Disclaimer: L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas. Sinon Tom aurait gardé son apparence naturel, au lieu de ressembler à Nagini.
Ils étaient fous, voilà ce que pensait Ron de son coté, complètement fou, d'abord Dumbledore qui engageait un loup-garou pour enseigner aux élèves la Défense aux forces du Mal, ensuite pour le professeur lui-même qui était ami avec Sirius Black, et Sirius Black qui suivait car il était un criminel échappé d'Azbakan, oh maman ne sera pas contente quand elle le saura, pensait Ron. Croûtard, un Animagus, mais bien sur et lui-même était Merlin. Sa jambe lui faisait souffrir comme un chien, avec aucun jeu de mot la dessus bien sur, Harry et Hermione n'étaient pas pire, mais ils étaient venus à son secours, bravant le Saule Cogneur et en défiant de face Black, Ron commençait à se rendre compte que ses amis feraient tout pour lui, et seraient présents pour les moments tristes et heureux.
Peter Pettigrow était en pleine panique, en face de lui se trouvait ses anciens amis, Remus Lupin et Sirius Black, oh il avait si peur, il pouvait sentir qu'a tout moment il allait s'uriner dessus, il savait que Sirius allait venir pour lui, il allait le tuer. Il avait réussi à se cacher pendant toutes ses années dans la famille rouquine, ils avaient bien traités Croûtard, ils l'avaient nourris et loger sans savoir qu'il était Peter Pettigrow, le serviteur le plus fidèle du Seigneur des Ténèbres, c'était un énorme coup du sort de tomber sur le fils de James quand lui et son maître, Ron, se sont rencontrés, mais il pouvait le surveiller de près en attendant le retour de bien aimé et réel, maître, le Seigneur des Ténèbres.
Harry était au-delà de la colère, il était furieux, ses émotions étaient presque instables, il avait si envie de tuer Sirius Black, le responsable de la mort de ses parents, mais il ne pouvait pas, il n'avait pas pu venger ses parents, il se sentait si démuni, il était face à celui qui avait tuer ses parents mais il ne pouvait rien faire. Et le professeur Lupin qui était sur son chemin, il se sentait trahi d'avoir fait confiance au professeur Lupin et de lui confier certaines choses, professeur Lupin, ami avec Sirius Black ? Celle-là, il l'avait pas vu venir, et maintenant ils déblatéraient sur l'identité de Croûtard, tout ça partait bien trop loin, Harry ne voulait qu'une chose, voir le tueur de ses parents mourir devant ses yeux.
Sirius essayait de penser clairement, il imaginait tellement avoir ses mains autour du cou de Peter qu'il en oubliait presque tout, son besoin de nourriture et d'eau, sa fatigue, et bien d'autres choses encore. Il ne s'était pas encore rendu compte qu'il avait essayer de tuer Harry, quand il avait tenter de l'étrangler c'était le cou de Peter qu'il avait imaginé à la place, cette envie coulait dans ses veines, il n'aurait pas de repos tant que cela n'était pas fait. Il devait venger son meilleur ami et sa femme, c'était la dernière chose qu'il devait à James. Et Harry, oh Harry, il ressemblait tellement à James, le même visage, avec les yeux de Lily, le même sens du devoir, il était venu pour son ami, comme James aurait fait pour lui, comme James.
POV Hermione :
Je me sentais si trahie par le professeur Lupin, j'avais confiance en lui, j'avais protégée son secret, toutes ses conversations devant une tasse de thé n'était-ce que des mensonges ? Il était avec ami Sirius Black, depuis le début, je sentais mes émotions montées en flèches, je voulais crier et pleurer, mais en même temps je me sentais si triste, comment pourrais-je être triste ? Et maintenant le professeur Lupin et Black affirmaient que Croûtard était en réalité un Animagus, Peter Pettigrow, bon Dieu ! Cet homme était mort ! Laissez le en paix !
-Vous êtes complètement cinglés tous les deux, dit Ron.
-Ridicule ! Dis-je en accord.
-Peter Pettigrow est mort, c'est lui qui l'a tué il y a douze ans, dit Harry en montrant Sirius Black.
-J'avais l'intention de le faire, grogna Black. Mais le petit Peter a réussi à m'avoir... Et ce soir, il ne m'aura pas !
Celui-ci se jeta sur Croûtard en faisant tomber Pattenrond, Ron poussa un hurlement de douleur lorsque Sirius Black tomba sur sa jambe cassée, Ron ! L'homme était fou, complètement fou !
-Sirius ! NON ! Hurla le professeur Lupin en se précipitant sur Sirius Black qu'il tira en arrière, la trahison était encore cuisante. ATTENDS ! Tu ne peux pas faire ça comme ça... Il faut qu'ils comprennent... Nous devons leur expliquer...
-On leur expliquera après ! Gronda Sirius Black en essayant de repousser le professeur Lupin.
Sirius Black tendit vainement la main vers Croûtard qui poussait de petits cris de goret en griffant le cou et le visage de Ron dans ses efforts pour s'enfuir.
