Leulade : J'aime beaucoup ce couple, c'est vrai. Pour John, eh bien...

Kimmy Lynn : Jack va réagir, c'est vrai, les choses ne font que commencer, mais Owen a également perdu Tosh !

Bonne lecture


Chapitre 10

Deux heures plus tard, le leader revint bredouille et abattu. Owen lui proposa un café et le lui apporta dans son bureau où le Capitaine était retourné.

Jack ne comprenait pas, il avait beau chercher, il ne trouvait pas de solution. Toshiko et Ianto étaient toujours introuvables et il s'inquiétait sérieusement. Tout cela n'était pas logique ! Il leva la tête en entendant toquer et croisa le regard anxieux du médecin.

– Entre, fit-il en l'invitant à s'asseoir.

– Tu as trouvé quelque chose ?

– Non, malheureusement, mais je suis certain qu'il s'agit de quelqu'un qui me connaît !

– Qu'est-ce qui te faire dire ça ?

– La manière de procéder ! Si je n'étais pas sûr qu'il était mort, je penserais à une ancienne connaissance.

– Explique !

– Ça remonte à mon intégration à l'Agence du temps, nous étions une équipe, un peu comme ici, mis à part que notre travail était plutôt de nettoyer et non de protéger.

– Et ?

– Un jour, je suis resté dans une boucle temporelle avec l'un de mes collègues…

– Combien de temps ?

– Cinq ans.

– Ouh, c'est long. Comment en êtes-vous sortis ?

– Un concours de circonstances, mais mon coéquipier y est resté !

– Que s'est-il passé pendant toutes ces années ? fit Owen, redoutant un peu la réponse.

– Eh bien, tu sais, nous n'étions que des hommes loin de tout et de tous…

– Oh, je vois ! Ianto est au courant ?

– Il sait que j'ai eu une vie avant lui et que j'en aurai une après, mais…

– Tu penses que ton ami aurait pu s'en sortir ?

– Ce n'était pas mon ami, nous n'étions que des partenaires, rien de plus. On se supportait difficilement, la première chicane était bonne pour se foutre sur la gueule.

– Et depuis, as-tu une idée de ce qu'il aurait pu devenir ?

– J'avoue que je n'y ai pas pensé dans la mesure où j'étais presque certain qu'il était mort, mais il est comme la mauvaise herbe, il revient toujours !

– Tu crois vraiment qu'ils sont en danger ?

– À mon avis, Tosh ne craint rien, mais pour Ianto…

– Non, ne me dis pas qu'il pourrait s'en prendre à lui ! fit le médecin effaré.

– J'espère que non ! Mais si par malheur c'était le cas, je ne lui laisserai pas d'autre opportunité que de me tuer !

– Mais tu ne peux pas mourir ! argua Owen.

– Non, mais John ne le sait pas ! S'il me descend, il ne fera plus attention à moi et je pourrai agir. Mais pour le moment, il faut les retrouver, c'est urgent.

– Tu as dit John ? John comment ? fit le médecin en levant un sourcil.

– John Hart, pourquoi, tu as entendu parler de lui ?

– Il est passé à l'office l'autre jour. J'étais avec Ianto, mais il ne m'a pas vu, je me trouvais dans la réserve. Il lui a demandé de prévenir Jack Harkness que son ami était en ville et qu'il aimerait bien le rencontrer, ce sont ses mots.

– Et qu'a dit Ianto ?

– Il lui a demandé son nom, puis l'autre est parti.

Les deux hommes étaient inquiets, deux membres irremplaçables de l'équipe, deux amis chers étaient en danger et il fallait faire vite. Jack le savait, Hart pouvait changer de dimension sans aucun problème et les emmener avec lui et si cela arrivait, ils n'auraient aucun moyen de le rattraper.

– Tu as une idée de ce qu'il pourrait vouloir ? demanda Owen.

– Se venger ! Quoi d'autre ? Je n'ai jamais eu de sentiments pour lui malgré ce qu'il pouvait croire.

– Il te l'a dit ?

– Bien souvent nous avons eu cette discussion, il me disait qu'il fallait forcément que l'on tienne l'un à l'autre pour coucher ensemble, mais ce n'était pas mon cas en ce qui le concernait. Je voulais surtout penser à autre chose, cette situation me minait et je voulais y échapper à certains moments. Nous n'étions que tous les deux, quelle autre solution avais-je ? La veuve poignet, ça va un temps !

