Reviews : Merci !

Alpheratz9 : Remy, j'en ai parlé au chapitre 8, c'était le meilleur ami de Shepp, celui qui est mort en Afghanistan. :p Et j'ai jamais prétendu qu'Elizabeth, Shepp et Caldwell n'avaient pas leur part de responsabilité…

bayas : C6 : Il nous fait de la peine à toutes, notre petit Roro, quand il est malheureux ! C7 : Non, personne ne donne de baffe à Shepp. C9 : Il est là, le 10 ! ;)

Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

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Chapitre X

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Le lendemain à l'aube, McKay fut réveillé par les rayons de soleil qui filtraient à travers la toile de sa tente.

RM " Tiens, il n'est pas venu me réveiller pour le second quart ?

Il sortit de son sac de couchage, ouvrit la tente et passa la tête dehors. Sheppard était là, assis en tailleur devant le feu éteint, la tête posée sur ses mains croisées sur son P-90, profondément endormi.

RM " Heureusement qu'on n'a pas été attaqués cette nuit !

Il sortit et s'approcha le plus silencieusement possible du militaire. Arrivé tout près, il s'accroupit. Il voulut tendre le bras pour lui toucher l'épaule, mais se ravisa soudain, se demandant comment ce diable de Colonel pourrait bien réagir s'il sentait quelque chose le frôler dans son sommeil ! Il se mit alors à l'observer. Son visage, ses épaules, son torse, ses bras, ses mains… Il détailla chaque partie visible avec soin. Puis, sans qu'il s'en rende tout à fait compte, ses doigts effleurèrent ceux de John. Ce fut juste une caresse furtive, mais cela réveilla à demi le militaire, qui sourit en murmurant le prénom de Remy. Rodney retira vivement sa main.

RM – Non, Colonel. C'est juste moi, Rodney.

John ouvrit les yeux en fronçant les sourcils. Puis, voyant Rodney devant lui, il se réveilla complètement. Il se redressa et étira sa tête en arrière tout en se massant la nuque.

JS – Bien dormi ?

RM – Hein ? Heu… oui, oui.

Un silence passa. Ils s'observèrent mutuellement quelque secondes. John prit un air malicieux.

JS – Rodney, pourquoi vous rougissez ?

Rodney se releva d'un coup et alla chercher une barre énergétique dans son sac.

RM – Vous vous faites des idées, Colonel !

JS – Si vous le dites…

John se leva et alla lui aussi se chercher une barre énergétique en guise de petit-déjeuner.

Tout en mangeant, ils refirent leurs paquetages. Lorsqu'ils furent prêts à partir, John se planta devant Rodney et posa ses avant-bras sur ses épaules.

JS – Vous n'avez pas à être gêné de quoi que ce soit avec moi, Rodney. Je ne vous force pas à me parler, mais si vous en avez envie, comme je vous l'ai déjà dit, il n'y a pas à hésiter, et ça restera entre nous.

McKay était troublé de l'attitude et des paroles de Sheppard, mais celui-ci ne lui laissa pas le temps de répondre, et commença à reprendre la marche. Après quelques pas, il s'arrêta et se retourna vers le scientifique, qui n'avait pas bougé d'un iota.

JS – Bah alors, vous prenez racine ?

Le ton plaisantin de John fit reprendre ses esprits à Rodney. Il lui sourit et fit rapidement les quelques pas qui les séparaient.

RM – Pourquoi, vous êtes pressé ?

JS – Peut-être bien !

RM – Dans ce cas, pour avancer plus vite, vous feriez mieux de rattacher votre lacet…

John se pencha pour vérifier ses lacets, et Rodney en profita pour le devancer. Ses lacets étant parfaitement bien attachés, Sheppard se releva, pour voir McKay quelques pas devant lui, qui le regardait avec un grand sourire.

RM – Alors, vous prenez racine ?

John secoua la tête et le rejoignit, puis lui passa un bras autour des épaules.

JS – Vous savez que vous vous comportez parfois comme un vrai gamin ?

Rodney lui tira la langue et John partit dans un fou rire, entrainant rapidement le Canadien. Une fois calmés, ils reprirent leur marche en direction des montagnes, dans la bonne humeur.

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À Suivre…