-Ils... ont... le... droit... de tout... savoir, haleta le professeur Lupin qui retenait Black de toutes ses forces, malgré la maigreur et son teint cadavérique il était encore fort pour un homme qui avait passer douze ans à Azkaban, j'en avais des frissons. Pour Ron, c'était un compagnon ! Il y a même certaines choses que je n'ai pas encore comprises ! Et Harry... Tu dois la vérité à Harry, Sirius !
Quelle vérité ?! Je ne comprenais plus rien ! Sirius Black cessa de se débattre, ses yeux creux toujours fixés sur Croûtard que Ron immobilisait entre ses mains griffées, mordues, sanglantes, savait-il qu'il était menacé par Sirius Black ? Était-ce pour cela qu'il essayait avec tant de force de s'enfuir de la poigne de Ron ?
-Très bien, répondit Sirius Black sans quitter des yeux l'animal de compagnie de Ron. Dis-leur ce que tu voudras. Mais dépêche toi, Remus. Je veux enfin commettre le meurtre pour lequel on m'a mis en prison...
-Vous êtes fous à lier, tous les deux, dit Ron d'une voix tremblante en regardant Harry et moi tour à tour, je ne pouvais pas être plus d'accord que lui. Ça suffit comme ça, je m'en vais.
Ron essaya de se relever en s'appuyant sur sa jambe valide, j'entamais un pas pour aller l'aider, mais le professeur Lupin pointa sa baguette magique sur Croûtard, il n'allait tout de même pas lui jeter un sort ? J'avais commencée à croire à la non folie du professeur Lupin, mais visiblement je m'étais trompée.
-Vous allez m'écouter, Ron, dit calmement le professeur Lupin après avoir jeter un coup d'œil dans ma direction. Mais tenez bien Peter pendant que je vous parle.
-IL NE S'APPELLE PAS PETER, IL S'APPELLE CROÛTARD ! Hurla Ron en essayant de remettre Croûtard dans sa poche, mais celui-ci se débattait trop fort. Ron chancela, perdit l'équilibre et Harry se précipita pour l'aider à se rasseoir sur le lit, je m'approchais doucement de Harry tout en gardant mes yeux sur Sirius Black, même sans baguette il était dangereux, il était probablement le genre de sorcier noir qui pouvait jeter des sorts sans baguettes magiques.
-Il y a des témoins qui ont vu Pettigrow mourir, dit Harry au professeur Lupin. La rue était pleine de monde...
-Ils n'ont pas vu ce qu'ils ont cru voir ! Lança Sirius Black d'un ton féroce, le regard toujours fixé sur Croûtard qui se tortillait entre mes mains de Ron.
-Tout le monde a cru que Sirius avait tué Peter, dit le professeur Lupin en hochant de la tête. Moi-même, je l'ai cru, jusqu'à ce que je voie la carte, ce soir. Car la carte du Maraudeur ne ment jamais... Peter est vivant. C'est lui que Ron tient entre ses mains, Harry.
Ils étaient complètement fous, je pouvais comprendre pour Sirius Black, il avait passer des années à Azkaban, j'avais entendue dire que la prison était horrible et inhumaine à cause des Détraqueurs. Ce que je ne comprenais pas était, pourquoi, le professeur Lupin entrait dans le jeu de Sirius Black ? Qu'avait-il à gagner ? Une partie de moi voulait tellement le croire, mais la partie rationnelle de mon cerveau ne le pouvait pas, car rien n'était logique.
-Professeur Lupin, dis-je d'une voix tremblante. Croûtard ne peut pas être Pettigrow... C'est impossible, vous le savez bien... essayais-je de le raisonner.
-Pourquoi serait-ce impossible ? Répondit-il d'un ton assez calme.
-Parce que... parce qu'on l'aurait su si Peter Pettigrow avait été un Animagus. On a étudié les Animagi avec le professeur McGonagall. Et j'ai vérifié en faisant mes devoirs : le ministère possède la liste des sorcières et des mages qui ont la faculté de se transformer en animaux. Il existe un registre qui indique de quel animal ils peuvent prendre la forme, avec leurs signes particuliers et tout ce qui permet de les reconnaître. J'ai consulté ce registre et j'y ai trouvé le professeur McGonagall, mais il n'y a eu que sept Animagi depuis le début du siècle et Pettigrow ne figure pas sur la liste...
A ma grande surprise le professeur Lupin éclata de rire, ai-je dis quelque chose qu'il ne fallait pas ?
-Vous avez raison, Hermione ! Dit-il. Mais le ministère n'a jamais su qu'il existait à Poudlard trois Animagi qui n'ont jamais été répertoriés.
Cela était... intéressant. Je ne croyais pas encore à tout ce que disait le professeur Lupin mais je commençais à rassembler petit à petit des pièces du puzzle, Sirius Black était lui-même un Animagi non enregistré, puisqu'il s'était métamorphosé en chien noir il y a, à peine dix minutes, et pourtant il n'était pas enregistré sur le registre.
-Si tu veux vraiment leur raconter toute l'histoire, dépêche-toi Remus, lança Black qui continuait d'observer chaque geste que faisait Croûtard, cliquant rarement des yeux. J'ai attendu douze ans, je n'ai pas envie d'attendre plus longtemps.
-Très bien, mais il faudra que tu m'aides, Sirius, dit le professeur Lupin. Je ne connais que le début de l'histoire...
