C'est moi! Pas la peine de le crier les gens le savent déjà. Silence voix dans ma tête! Hem...Je suis de retour avec un chapitre tout chaud tout beau. Prenez-en une tranche! (D'accord, c'était pourri).
Réponse à la review anonyme: Contente que ça te plaise et merci!
Impossible n'est pas anglais
Chapitre 10
-Hein?
Ce fut tout ce que put articuler Alfred, choqué au-delà des mots, d'un air profondément débile. Son pire ennemi venait tranquillement de lui proposer de pondre un gamin.
-Nous sommes tous les deux puissants. Malgré cela, aucun de nous deux n'est arrivé à devenir le maître du monde. Notre enfant, avec la force qu'il héritera de nous, unifiera cette planète sous son emprise.
Il savait qu'Ivan n'était pas net. Il ne pensait pas que c'était à ce point.
-Dude, you are crazy?
-Je suis très sérieux. Si Angleterre a pu te porter alors tu peux porter un enfant.
De toute évidence, son adversaire de la Guerre Froide était arrivé aux même conclusions que lui.
-C'est hors de question!
-Pourquoi? Demanda Russie en toute innocence.
-Parce qu'on ne peut pas se blairer, que tu es un gros psychopathe et que je suis un mec!
-Tu penses que la grossesse serait une atteinte à ta virilité? C'est vrai que tu as un gros problème de machisme.
Le représentant ignora la première phrase mais l'insulte le frappa.
-Tu veux que je te rappelle qui a gagné la Guerre Froide?
D'habitude, son ennemi favori s'énervait quand il disait ça. Mais bizarrement, son sourire s'élargit.
-Je sais. C'est pour cela que tu es le seul digne de porter mon enfant.
Digne? C'était un compliment? De la part du Ruskof? Les extraterrestres l'avaient enlevé pour lui faire un lavage de cerveau? Puis, il remarqua que le russe commençait à enlever son grand manteau. Les réflexes d' États-Unis se réveillèrent et il envoya son poing dans la face d'Ivan. Celui-ci esquiva.
-Je crois que tu n'as pas pigé dude. Il n'y a aucune chance que je m'envoie en l'air avec toi même si j'avais le choix entre toi et le Blob*!
-Ton consentement n'est pas nécessaire, dit-il en laissant tomber son vêtement sur le sol. Il ne portait plus qu'un marcel, un caleçon et son éternelle écharpe. Son sourire était devenu vraiment flippant.
-Si j'étais toi, je ne ferai pas ça.
-Je ne sais pas ce qui m'en empêcherait dit-il en tendant la main vers lui.
Il y eut un flash de lumière bleutée et Ivan se retrouva collé au plafond comme une grosse mouche terrifiante dans la toile d'une araignée.
America ne put retenir un léger rire en voyant Russie dans cette position.
-Daddy a eu une petite crise de paranoïa ce matin et m'a bombardé de sorts. Tu as du bol d'être juste immobilisé.
Après un superbe doigt d'honneur en direction de sa Némésis, Alfred sortit de la pièce la tête haute...puis se barra en courant aussitôt hors de vue. Lui en cloque! Quelle horreur!
Arthur se trouvait avec sa sœur et Pays de Galle. Ce dernier, sincèrement contrit, s'était excusé. Angleterre envisageait presque de se venger moins férocement sur lui et avait accepté ses excuses. Soudain, ses jumeaux surgirent des deux extrémités du couloir et se ruèrent vers lui.
-Daddy! Ivan veut me faire un gosse!
-Il m'a demandé si j'étais une micro-nation!
-Il est dingue! Dingue!
-Je croyais qu'il comprendrait!
-Je ne parlerai plus jamais à ce fou!
-Une micro-nation! Moi!
-Je vais le massacrer!
-Je le déteste!
-Stop! Shut up!
Il entraîna ses deux fils jusqu'à un endroit tranquille.
-Maintenant, racontez-moi calmement et chacun votre tour.
Alfred commença.
-Nous avons un problème, déclara tranquillement le sorcier à la fin du récit.
-C'est tout ce que tu trouves à dire?
-Tu lui a bien dit que tu n'étais pas d'accord?
-Oui! S'exclama l'hyperactif de service, agacé.
Arthur soupira. Il ne manquait plus que ça.
-Eh bien, au pire des cas, je connais des malédictions qui rendent impuissants. Mais avant d'en arriver là...Matthew tu peux essayer de raisonner Russie?
