Note d'auteur:

Ciao chers lecteurs!

Me voilà de retour cette semaine avec l'ultime partie de cette soirée d'Halloween (un jour en avance) . Houlà le dixième chapitre déjà! On arrive au tiers de mon objectif, car je me suis fixée de terminer cette fic en 30 chapitres... mais bon on y est pas encore ^^. En tout cas, je suis contente que vous soyez toujours au rendez-vous ;).

Bref, un chapitre dans lequel on découvre pas mal de choses... Je ne suis pas très sûre de moi. J'ai l'impression de ne pas avoir pu exprimer ce que je voulais dire... J'espère que vous prendrez quand même plaisir à me lire! ^^

Bonne lecture !

PS: Pour la référence ciné, personne n'a trouvé, ce qui prouve que j'ai des goûts douteux x) Bon il s'agissait de Indiana Jones et le temple maudit (avec la scène du dîner...mmmh, âme sensible s'abstenir ^^) Et je voulais aussi remercier tous les nouveaux ajouts en favoris, merci à tous de suivre cette fic :D

Jenifael09: Merci de me laisser à chaque fois un petit mot. J'espère que tu apprécieras ce nouveau chapitre! Bise ^^

katiiie-hp: Oh je suis tout à fait d'accord avec toi pour ce qui concerne la relation Hermione/Drago. Du coup, tu me rassures un peu ^^. Mais avec ce nouveau chapitre les choses vont quand même changer assez radicalement (enfin pas trop quand même :D) En tout cas, contente que le dernier chapitre t'es plu. J'étais pas certaine de mes énigmes bizarres et toussa :P. A bientôt! bise ^^

ophdess: Waaah ta fidélité me touche énormément ophdess. Tu me laisses à chaque fois un petit mot et ma journée s'illumine...comment ça j'en fait trop?! x) Bref, je suis hyper contente que le dernier chapitre t'es plu et encore plus, que la fin t'es frustrée (wé, wé je suis une auteure du genre sadique, mouhahahahah ^^) Sinon, Tu me poses encore des questions très compliquées. Pour ce qui est de savoir s'il s'agit de Drago qui vient sauver Hermione...réponse dans ce chapitre. Et pour ce qui est du mystérieux agresseur, je ne peux rien révéler sans dévoiler l'intrigue des prochains chapitres. Tu comprendras mon mutisme ;) Mais tu devrais avoir quelques réponses en fin de chapitre. A bientôt. Bisoux

NY0Z3KA: Eh bien une nouvelle lectrice, ça me fait plaisir! ^^Et pour ta review, comme dirait Gad: "C'est trop migneuuuuuuuuon!" x) Bon en tout cas on a les mêmes référence donc je suis rassurée ;) Merci pour tes gentils mots. N'hésite pas à laisser tes impressions pour ce nouveau chapitre. A bientôt! ^^

La Nuit des Morts Sanglantes (partie 3)

Chapitre 10 : Discussion à huis-clos

La poigne qui emprisonnait Hermione était d'une telle force qu'elle ne pouvait pas se défendre. Tandis qu'elle se maudissait intérieurement d'avoir été capturée aussi facilement, elle remarqua que l'individu qui l'avait saisie ne l'entrainait pas vers l'agresseur des deux jeunes élèves de Gryffondor. En effet, elle était trainée en arrière et éloignée progressivement du danger. Cela lui sembla étrange, car elle avait imaginé qu'un complice de l'homme encagoulé l'avait repérée. Puis elle se rappela qu'elle avait plus d'un ennemi au sein de l'école, tout du moins, Mable en avait plus d'un... Hermione pensa alors qu'Aaron Bones était parvenu à échapper à la surveillance de son gardien. La panique de la jeune femme commença à grandir à mesure qu'elle se sentait emportée à l'écart. Elle imaginait déjà son regard menaçant et le plaisir qu'il prendrait à la torturer. Elle était d'autant plus effrayée qu'elle avait pu se rendre compte des talents en sortilège du jeune homme de Serdaigle.

Soudain, la prise de l'individu se fit moins violente, il semblait vouloir ouvrir une porte. Alors qu'il s'acharnait à tourner la poignée tout en maintenant la Gryffondor de cœur immobile, Hermione profita qu'il relâche légèrement sa main qui lui bloquait la bouche pour le mordre violemment. Il étouffa un cri de douleur, mais ne lâcha pas prise. Finalement il parvint à ouvrir la porte et la jeune femme fut jetée dans un local étroit. Son agresseur referma la porte avec précipitation une fois qu'il l'eut rejoint, et il illumina la petite pièce d'un « Lumos ».

Hermione se tourna alors vers l'individu qui l'avait violenté. Elle avait bien l'intention de faire usage de tous les sorts de défense qu'elle connaissait contre lui. Néanmoins, elle fut abasourdie par la découverte de l'identité de son agresseur. Il s'agissait de Drago Malefoy. Le jeune homme blond observait avec inquiétude sa main blessée d'où s'échappaient quelques gouttes de sang.