Le professeur Lupin s'interrompit. Un grincement soudain venait de retentir derrière nous. La porte s'était ouverte toute seule. Nous nous retournâmes, puis le professeur s'avança et regarda sur le palier.
-Il n'y a personne...
-Cette maison est hantée, dit Ron.
-Pas du tout, dit le professeur qui regardait toujours la porte d'un air intrigué. La Cabane hurlante n'a jamais été hantée... Les cris que les villageois entendaient, c'était moi qui les poussais. C'est d'ailleurs ici que tout commence. A l'époque ou je suis devenu un loup-garou. Si je n'avais pas été mordu... et si je n'avais pas été si téméraire...
Le visage du professeur paraissait si grave et fatigué, inconsciemment je voulais lui tendre ma main, la lourdeur de son expression me mettait mal à l'aise, je n'aimais pas ça, saleté de puberté ! Ron paraissait vouloir dire quelque chose mais je le fis taire d'un seul geste, je voulais entendre ce que le professeur Lupin avait à dire.
-J'étais encore un petit garçon quand j'ai été mordu. Mes parents ont tout essayé, mais à l'époque, il n'existait pas de traitement. La potion que m'a préparée le professeur Rogue est une découverte récente. Elle me permet de me contrôler. Si je la prends dans la semaine qui précède la pleine lune, je reste lucide pendant le temps de ma transformation... Je me réfugie dans mon bureau et je ne suis plus qu'un loup inoffensif. Il me suffit alors d'attendre la fin de la pleine lune. Mais avant que la potion Tue-loup ait été découverte, je devenais un véritable montre une fois par mois. Il semblait impossible que je puisse étudier à Poudlard. Les autres parents refuseraient certainement que leurs enfants soient exposés au danger que je représentais. Mais à cette époque, Dumbledore devint directeur de l'école et il éprouva pour moi de la compassion. Il assura qu'en prenant certaines précautions, il n'y avait pas de raisons que je ne puisse pas faire mes études normalement...
J'éprouvais tellement de peine pour le professeur Lupin, depuis si jeune il avait été un loup-garou et avait été si seul, il avait tout de même ses parents, mais il était tout de même seul, celui-ci soupira et regarda Harry.
-Je vous ai dit il y a plusieurs mois que le Saule Cogneur a été planté l'année où je suis arrivé à Poudlard. La vérité, c'est qu'il a été planté à cause de moi. Cette maison, poursuivit le professeur Lupin en regardant d'un air accablé, et le tunnel qui y mène ont été spécialement bâtis à mon intention. Une fois par mois, on me faisait sortir du château et on m'enfermait ici pendant le temps que durait ma métamorphose. L'arbre a été planté à l'entrée du tunnel pour empêcher quiconque de s'y aventurer quand j'étais dangereux.
J'écoutais attentivement les paroles du professeur Lupin, ignorant les couinements de Croûtard.
-A cette époque, mes transformations étaient... étaient épouvantables. C'est très douloureux de se métamorphoser en loup-garou. Je ne pouvais mordre personne, puisque j'étais seul, je me mordais donc moi-même. Les villageois entendaient le bruit que je faisais, les hurlements que je poussais et ils pensaient qu'il s'agissait de fantômes particulièrement agressifs. Dumbledore encourageait cette rumeur et même maintenant, alors que la maison est restée silencieuse pendant des années, les habitants de Pré-au-lard n'osent pas en approcher... Mais en dehors de mes périodes de métamorphose, jamais je n'avais été aussi heureux. Pour la première fois de ma vie, j'avais des amis, trois excellents amis, Sirius Black... Peter Pettigrow... et, bien sur, votre père, Harry... James Potter. Bien entendu, mes amis s'apercevaient que je disparaissais une fois par mois. J'inventais toute sorte d'histoires pour expliquer mon absence. Je leur racontais que ma mère était malade et que j'allais la voir à la maison... J'étais terrorisé à l'idée qu'ils me laissent tomber si jamais ils apprenaient ce que j'étais vraiment. Bien entendu, tout comme vous, Hermione, ils ont fini par découvrir la vérité... Mais ils ne m'ont pas du tout laissé tomber. Au contraire, ils ont fait quelque chose qui rendait mes métamorphoses très supportables et qui en faisait même les meilleurs moments de ma vie. Ils sont devenus des Animagi.
-Mon père aussi ? Dit Harry, stupéfait.
-En effet, répondit le professeur Lupin. Il leur a fallu trois ans pour y parvenir. Votre père et Sirius ici présent étaient les élèves les plus brillants de toute l'école et c'est heureux car la transformation en Animagus peut avoir des conséquences terribles. C'est pour cela que le ministre surveille de près ceux qui essayent de le devenir. Peter eut besoin de toute l'aide de James et de Sirius pour y arriver. Et finalement, au cours de notre cinquième année d'études, ils ont enfin réussi. Désormais, chacun d'eux pouvait à volonté se transformer en animal.
-Mais en quoi cela vous aidait-il ? Demandais-je déconcertée.
