Disclaimer : L'univers d'Eyeshield 21 et ses personnages sont la propriété exclusive de Yusuke Murata et Riichiro Inagaki. Ici, seuls Gwenaël et l'histoire m'appartiennent.
Note de l'auteur : Je sais que j'ai du retard, mais ayant obtenu mon bac, je pars en fac de lettres à Poitiers et pour ça je déménage alors bon, pas trop le temps… Donc voilà le dixième chapitre !
Le onzième arrivera sûrement en retard aussi, parce que je dois laisser mon pc à un ami pour le réparer et le booster pour pouvoir geeker sur Evolve et League of Legends… Et Life is Strange. Bref… Désolé. _
Chapitre 10 – Retour au pays
- Chapelle familiale -
Gwenaël passa une main lasse sur son visage. S'il s'était senti heureux suite au départ de sa famille de la maison de vacances le matin même, il était désormais au bord de la crise de nerfs. L'auteur du télégramme reçu hier, qui n'était autre que l'avocat de son père, était venu rendre visite au seul survivant de la famille. En effet, il souhaitait l'informer d'une anomalie en privé.
– De combien, cette dette ?
– Environ 256 000 Livres, monsieur.
– Je croyais que les affaires de mon père étaient clean.
– Non… Enfin, pas toutes… Il avait de quoi payer, mais ses économies ont brûlées dans l'incendie.
– Pourquoi ne pas m'en avoir parlé plus tôt ?, s'énerva Gwenaël.
– On m'a forcé au silence jusqu'à la fin des obsèques, monsieur. Il s'agit de la mafia… Et ils vous veulent mort, puisque votre famille l'est déjà.
Gwenaël aurait volontiers frappé cet avocat s'il le pouvait. La première chose à laquelle il pensa était qu'il lui fallait quitter cet endroit le plus rapidement possible, car des huissiers pouvaient lui tomber dessus à n'importe quel moment désormais. Dès qu'il y aurait eut lecture du testament et signature des papiers concernant l'héritage et l'entreprise, Sena et lui prendraient le premier avion pour le Japon. Il paya l'avocat pour que celui-ci garde le silence plus longtemps et quitta la chapelle avec la ferme intention de réserver des billets d'avion pour le retour dès que possible.
- Tokyo, lycée Deimon -
Hiruma Yôichi menaça ses coéquipiers à l'aide de ses armes. Sans Sena, ils n'avaient pas la même volonté pour l'entraînement, et leurs examens de fin d'année approchaient à grands pas, qui plus est. Yukimitsu et Mamori faisaient leur possible pour aider tout le monde à réviser correctement, mais il n'y avait aucun entrain. A peine deux jours que Sena et Gwenaël étaient partis et c'était déjà la zone !
– Quand reviennent-ils ?, demanda Kurita durant la pause déjeuner.
– Dans une semaine, répliqua sèchement Hiruma qui pianotait sur son pc.
Mamori déposa des bouteilles d'eau près d'eux. Elle prit son téléphone lorsqu'elle entendit la sonnerie et un grand sourire s'afficha sur son visage.
– Sena vient de m'envoyer un mail pour me dire qu'ils reviennent plus tôt que prévu à cause d'un problème avec la famille de Gwenaël, dit-elle.
– Voilà qui est parfait, se réjouit faussement le quarterback. Il a précisé la date ?
– Ils seront là cette nuit si tout se passe bien, ils prennent l'avion de nuit, mais ici il fait jour.
Hiruma cessa de pianoter sur son clavier et sa bulle de chewing-gum éclata dans un bruit sec. S'ils prenaient l'avion de nuit c'est qu'il y avait un gros problème. Il avait dû se passer quelque chose de grave. Cependant, Gwenaël ne répondit à aucun mail de Hiruma, alors celui-ci en conclu qu'ils étaient déjà dans l'avion.
- Aéroport, Angleterre -
– Vous êtes vraiment sûr, Alfred ?, demanda Gwenaël alors que Sena somnolait sur sa valise.
– Oui, Monsieur, répondit Alfred. Je pense qu'il est mieux pour elle de partir avec vous maintenant. N'est-ce pas, Meredith ?
Meredith était la petite fille d'Alfred. Atteinte d'un cancer, elle faisait de la chimiothérapie et par conséquent, était chauve, n'avait pas de sourcils, et elle se déplaçait en fauteuil roulant. Si Alfred souhaitait qu'elle aille au Japon, la raison était simple : suite au décès de ses maîtres, Alfred se retrouvait au service de Gwenaël. Or, celui-ci souhaitait vivre au Japon, et par conséquent Alfred devait l'y suivre, mais il se trouvait être la dernière famille de Meredith, et elle devait donc le suivre partout il allait. Elle parlait peu, aussi ne répondit-elle pas à son grand-père.
– Je vous rejoindrais lorsque j'aurais terminé de remplir les références pour Thomas et les autres, afin qu'ils trouvent un autre travail maintenant que les maisons familiales vont être vendues, dit le vieil homme. Plus vite Meredith sera à Tokyo, plus vite elle pourra bénéficier de ce nouveau traitement dont votre père m'avait parlé, qui avait fait des miracles sur votre cousine Cristina.
– Bien, alors j'enverrais quelqu'un vous chercher lorsque vous arriverez. Il vous suffira de me prévenir à l'avance de votre arrivée.