« C'est pas vrai ! Je vais avoir une horrible cicatrice à cause de toi ! Par la barbe de Serpentard, t'es pas qu'une lionne au sens figuré, t'es une vrai assoiffée de chair fraiche ! »

Le Serpentard de cœur s'énerva encore pendant un long moment tandis qu'Hermione se demandait pourquoi il l'avait emmené dans ce débarras. Son regard se posa sur l'étroite petite pièce dans laquelle elle avait été trainée. Elle remarqua alors que tout un tas d'outils de nettoyage et de bocaux remplis de substances étranges les entouraient, en plus d'une odeur nauséabonde qui se dégageait d'un sac en toile situé près de la porte. Il devait s'agir d'un petit local de stockage pour le concierge. Après ses observations, elle reporta son attention sur Malefoy. Ce dernier n'avait pas fini de se lamenter et elle fut excédée par le comportement du jeune homme. Il y avait une jeune sorcière en danger à quelques mètres d'eux et lui préférait se plaindre d'une petite blessure bénigne.

« Il y a tellement de sang ! Je vais me vider complètement ou pire je vais sûrement être contaminé par une maladie moldue ! se lamenta-t-il tandis que quelques gouttes du précieux liquide rouge s'échappaient des traces de morsures.

— Arrête d'exagérer Malefoy ! On doit s'occuper de choses plus importantes que tes petits bobos ! On doit aller aider Margareth Simmons, il y a un type qui est en train de la torturer ! »

En même temps qu'elle expliquait tout cela à Drago, elle entreprit de sortir du cagibi, mais le jeune homme lui bloqua le passage.

« Ote toi de mon chemin ! Je dois aller la sauver ! Il va la tuer s'il continue à la soumettre au sortilège de Doloris !

— Tu ne peux pas y aller ils sont trop dangereux ! commença à expliquer Drago. Ce type qui est dehors, il n'est pas seul. Je crois bien qu'ils sont au moins trois ou quatre et ils sont assez doués avec une baguette magique pour le peu que j'ai pu observer…

— Comment ça ? Qu'est-ce-que tu racontes ? Et comment sais-tu qu'ils sont plusieurs ?

— Je vais t'expliquer, mais promets d'abord que tu n'essayeras pas de sortir de cette pièce…

— Très bien, je promets. Mais fais vite parce que si ton histoire n'est pas convaincante, je me débarrasse de toi et puis je m'occupe de ce fou furieux qui est dehors. »

Drago commença alors à lui expliquer ce qui s'était passé depuis leur séparation devant la bibliothèque. Il avait décidé de ne pas suivre la Gryffondor de cœur et avait préféré commencer les recherches dans la Réserve. Il avait pensé que les cris qu'ils avaient entendus étaient une nouvelle épreuve du parcours, mais alors qu'il était en train de pénétrer dans le petit espace réservé aux ouvrages dangereux, il avait repensé aux paroles du directeur. Ce dernier leur avait recommandé de ne pas se séparer sous peine de disqualification. Si Drago abandonnait la jeune femme, alors un responsable allait venir les chercher et il ne pourrait plus continuer leurs recherches si importantes. Après tout, ce qui importait le plus c'était de trouver un moyen de récupérer leur apparence d'origine. A la suite de ces réflexions, il retourna à l'entrée de la bibliothèque dans le but de retrouver la Gryffondor de cœur. Tandis qu'il s'apprêtait à pénétrer dans le couloir, il entendit un bruit de pas. Un instant il pensa qu'il s'agissait d'Hermione qui revenait. Mais des voix masculines lui parvinrent du couloir. Par reflexe, il se cacha derrière la porte de la bibliothèque et attendit que les individus passent leur chemin. Il garda tout de même l'entrée entrebâillée afin de pouvoir entendre et observer les nouveaux venus. Quand enfin ils arrivèrent à hauteur de l'endroit où se trouvait Drago, le jeune homme pu s'apercevoir qu'il ne s'agissait pas d'élèves de Poudlard ou de professeurs. Ils portaient des masques effrayants et parlaient avec grossièreté :

« Foutus nés-moldu ! s'écria l'un des hommes. Ils mériteraient qu'on s'occupe de leur cas à tous !

— T'as bien raison ! On a plus de légitimité qu'eux, ça c'est sûr, ils ne connaissent rien à notre monde…

— J'aurais adoré me charger de cette petite. Tu as remarqué comment elle s'est mise à chialer quand le patron lui a jeté le sort. Bah ! Des vrais douillets ceux-là, incapables de supporter la douleur en silence ! »

Drago les vit passer tout près de la porte entrouverte. L'un des deux faisait léviter un petit elfe de maison évanoui. Le jeune homme pensa que se devait être cet elfe qui avait émis les petits caquètements semblables à ceux des Erkling qu'il avait entendu plus tôt dans le couloir. Il resta encore dissimulé, il se doutait que ces hommes représentaient une menace. Il les avait entendus parler de sorts, de douleur, de désir de vengeance. Ils avaient exprimé leur haine sans aucune équivoque et Drago savait parfaitement ce qu'un tel comportement pouvait signifier. La menace était palpable et il refusait de prendre le moindre risque.