-Il leur était impossible de me tenir compagnie sous la forme d'êtres humains, mais sous forme d'animaux, ils ne risquaient plus rien, répondit-il. Un loup-garou ne représente un danger que pour les humains. Chaque mois, ils sortaient du château en se servant de la cape d'invisibilité de James. Et ils se transformaient... Peter était le plus petit, il arrivait à se glisser sous les branches du Saule Cogneur sans prendre de coups et à appuyer sur le nœud de la racine qui immobilise l'arbre. Tous les trois descendaient alors le tunnel et me rejoignaient. Sous leur influence, je devenais moins dangereux. Mon corps était toujours celui d'un loup, mais mon esprit restait de plus en plus humain lorsque j'étais avec eux.
-Dépêche-toi, Remus, grogna Sirius Black qui continuait de contempler Croûtard avec une sorte d'avidité qui déformait ses traits.
-J'y viens, Sirius, j'y viens... A présent que nous pouvions nous transformer tous les quatre, nous avions toutes les possibilités de nous amuser... La nuit, nous quittions la Cabane hurlante pour rôder dans le village et dans le parc de Poudlard. Les animaux dont James et Sirius prenaient l'aspect étaient suffisamment grands pour neutraliser un loup-garou en cas de besoin. Je ne crois pas que d'autres élèves de l'école aient jamais eu l'occasion d'explorer plus en détail le parc de Poudlard ou le village de Pré-au-lard. Et c'est ainsi que nous avons pu établir la carte du Maraudeur en la signant de nos surnoms. Sirius, c'est Patmol, à cause de la douceur de ses pattes de chien, Peter, c'est Queudver, à cause de la queue de rat qui ressemble à un lombric, et James, c'était Cornedrue.
-C'était quand même dangereux ! Dis-je coupant la parole à Harry. Se promener la nuit en compagnie d'un loup-garou ! Que se serait-il passé si vous aviez réussi à leur fausser compagnie et que vous ayez mordu quelqu'un !
Je me sentais profondément blessée après avoir fini ma phrase, bon maintenant je m'inquiétais beaucoup, ses émotions n'étaient définitivement pas les miens, quelque chose n'allait pas mais pour le moment j'étais concentrée sur le professeur Lupin et Black.
-Une pensée qui me hante toujours, dit le professeur Lupin d'un ton grave. Souvent, cela a failli se produire. Après, nous en plaisantions. Nous étions jeunes, insouciants... Nous avions une confiance éperdue dans notre habileté et notre intelligence... Parfois, je me suis senti coupable d'avoir trahi la confiance de Dumbledore... Il m'avait accepté à Poudlard alors qu'aucun autre directeur d'école ne l'aurait fait et il ne se doutait pas que je violais toutes les règles qu'il avait établies pour ma propre sécurité et pour celle des autres. Il n'a jamais su que j'avais amené trois de mes camarades à devenir des Animagi, ce qui était totalement interdit. Mais j'oubliais mon sentiment de culpabilité chaque fois que nous nous réunissions pour préparer nos escapades du mois suivant. Et je n'ai pas changé...
Le professeur Lupin s'arrêta un moment, son visage s'était durci, je pouvais entendre le dégoût de lui-même dans sa voix, je pouvais carrément le sentir dans mes intestins. Je notais de côté que les émotions que je ressentais étaient presque en parfaite concordance avec les sentiments qui se reflétaient sur le visage du professeur Lupin.
-Tout au long de cette année, je me suis livré un véritable combat en me demandant si je devais révéler à Dumbledore que Sirius était un Animagus. Et finalement, je ne lui ai rien dit. Pourquoi ? Parce que je suis trop lâche pour cela. Il aurait fallu que je lui avoue que j'avais trahi sa confiance quand j'étais élève, que j'avais entrainé les autres avec moi... Et la confiance de Dumbledore est ce à quoi je tiens le plus. Il m'a accepté comme élève et il m'a donné du travail alors que j'ai toujours été rejeté de partout et que je n'ai jamais réussi à gagner ma vie à cause de ce que je suis. J'ai fini par me convaincre moi-même que Sirius s'introduisait dans l'école en utilisant des procédés de magie noire appris auprès de Voldemort et que le fait d'être un Animagus n'avait aucun rapport avec ces intrusions... Aussi, dans un sens, Rogue avait raison de se méfier de moi.
Je comprenais ce que ressentait le professeur Lupin, quand le professeur McGonagall m'avait confier le retourneur de temps, j'avais tout fait pour ne pas trahir sa confiance, j'avais menti à mes propres amis pour ça, ce qui était normal mais qui me laissait un peu amer car mes parents m'avaient toujours inculqué que le mensonge était mal, enfin le mauvais mensonge, pas le bon.
-Rogue ? S'exclama Sirius Black en détachant enfin son regard de Croûtard. Qu'est-ce que Rogue a donc à voir là-dedans ?
-Il est ici, Sirius, répondit le professeur Lupin d'un ton accablé. Lui aussi est professeur dans cette école.
Les deux hommes connaissaient donc le professeur Rogue, avaient-ils été avec lui à l'école ?
