Hello !
Merci d'être toujours aussi nombreuses, nombreux à me lire ! Merci pour vos commentaires qui me touchent et me donnent encore plus envie d'aller loin dans cette histoire !
Voici, sans plus attendre ce nouveau chapitre, qui je l'espère vous donnera envie de lire la suite avec encore plus de passion ;-)
Bonne lecture !
Magnus bougea doucement dans son sommeil, puis au son de la vibration d'un portable il ouvrit un œil. Il était allongé de tout son long dans le grand lit d'Alec, le nez enfoui dans le matelas, une main posée négligemment sur les fesses nues de son Sorcier préféré et une de ses jambes qui pendait hors du lit ! Au prix d'un extrême effort il rampa jusqu'à son pantalon gisant comme une bête morte au pied du lit. Il extirpa son portable et d'un regard trouble de sommeil regarda l'écran. Il ne reconnut pas le numéro, mais comme son correspondant avait tenté de le joindre six fois, Magnus décrocha en essayant de quitter l'espace couchage à pas de loup pour aller s'enfermer dans la salle de bain.
— Allo ?
— Magnus ? C'est Cat' !
— Catarina ? demanda Magnus la bouche encore pâteuse tandis qu'il fixait d'un œil peu alerte son reflet dans la glace fixée au-dessus du lavabo.
— Qui d'autre ?! Tu es où ?!
— J'ai découché, marmonna Magnus qui louchait à présent vers la douche avec l'envie de s'y glisser sous un bon jet bien chaud.
— Rapplique sur le champ ! C'est urgent !
— C'est ma matinée où je suis en Off, je n'ai pas à…
— L'Inquisiteur a débarqué à l'aube !
Magnus se refocalisa totalement sur sa conversation et ce fut comme si un bloc de ciment venait de s'abattre sur lui, l'écrasant sous le poids de l'angoissante nouvelle : son père était à l'Institut de New-York ! Et non, cela ne pouvait pas être une coïncidence !
— L'inquisiteur Bane ? s'assura Magnus qui savait déjà pertinemment la réponse.
— Qui d'autre ?! s'exclama Catarina.
Le Chasseur d'Ombre se sentait pleinement réveillé, bien mieux que s'il avait bu dix litres de café noir !
— J'arrive, dit-il en raccrochant.
Sans plus attendre, il retourna autour du lit, pour ramasser à la hâte ses affaires éparpillées un peu partout. Il s'habilla sans vraiment regarder autre chose que l'heure sur l'écran de son téléphone. Alors qu'il lassait ses boots à une vitesse propre aux Chasseurs d'Ombres, Alec roula sur le dos et regarda son amant se préparer à déguerpir à nouveau sans un mot.
— Magnus ? fit-il d'une voix qui trahissait à la fois sa surprise, sa fatigue mais également une pointe de déception.
— Salut, beau gosse, sourit Magnus tendu comme la corde d'un arc. Je dois filer. J'ai reçu un appel de l'Institut et c'est vraiment la merde si je n'y suis pas dans la demi-heure qui suit.
— Ah ? dit Alec en se redressant avant de frotter ses paupières gonflées de sommeil à l'aide de ses paumes.
Magnus, bien que terriblement stressé par la venue surprise de son père l'Inquisiteur, ne put s'empêcher de mater très ouvertement le corps sculptural de son petit ami centenaire et ténébreux.
— C'est grave ? s'enquit Alec qui essayait de ne pas trop montrer sa contrariété de ne pouvoir profiter d'un petit déjeuner en amoureux.
— Un lâché de dinosaures sur Central Park serait moins dramatique ! s'exclama Magnus qui retrouva sa stèle qui avait roulé sur le sommier.
— A ce point…
— Je suis désolé, je dois vraiment partir et cela n'a rien à voir avec toi, s'excusa Magnus en sautant sur le lit pour embrasser rapidement Alec.
— Hum, bougonna Alec alors que Magnus s'arrachait de ses bras. On se voit ce soir ?
— Oh là, non. Et probablement pas demain non plus… Je t'appellerai pour…
— Magnus, coupa Alec alors que son petit ami galopait vers la sortie de l'appartement.
Magnus pila au son de la voix d'Alec.