-J'essayerai mais...
-Merci bro', t'es le meilleur!
États-Unis enlaça spontanément son jumeau, illustrant à merveille l'expression «affection étouffante».
Une fois libéré, il marmonna:
-C'est rien Al.
-T'es le frère le plus génial du monde!
Puis, America partit en trombe pour chercher à manger et se plaindre de ses malheurs sur une nouvelle épaule compatissante soit Japon ou Lituanie comme France était indisponible.
Arthur se détendit.
-Ton frère m'a valu tous mes cheveux blancs.
-Tu n'as pas de cheveux blancs daddy.
-C'est une façon de parler. Quand Ivan a commencé à sortir avec Yao, j'ai pensé qu'Alfred se trouverait quelqu'un et que le problème de tension sexuel entre eux disparaîtrait. J'ai été trop optimiste.
-Tu...
-Matthew, ce n'est pas parce que je ne blaguais pas sur la «symbolique phallique des missiles» que je n'ai rien vu.
Canada sourit en se remémorant les innombrables allusions de son père français. Il se demandait encore comment il avait pu rester aussi calme pendant la crise de Cuba. Lui s'était littéralement arraché les cheveux de stress.
-Et toi, qu'est-ce qui t'es arrivé? Interrogea son autre père.
-Rien de grave.
-Matthew...
Un point commun entre ses deux parents était leur talent pour détecter les mensonges de leurs enfants.
-Sérieusement, c'était rien du tout comparé au problème d'Al'. Juste un imbécile qui m'a demandé si j'étais une micro-nation.
Malgré son ton léger, il ne put dissimuler son amertume à son dad. Celui-ci se rembrunit. Il avait essayé de régler le souci de disparitions intempestives de son fils, sans succès. Mati ne voyait pas les fées et les créatures magiques donc il n'était pas sorcier. L'Albion en avait conclu que c'était un talent naturel, comme la force extraordinaire de son frère, et n'avait pu que lui donner quelques pistes pour le contrôler. Avec de l'entraînement, Canada avait réussi à le maîtriser au point de pouvoir dissimuler d'autres personnes avec lui mais il restait difficile pour lui de se rendre visible.
-Pour une fois que quelqu'un me remarquait...
-Soit ce type est assez malin pour se rendre compte de sa co...de son erreur soit c'est un abruti qui n'en valait pas la peine.
Son aîné lui sourit timidement.
-Je suppose que oui.
Ils parlèrent encore quelques minutes de tout et de rien puis son fils s'en alla, réconforté.
Gilbert quant à lui avait rejoint la salle de réunion. Là, il avait emprunté la carte du monde de son frère absent et cherché l'adorable nation.
-Putain, c'est vachement grand chez lui!
Devant la taille du territoire, il comprenait mieux sa réaction. Ensuite, l'albinos fit comme tout le monde quand on ne sait rien sur quelque chose: il tapa «Canada» sur un moteur de recherche.
-Membre du G8, riche...Il a fait les Guerres Mondiales? Pourquoi je le connaissais pas?
La réponse lui vient d'elle-même. Ce gars fort mais discret était le frère jumeau d' America, première puissance mondiale (sans compter le gros bazar de l'Union Européenne), narcissique, bruyant, attirant toujours l'attention sur lui. Ajouté à son truc de disparition louche, il n'était pas étonnant que peu de gens le remarque.
-Gil, tu t'intéresses à mon petit Matthieu?
L'albinos sursauta en voyant son ami. Les yeux pétillants, il semblait presque redevenu lui-même et s'assit à côté de lui.
-T'étais-là Franny?
-Tu n'as pas répondu à ma question.
Gilbert le connaissait depuis assez longtemps pour savoir qu'il était sérieux. D'ailleurs, à présent, il se souvenait que le dragueur parlait souvent de son «adorable Mati». Il avait longtemps cru qu'il s'agissait d'un de ses amants occasionnels. Cela, il ne le révéla pas au papa poule mais il lui rapporta le reste honnêtement.
-Voilà, tu sais tout. J'ai l'impression d'être moins génial que d'habitude.
De la part de Prusse, cela signifiait qu'il se sentait idiot et coupable. France fronça les sourcils. Cette grande gueule de Gil' avait reconnu ses torts un peu trop facilement.
-Il faut que tu t'excuses.
-Je crois bien que oui.
Prusse, accepter de s'excuser comme ça? L'instinct du pays de l'amour hurlait dans sa tête.