– Je comprends, donc, tu penses qu'il était amoureux de toi !

– J'en suis certain !

– Alors, tu as sans doute raison, Ianto est en danger. Que comptes-tu faire ?

– Le retrouver, bien évidemment ! J'ai quelques petites idées, mais nous allons avoir besoin d'aide.

– À qui penses-tu ?

– Au Docteur, je n'ai pas le choix. Je vais appeler Martha, il n'y a qu'elle qui puisse le contacter.

– Pourquoi lui ?

– Si l'envie prend à Hart de quitter notre univers, je ne pourrai pas le retrouver, mais lui si ! Le Tardis peut aller n'importe où et je pense qu'il ne me laisserait pas sans aide, ce n'est pas dans ses habitudes de lâcher les amis.

– Mais ça fait longtemps que tu ne l'as pas vu ! argua Owen.

– Oui, mais c'est moi qui l'ai voulu ainsi. La Terre avait besoin de moi et moi, j'ai besoin de Ianto, il est hors de question que je l'abandonne. Les voyages, c'était bon quand j'étais jeune.

Owen se mit à rire en voyant son air sérieux puis se reprit.

– Jeune ! Ça fait bien longtemps alors !

– Oh, tu sais, ce sont les deux cents premières années qui sont difficiles, fit Jack sur le ton de la plaisanterie. Quand tu es seul, tu peux faire beaucoup de choses, mais quand tu as quelqu'un qui te plaît et que tu aimes aussi fort que j'aime Ianto, tu restes près de lui.

– Je comprends, mais…

– Non, ne dis rien, le coupa le Capitaine. Je sais qu'il vivra bien moins longtemps que moi, mais ce temps, je veux le passer avec lui et je sais que c'est réciproque.

– À ton avis, que veut Hart ?

– Je ne sais pas. Il faut que nous le retrouvions pour ça !

À ce moment-là, l'alarme de la faille se mit à hurler et Jack se leva précipitamment pour rejoindre l'ordinateur de Tosh. Un rapide coup d'œil lui permit de voir qu'il ne s'agissait que de Weevils et il partit en courant vers le garage après avoir intimé l'ordre au médecin de rester à la base.

Owen alla se faire un café, regrettant l'absence de son collègue qui savait si bien contenter leurs papilles puis il se rendit à la baie médicale, il avait quelques analyses à terminer et voulait s'en débarrasser.

Une demi-heure plus tard, il entendit sonner à l'interphone de l'office. Il s'approcha de l'ordinateur de sa collègue et brancha la CCTV. Devant la porte, un homme en veste rouge attendait patiemment tout en regardant autour de lui.

– C'est pour quoi ? demanda le praticien.

– Harkness est là ?

– Que lui voulez-vous ?

– J'ai quelque chose à lui et il a quelque chose à moi et je voudrais lui en parler.

– Qui êtes-vous ?

– Il me connaît, dites-lui que John Hart demande à le voir.

– Hart ! Oui, évidemment. Mais Jack n'est pas ici en ce moment.

– Eh bien, tant pis. Je lui dépose un paquet, je pense qu'il comprendra, fit l'ex-agent du temps en joignant le geste à la parole. Mais qu'il ne tarde pas, il pourrait bien le regretter.

Sur ce, il se détourna rapidement et s'éloigna. Owen ne savait pas quoi faire, il ne pouvait pas laisser la boîte devant la porte, mais il ne voulait pas non plus se faire surprendre. Il devait attendre le Capitaine pour avoir une couverture. Il resta derrière l'écran, surveillant que personne ne s'approche.

Quarante-cinq minutes plus tard, quand il entendit l'immortel remonter des voûtes, il se tourna vers lui.

– Jack, ton ami est venu nous voir, fit-il.

– Mon ami ? Que veux-tu dire ?

– John Hart, grand, châtain, veste rouge, ça te dit quelque chose ?

– Il est entré ici ?

– Non, il a juste dit qu'il voulait te voir et a déposé un paquet devant la porte de l'office.

– J'y vais, fit le leader en se dirigeant vers le sas.

Owen lui emboîta le pas et sortit son arme quand ils passèrent l'accès secret. Prudemment, Jack ouvrit et récupéra le paquet puis referma aussitôt. Ils retournèrent au Hub et montèrent au bureau de l'immortel.