— Dis-moi ce qui ne vas pas, s'il te plaît.
Magnus se mordit la lèvre puis dit avec une expression qui montrait bien son bouillonnement intérieur :
— Mon père est arrivé à l'Institut…
— Oh, ce n'est que ça, se détendit Alec en souriant presque amusé.
— Mon père, c'est l'Inquisiteur.
Le sourire d'Alec se figea. Il connaissait très bien la réputation de l'Inquisiteur de l'Enclave. Et si jusqu'à présent il avait ignoré que Magnus était son fils, à présent il se sentait comme trahit. Magnus sentit qu'Alec avait comprit l'ampleur de cette révélation, car il vit son petit ami matérialiser à la place de la porte du loft un portail.
— Il te mènera juste devant l'Institut, dit simplement Alec avant de regarder Magnus lui jeter un regard navré et sauter à travers.
Alec se laissa retomber sur le matelas.
Magnus était donc le fils d'Asmodée Bane ! Un homme connu pour sa cruauté envers les Créatures Obscures, mais aussi pour ses points de vu très traditionnaliste et surtout connu pour être engagé favorablement dans le pistage des Créatures Obscures ! Ce n'était pas tout, non, car la famille Bane était sans doute l'une des plus ancienne que comptait l'aristocratie des Chasseurs d'Ombres, et aussi l'une des plus puissante et des plus riche… Alec ferma les yeux. Comment cela était-il possible ? Comment pouvait-il être à ce point ignorant de qui était réellement Magnus ?! Bien sûr ils devraient en parler lorsque Magnus serait à nouveau disponible… Comment Magnus, pouvait-il être le fils de ce psychopathe réfracteur et hautement dangereux ?!
Alec poussa un grognement de frustration. Maintenant qu'il était réveillé, autant commencer sa journée : douche, petit-déjeuner, et commencer le démantèlement de l'organisation pédophile.
Magnus surgit devant l'Institut et marcha à pas vif vers l'entrée, une fois dans les couloirs, il essaya d'adopter une allure plus neutre, cependant tout son corps était crispé. Savoir que son père était sous le même toit que lui, le rendait totalement à cran. D'air air faussement décontracté il se rendit à son bureau et feuilleta sa paperasse, ainsi que ses archives sur sa tablette, pour se donner une contenance, car il le savait son père allait surgir d'ici peu. Alors qu'il se plongeait sérieusement dans les analyses reçues durant la nuit sur le dernier meurtre du fantôme une ombre gigantesque s'étala dans son dos et recouvrir son bureau. Magnus se raidit. Il reconnut le parfum de son père : capiteux, très prononcé et étouffant ; tout comme lui !
— Fils.
Magnus sentit tous les poils de son corps se hérisser comme une carapace. Doucement il pivota sur sa chaise et se mit debout face à son père. Il avait un peu changé, mais pas en bien… Toujours aussi grand, imposant, les traits tirés, la bouche sèche, ce regard en amande lourd de reproche, ses cheveux noirs balayaient et coupaient ses joues creuses, son corps cintré dans un costume pourpre et noir qui lui donnait l'allure d'un vampire de conte de fée, ce qui changeait c'était cette canne sculptée en bois d'ébène et renforcée aux deux extrémités par de l'argent pur.
— Père, répondit Magnus sur un ton que peu de fils employait avec leur géniteur.
Magnus se sentit redevenir ce fils misérable et toujours mésestimé par ce père bien trop exigeant et envahissant.
Asmodée détailla de son regard d'aigle son fils en quelques secondes il se fit une idée assez nette de la vie de son enfant à New York : dissolue.
— Où étais-tu ?
La voix d'Asmodée tomba comme un couperet, glaçant Magnus jusqu'à l'os.
— C'était ma matinée de repos, commença Magnus en essayant d'avoir l'air sûr de lui.
— Foutaise ! Si tu étais un tant soi peu soucieux de ton évolution au sein de cet Institut tu ne prendrais pas de jour de repos ! Tu ne compterais pas tes heures ! Et tu ne dilapideras pas ton temps en couchant à tout va avec je ne sais qui !
Magnus, déglutit. Oui, il n'avait pas pris de douche après sa nuit de sexe, cela se sentait, ses habits étaient froissés, sa coiffure était de travers et cela se voyait qu'il avait peu dormit, il ne pouvait décemment réfuter cette accusation.