Comme prévu, le fauteuil roulant devait rester dans la soute à bagages, aussi Gwenaël dû-t-il user de sa force récemment acquise pour transporter Meredith jusqu'à son siège, près de la fenêtre. Sena était assis côté couloir et Gwenaël au milieu. Le voyage de nuit promettait d'être long, car Meredith comme Sena étaient exténués, l'une à cause de son cancer, l'autre parce qu'il n'avait pas beaucoup dormi la nuit dernière et qu'il n'avait guère eut le temps de dormir dans la journée passée. Le barbue détacha ses cheveux et entrepris de les démêler avec une brosse tout en écoutant de la musique classique dans ses écouteurs. La septième symphonie de Beethoven était sa favorite. Tout en se brossant, il réfléchi à tout ce que l'avocat lui avait dit : cette dette, Gwenaël ne comptait pas la payer. C'était les magouilles de son père, pas les siennes. Il lui suffisait de rester vivre à Tokyo, en emmenant Alfred et Meredith, il n'y aurait personne pour dire quoi que ce soit sur leur nouveau départ. Quoique, Robert, Cora et leurs trois filles restaient une source…
A leur arrivée au Japon, c'était déjà presque l'aube. Sena rentra directement chez lui, et Gwenaël envoya un sms à Hiruma pour lui dire qu'il arrivait mais qu'il n'était pas seul. Le blond avait ouvert la porte avant même que Gwenaël n'entre la clef dans la serrure. Il était habillé, les cheveux en pétard comme d'habitude, et mâchait déjà un chewing-gum sans sucre.
– Salut, fit doucement Gwenaël pour ne pas réveiller Meredith qui dormait paisiblement, enroulée de la tête au pied dans une chaude couverture, dans son fauteuil roulant. Tu peux m'aider pour les valises ?
Hiruma regarda les deux valises qui roulaient péniblement derrière le barbu.
– Démerde-toi.
– Gros juif.
– Bombardier.
– J'suis anglais, pas américain. C'est pas d'ma faute si vous avez pris Bagdad y a des années.
Hiruma esquissa un sourire et s'effaça pour laisser entrer son ami et la jeune fille en fauteuil roulant. Les deux arrivants se couchèrent : Meredith dans la chambre de Gwenaël, et Gwenaël s'appropria le lit d'Hiruma car celui-ci partait pour l'entraînement. Le sommeil vint rapidement mais fut de courte durée, car d'une part, Gwenaël devait aller s'entraîner avec les autres, et d'autre part, Meredith appela à l'aide car de terribles céphalées l'assaillaient et il lui fallait un médicament. Vers 9h, Gwenaël emmena Meredith dans la salle de bain et la lava, en silence. Aucun des deux ne parlait, car ils ne s'entendaient absolument pas : la jeune fille ne supportait plus le fait d'avoir à avaler toutes sortes de médicaments et autres « drogues », tandis que Gwenaël s'était déjà drogué avec toutes sortes de médicaments. Il y avait une sorte de contradiction entre les deux jeunes.
Faiblement, Meredith parvint à mettre ses chaussettes et sa culotte, mais Gwenaël dû l'aider à s'habiller entièrement par la suite. Il lui déposa une couverture sur les épaules, lui donna son foulard pour cacher son crâne et la déposa dans son fauteuil, puis ils sortirent de l'appartement d'Hiruma.
– Tu ne te lave pas ?, demanda Meredith d'une voix rauque : ne parlant que très peu, elle paraît toujours enrouée.
– Je vais m'entraîner aujourd'hui, répondit le barbe. Je me laverais après.
– T'entraîner à quoi ?
– Au football américain.
– Avec ta jambe ?, s'étonna-t-elle sarcastiquement.
– Moi au moins je peux marcher.
Meredith se renfrogna et Gwenaël ricana. Aucun ne parla durant le reste du trajet. Dans le métro, Gwenaël força Meredith à mettre son masque respiratoire relié à une bonbonne d'oxygène fixée à l'arrière du fauteuil, pour éviter que la pollution n'aggrave son état de santé. Il aurait pu la laisser seule chez Hiruma, mais il savait qu'elle était capable de tout pour se sentir bien, et donc de se donner la mort. Certaines personnes sans gêne dévisagèrent la jeune fille mais elle garda les yeux rivés sur son téléphone, écouteurs vissés sur ses oreilles, et tenta de faire abstraction de tout ce qui l'entourait. Elle ne s'émerveillait même pas du Japon. Elle n'avait que faire des nouveaux pays, de cette nouvelle cure qui l'attendait, supposée faire des miracles, elle était fatiguée de se battre contre ce cancer depuis des années.
L'arrivée au lycée Deimon changea la donne. Les vacances touchaient à leur fin, mais le lycée était toujours aussi vide. Seul le terrain de sport était occupé par les Devil Bats et quelques autres qui s'entraînaient pour les sélections de la World Cup Youth. Hiruma motivait ses troupes avec ses armes, Sena était en retard, Mamori ramenait de l'eau et Suzuna criait des encouragements. Doburoku buvait, comme à son habitude.
Gwenaël s'arrêta à l'ombre des arbres plantés autour du terrain, et Meredith daigna enfin lever les yeux de son téléphone et retira ses écouteurs par pure politesse. Hiruma vint à leur rencontre.
– Alors fuckin' geek, tu me présente ta dulcinée ?
– Tu devrais savoir que j'suis gay, taquina Gwenaël. C'est pas ma copine. C'est la nièce d'Alfred. Il doit me suivre, maintenant que mes parents sont morts. Donc elle aussi.
– Un vieux et une handicapée, ricana Hiruma.
– Alfred est cool, gros con. Et j'suis riche.
Sena arriva en courant à ce moment là et commença directement l'entraînement avant même qu'Hiruma ait eut le temps de sortir son arme. Gwenaël entraîna Hiruma plus loin.
– Et j'ai probablement la mafia au cul, à cause des magouilles de mon paternel.
– Qu'est-ce qu'ils veulent ?, demanda Hiruma.
– 256 000 livres. Et ma tête.