Les deux hommes parlaient assez fort pour que Drago entende encore une bonne partie de leur conversation. Ainsi il put découvrir que d'autres individus étaient présents au même étage et que dès qu'ils auraient fini de faire leur ronde pour se débarrasser des indésirables comme l'elfe ou d'autres élèves, ils retourneraient tous auprès de leur chef.

Le Serpentard de cœur s'était alors mis à paniquer. S'ils revenaient sur leurs pas, ils croiseraient Hermione qui était partie secourir la jeune fille qui avait crié. Il savait d'autant plus que la jeune femme brune n'aurait aucun moyen de se sauver car le couloir qui menait à l'aile Ouest du quatrième étage était l'unique passage pour se rendre à ce point du château. Elle serait alors prise en étau entre le groupe d'hommes masqués qu'il venait de croiser et leur chef qui était en train de torturer la jeune sorcière née-moldu.

Dès que les deux hommes furent assez éloignés, Drago se précipita dans le couloir avec l'attention de mettre son alliée à l'abri du danger qui la guettait. Il ne pouvait pas permettre que la sorcière soit attaquée. En effet, si elle se faisait capturer il ne savait pas ce qu'ils lui feraient subir. Ils pouvaient même la tuer. Drago savait au fond de lui que leur collaboration était indispensable pour leur survie à tous les deux. Il savait que s'il arrivait quoi que ce soit à l'un d'eux ils ne pourraient plus jamais retourner à leur époque, et en plus de ces pensées pragmatiques une réflexion plus insidieuse s'infiltra dans son esprit. Drago ne voulait pas qu'il arrive malheur à la sorcière brune. Rien qu'à l'idée de la voir souffrir de la main d'un autre, il sentait une rage irrépressible envahir tout son corps.

Finalement, il était arrivé à temps et avait stoppé Hermione avant qu'elle ne se lance dans une bataille perdue d'avance. Elle était peut-être douée, mais seule contre un groupe d'hommes haineux elle n'avait pas beaucoup de chances de s'en sortir en un seul morceau. Il l'avait donc forcée à se mettre à l'abri dans ce petit placard encombré.

« Je ne comprendrai jamais les Gryffondors ! s'exclama-t-il quand il eut fini son récit. Toujours à vouloir porter secours à n'importe qui. Vous ne pensez jamais à votre propre sécurité, à votre propre vie ?

— On ne peut pas la laisser là-bas ! Ils vont la tuer Malefoy, laisse-moi passer ! le supplia Hermione. Peut-être que toi tu peux supporter ce genre de hurlements sans en être affecté mais moi je ne laisserai jamais de telles atrocités se poursuivre s'il est en mon pouvoir d'y mettre fin.

— Tu écoutes quand je parle ? Je viens de t'expliquer que tu n'as aucune chance ! Ils sont plus nombreux et plus déterminés que toi. Je ne sais pas quelles sont leurs intentions, mais ce qui est sûr c'est qu'elles n'ont rien d'amicales.

— Leurs intentions ? Pour moi elles sont claires ! Et bizarrement ça me rappelle l'attitude de certains hommes encagoulés et masqués comme eux ! cracha Hermione avec mépris.

— Mauvaise pioche Granger, les Mangemorts n'existent pas encore. Et puis ça ne ressemble pas à leur manière de faire. Ils ne se risqueraient jamais à tenter une attaque alors que tout le château est en pleine festivité.

— On doit prévenir quelqu'un au moins, on ne peut pas rester ici à se terrer comme des taupes en attendant que la tempête passe. Il faut qu'on agisse, qu'on se rende utile.»

La jeune femme voulut ajouter une réplique cinglante, mais elle fut interrompue par des bruits de pas qui se rapprochaient avec précipitation. Elle perçut des voix graves et bourrues. Les hommes de main de l'agresseur de Margareth avaient rejoint leur chef. Cependant, de là où se trouvait les deux alliés, on ne pouvait pas entendre grand-chose de la conversation qu'ils entamèrent. Hermione et Drago se concentrèrent, et réussirent tout de même à saisir une partie de leur propos.