Asmodée, savait comment porter une estocade à son fils, il savait comment l'atteindre, le déstabiliser et le faire ployer sous sa volonté.
— Je me suis donné du mal pour t'obtenir cette affaire et toi, que fais-tu ?! dit Asmodée d'une voix aussi tranchante qu'une lame de rasoir. Tu te roules dans la fange avec une femelle… Tu n'es pas digne de ton nom, ni de te rang !
— Père je…
— Tais-toi, quelle disgrâce pour moi d'avoir un fils aussi décevant ! J'attends mieux de toi mon fils ! Bien mieux ! Et je compte demeurer ici jusqu'à ce que tu résolves cette affaire !
Asmodée tourna les talons et s'éloigna en faisant claquer sa canne sur le sol de pierre de l'Institut.
Magnus avait l'impression d'avoir son estomac dans sa gorge. Il se sentait dévasté. Il se rassit lourdement sur son fauteuil et fixa sans le voir son bureau.
Magnus dormait quelques brèves heures, au court des quelles il rêvait de son affaire, puis il se plongeait seize heures d'affilées dans son enquête. Pour tenir le coup, il téléphonait à Alec, il ne parlait pas de ce qui le rongeait : la présence quasi constante de son père dans son dos. Lorsqu'il appelait Alec il cherchait sa bulle d'oxygène, il l'écoutait lui parler de sa voix grave et sexy, cela le comblait, pour le moment du moins ! Une semaine déjà qu'il jouait le Chasseur d'Ombres modèle et il avait l'impression de stagner alors que les ramifications de son enquête ne cessaient d'évoluer. En effet le Sorcier retrouvé assassiné dans le Nord des Etats-Unis était rattaché à ce qui ressemblait à une mafia… Plus les jours passaient plus les têtes tombaient. Le Fantôme était ultra actif en ce moment, mais il semblait toujours avoir deux coups d'avances ! Magnus s'arrachait les cheveux sur cette enquête et son père ne perdait jamais une occasion pour lui faire comprendre à quel point il le trouvait médiocre ! Magnus n'en pouvait plus, il usait et abusait de sa rune d'endurance, tout en ne vivant que pour ces quelques minutes passées au téléphone avec Alec !
— Bonsoir, dit la voix grave et sensuelle d'Alec.
— Alexander, soupira Magnus d'aise tout en se lovant dans son lit.
Il venait de prendre une douche après un bon repas et comptait s'endormir cinq heures avant de retourner plancher sur la dernière scène de crime : un bordel chinois qui avait était gentiment dévasté par le Fantôme. Plus de sept hommes y avait été tué de façon méthodique et hygiénique. Pas d'éclaboussure, pas de message, rien ! Magnus se désespérait de mettre la main sur cet assassin sans scrupule ! Bien, qu'il devait le reconnaître : il « nettoyait » la ville des rebus les plus abjects, n'empêche que cela ne se faisait pas ! Depuis quand faisons-t-on justice soi-même ? Où était la Loi dans tout ça ? Si chaque habitant de New-York se mettait à faire Justice soi-même les rues seraient jonchées de cadavres !
— Je suppose que ce soir non plus je n'aurai pas le plaisir de te voir, murmura Alec qui s'ennuyait ferme de l'absence de Magnus dans son lit et dans sa vie.
— Désolé, déplora Magnus. Mon père me tient particulièrement à l'œil.
— Il n'a pas l'air d'être un père très agréable, nota Alec qui avait en tête un vocabulaire nettement moins cordiale pour décrire ce tyran d'Asmodée Bane !
— Il ne l'est pas en effet, soupira Magnus en jetant hors du lit la serviette qui lui avait servit pour se sécher les cheveux. Mais changeons de sujet, je n'ai pas envie de gâcher ces minutes précieuses en déblatérant sur mon paternel.
— Alors de quoi veux-tu parler ? sourit Alec ce qui fit frissonner de plaisir Magnus.
— Eh bien… je suis nu, dit Magnus en s'allongeant dans ses draps, parfaitement nu.
