Hello tout le monde !
Toute mes condoléances aux allergiques, le pollen fait des massacres en ce moment qu'il paraît. (Et non ! Suis pas allergique euhh ! Oui ! Haïssez-moi! Viens pollen, viens à moi mon petit!)
Merci beaucoup à ma Bêta qui a fait du super boulot sur ce chapitre, en espérant que vos mirettes se portent bien :p
Quoi ? Qu'entends-je ? Serait-ce le cri d'un ego blessé ?
Bonne lecture !
Chapitre Neuf
"Juste pour un moment j'ai tourné le dos à tout ce en quoi je croyais."
Les yeux de Jack étaient fixes, incapables de se détourner de l'inimaginable image devant eux: le Docteur et le Maître, enveloppés ensemble sur le lit. Il laissa échapper un soupir; un froncement de sourcil d'incrédulité ombragea son visage. Même ainsi, il savait que les yeux de son Docteur étaient encore en train d'éviter la scène.
"…Vous avez eu un moment de faiblesse," il ne pouvait pas croire qu'il devait défendre le Docteur contre lui-même. "Ça arrive." Dit-il, regardant l'expression de douleur sur le visage du Docteur du souvenir. "Quand vous vivez aussi longtemps que vous ou moi, vous êtes obligé de faire des erreurs. Il y a eu beaucoup de nuits que j'ai regretté avant même qu'elles ne se finissent."
Il y eut un silence significatif. Jack détourna les yeux pour voir un regard révélateur sur le visage du docteur. Il sentit son estomac se retourner quelque peu. "Vous ne regrettez pas, n'est-ce pas ?"
Le Seigneur du Temps déglutit, fuyant à nouveau du regard. 'C'est… compliqué."
"Docteur, tout ce que vous faites est compliqué."
Le sourire tomba de son visage quand le Docteur ne répondit pas. Les deux silhouettes sur le lit continuaient de récupérer en silence.
"De quoi vous souvenez vous le mieux sur Ianto ?" Vint la voix du Docteur, pensive. Jack refoula sa peine.
"…Ses yeux." Ses lèvres se convulsèrent. "Ces grands yeux stupides et confiants."
'Les Seigneurs du Temps ne se souviennent pas des traits du visage. Nous ne pouvons pas; nous changeons tellement, si vite. Non…" Soupira le Docteur, regardant le mur au loin. "Nous nous souvenons des âmes – si il y a une telle chose. L'essence: la chose qui fait réagir les gens. Ça ne change jamais."
"…Sauf que ?"
"…Sauf que le Maître a commencé à se perdre avec le temps." Dit-il d'un ton détaché. "Alors que la folie grandissait, cette essence c'est simplement… affaissée… jour après jour."
Les dents de Jack grincèrent, il commençait à comprendre. "…et vous étiez toujours-?"
"Je me souvenais." L'interrompit le Docteur, son ton neutre. Ses yeux retournèrent à la scène. "Longtemps après que le Maître ne le puisse plus."
Le Docteur sentit le Maître bouger, s'écarter et rouler sur le côté. Il y avait un sourire satisfait sur son visage.
"…Eh bien." Soupira-t-il, glissant ses mains derrière sa tête. Le Docteur le regarda, l'inquiétude lisible dans ses yeux fatigués. "…même après tout ce temps; juste quand je pensais que vous étiez ennuyeux et prévisible…" Il rit.
"Ca n'arrivera plus." Cassa le Docteur, soudainement plein de colère. Il s'assit. Le sourire sur le visage du Maître tomba dans l'ennui.
"Oh épargnez-moi la piété."
"C'est vrai." Le Docteur secoua la tête, se déplaçant vers le bord du lit. Il se tordit le cou pour regarder le visage de l'autre Seigneur du Temps, ses grands yeux remplis de sérieux. "Vous représentez tout ce qui est mauvais; tout ce qui est tordu dans l'univers. Je refuse de vous laisser gagner comme ça."
Il y eut un silence. Le Maître acquiesça, baissant la tête comme dans l'acceptation, et puis soudain son expression devint aigre.
"Vous voulez faire ça ? Tout de suite ?"
Le docteur se leva, le dos tourné. Le Maître grogna, puis bondit hors du lit. "Bien." Il claqua ses mains et les frotta ensemble. "Regardez par la fenêtre."
Le Docteur se tourna à nouveau, la confusion lisible sur son visage. "Quoi ?"
Le Maître pressa impatiemment ses lèvres ensemble. "La fenêtre, Docteur." Répéta-t-il, l'indiquant d'un mouvement de la tête. "Regardez dehors."
Le Docteur fit comme on lui demandait, marchant vers la fenêtre et fixant la lune maintenant haute. Le moment suivant, il sentit le Maître se pencher sur son épaule. Un Toclafane dépassa le Valiant en voletant, scintillant avec la lumière.
"En ce moment," chuchota le Maître à son oreille, " les habitants de ce petit monde dérisoire cherchent dans le ciel, se recroquevillant dans leurs troupeaux sales comme du bétail, et se demandent si leurs vies seront épargnées ... par moi."
Les yeux du docteur s'écarquillèrent tristement; coupablement.
"En ce moment," continua-t-il, une lueur maniaque entrant dans son œil, "une petite fille perdue parcourt la Terre, avec pour seule protection un minable filtre à perception. La seule chose qui la sépare de la mort, c'est le temps." Le Maître se pencha plus près à présent, ses lèvres contre l'oreille du Docteur, un rictus sur son visage.
"En ce moment," Siffla-t-il, "vous êtes piégé dans une chambre, conçue précisément pour vous garder sain et sauf, hors de mon chemin, sans aucun moyen de vous échapper, même si vous vous régénérez."
Le docteur regarda le ciel noir, sa mâchoire douloureusement serrée. Le Maître s'éloigna. Il y eut un bruissement de vêtements alors que le Maître commençait à s'habiller. Il ricana, un côté vicieux dans sa voix. "Alors dites-moi, Docteur… dans cette situation, qu'est-ce qui vous fait penser que je n'ai pas déjà gagné ?"
Le Docteur se tint là, regardant le ciel et le scintillement des flammes bien en dessous, il sentit la présence du Maître disparaître. Un moment plus tard, il était sûr qu'il était parti.
Je ne sais pas d'où je sors ça mais avant que je relise le chapitre j'étais persuadée qu'à un moment le Maître passait un bras autour de la taille du Docteur (argh)
Mon subconscient commence à me faire peur.
Sinon, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
Vous aussi le scénario énoncé plus tôt vous fait baver ? :3
Dites le dans les reviews :D