Pendant quelques minutes, ils restèrent silencieux, ne sachant pas très bien à quoi s'attendre. Les pensées du médecin tournaient furieusement dans sa tête et agressaient le Capitaine qui passa sa main sur son front.

– Ça va ?

– Oui, mais calme-toi un peu, souffla Jack.

– Désolé, répondit le médecin. J'ai toujours du mal à m'y faire.

Le leader posa ses doigts sur la boîte et se décida à l'ouvrir puis se pencha pour regarder à l'intérieur. Son cœur s'emballa quand il reconnut le chronomètre de son amant et le médaillon de l'informaticienne. Il les prit et vit une feuille glissée en dessous.

Si tu veux les récupérer, apporte-moi le Codex.

Jack leva les yeux, il ne comprenait pas ce que Hart voulait dire. Il tendit le papier à Owen qui lut rapidement et le regarda, l'air interrogateur.

– Mais de quoi parle-t-il ? finit-il par demander.

– Si je le savais ! Mais j'avais raison, c'est bien lui qui les a enlevés. Bien, je vais commencer par appeler Martha, elle aura certainement besoin de temps pour contacter le Docteur.

– Ok, je vais te laisser. Je vais aller commander le repas, tu veux quoi ?

– Peu importe, mais fais attention, je ne veux pas qu'il t'enlève également, j'ai besoin de toi pour les retrouver.

– Je serai prudent, ne t'en fais pas, fit-il en se dirigeant vers la porte.

L'immortel le laissa s'en aller puis croisa son regard anxieux quand il se retourna.

– Tu es sûr qu'ils vont revenir ?

– Oui, je ferai tout pour ça !

– Vraiment tout ? Et si Hart veut que tu partes avec lui ?

– C'est là une des seules choses qu'il ne pourra pas obtenir, je tiens à Ianto, je ne le laisserai pas.

Le médecin hocha la tête et sortit sans rien dire, laissant l'immortel se replonger dans ses dossiers.

Quand le praticien passa le sas, une demi-heure plus tard, il vit le Capitaine debout sur la passerelle. Celui-ci avait branché les caméras extérieures et avait suivi son arrivée tout en continuant à rechercher des traces des deux membres enlevés.

Ils s'installèrent en salle de conférence et déjeunèrent sans grand appétit puis le téléphone du leader sonna. Jack jeta un coup d'œil à l'écran et sourit en voyant le nom de l'appelant.

– Salut Martha, fit-il. Je vois que tu as eu mon message.

– Effectivement, ça m'avait l'air urgent, que se passe-t-il ?

– Tosh et Ianto ont été enlevés et j'ai besoin d'aide.

– Et que puis-je faire ?

– Contacter le Docteur !

– Pour quelle raison ?

– Leur ravisseur est un ancien agent du temps qui peut quitter la Terre comme bon lui semble, fit-il, et j'aimerai d'autant pouvoir le suivre s'il lui prend l'envie que partir.

– Très bien, mais as-tu déjà fait des recherches ?

– Oui, mais pour le moment, nous n'avons rien.

– As-tu besoin d'aide ?

– Non, ça ira, Owen se débrouille bien, s'il y a quelque chose à trouver, il le trouvera !

– Je vois que tu as confiance ! Écoute, j'appelle le Docteur et si tu as besoin d'un coup de main, n'hésite pas, je suis là pour t'aider.

– Je te remercie ma belle, j'espère simplement que nous pourrons les libérer rapidement sans qu'il ne soit besoin d'aller faire un tour dans les étoiles.

– Tiens-moi au courant ! fit Martha avant de raccrocher.

Il reposa son appareil et croisa le regard du médecin. Celui-ci avait les mêmes espoirs que lui et ne se priva pas pour lui laisser lire ses pensées.

– Tu sais, je ne suis pas aussi doué que Tosh en ce qui concerne les recherches, fit-il après quelques instants.

– Évidemment, mais tu veux la retrouver, n'est-ce pas ?

– Oui, souffla-t-il. Je ne veux pas la perdre.

– Donc, nous en sommes tous deux au même point, nous devons mettre la main sur Hart et les ramener près de nous.

– Ça te pose un problème si je reste ici ce soir ?

