles. Je devais l'avouer, l'histoire n'avait jamais été une grande passion à moi, mais il avait cette façon si vivante, si personnelle de présenter les choses que pour la première fois, la Guerre de Sécession me parut presque intéressante. On voyait que ça lui tenait à cœur, mais qu'y avait-il d'étonnant à ça, ne m'avait-il pas dit qu'il était originaire de Houston ?... Un Texan pure souche…
*~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~*
JPOV
A mesure de la visite je me sentis plus à l'aise, et laissai les mots affluer naturellement. Alice m'écoutait attentivement, exprimant tantôt surprise, tantôt engouement pour mes explications. J'étais heureux qu'elle soit ici avec moi, partageant mon plaisir pour l'Histoire.
« Jasper, pourquoi cette passion pour l'histoire ? »
« J'ai eu un ancêtre qui était major dans l'armée pendant la Guerre de Sécession. J'ai retrouvé plusieurs de ses affaires au grenier chez mes grands-parents, et depuis ce jour j'ai développé une passion pour l'histoire… Ce fut une époque fascinante de notre pays tu sais, il s'est passé tant de choses… »
« Tu en parles comme si tu l'avais vécue… »
Elle avait dit cela en souriant, prenant mon bras pour se serrer contre moi. C'était adorable. Et pourtant dans un sens elle avait raison, pour une raison que j'ignorais, je me sentais incroyablement lié à cette période de l'histoire, et ce depuis mon plus jeune âge. Comme elle levait la tête pour me parler, je pris ses lèvres pour un tendre baiser, appréciant seulement sa présence auprès de moi. Il ne me faudrait pas longtemps pour tomber fou amoureux de cette femme, si ce n'était pas encore déjà le cas…
Deux bonnes heures plus tard, après que nous ayons arpenté le musée de long en large, je suggérai d'aller boire un verre à une terrasse afin de profiter du soleil qui avait daigné faire acte de présence. Elle accepta avec joie, et ce fut à ce moment que je réalisai qu'elle devait atrocement souffrir avec ses chaussures alors que je la faisais faire des kilomètres dans les allées ! Quel idiot insensible j'étais ! S'installant à une table, elle commanda un thé glacé et je demandai un café.
« Un café, à cette heure-ci ? Ca ne va pas t'empêcher de dormir ? »
*~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~*
APOV
J'étais la reine des idiotes. L'impératrice même. N'avais-je donc jamais appris à tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler ? Evidemment que nous ne dormirions pas ce soir, je le savais pourtant bien… Il ne parut pas remarquer la stupidité de ma remarque, se contentant de sourire d'un air entendu.
« Je ne vois pas quel est le problème… »
« Oh… Oui, tu as raison… Quelle idiote je fais… »
« Jamais de la vie… Sublime, adorable, séduisante, mais certainement pas idiote… »
Pourquoi chaque fois qu'il me faisait un compliment mon cœur s'emballait-il ainsi ? C'était incroyable, à ce rythme je finirais par avoir une attaque avant d'atteindre mon prochain anniversaire ! Et pour ajouter à mon trouble, il prit ma main dans la sienne, la caressa lentement de ses doigts longs et fins… J'étais au paradis, c'était le bonheur parfait, celui-là même que Bella m'avait décrit tant de fois lorsqu'elle parlait de sa relation avec mon frère… mais notre petit moment d'intimité fut interrompu par son téléphone, encore et toujours. Mais compte tenu de sa position, je devrais me faire à ce genre de situation…
« Je suis navré, je dois vraiment prendre cet appel, c'est très important. Tu me donnes quelques minutes ? Ensuite promis je ne suis qu'à toi… »
Comment pourrait-on répondre non à une demande formulée si adorablement ? Et ce petit air de chien battu qui ressemblait atrocement à celui que j'arborais dans mon enfance, il était impossible d'y résister. Je n'en avais d'ailleurs pas envie ! Je hochai alors la tête en souriant, le regardant s'éloigner de notre table en décrochant son téléphone d'un ton plus professionnel, mais tout aussi charmant.
Je profitai de ce petit moment pour vérifier mon maquillage et ma coiffure. J'avais travaillé dur pour avoir l'air parfaite, il n'était pas question de tout ruiner maintenant.