« Où étiez-vous passés ? On doit déguerpir d'ici avant que la disparition des mioches n'inquiète quelqu'un. Prenez la fille et laissez le gamin où il est. Il ne nous est d'aucune utilité. Par contre cette saleté de Sang de Bourbe ne m'a pas encore donné ce qu'elle me doit. On l'enfermera avec les autres et on s'occupera de son cas. Bientôt elle montrera moins de fierté à être devenue une sorcière… »

A ces mots Hermione commença à paniquer. En plus d'emporter la fillette pour la torturer davantage, la Gryffondor de cœur comprenait que Simmons n'était pas un cas isolé. D'autres jeunes sorciers étaient sous le joug des brutes qui étaient toutes proches. Comment des êtres vivants pouvaient ressentir une telle haine envers leurs semblables ? Pourquoi la tolérance n'était-elle pas un trait de caractère commun à tous ? Quel plaisir pouvaient-ils tirer de la souffrance d'autrui ? La jeune femme ignorait les réponses à ces questions. Elle imagina l'attrapeuse de Gryffondor emportée dans un cachot insalubre et sombre. Elle la vit se faire martyriser jours après jours et prier pour que ses souffrances prennent fin. Elle imagina son regard bleu se vider de tout espoir et se noyer dans l'amertume de ses larmes. Hermione avait vécu de tels moments. La Gryffondor de cœur se remémorait les moments de désarroi qu'elle avait traversé dans le manoir majestueux des Malefoy. Elle avait connu la torture du sort interdit et avait pu constater jusqu'où allait la cruauté des monstres qui hantaient ce monde. Elle refusait qu'une autre jeune fille perde cette innocence. Margareth était si jeune, si fragile…

Lorsqu'elle les entendit soulever le corps inerte de la fillette, son instinct la poussa à vouloir sortir de son abri et arrêter ces hommes ignobles qui n'avaient plus rien d'humain. Cependant, Drago la rattrapa à temps et l'empêcha une nouvelle fois de se jeter dans la gueule du loup. Hermione se débattit autant qu'elle put mais la poigne du jeune homme était trop puissante. De l'autre côté de la porte les agresseurs masqués commençaient à s'éloigner. Hermione n'avait plus le choix, si elle voulait aider Simmons elle devait se débarrasser de Malefoy. Elle serra sa baguette dans sa main et jeta un sort informulé : « Lashlabask ». Drago, surpris par la soudaine attaque de la Gryffondor, relâcha sa prise, et Hermione en profita pour se précipiter sur la porte.

Néanmoins, lorsqu'elle tenta de l'ouvrir, la poignée ne bougea pas d'un pouce. La jeune femme s'acharna un bon moment, en vain. Dehors on ne percevait déjà plus le bruit des pas des hommes encagoulés.

« Il est trop tard. », dit Drago en se frottant les mains engourdies par le sort.

Hermione savait qu'il avait raison. C'était trop tard. Elle ne pourrait plus sauver la fillette. Et de sombres pensées s'emparèrent d'elle. Elle avait quitté une guerre et s'était retrouvée dans un monde qu'elle pensait complètement exempte de vicissitudes. Malheureusement c'était tout le contraire, ce monde de 1925 n'était pas différent du sien. Le même ressentiment et la même intolérance animaient le cœur des Hommes. Elle était dégoutée de tous ces êtres abjectes qui se révélaient être les véritables erreurs de la nature.

Drago observa le désarroi de la sorcière brune. Il pouvait deviner grâce à l'expression de son visage qu'elle s'en voulait de ne pas avoir pu aider la Gryffondor. A présent lui-même regrettait d'avoir opté pour la prudence. Mais c'était la seule attitude qu'on lui avait appris à suivre. Il se remémora alors de sinistres pensées. Lorsqu'il était encore à son époque, il avait dû assister à beaucoup de scènes terribles depuis l'installation du Seigneur des Ténèbres au manoir. Et toujours il s'était réfugié dans le déni. En effet, il avait préféré occulter les horribles scènes de torture, les cris de douleur, les meurtres sanglants, la souffrance sans limite des victimes et la jouissance dans les yeux des bourreaux. Jamais il n'avait imaginé que la vie de Mangemort impliquait une telle cruauté. On l'avait persuadé toute sa vie que le pouvoir était la seule chose importante et on lui avait toujours vanté les mérites de la toute-puissance, mais lorsque le jeune sorcier avait été confronté au prix à payer pour obtenir toutes ces choses, ses certitudes avaient été ébranlées.

Il s'assit sur le sol crasseux du local étroit, accablé par ses réflexions tandis qu'Hermione s'acharnait à ouvrir la porte, même si elle savait pertinemment que leurs ennemis étaient déjà loin. Elle souhaitait prévenir les professeurs restés dans le Hall, elle devait essayer d'arranger cette situation désespérée. Elle savait que les portes pouvaient se montrer capricieuses, elle tenta alors de demander poliment, d'embrasser ou de chatouiller la porte pour la convaincre de la laisser sortir mais celle-ci resta close. La jeune sorcière n'abandonna pas pour autant et essaya de jeter tous les sorts qu'elle connaissait. Quand elle s'aperçut que rien de ce qu'elle improvisait ne donnait de résultat, elle s'énerva et enchaina l'énumération de sorts plus violents :

« iExpulso ! Confringo ! Diffindo ! Incendio ! Evanesco ! /i»

Toutes ses tentatives furent un échec car les sorts glissaient sur la paroi boisée comme s'il s'était agi de simples jets d'eau sur une surface imperméable. Ils étaient donc coincés dans ce petit espace jusqu'à ce que quelqu'un passe dans le couloir. Epuisée et à court d'idées, elle rejoignit le Serpentard de cœur assis contre le mur du fond de la pièce. Ils restèrent l'un à côté de l'autre pendant un long moment sans dire un mot. Chacun d'eux ressassaient les différents évènements qui venaient de se produire. Puis la Gryffondor de cœur ne put s'empêcher de partager ses pensées :

« Que pouvaient-ils bien chercher ? C'est étrange qu'ils aient agi cette nuit en particulier ?