– Absolument pas, tu peux t'installer dans le canapé !

– Merci Jack, j'avoue que l'appartement me semblerait bien vide sans Tosh.

– Je te comprends, répondit l'immortel. Quelles sont tes intentions envers elle ?

– Nous n'en avons pas encore discuté, mais je voudrais la garder près de moi. Bien, je vais faire du café, fit-il brusquement pour changer de sujet, tu en veux un ?

– Oui, merci. Je range et je te rejoins, dit le leader en le voyant quitter la pièce.

Quelques minutes plus tard, il le retrouvait dans la cuisine et prit la tasse qu'il lui tendait. Après avoir terminé leur boisson, ils retournèrent à leurs recherches.

Soudain, l'alarme se déclencha et le leader partit repousser les deux Weevils qui avaient décidé de faire une petite virée à la sortie d'un cinéma du centre-ville. Les interventions lui permettaient d'occulter la douleur qui lui serrait le cœur et il s'y jetait à corps perdu. Quand il revint, il s'était arrêté pour acheter le repas du soir, ainsi ils pourraient pleinement se concentrer sur leurs investigations.

L'après-midi se termina sans autre changement et après le dîner, Owen descendit prendre une douche dans les vestiaires du personnel tandis que l'immortel s'enfermait dans son bureau.

Il était près de minuit lorsqu'enfin, il décida d'aller se coucher, mais il était satisfait. Il avait pu commencer à préparer l'organisation de leur mariage, car il n'avait aucun doute, le Gallois reviendrait près de lui et ils uniraient leur vie !

Son sommeil fut agité, il voyait Hart s'en prendre à son amant et celui-ci l'appelait, criant à en perdre la voix. Quand il s'éveilla au matin, il était en sueur et entortillé dans ses draps. Il se leva et prit une douche rapide avant de gagner son bureau. Posté sur le seuil, il vit le médecin encore endormi et descendit sans faire de bruit.

Il se rendit à la cuisine et prépara deux tasses de café puis il en déposa une près de son collègue, le voyant émerger doucement.

– Salut, fit-il, bien dormi ?

– Pas vraiment, j'ai fait des cauchemars, répondit-il en prenant une gorgée.

– Toi aussi ?

– Jack, dis-moi qu'on va les retrouver, s'inquiéta Owen.

– Je te le promets !

Le médecin hocha la tête puis il se dégagea des draps. Il avait du travail qui l'attendait et ne pouvait pas se laisser envahir par le désespoir. Tosh et Ianto avaient besoin d'eux, alors il fallait qu'il se reprenne. Résolument, il s'habilla et s'installa au poste de sa collègue. Il regarda les fichiers que l'ordinateur avait traités pendant la nuit. Mais malgré tout son acharnement, il ne trouvait rien.

Dans l'après-midi, Jack sortit pour une nouvelle intervention, lui laissant le soin de garder le Hub. Quand il revint, le leader fut obligé de s'absenter à nouveau, les forces de police ayant demandé son concours pour retrouver des jeunes égarés dans les égouts de la ville. Les adolescents n'avaient rien trouvé de mieux que d'organiser une petite fête dans les souterrains et avaient été pris à partie par une bande de Weevils dérangés par la musique.

Le soir, les deux hommes dînèrent en silence, les résultats escomptés n'étaient pas au rendez-vous et cela les minait. Le Capitaine descendit s'occuper des pensionnaires et passa un peu de temps auprès de Myfanwy. L'animal lui rappelait la douceur de son amant et le souvenir des réactions de la bête face au jeune homme le fit sourire.

Une nouvelle nuit agitée les attendait, mais ils avaient espoir que demain… oui, demain, c'était leur vœu le plus cher !

Au matin, quand l'immortel ouvrit les yeux, il trouva une tasse de café sur sa table de chevet et soupira. L'arôme n'était pas celui du nectar gallois, mais il remercia Owen mentalement pour son attention. Quand il descendit le rejoindre, il était déjà à son poste et examinait les vidéos de la nuit.

– Salut Jack, fit-il.

– Il y a longtemps que tu es debout ?

– Assez oui, je n'arrivais pas à dormir. Tu as eu des nouvelles pour le Docteur ?

– Non, pas encore, mais tu sais, il n'est pas joignable facilement. L'univers est vaste et beaucoup de mondes ont besoin de son aide.