-Surtout pour quelqu'un d'aussi mignon.
-Oui, il est adorable.
-Et courageux.
-Oui, c'est vrai.
Le spécialiste auto-proclamé des histoires de cœur exultait intérieurement. La voix de Gilbert le tira de ses visions mentales où son vieil ami et son fils couraient main dans la main dans un champ de fleur. Il fallait à présent se montrer un peu subtile. Affirmer à l'albinos qu'il avait eu le coup de foudre pour son petit Mati ne servirait qu'à le braquer. Il était très prudent en amour depuis sa déception avec Hongrie qui lui avait préféré Autriche.
-Je vais galérer si il fait son truc.
-Son quoi?
-Pour lui parler, si il disparaît encore.
-Ah, si il s'efface! Comprit Francis avant d'ajouter:
-J'appelle ça son effacement! Il n'est pas vraiment invisible et «truc», c'est moche!
France, en tant que nation d'artistes et de poètes, se refusait à employer un terme aussi inesthétique.
-Si tu n'arrives pas à le retrouver, j'ai son adresse, son portable et son Skype. Je peux te les passer, proposa-t-il.
-Sans rire?
-Eh, c'est mon fils, évidemment!
Gilbert repartit, très motivé, à la recherche de Matthieu. Francis rêvassa quelques instants, imaginant un mariage entre son fils chéri et son grand ami. Il visualisait déjà les invités, la fête, son petit Mati dans un costume blanc et Gil en noir, Arthur...Arthur qui l'ignorait, qu'il avait cherché dans tout l'ONU sans le trouver, le laissant seul avec sa peine et ses remords. Et pour se faire pardonner... «Je t'ai lynché parce que j'étais furieux et inquiet que tu ai pris un tel risque». Décidément, son lapin ne risquait pas de lui sauter dans les bras avec une excuse pareille. Il revit cet instant où le visage de son rival bien-aimé s'était superposé à celui de Regulus, terne et sans vie. Et où il avait frappé pour l'effacer.
Après tous ses siècles, il avait presque réussi à oublier son frère chéri. Mais avec les derniers événements, tous ses souvenirs lui revenaient en masse. Gus lui apprenant à dessiner, Gus lui faisant découvrir Rome, Gus riant devant les pitreries d'un saltimbanque...Gus se vidant de son sang sous ses yeux. Arthur aurait pu...Non, il ne voulait même pas y penser. Il avait passé des années à se convaincre que cela ne se reproduirait plus jamais, que Gus s'était essayé à la magie ou autre chose. Il pensait sincèrement jusqu'à la veille que c'était un phénomène unique qui n'arriverait plus. Si il avait connu les risques des deux seules et uniques nuits d'amour qu'il avait réussi à passer avec son anglais, qu'aurait-il fait? Le séducteur réfléchit puis se l'avoua: au moins pour la première, il aurait fait exactement la même chose. Il ferma les yeux et dériva très loin d'ici, dans sa cabine de la Jeanne d'Arc, en octobre 1599.
Fini! Et, comme vous l'aurez compris, citron dans le prochain chapitre!
*Le Blob est une bestiole de film d'horreur. Un espèce de tas de gelée géant qui mange tout et n'importe quoi.
Les bêtises de l'auteur:
-Honnêtement, j'ai hésité à mettre Ivan nu sous son manteau.
-J'ai aussi hésité à mettre en cause pour le «problème de disparitions intempestives» des dons magiques puissants refoulés. Puis, je l'ai imaginé prendre son peuple sous le coude et se casser dans une autre dimension pour créer un royaume magique utopique en envoyant chier tout le monde genre « je vous laisse détruire la planète et vous chamailler comme des gosses,moi, je me casse!»
Oui, c'est grave.
-De toute façon, je ne voulais pas le transformer en Chuck Norris version nation. J'ai tendance à l'idéaliser comme c'est mon perso préféré.
-Je suis fière d'avoir mit mes images mentales dans la tête de France.
-Dans les nations, France est le plus beau, Espagne le plus sexy et Prusse le plus stylé.
-Je me souviens qu'une revieweuse m'a demandé si Ivan voulait créer un monstre. Elle n'était pas loin de la vérité.
-Il a aussi d'autres motivations.
Merci aux gens qui ont reviewé cette fic, à ceux qui la suivent, à ceux qui l'ont dans leurs favoris et à ceux qui tout simplement la lisent. A bientôt.