— Ce genre de types n'a besoin d'aucune raison valable, répondit simplement Drago.

— C'est sûr que tu dois t'y connaître de ce côté là ! », cracha Hermione avec mauvaise humeur.

Il ne répondit pas à cette attaque et conserva une expression passive, le regard dans le vide et les bras croisés sur ses genoux. De son côté Hermione songeait qu'elle venait de le mettre dans le même panier que ces monstres. Pourtant, dans son esprit, elle n'était pas certaine de ses accusations. Elle se rappela son hésitation à reconnaître Harry au manoir, le souvenir de son attitude effarouchée lorsque sa tante s'était mise à la torturer. Elle avait besoin de preuves tangibles qui confirmeraient définitivement ses doutes.

« Montre la moi, lui demanda-t-elle.

— Que je te montre quoi Granger ? rétorqua le jeune homme avec suspicion.

— La marque… »

Drago tourna son regard gris vers la jeune femme brune et il ne sut ce qui le dégoutait le plus, le fait qu'elle veuille une preuve de son attachement aux brutes qu'ils venaient de croiser ou bien le fait que les doutes et leur répugnance mutuelle n'étaient toujours pas dépassés malgré leur entente forcée.

« Tu peux toujours rêver ! Si tu veux voir la marque tu n'auras qu'à en demander une rien que pour toi, une fois qu'on sera rentré chez nous ! »

Hermione comprit qu'elle s'était montrée trop directe, mais après tout le père de Drago était un Mangemort qui ne cachait pas son attachement à Voldemort. Et le fils s'était toujours montré enclin à faire les louanges de son père. Néanmoins, Harry avait partagé ses doutes concernant de l'implication totale du jeune homme blond. Lorsqu'il avait dû passer à l'acte dans la Tour d'astronomie, le Serpentard avait hésité. Harry avait confié à la jeune femme qu'il ne pensait pas que Drago aurait pu assassiner Dumbledore. Cependant Rogue était intervenu, empêchant cette énigme de pouvoir être résolue.

La jeune femme désirait comprendre un peu mieux le Prince de Serpentard. Un garçon qui s'était acharné à les martyriser, elle et ses amis pendant si longtemps, et qui pourtant s'était révélé moins désagréable depuis le début de leur bond dans le temps. Elle connaissait Drago depuis leur première année à Poudlard mais c'était comme si elle était face à un étranger. Et surtout, elle désirait des réponses à ses interrogations, car elle ne comprenait pas la personnalité complexe du jeune homme.

« Pourquoi ? demanda-t-elle.

— Pourquoi quoi ?

— Pourquoi as-tu hésité à dénoncer Harry quand les Rafleurs nous ont amenés au manoir ?»

Drago garda le silence, mais il abaissa son regard. Cela montrait que la question ne lui était pas indifférente.

« Tu aurais pu révéler nos véritables identités, et pourtant tu as préféré garder le silence. Pourquoi ?

— Potter était complètement défiguré, personne n'aurait pu le reconnaître.

— Tu mens, je sais que tu l'as reconnu. Harry me l'a avoué lui-même, mais tu as refusé de répondre à ton père…

— Et même si j'avais voulu garder vos identités secrètes, qu'est-ce que ça changerait dis-moi ?

— Ça prouverait que tu as un cœur et que tu n'es pas totalement irrécupérable », répondit Hermione.

Drago avait le regard fuyant. Il ne savait plus où poser ses yeux. La Gryffondor de cœur l'agaçait avec ces questions stupides. Bien sûr qu'il n'avait pas dévoilé l'identité de Potter ! S'il l'avait fait, Voldemort aurait débarqué et il aurait dû assister à un nouveau bain de sang. Au fond, cette vie de meurtrier n'était pas ce qu'il avait imaginé. Il n'avait fait que suivre le chemin de son père, c'est ce que font tous les enfants. Ils se laissent influencer par leur modèle. C'était en tout cas de cette manière que fonctionnait sa famille. Il n'avait jamais eu de rêve personnel, de désir particulier. Il s'était laissé porter par les autres et cela lui avait toujours convenu.

Mais lorsqu'il avait pris conscience de la cruauté de son maître, et de comment ce dernier le considérait comme un pion sans grande importance, il avait réalisé que ce n'était pas ce qu'il souhaitait devenir. Il voulait que son existence ait un sens plus profond. Il s'était rendu compte que sa jalousie à l'égard de Potter et compagnie trouvait son origine dans leur détermination à se battre pour un idéal qui en valait la peine. De son côté il n'en avait plus réellement, il était devenu un tiers qui était pris dans les rouages d'une mécanique qu'il ne comprenait plus.