-Le professeur Rogue était un de nos condisciples de Poudlard, reprit le professeur Lupin. Il s'est battu avec acharnement pour que le poste de professeur de Défense contre les forces du Mal ne me soit pas confié. Tout au long de l'année, il a répété à Dumbledore qu'on ne pouvait pas me faire confiance. Il a ses raisons... Un jour, Sirius lui a fait une farce qui a failli le tuer, et à laquelle j'ai participé malgré moi...
-C'était bien fait pour lui, dit Sirius Black avec dédain. Il était toujours en train de rôder autour de nous à essayer de savoir ce que nous préparions... en espérant qu'il parviendrait à nous faire renvoyer...
-Severus aurait bien voulu savoir pourquoi je disparaissais chaque mois, dit le professeur Lupin en se tournant vers nous. Nous étions dans la même classe et... heu... nous ne nous aimions pas beaucoup. Il détestait particulièrement James. Je crois qu'il était jaloux de son talent comme joueur de Quidditch... En tout cas, un soir, Rogue m'a vu traverser le parc avec Madame Pomfresh qui m'accompagnait jusqu'au Saule Cogneur avant ma transformation. Sirius a pensé qu'il serait... heu... amusant de dire à Rogue qu'il suffisait d'appuyer sur la racine de l'arbre avec un grand bâton pour pouvoir me suivre. Bien entendu, Rogue a essayé et, s'il était parvenu jusqu'à cette maison, il se serait trouvé nez à nez avec un loup-garou déchaîné. Mais votre père, qui avait eu vent de la farce de Sirius, a rejoint Rogue juste à temps et a réussi à le ramener au péril de sa propre vie. Rogue avait déjà atteint le bout du tunnel et il avait eu le temps de m'apercevoir. Dumbledore lui a formellement interdit de révéler le secret à quiconque mais, à partir de ce moment, il a su qui j'étais vraiment...
Je sentais une immense colère montée en moi, comment osait-il faire ça au professeur Lupin ?!
-Comment avez-vous pu faire du tort au professeur Lupin ?! Criais-je en pointant du doigt Black. Il était votre ami ! Quel genre d'ami ferait ça ?!
-Hermione... essaya de dire le professeur Lupin.
-Étiez-vous stupide ou retardé pour comprendre que cela aurait pu avoir des conséquences irrévocables ?! Continuais-je.
-Hermione ! Calme toi, dit le professeur Lupin en posant ses mains sur mes épaules, derechef je me calmais.
-C'est pour ça que Rogue ne vous aime pas, dit lentement Harry qui avait reprit ses esprits après ma soudaine explosion. Parce qu'il a cru que vous étiez complice de la farce ?
-Exactement, lança une voix glaciale derrière nous.
Je poussais un hurlement, le professeur Rogue se trouvait sur le pas de la porte avec sa baguette pointée sur le professeur Lupin, à ses pieds se trouvait la cape d'invisibilité de Harry. J'avais peur pour le professeur Lupin, celui-ci se déplaça légèrement pour se mettre en face de moi. Sirius Black se leva d'un bond du lit et Harry sursauta tandis que Ron regardait le professeur Rogue avec des yeux terrifiés.
-J'ai trouvé ceci au pied du Saule Cogneur, dit le professeur Rogue en jetant la cape d'invisibilité sur le plancher, sa baguette magique toujours pointée sur le professeur Lupin. C'est très pratique, Potter. Je vous remercie...
Inconsciemment, je m'approchais du dos du professeur Lupin, je ne voulais pas qu'il soit blessé, d'une certaine manière il avait senti que je m'approchais de lui et tendis son bras droit en arrière, fixant toujours le professeur Rogue, et tenait ma main pour que je m'arrête.
-Vous vous demandez sans doute comment j'ai su que vous étiez ici ? Dit le professeur Rogue d'un air triomphant. Je suis allé faire un tour dans ton bureau, Lupin. Tu avais oublié de prendre ta potion, ce soir. Alors je t'en ai apporté un gobelet. Et c'est une chance... Une chance pour moi, bien sûr. Sur ton bureau, j'ai trouvé une certaine carte. Il m'a suffit d'y jeter un coup d'œil pour apprendre tout ce que je voulais savoir. Je t'ai vu courir le long de ce tunnel, puis disparaître...
-Severus... commença le professeur Lupin mais Rogue ne le laissa pas poursuivre.
-J'ai répété au directeur que c'est toi qui as aidé ton vieil ami Black à s'introduire dans le château, Lupin, et en voici la preuve. Je n'aurais jamais pensé que tu aurais l'audace de revenir te cacher dans cet endroit...
POV Remus :
-Severus, tu es en train de commettre une erreur, dis-je précipitamment, j'agissais comme un bouclier pour Hermione mais si Severus agissait inconsciemment et blessait Hermione, je sais que Lunard l'attaquerait furieusement, et je ne pourrais rien faire car je serais tout autant en colère que lui. Tu ne sais pas tout... Je vais t'expliquer... Sirius n'est pas venu ici pout tuer Harry...
-Il y aura deux pensionnaires de plus à Azkaban, ce soir, dit Rogue. Je serais curieux de savoir comment Dumbledore va réagir en apprenant tout ça... Il était convaincu que tu étais inoffensif, Lupin... Un loup-garou apprivoisé...
-Espèce d'idiot, dis-je d'une doucement. Est-ce qu'une vieille rancune de collégien vaut la peine de renvoyer un innocent à Azkaban ?