– D'après ce que tu me dis, il me fait l'effet d'être un chevalier blanc !

– C'est à peu près ça, effectivement. En règle générale, il essaie de rester discret, mais quelquefois, il doit intervenir. J'ai l'impression qu'il a besoin de racheter des fautes.

– Comment ça ?

– Il est comme tout le monde, il a fait des erreurs, ce n'est qu'un homme après tout !

– Je veux bien te croire. Je suis quand même curieux de le connaître.

– Tu vas être surpris, il ne diffère pas des gens que tu peux croiser dans la rue. Si ça se trouve, tu l'as rencontré, mais tu ne le sais pas. Il…

À ce moment, le programme de recherche se mit à biper et Owen se pencha sur l'écran, le cœur battant. Ses pensées envahissaient l'immortel qui sentit comme une bouffée d'espoir l'envelopper.

– Je les ai, je les ai… Jack, je les ai trouvés !

Le médecin s'était brusquement levé et regardait son leader, n'osant pas croire ce qu'il avait vu. Il se rassit et pianota sur le clavier. Le Capitaine ne disait rien, le laissant continuer son travail puis il posa sa main sur son épaule dans un geste de soutien.

– Le signal est sur Cargo Road près des docks.

– Ok, alors on y va !

Ils quittèrent rapidement le Hub et s'engouffrèrent dans le SUV. Quelques minutes plus tard, Jack se garait derrière le bâtiment indiqué par les coordonnées.

Ils entrèrent dans l'édifice et passèrent devant plusieurs portes défoncées. Les murs étaient marqués de signes particuliers connus par les démolisseurs, l'endroit devait être détruit dans quelques jours.

Il fit un signe à Owen, il n'y avait qu'une seule porte close. Il sentait qu'il n'était pas loin et raffermit sa prise sur la crosse de son pistolet.

Jack avançait en silence. Il savait que derrière le panneau, il y avait son amant et sa collègue. John ne semblait pas savoir qu'ils étaient là et il comptait bien sur l'effet de surprise pour libérer les deux prisonniers.

Un bruit de lutte se fit brusquement entendre et l'immortel perçut le cri d'angoisse de la Japonaise.

– Je vous en prie, ne lui faites pas de mal !

– Je lui avais dit de ne pas bouger !

La voix de Hart était agressive et fut accompagnée d'un gémissement lorsqu'il frappa de nouveau le Gallois. John se leva et s'approcha de Tosh qui recula pour tenter de s'éloigner. Cet homme lui faisait peur, mais du coin de l'œil, elle vit Ianto se redresser doucement. Elle ne dit rien, essayant de calmer les battements désordonnés de son cœur.

Au moment où son geôlier allait la toucher, le jeune homme se précipita sur lui et le fit tomber. Sous la surprise, il lâcha la clé des menottes que l'agent saisit rapidement. Se tournant légèrement, il la lança à sa collègue.

– Sauve-toi Tosh, fit-il avant de recevoir un coup de poing qui l'envoya sur le sol.

Tandis que Hart se redressait pour s'approcher d'elle, la jeune femme glissa la clé dans la serrure et parvint à se libérer. Ianto s'accrocha à lui pour l'empêcher de l'attraper et lui permettre de fuir, ce qu'elle fit rapidement avec l'idée de ramener le Capitaine. Mais au moment où elle ouvrait la porte, elle tomba nez à nez avec son supérieur. Après un instant de surprise, elle se jeta dans ses bras et laissa couler ses larmes.

L'ex-agent du temps avait, lui aussi, vu le leader qui s'était avancé. Avec un sourire mauvais, il saisit le Gallois par le cou avant d'actionner son bracelet. Un vortex se forma et ils disparurent tous les deux, ne laissant derrière eux qu'un éclat de rire qui finit par s'éteindre.

– Iaaan ! hurla l'immortel, tendant la main dans un geste désespéré avant de se laisser tomber sur le sol, des larmes roulant sur ses joues.

– C'est pas vrai ! lâcha Owen avant de s'approcher pour enlacer l'informaticienne et la serrer contre lui. Calme-toi Tosh, tout va bien, souffla-t-il avant de poser un baiser sur ses cheveux.

– Je vais le tuer, je jure que je vais le tuer, cria Jack en frappant le sol.

À suivre…