« C'est vrai, commença le jeune homme d'une voix à peine audible. Je l'avais reconnu et j'ai menti à mon père pour le protéger. »

Hermione n'en croyait pas ses oreilles. Alors c'était donc vrai, Drago Malefoy n'était pas qu'un garçon capricieux et hautain. Il avait un cœur et il s'en était servi pour épargner Harry. Néanmoins cela n'expliquait pas tout. Il y subsistait des parts d'ombre dans l'attitude du jeune homme.

« Pourquoi nous avoir attaqué dans la Salle sur Demande ?

— On m'avait ordonné de vous neutraliser. Je n'avais pas le choix en vérité…

— On a toujours le choix ! rétorqua Hermione.

— Mes parents étaient aux côtés de Voldemort ! s'écria Drago. Crois-tu vraiment que j'avais d'autres options ? Si j'avais désobéi, il les aurait exécutés sans aucune hésitation ! »

Hermione l'étudia avec attention. Son regard gris laissait transparaitre une sincérité bouleversante. Elle comprenait son attitude à l'égard de ses parents. Si elle s'était retrouvée dans la même situation, elle aurait surement agi de la même manière. Puis, elle se rendit soudain compte que c'était la première fois qu'elle avait une discussion aussi intime avec le jeune homme.

Drago soutint le regard chocolat de la sorcière brune et il sentit un changement d'attitude dans l'esprit de celle-ci. A cette constatation il détourna promptement ses yeux pour les reporter sur le sol en pierre, puis, ils gardèrent le silence un moment.

Ils étaient si proches l'un de l'autre que leurs épaules se touchaient. Ce contact fit frissonner le Serpentard de cœur. Les sensations étranges qu'il éprouvait en compagnie de la jeune femme étaient insupportables, et en même temps il était en paix avec lui-même. Il ne s'était jamais senti aussi vulnérable qu'à ce moment-là, car il lui avait dévoilé ses faiblesses. Il lui avait avoué qu'il était prêt à tout pour les gens qu'il aimait et elle avait semblé comprendre ce comportement. Il repensa alors aux deux corps inanimés que l'Epouvantard avait reproduits devant la jeune femme.

« Ce sont tes parents que l'Epouvantard a représenté tout à l'heure ? demanda-t-il doucement.

— Oui, répondit simplement Hermione.

— Il faut croire que nous avons des points en commun… »

L'image du couple immobile sur le sol s'imprima dans l'esprit de la jeune femme. Elle revoyait tous les détails de la scène cruelle. Puis à son tour elle se souvint que la plus grande peur du Serpentard de cœur était la Peur elle-même. Elle n'avait pas eu l'occasion de croiser Voldemort, mais rien que la description de Harry, ou ce que les rumeurs en disaient, lui laissait présager la terreur qu'il pouvait susciter lorsqu'on se retrouvait face à lui. Pourtant, Drago avait réussi à surmonter sa peur et avait renvoyé l'Epouvantard au fond de son armoire. Il avait fait preuve d'un courage exemplaire pour un Serpentard d'ordinaire fourbe et lâche.

A présent la colère et la panique qui avaient envahi Hermione un peu plus tôt s'étaient atténuées. Même si la pensée du sort de Margareth Simmons continuait de la hanter, elle se sentait apaisée auprès de Malefoy. Elle l'observa un instant. Ses épaules étaient hautes, son port de tête impérieux et son regard voilé. C'était un beau jeune homme, le genre de beauté froide et distante, un être inaccessible. Il lui rappelait le parrain de Harry, car Sirius Black malgré ses années passées à Azkaban avait gardé toute sa prestance et son charisme. Elle poursuivit son observation en baissant son regard sur ses long bras. On pouvait deviner des muscles fins et élégants sous ses vêtements sombres. Enfin, ses avant-bras se terminaient par des mains aux doigts fins et délicats. Elle s'attarda un instant sur sa peau pâle et satinée, et elle aperçut alors les traces de morsures encore rouges.

« Je m'excuse pour ta main, dit-elle.

— J'ai l'habitude à force, répondit-il en désignant sa joue légèrement rosie par la gifle qu'elle lui avait infligée la veille.

— Cette fois là tu l'avais mérité ! Je te rappelle que tu as bien failli me tuer ! », s'exclama Hermione.

Il se contenta de lever les yeux au ciel.

« Laisse-moi regarder ! Je peux peut-être faire quelque chose pour atténuer la douleur insupportable de cette terrible blessure ! dit-elle avec moquerie.

— Ah ah ah ! Très amusant ! », ironisa Drago en se laissant cependant faire.