Apparemment ce n'était pas la bonne chose à dire car Severus me jeta un « Incacerem », j'avais réussi à repousser Hermione avant que les cordes ne s'enroulent autour de mes chevilles, poignets et ma bouche, je tombais sur le sol immobilisé. Hermione cria mon nom et se jeta presque sur moi, Sirius s'élança vers Rogue avec un rugissement de rage, mais celui-ci pointa sa baguette entre les deux yeux.
-Donne-moi une bonne raison, murmura Severus, une seule bonne raison de le faire, et je te jure que je le ferai.
Sirius s'immobilisa, Harry était paralysé, Ron essayait de retenir Peter et Hermione avait toujours ses mains posés sur moi et avait abandonnée sa tentative de me libérer, pour fixer avec haine Severus, d'une certaine manière je sentais mon cœur se réchauffé un peu, de savoir qu'elle s'inquiétait pour moi.
-Professeur Lupin n'a rien fait de mal ! Professeur Rogue, écoutez le avant d'agir, s'il vous plaît ! Dit-elle.
-Miss Granger, il se peut que vous soyez exclue de cette école, répliqua sèchement Severus. Vous, Potter et Weasley, vous vous trouvez hors de l'enceinte du château sans autorisation, en compagnie d'un criminel en fuite et d'un loup-garou. Alors, pour une fois dans votre vie, vous feriez bien de vous taire.
-Mais si... s'il y avait un malentendu...
-TAISEZ-VOUS, IDIOTE ! S'écria Severus furieux. NE PARLEZ PAS DE CE QUE VOUS IGNOREZ !
Je grognais derrière les cordes et essayait de me défaire de celles-ci, comment osait-il crier sur ma compagne?!
Tue-le ! Grogna Lunard.
-Quelle douce vengeance, murmura Severus en regardant Sirius avec sa baguette toujours dirigée vers lui. J'espérais tellement être celui qui t'attraperait...
-Tu ne t'es jamais remis de cette blague, grogna Sirius. Si ce garçon emmène son rat jusqu'au château, continua-il en désignant Ron d'un signe de tête, je te suivrai sans faire d'histoires...
Je regardais Hermione, elle regardait attentivement l'interaction entre Severus et Sirius, elle sentit mon regard sur elle et posa ses yeux sur moi, elle me regardait avec inquiétude, j'essayais de transmettre un message à travers mon regard pour lui dire que tout allait bien se passer et qu'elle ne devait pas s'inquiéter car... je la protégerais, quoi qu'il arrive. Elle hoche doucement de la tête et retournait à la scène qui se déroulait devant elle.
-Jusqu'au château ? Dit Severus d'une voix doucereuse. Je ne crois pas que nous aurons besoin d'aller aussi loin. Il me suffira d'appeler les Détraqueurs dès que nous serons sortis du Saule Cogneur. Ils seront ravis de te voir, Black... tellement ravis, qu'ils te donneront sûrement un baiser...
Le peu de couleur qui restait sur le visage de Sirius s'envola, le pauvre avait tellement vécu dans Azkaban, je pouvais le comprendre, Severus devait écouter ce que Sirius avait à dire, mais il était bien trop rancunier et je pouvais voir qu'aucunes explications ne lui ferait changer d'avis, si Severus emmenait Sirius jusqu'au Détraqueur, alors le sort de mon ami serait sceller à jamais.
-Il... Il faut que tu m'écoutes, dit Sirius. Le rat... Regarde ce rat...
-Venez tous, dit Severus avec un lueur folle dans les yeux.
Il claque des doigts et l'extrémité d'une des cordes qui me liaient se dressa dans les airs et vint atterrir entre ses mains.
-J'emmène le loup-garou. Peut-être que les Détraqueurs auront envie de l'embrasser, lui aussi...
Je grognais derrière les cordages, Hermione ne voulait pas me lâcher et avait posée ses mains sur l'une des cordes pour essayer de la détacher, en vain. Je vis Harry traverser la pièce en quelques enjambées et se placer devant la porte.
-Dégagez, Potter, vous avez suffisamment d'ennuis comme ça, lança Severus. Si je n'étais pas arrivé à temps pour vous sauver la peau...
-Le professeur Lupin aurait eu le temps de me tuer cent fois, cette année, dit Harry. Je me suis trouvé seul avec lui très souvent quand il m'apprenait à me défendre contre les Détraqueurs. S'il était vraiment un complice de Black, pourquoi n'en a-t-il pas profité pour me tuer ?
Il avait la logique de Lily, il avait prit le temps de m'écouter et de penser à tout ça, il commençait à nous croire.
-L'esprit d'un loup-garou est insondable, répliqua Severus dans un sifflement. Allons, dégagez le passage, Potter !
-VOUS ETES LAMENTABLE ! S'écria Harry avec une rage que je ne lui connaissais pas. SIMPLEMENT PARCE QU'ILS SE SONT MOQUES DE VOUS QUAND VOUS ÉTIEZ DANS LA MEME CLASSE, VOUS REFUSEZ D'ECOUTEZ...