Alec grogna en imaginant à la perfection le corps de Magnus nu, couverts de ces runes noires sur sa peau dorée. Il voyait, en fermant ses paupières, la forme de son menton, son sourire provocateur, ses yeux rieurs et l'expression impatiente et sexy qu'il devait arborer en cet instant.
— Je suis nu et j'ai envie de toi, reprit Magnus après avoir écouté la respiration d'Alec se modifier légèrement sous l'effet de l'excitation.
— Jeune homme, seriez-vous en train de me proposer de faire du sexe par téléphone ? questionna Alec de sa voix sexy et centenaire.
— Parfaitement, Alexander. Je suis nu et mes mains commencent a descendre vers ma queue.
— Magnus, grogna Alec qui sentait le désir grandir en lui alors que ce n'était pas le moment de se mettre à bander.
En effet Alec était dans un restaurant en planque en compagnie d'Izzy. Ils c'étaient rendu dans un restaurant qui servait de lieu de rendez-vous pour les mafieux pédophiles qui souhaitent livrer des marchandises : des enfants ! Izzy et lui jouaient au couple et commandaient plat sur plat, apéritifs et desserts à gogo pour faire traîner le plus possible le moment de leur départ et ainsi surprendre la transaction dans le restaurant. Alec avait répondu à Magnus car Izzy s'était éclipsée au toilette l'espace d'un instant. Cependant il ne pouvait décemment pas commencer à entrer dans le jeu de Magnus, bien qu'il en mourait d'envie !
— Magnus, grogna Alec qui sentait bien son sexe durcir. Je ne suis pas chez moi.
— A cette heure-ci ? s'étonna Magnus en sachant qu'il n'était pas loin d'une heure du matin. Tu es où ?
— Au restaurant, avec Isabelle.
— Ah, passe-lui mon bonjour, dit Magnus avant d'ajouter d'une voix coquine : Je commence à me masturber en imaginant que c'est ta main sur mon gland.
Alec étouffa un juron, décidément Magnus avait le don pour le mettre hors de contrôle ! A ce même moment Isabelle réapparut, le corps moulé dans une robe rouge incendiaire, qui ne laissait aucune place à l'imagination. L'entrée de sa sœur ne laissa personne indifférent. Alec baissa les yeux refusant de lire dans les regards des clients ou des serveurs du restaurant la malsaine concupiscence qu'ils éprouvaient en scrutant sa sœur.
— Je dois te laisser Magnus, reprit Alec en se raclant la gorge. Nous reprendrons cette conversation plus tard, si tu veux bien…
— Je dormirais probablement, gémit Magnus qui s'abreuvait de la voix grave d'Alec pour augmenter son désir tout en se masturbant lentement.
— Magnus, gronda avec passion Alec alors qu'Isabelle s'asseyait face à lui un regard interrogateur au bord de ses cils de biche.
— Bon restaurant, susurra Magnus en raccrochant pour mieux se concentrer sur ce moment de détente qu'il s'autorisait après cette journée très peu constructive.
Alec déglutit et rangea son portable dans la poche intérieur de sa veste, Isabelle le regardait en souriant telle une louve affamée.
— Quoi ? fini par demander Alec à mi-voix.
— Tu es rouge comme un Terrestre amoureux, c'est presque mignon, enfin ça le serait si tu n'étais pas un Sorcier âgée de plus de…
— Je connais mon âge, merci bien, tu me l'as suffisamment rabâché lors de mon dernier anniversaire !
— C'était drôle de répéter un nombre aussi conséquent à voix haute, s'amusa isabelle en consultant la carte des desserts.
— Tu as de drôle de passe-temps, marmonna Alec qui essayait de calmer ses ardeurs dans son pantalon et ses rougeurs intempestives sur son visage.
— Tu n'as pas qu'à fêter ton anniversaire ! répliqua Isabelle, surtout à ton âge !
— C'est mère qui insiste !
— On devrait les fêter tous les dix ans seulement pour toi, ça reviendrait au même…
— Mais tu te priverais de la joie de me dire à quel point je suis vieux, et décrépit, dit Alec pince-sans-rire.
— Ouais, pas faux ! s'exclama Isabelle avant de partir dans un grand rire de louve qui attira les regards de ceux qui les entouraient.