Hermione se saisit avec délicatesse de sa main blessée et le contact de sa peau raviva une chaleur dans le corps du jeune homme. Plus il observait la mine concentrée de la Gryffondor de cœur et plus ses pensées vagabondaient vers des réflexions inhabituelles. Il détailla chaque partie de son visage : les cheveux bouclés qui entouraient ses joues pleines, ses yeux noisette qui trahissaient une intelligence méthodique, son nez petit et droit. Enfin ses yeux furent hypnotisés par sa bouche. Elle mordillait sa lèvre inférieure dans sa concentration. Drago ne comprenait pas pourquoi cette contemplation faisait naître une agréable sensation dans son ventre. Il se sentait si bien alors qu'elle s'occupait de lui. D'ordinaire, seule sa mère lui accordait une telle attention. Et tandis qu'il était plongé dans ses rêveries, Hermione releva les yeux vers lui, et elle s'aperçut du regard troublé du jeune homme. Ce dernier détourna le regard aussitôt et dit avec brusquerie :

« Bon alors tu peux me soigner ou bien tu es aussi incapable que Nick-quasi-sans-tête ?

— Je vais tenter quelque chose mais je ne te garantis pas du résultat, avec mon niveau médiocre je risque surement de te faire pousser des défenses ! »

Elle prit sa baguette et formula un sort de guérison rapide destiné aux petites blessures. Un petit éclair orange s'échappa de la baguette et enveloppa la main de Drago. Quelques secondes plus tard, la morsure n'était qu'un mauvais souvenir. Le jeune homme fit bouger sa main et ses doigts. Visiblement le sort avait fonctionné.

« Merci, murmura-t-il.

— De rien. C'était un peu de ma faute aussi, alors maintenant on est quitte. »

Ils attendirent longtemps le passage d'autres binômes ou de professeurs à leur recherche. Mais aucun signe de vie ne se fit entendre dans les couloirs du quatrième étage. Une bonne partie de la nuit s'écoula dans une longue attente car les deux adolescents restèrent silencieux. Si bien qu'au bout d'un moment, les deux sorciers sentirent la fatigue s'emparer d'eux. La journée avait été des plus stressantes, et s'était terminée par une soirée pleine de rebondissements. Ils étaient tous les deux épuisés et assis sur le sol froid. Serrés l'un contre l'autre, ils luttèrent contre l'appel du pays des songes. Mais doucement, ils succombèrent au sommeil et leurs paupières se fermèrent.

Ce fut le bruit d'une conversation animée qui réveilla Hermione le lendemain. La jeune femme ne voulait pas quitter le doux refuge qui lui avait servi de repose tête. Elle s'était sentie en sécurité et sereine tout le temps qu'elle était restée assoupie. Cependant, lorsque son sommeil fut totalement dissipé, elle se rendit compte que ce qu'elle avait considéré comme un refuge n'était autre que l'épaule de Drago Malefoy. D'ailleurs ce dernier était encore endormi et avait sa tête posée contre le haut de son crâne, son visage enfoui dans sa chevelure. Si bien que la Gryffondor de cœur était coincée dans une position délicate. Elle sentait le souffle chaud et régulier du jeune homme contre sa peau. Elle trouva étrange qu'il ait accepté une telle proximité entre leurs deux corps, car il la considérait comme une paria d'ordinaire. Mais le souvenir de la conversation qu'ils avaient eu la veille lui revint en mémoire. Leur relation ne serait plus la même après ça, il lui semblait qu'ils avaient finalement dépassé leur rancune passée, car le jeune homme avait laissé transparaître une faille.

Des petites voix aigües coupèrent court à ses constatations.

« Puisque je te dis que tu n'as aucune raison de t'imaginer le pire Luce. Le sac doit encore être là et on retrouvera certainement cette ivrogne de Teméra avec ! Il a dû rester coincé dans le placard avec le sac d'ordure.

— J'espère que tu as raison Poopsy ! Je m'inquiète, certains élèves ont disparu ce soir. Teméra m'avait promis de ramener ce sac dès que son rôle pour la soirée d'Halloween serait rempli. Et ça fait déjà plusieurs heures maintenant… »

Hermione secoua finalement le Serpentard de cœur qui sortit de son sommeil avec difficulté. Il avait la bouche pâteuse mais se sentait en pleine forme. Il avait fait des rêves agréables et regrettait que leur souvenir se soit évanoui avec son réveil. Puis, il se rendit compte de sa position inconfortable et découvrit sur quoi il s'était endormi. Il s'éloigna alors avec vigueur d'Hermione, la fixant avec incompréhension.

Puis il entendit les sons leur parvenant de l'autre côté de la porte. Il se releva difficilement dans l'espace exigu du local et perçut des grattements sur l'entrée. Ensuite la porte s'ouvrit dans un grincement. Derrière ils découvrirent deux petits elfes de maison. La femelle était petite et chétive, ses grands yeux marron s'agrandirent un peu plus quand elle découvrit les deux jeunes sorciers. Près d'elle, Drago remarqua un elfe tout aussi mince, mais un peu plus grand et confiant. Hermione se leva à son tour et observa les deux petits êtres qui les fixaient avec anxiété. L'elfe Luce lâcha un couinement, puis elle se mit à courir dans tous les sens.