-SILENCE ! JE VOUS INTERDIS DE ME PARLER SUR CE TON ! Hurla Severus qui paraissait de plus en plus dément. Tel père, tel fils, Potter ! Je viens de vous sauvez la mise, vous devriez me remercier à genoux ! Vous auriez été bien avancé s'il vous avait tué ! Vous seriez mort comme votre père, trop arrogant pour croire que vous auriez pu vous tromper sur Black... Et maintenant, écartez-vous, ou bien c'est moi qui vous règle votre compte ! DEGAGEZ, POTTER !
Je me débattais dans mes liens, s'il osait toucher à un seul cheveu de Harry, je le tuerais ! Je vis Hermione pointer sa baguette sur Severus, elle n'allait tout de même pas... ?
-Expelliarmus ! S'écrièrent les trois amis en pointant leurs baguettes magique sur Severus.
Celui-ci fût projeté en l'air et s'écrasa contre le mur et glissa sur le plancher, un filet de sang coulant sur son visage, il était complètement assommé. Ça serait encore plus compliqué maintenant.
-Tu n'aurais pas dû faire ça, dit Sirius en regardant Harry. Tu aurais dû me laisser...
-On a attaqué un professeur... On a attaqué un professeur... gémit Hermione tout en défaisant mes liens. On va avoir des ennuis épouvantables...
-Merci, Harry, Hermione, dis-je en me relevant.
-Je ne sais toujours pas si je dois vous croire, répliqua Harry à Sirius.
-Alors, il est temps qu'on te donne des preuves, dit Sirius. Toi, donne-moi Peter, continua-il à l'attention de Ron.
-Ça suffit, dit-il d'une voix faible en serrant Peter contre sa poitrine. Vous n'allez quand même pas me faire croire que vous vous êtes évadé d'Azkaban simplement pour venir chercher Croûtard ?
Il regarda ses deux amis avant de poursuivre.
-Admettons que Pettigrow ait la faculté de se changer en rat. Il y a des millions de rats... Comment pouvez-vous être sûr qu'il s'agisse de ce rat-là, après avoir passé tout ce temps enfermé à Azkaban ?
-C'est une bonne question, Sirius, admis-je en me tournant vers lui, les sourcils froncés. Comment as-tu fait pour savoir où il se trouvait ? Le questionnais-je.
Comment savait-il que Peter était Croûtard ? Même si l'odeur répugnante du rat m'était familière, j'avais toujours un léger doute sur son identité, mais la carte ne mentait pas. Sirius plongea sa main dans une poche de sa robe de sorcier et en sortit un morceau de papier chiffonné qu'il défroissa pour nous la montrer. C'était un morceau de journal, de La Gazette du sorcier, celle-ci provient de l'été précédent, c'était une photo de famille Weasley pendant leur voyage en Égypte, et sur l'épaule de Ron se trouvait son rat.
-Comment as-tu eu cette photo ? Demandais-je stupéfait à Sirius.
-Grâce à Fudge, répondit-il. Quand il est venu inspecter Azkaban, l'année dernière, il m'a donné son journal. Et là, j'ai reconnu Peter, à la première page... Sur l'épaule de ce garçon... J'ai tout de suite su que c'était lui... Combien de fois ne s'est-il pas métamorphosé devant mes yeux ? Et la légende indiquait que ce jeune homme s'apprêtait à retourner à Poudlard ou il suivait ses études... Et ou Harry se trouvait aussi...
-Mon dieu, murmurais-je en regardant la photo et le rat dans les bras de Ron. Sa patte avant...
Tout était clair maintenant, quand il était en face de Sirius après la mort de Lily et James, il s'était couper lui-même le doigt avant de tuer les innocents moldus autour d'eux. Je devais avouer que c'était intelligent de la part de Peter. Mais dorénavant je faisais face à la vérité, Sirius était innocent pendant toutes ses années et avait payer pour le crime qu'avait commis Peter.
-Bien sûr, dis-je dans un souffle. C'était simple... Et remarquablement intelligent... Il se l'est tranché lui-même ?
-Juste avant de se transformer, dit Sirius. Quand je l'ai immobilisé dans un un coin, il s'est mis à hurler que j'avais trahi James et Lily pour que tout le monde l'entende autour de nous. Et avant que j'aie eu le temps de lui jeter un sort, il a dévasté la rue en tenant sa baguette magique derrière son dos. Il a tué tous les passants dans un rayon de cinq ou six mètres. Et puis, il s'est transformé et il a pris la fuite par les égouts avec les autres rats...
-On ne vous a jamais raconté ça, Ron ? Dis-je. Tout ce qu'on a retrouvé de Peter, c'est un doigt de sa main.
-Croûtard s'est sans doute battu avec un autre rat et il a perdu un doigt dans la bagarre ! Répliqua Ron. Ça fait une éternité qu'il est dans la famille...
-Douze ans, dis-je. Vous vous êtes jamais demandé comment il se fait qu'il ai vécu aussi longtemps ?
-On... On s'est bien occupés de lui... répondit-il.
-Il n'a pas très bonne mine pour le moment, vous ne trouvez pas ? Fis-je remarqué en le voyant se débattre encore dans les bras de Ron. Je pense qu'il a dû perdre du poids depuis le jour ou il a appris que Sirius s'était évadé...