« Je ne savais pas que tu te faisais aussi jolie pour tes clients ! »
« James ! Qu'est-ce que tu fais ici ?»
Evidemment. La journée ne pouvait pas rester idyllique, c'était trop demander. Il fallait que mon abruti d'ex pointe le bout de son nez. Nous avions rompu il y a plusieurs mois, mais il fallait toujours que je le croise au moment le moins importun. Habituellement, j'étais celle que l'on quittait. Mais dans le cas présent, j'avais quitté James de mon plein gré. Le côté bad boy, ça m'avait bien plu au début, mais à force c'était devenu lassant et désagréable. Je recherchais une relation stable, avec un homme élégant et cultivé. Exactement comme Jasper. Ne souhaitant pas le voir s'enfuir à la vue de mon ex petit ami qui avait l'air de ne pas vouloir poursuivre son chemin, je réfléchis à une bonne façon de m'en débarrasser.
« Alice, cette ville ne t'appartient pas tu sais, j'ai encore le droit de m'y balader librement… »
« Très malin… maintenant si tu as fini pourras-tu ficher le camp d'ici ? »
« Oh, ton client est donc quelqu'un de si important que ça ? »
« Je crois que vous n'avez pas bien compris la requête de la demoiselle… »
Trop tard. Les poings serrés, Jasper se tenait juste derrière James, un regard peu amène à son encontre. Dans d'autres circonstances, j'aurais trouvé ça super sexy. Je veux dire, quelle femme n'a jamais rêvé de voir son petit ami se battre pour elle avec un autre homme ?
« Jasper, ça va, il allait s'en aller. James s'il te plaît, laisse-nous à présent. »
Ce dernier me jeta un regard incrédule, cherchant à comprendre ce qu'il y avait sous ce couvert poli. Jasper se racla bruyamment la gorge, et James partit sans demander son reste. J'étais affreusement gênée, les joues rouges, me demandant si j'avais ruiné notre parfait rendez-vous.
« Je suis désolée, je ne savais pas qu'il serait dans les parages… »
« Une de tes connaissances ? »
« Je déteste parler de ça à un premier rendez-vous, mais je suppose que je te le dois bien… James était mon petit ami il y a quelques temps de cela. J'ai rompu mais chaque fois qu'on se revoit, il insiste lourdement… »
« Voilà qui est bien inconvenant… Enfin, peu importe le passé c'est le passé, nous avons tous nos boulets à porter. Figure-toi que j'ai une excellente nouvelle, enfin pour moi. Je viens de raccrocher avec mon chef. La réunion du Conseil d'Administration a eu lieue hier soir, et ils ont décidé de me nommer Associé !!! La nouvelle sera annoncée lundi matin au cabinet ! Je suggère que nous allions fêter ça dans un bon restaurant !!!»
Je n'étais pas sure d'avoir tout compris, mes connaissances dans le domaine juridique étant plus que limitées, mais j'étais certaine d'une chose, cela le rendait heureux. Et bien que de nature sociable, Jasper n'était pas du genre à s'enthousiasmer pour rien ! Alors j'étais heureuse moi aussi, et pris la main qu'il me tendait sans même attendre d'avoir terminé mon thé.
*~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~*
JPOV
Enfin, après tout ce travail acharné, ces mois à ne plus compter les heures au bureau, à défendre des causes quasi désespérées, enfin on allait me nommer associé ! Je ne touchais plus terre. Ma vie était tout d'un coup idyllique, que ce soit professionnel ou personnel. Il fallait que je fête ça avec Alice, les autres pourraient attendre. J'étais tellement heureux que j'avais déjà oublié la contrariété ressentie quelques secondes auparavant quand j'avais aperçus ce type malpoli importuner mon Alice. Vêtu d'un jeans déchiré et d'un blouson de cuir, il avait tout du parfait voyou et je fus surpris de constater qu'elle le connaissait. Elle lui avait cependant vite fait comprendre qu'elle ne souhaitait pas lui parler, et j'avais dû intervenir pour ne pas que les choses ne dérapent. Heureusement, un simple avertissement avait suffit et il avait mis les voiles.