Finalement Poopsy, son compagnon, avait réussi à calmer son amie, et Hermione et Drago leur avaient expliqué la situation. La menace des hommes encagoulés, l'elfe neutralisé, l'élève de Gryffondor enlevée… Et on les mena auprès du directeur. Là, on leur apprit que toute l'école s'était mise à la recherche des élèves absents à la fin de la soirée. Les professeurs, les préfets et les étudiants les plus âgés avaient été mis à contribution lorsque la disparition des deux couples avait été constatée. On emmena le jeune Gryffondor toujours inconscient à l'infirmerie et les deux alliés furent convoqués dans le bureau du Professeur Chubby afin qu'ils se soumettent à un interrogatoire précis sur les évènements étranges de cette soirée.

Une fois dans le bureau du directeur, Hermione et Drago furent invités à s'asseoir. Tous les professeurs de l'école étaient présents pour cette réunion. Drago fut impressionné par leur visage grave et comprit tout de suite qu'ils avaient été, lui et la Gryffondor de cœur, confrontés à une menace importante.

« Bonsoir Miss Wright, bonsoir Monsieur Windson, commença le professeur Chubby. Je suis désolé de vous demander de répondre à mes questions à une heure aussi tardive alors que vous avez vécu des moments traumatisants. Mais j'ai besoin de votre aide pour éclaircir toute cette histoire. Une jeune élève a été enlevée et nous devons lever le voile sur l'identité de ses kidnappeurs et sur leurs intentions. Racontez-moi ce que vous avez vu ou entendu.

— Malheureusement, on ne peut pas vous dire grand-chose, répondit Hermione. Nous avons été attirés par les cris de Margareth Simmons lorsque nous sommes arrivés au quatrième étage et nous nous sommes précipités pour voir ce qui se passait. Mais lorsque nous les avons trouvés, il y avait un sorcier habillé d'une grande cape qui cachait son visage et qui semblait avoir attaqué les deux élèves. Puis lorsque ses complices sont arrivés, on s'est caché dans le placard. On aurait pu essayer de les empêcher d'emporter Margareth…

— Ne culpabilisez pas, vous ne pouviez rien contre tous ces sorciers. Au contraire, si vous aviez tenté d'intervenir, vous vous seriez exposés vous aussi au danger. D'autres détails Miss Wright ? N'importe quoi, même si ça vous parait n'être qu'un détail insignifiant…

— Ils portaient des masques, intervint Drago. Des masques effrayants d'un style asiatique. Je ne sais pas si ça peut avoir une quelconque importance… »

Après cette révélation, tous les professeurs échangèrent un regard angoissé. Apparemment ce détail semblait les mettre mal à l'aise. Ensuite, on leur permit de retourner à leur dortoir.

Sur le chemin, Hermione était perplexe. Elle se posait des tas de question par rapport aux regards inquiets de ses professeurs, et qui avaient été suscité par la mention des masques.

« Leur attitude était étrange, remarqua Hermione avant qu'ils ne se séparent.

— Peu importe, maintenant toute cette histoire ne nous concerne plus, répondit Drago.

— Comment peux-tu faire preuve d'autant de détachement ? Cette fille s'est faite enlevée sous nos yeux. Et elle se trouve maintenant entre les mains de types dangereux et imprévisibles.

— Oui, mais on ne peut rien faire pour changer cet état de fait ! Bon sang, on a nos propres problèmes Granger. Je te rappelle qu'on doit trouver un moyen de récupérer nos corps ! Toi et tes petits copains, vous voulez toujours en faire des tonnes, mais parfois on ne peut tout simplement rien faire. Les professeurs ont dit qu'ils se chargeraient de cette affaire, on n'a donc plus à s'en occuper !», s'énerva-t-il.

Puis il tourna les talons et se dirigea vers les escaliers. Hermione l'observa s'éloigner. L'intimité qu'ils avaient partagée quelques heures plus tôt semblait s'être évanouie, et elle le regrettait. Mais elle se résigna et à son tour elle entreprit de rejoindre le dortoir des Serpentards.

Note:

Voilà voilà! Alors qu'est-ce que vous pensez de ce tournant ? On voit enfin un changement de comportement réciproque. C'est pas facile d'installer la romance entre eux mais bon c'est ce challenge qui est intéressant. En tout cas j'ai essayé de relativiser le caractère de Drago, de rendre son expérience plus torturée et ses choix moins radicaux, j'espère que ce n'est pas trop abrupte comme avancée et que ça reste cohérent. Bref une nouvelle menace plane sur leur tête avec cet enlèvement mystérieux... Espérons qu'ils parviendront à surmonter cette nouvelle épreuve ensemble...Bwahahaha! Moi je sais déjà ce qui va se passer! Nanananère... en même temps c'est moi l'auteur alors c'est un peu logique... ok, ok *Je sors*

Ciao les coco ( ça y est je commence à vous donner des surnoms idiot! :p)