-C'est ce chat cinglé qui lui a fait peur ! S'exclama Ron en désignant d'une signe de la tête le chat de Hermione qui continuait à ronronner sur le lit.
-Ce chat n'est pas cinglé du tout, dit Sirius en caressa la tête touffue de celui-ci. C'est même le chat le plus intelligent que j'aie jamais rencontré. Il a tout de suite compris que Peter n'était pas un rat. Il a aussi compris que je n'étais pas un chien dès la première fois qu'il m'a vu. Il a fallu du temps avant qu'il me fasse confiance. Finalement, j'ai réussi à lui faire comprendre ce que je cherchais et il m'a aidé...
-Que voulez-vous dire ? Demanda Hermione dans un souffle.
-Il a essayé de m'amener Peter, mais il n'a pas réussi... Alors, il a volé la liste des mots de passe qui permettaient d'accéder à Gryffondor et ma l'a apportée... D'après ce que j'ai compris, il a trouvé le papier sur la table de chevet d'un des élèves...
Pauvre Neville qui avait été sanctionné pour cela.
-Mais Peter a compris ce qui se passait et il s'est enfui... poursuivit Sirius. Ce chat, Pattenrond c'est ça, m'a dit qu'il avait laissé des traces de sang sur les draps. J'imagine qu'il a dû se mordre lui-même... Il avait déjà réussi à faire croire à sa mort une première fois...
-Et pourquoi a-t-il fait semblant d'être mort ? S'écria Harry avec fureur. Parce qu'il savait que vous vouliez le tuer comme vous avez tué mes parents !
-Non, commençais-je. Harry...
-Et maintenant, vous avez décidé de l'achever !
-En effet, dit Sirius en jetant un regard assassin à Peter, bordel Sirius ! Tu ne m'aides pas là !
-Dans ce cas, j'aurais dû laisser Rogue vous capturer ! S'exclama Harry.
-Harry, dis-je précipitamment. Vous ne comprenez donc pas ? Pendant tout ce temps, nous avons cru que Sirius avait trahi vos parents et que Peter l'avait poursuivi pour les venger, mais c'était le contraire. Essayez de comprendre : c'est Peter qui a trahi votre mère et votre père ! Et c'est Sirius qui a voulu les venger en poursuivant Peter...
-CE N'EST PAS VRAI ! Hurla Harry. IL ETAIT LEUR GARDIN DU SECRET ! ET IL L'A DIT AVANT QUE VOUS ARRIVIEZ ! IL A DIT QU'ILS LES AVAIT TUES !
Sirius était au bord des larmes, un meurtrier coupable de ce genre de tuerie ne serait pas en train de sangloter pour ça, Sirius était pratiquement le frère de James, quand il n'avait plus de famille, c'était James et ses parents qui l'avait recueilli, il avait été le témoin de James lors de son mariage, il était le parrain de Harry. Je culpabilisais tellement d'avoir cru Sirius capable de tuer James, de sang froid. Je sentis une petite main tenir fortement la manche de ma veste.
Elle se sent en sécurité avec nous, souffla heureux Lunard.
-Harry... C'est comme si je les avais tués, dit Sirius avec une voix basse comme il retenait ses larmes. Au dernier moment, j'ai convaincu James et Lily de prendre Peter à ma place, de faire de lui leur Gardien du Secret, au lieu de moi... C'est ma faute, je le sais... Le soir ou ils ont étés tués, j'ai voulu vérifier que Peter était toujours en sécurité, mais quand je suis arrivé dans sa cachette, il était parti. Il n'y avait aucune trace de lutte, cependant. C'était bizarre. J'ai eu peur et je me suis précipité dans la maison de tes parents. Lorsque j'ai vu la maison détruite et leurs cadavres, j'ai compris ce que Peter avait fait. Ce que moi, j'avais fait, d'une certaine manière...acheva Sirius, la voix brisée.
-Ça suffit, dis-je, Sirius souffrait trop et on devait en finir vite avec ça. Il n'y a qu'une seule façon de prouver ce qui s'est véritablement passé, poursuivis-je. Ron, donnez-moi ce rat.
-Qu'est-ce que vous allez lui faire si je vous le donne ? Demanda Ron, tendu.
-L'obliger à se montrer, dis-je. Si c'est vraiment un rat, il ne sentira rien du tout.
Ron hésita puis il finit par me donner Peter, celui-ci se mît à couiner et à se tortiller désespérément, je prenais sur moi-même pour ne pas l'écraser complètement. Hermione s'était malheureusement éloigné de moi, à mon plus grand malheur mais c'était mieux pour le moment. Sirius s'approcha de moi et Peter avec la baguette magique de Severus dans les mains, la tristesse qui était dans ses yeux étaient maintenant remplacés par un feu d'impatience et de rage.
-Ensemble ? Dit Sirius.
-Oui, dis-je avec ma baguette magique dans une main et Peter dans une autre. A trois... Attention, un... deux... TROIS !
Un éclair bleu jaillit des deux baguettes magiques, le rat tomba par terre, puis ce que nous attentions vint enfin, le rat de Ron se transforma en Peter.
Prochain chapitre: La trahison de Peter.