— Est-ce qu'on peut revenir sur la raison de notre présence ici, dit Alec après avoir jeté un regard noir à sa petite sœur exubérante.
— Ce que tu es vieux jeu, soupira Isabelle.
— Je sais, je sais, je suis vieux, bon, on a fait le tour de la question…
— Magnus connait-il ton âge ?
— … Non.
— Tu m'étonnes ! s'écria Isabelle en reposant le menu sur la table. Il aurait l'impression de sortir avec une momie !
— Isabelle, grinça Alec d'un ton grisâtre.
Isabelle se mit à rire, puis son attitude changea du tout au tout et son regard se louve s'aiguisa vers l'entrée du restaurant qu'elle observait depuis le début de la soirée. Alec su au changement brutal d'expression d'Isabelle que les choses sérieuses commençaient enfin ! La nuit promettait d'être courte !
La ruelle dans la cour arrière du restaurant empestait le sang et les boyaux à l'air. Alec regardait consterner le massacre.
— Isabelle, je ne voulais pas de sang !
— Que veux-tu c'est ma nature ! s'exclama Isabelle qui venait tout juste de reprendre forme humaine.
Elle était nue, barbouillée de sang chaud et sublime comme une guerrière impudique. Alec, qui avait sollicité l'aide d'Isabelle pour terrifier les trois trafiquants d'enfants, avait laissé la situation lui échapper lorsqu'Isabelle en entendant les détails trop sordides de l'affaire avait bondit sur eux sous sa forme de louve et les avait tout simplement massacrés ! Elle avait égorgé le premier, ouvert le ventre au second pour dévorer ses entrailles et le troisième elle lui avait broyé le crâne entre ses crocs surpuissants. A présent elle marchait pieds nus dans les flaques de sang, comme si de rien était. Alec savait qu'Isabelle avait hérité de leur mère sa passion pour le sang et sa nature de louve faisait qu'elle perdait très souvent le contrôle. Il avait beau savoir tout cela, il ne pouvait en vouloir à sa sœur, enfin pas complètement. Il ne regrettait pas la mort de ces ordures, seulement la méthode employée, qui n'était pas la sienne !
Alec essuya ses semelles sur une poubelle qui traînait dans les parages. Il avait eu ce qu'il voulait : le lieu où les enfants étaient enfermés avant d'être expédié dans des caisses d'animaux à leur « acheteurs ». Il voulait agir plus tard dans la journée, mais avec le raffut que venait de faire Isabelle, d'ici une heure toute la ville serait au courant et les trafiquants d'enfants seraient déjà loin ! Ils devaient poursuivre dans la foulée !
— Tu ne me facilite décidément pas la vie, grogna Alec mécontent de voir une tâche particulièrement répugnante sur le dos de sa veste.
Isabelle récupéra sa robe et l'enfila pardessus son corps trempé de sang dégoulinant. Autour de sa bouche il y avait de longues traîné sanguinolente et elle se pourléchait les doigts. Alec savait qu'elle venait de grignoter ses proies.
— Tu as besoin de moi pour la suite ? s'enquit-elle en croisant les bras ses pieds à nouveau perchés sur ses talons aiguilles vertigineux.
— Avec tes méthodes ? Non, merci. Tu peux y aller, je vais me débrouiller seul, dit Alec qui fit disparaître la souillure de sa veste avec sa magie.
— Comme tu voudras, fit Isabelle en haussant les épaules. Tu devrais demander à Jace de te rejoindre, un Vampire ne sera pas de trop.
— Jace est occupé, ces derniers temps, nota à voix haute Alec.
— Il viendra si tu le lui demande. Il vient toujours.
— Hum…
Isabelle s'approcha de son frère et lui déposa un baiser sanglant sur la joue.
— Je t'aime, fais attention à toi, mon papy.
Alec allait riposter, mais déjà sa sœur disparaissait dans la ruelle qui desservait l'arrière-cour. Alec regarda les lieux. Il savait qu'il ne devait pas rester, il avait entendu les sirènes des policiers Terrestres se rapprocher. D'un tour de main il fit basculer sur son visage sa capuche et ouvrit un portail.
Dites-moi ce que vous avez pensé! Il me tarde de lire vos avis! Et il me tarde encore plus que vous découvriez la suite ! ;-)
A très vite !