Lui tendant ma main, je l'invitai à me suivre dans le restaurant le plus romantique que je connaisse, où je nous avais réservé une table pour deux. Le maître d'hôtel nous conduisit à notre table, et j'attendis qu'elle fût installée pour m'asseoir à mon tour. A la lumière des chandeliers, je passai sans doute le dîner le plus agréable que j'avais eu depuis longtemps, celui s'il y a quelques jours ne comptant pas réellement vu que nous étions passés directement au dessert*.
« Alice, t'ai-je déjà dit combien tu es magnifique ? »
« Les flatteries ne te mèneront nulle part tu sais… »
« Je suis sérieux, tel un diamant, ta beauté scintille de mille éclats! »
« Tu vas finir par me gêner… »
Elle avait dit ça en riant, et je pus ainsi admirer à loisir la lueur amusée qui brillait dans son regard, la façon dont ses cheveux partaient dans tous les sens en la rendant plus adorable encore… Ne pouvant me contenir plus longtemps, je pris sa main entre les miennes et commençai à y déposer des petits baisers. Elle plongea alors son regard dans le mien, le désir se réveillant en nous. Je me hâtai de terminer mon dessert, et demandai l'addition. Finalement, la fin de soirée à se câliner devant un film, ce serait pour une autre fois…
Récupérant son petit gilet au passage je payai la note, et l'attirai contre moi en la prenant par la taille. Elle gloussa délicatement, glissant son bras autour de moi. Le chemin jusqu'à mon appartement étant trop loin, Alice offrit que je passe la nuit dans le sien, puisque demain était un jour non travaillé. Un peu curieux de découvrir son intérieur, j'acceptai avec plaisir et elle me guida au doux son de ses souliers sur le pavé.
*~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~*
APOV
J'allais emmener un homme chez moi… Et pas n'importe lequel, c'était MON homme ! J'espérais qu'il ne serait pas trop surpris de voir que la surface était bien moins importante que chez lui, mais de toute façon nous n'allions pas là-bas pour faire une expertise immobilière… Arrivés sur place je cherchai un instant les clefs dans mon sac, et me retrouvai plaquée contre la porte, les lèvres de Jasper écrasées contre les miennes, ses mains caressant mon dos, mes reins. Quelqu'un devenait impatient… Et à en juger par le très fort enthousiasme qu'il ne cherchait même plus à me cacher, la nuit allait s'annoncer passionnante ! Je trouvai mes clefs à l'aveuglette et réussis à me défaire un instant de son étreinte pour ouvrir la porte. Ses bras étaient toujours autour de moi, et je pouvais sentir son souffle chaud sur ma nuque…
Une fois à l'intérieur et la porte refermée, il m'ôta des mains clefs, sac et gilet, m'embrassant de nouveau avec fougue. Je passai mes bras autour de son cou, me collant contre son corps d'apollon.
« Je présume que pour la visite de l'appartement on attendra demain matin… »
« Très bonne présomption. Pour le moment, j'ai seulement besoin de savoir où est ta chambre… »
Sans quitter ses lèvres je l'attirai dans la petite pièce où ne trônaient qu'un lit et une immense armoire, et nous tombâmes à la renverse pour une nuit des plus torrides.
*~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~*
JPOV
La nuit avait été superbe, et c'était avec regret qu'il me fallait abandonner les bras de ma douce pour répondre à mon idiot de téléphone qui avait décidé de sonner de si bonne heure un dimanche matin… Et comme je ne voulais pas la réveiller, j'attrapai l'engin pour rejoindre ce que je croyais être la cuisine. C'était Emmett, il voulait savoir s'il pouvait passer à la maison ce soir. Dans le doute je lui expliquai que je n'étais pas sûr d'être disponible, qu'il me rappelle avant de passer pour être certain. Je raccrochai rapidement, et alors que je faisais marche arrière vers la chambre où je comptais bien réveiller mon bel ange de manière plus agréable que moi, on frappa à sa porte.
J'hésitai un moment, devais-je aller ouvrir ou faire mine qu'il n'y avait personne ? Nous n'avions pas vraiment discuté des modalités de notre liaison, alors comment savoir. J'allais faire comme si je n'avais rien entendu, quand une voix masculine rouspéta à travers la porte.
« Alice bon sang fais pas semblant de n'être pas chez toi, j'ai entendu des voix ! Alors dépêche-toi d'ouvrir à ton frère préféré, je dois te parler ! »
J'étais dans le pétrin…
Alors alors, ça vous a plu? Review!!!
