Et voilà un nouveau chap pour la correction duquel je dois chaleureusement remercier mon bêta Di Castillo de Mortes pour sa rapidité et son efficacité. Bravo aussi à Benji251 qui a posté la centième review et a pu lire ce chap en exclu.

Chapitre 10 : Les assassins.

Hermione fut plus qu'énervée envers Ron pendant plusieurs jours, mais ensuite elle devint froide, l'ignorant complètement et ne reconnaissant pas sa présence quand il essayait de lui poser une question. A ce moment-là, elle se tournait immédiatement vers Harry s'il était tout près et lui posait une question, ou commençait une conversation privée, juste pour que Ron se sente encore plus exclus du trio. Ron ne s'attirait pas beaucoup de sympathie de la part des autres membres de la maison Griffondor – certains premières années riaient même de lui ouvertement, quelque chose qui semblait l'énerver encore plus que l'attitude d'Hermione.

Harry resta en dehors de ça pour la plupart – Ron semblait savoir que la lettre avait été une sorte de piège, et il évitait Harry avec détermination, comme s'il était la cause de tout ça ; un sentiment non partagé par Harry, qui sentait (comme tout le monde) que tout était de la faute de Ron. La partie probablement la pire de l'épreuve de Ron était que beaucoup de garçon étaient très sympathiques envers Hermione – Harry savait qu'elle était assez intelligente pour voir ceux qui éprouvaient vraiment de la sympathie pour elle et ceux qui essayait juste de faire enrager Ron, mais elle ne les repoussait pas – au contraire, quand Ron était dans le coin, elle les autorisait à s'asseoir avec elle et à faire des devoirs, même flirter un peu, bien qu'elle le faisait paraître comme rien de plus qu'une blague au garçon en question, et Harry savait que c'était juste pour agacer les nerfs de Ron et le faire se sentir encore plus mal.

Ginny était devenue folle et avait envoyé des sorts à Ron dans la salle commune le matin après que ça ait eu lieu, et il avait dû aller à l'infirmerie pour les enlever, car il ne savait pas comment se débarrasser d'un sort de Chauve-Furie, et la plupart refusaient de l'aider. Mme Weasley écrivit aussi une beuglante furieuse comme quoi elle l'avait mieux élevé que ça, et combien elle avait honte qu'il puisse être aussi sans cœur.

Les jours suivant la soirée agitée où Ron et Hermione avaient rompus, Harry et Gina avaient continués à avancer. Aucun des deux n'avait décidé de dire petite amie ou petit ami à l'autre, mais ils parvenaient à s'embrasser régulièrement en public et à faire d'autres choses dans la chambre d'Harry sous la protection des sorts qu'il plaçait autour de son lit chaque nuit. Elle avait prit l'habitude de venir squatter régulièrement la nuit, quelque fois réveillant Harry avec un léger baiser et un peu plus, mais la plupart du temps il était de toute façon réveillé. Neville avait demandé à Harry comment lancer les sorts qu'il mettait autour de son lit la nuit quand Gina était là et il lui avait montré, et il supposait que le garçon habituellement nerveux et Dee jouaient aux mêmes jeux que lui et Gina. Cela se confirma quand, une nuit, Dee et Gina entrèrent en même temps, et après quelques mots murmurés, elle se séparèrent vers leur destination différente.

Harry continuait à rechercher chaque nuit des signes des activités de Voldemort, mais il ne trouvait rien. De très petites attaques avaient été lancé ces dernières semaines – deux familles avaient été tuées et la marque des ténèbres avaient été trouvée à chaque fois, tandis qu'une autre avait été interrompue par les Aurors avant que les meurtres aient eu lieu – un signe que les mangemorts étaient négligents dans leurs couvertures. Aucun d'entre eux ne fut capturé, cependant.

Les leçons de l'AD continuaient, le nombre de participants ayant légèrement augmenté depuis le début de l'année – quelques Serdaigles et Poufsouffles avaient rejoint les rangs pour apprendre comment se battre en duel, et ils avaient beaucoup de travail à faire. Il décida de faire s'entraîner ces personnes avec d'autres membres de leurs maisons – Luna eut quelques personnes de Serdaigles tandis que les Poufsouffles furent pris en charge par Ernie. Ron avait arrêté de venir aux réunions de l'AD et se cachait dans son dortoir la plupart du temps, sortant pour les cours et les repas et restant dans le dortoir autrement.

Octobre arriva, et les gens commencèrent se préparer pour la danse d'Halloween – des avis avaient été affichés et maintenant de nombreuses personnes s'agitaient pour trouver un partenaire. Parvati et Lavande étaient devenues très populaires parmi les filles quand il s'avéra que c'était leurs lettres qui avaient convaincues le directeur d'organiser un bal – mais la plupart des garçons grommelaient sur le façon de comment ils allaient trouver une cavalière.

Harry ne s'inquiétait pas pour le bal – il était assez certain que Gina dirait oui quand il lui demanderait, donc il décida de lui demander la prochaine fois qu'il la verrait. Pour l'instant, il voulait essayer les artéfacts qu'il avait acheté pendant les vacances, il les mit dans une malle, la rétrécit et se dirigea vers la salle sur demande. Les artéfacts en jade étaient ceux qui l'intéressaient – le reste des objets annulait juste l'activité magique, mas il était particulièrement intéressé par le pendentif que Mondingus avait trouvé, car il était fait à la fois en améthyste et en jade, donc ça lui donnerait quelque chose tout en annulant en même temps l'activité magique.

Il scella la porte de la salle et sortit en premier la figurine, envoyant un peu de mage à l'intérieur en le faisant, et elle sembla soudainement commencer à grandir. Étonné, Harry la lâcha et elle grandit jusqu'à la taille d'une homme adulte fait de jade, il se pencha sur un pied et mit son épée dans un fourreau à son côté.

« Mon seigneur, » fit la silhouette, en inclinant la tête. Harry regarda avec étonnement pendant un moment alors qu'Orion excité lui expliqua ce que c'était.

« C'est un golem, » dit-il, et s'il avait eu le contrôle du corps d'Harry il aurait sauté de joie. « Ce sont de putains de bâtard, et complètement loyaux à leur maître – toi, dans ce cas. Il fera n'importe quoi pour toi pendant le temps qu'il a sur terre – tout dépend de combien la figurine est puissante. » Harry secoua la tête d'étonnement puis se reprit.

« Golem, » dit-il, en regardant l'homme de pierre. « Lève-toi, » fit-il patiemment, et le golem se releva. « As-tu la connaissance de combien de temps tu peux rester actif avant de devoir te recharger ? » Le golem hocha la tête.

« Je peux rester actif pendant une heure, et j'ai besoin d'une journée pour complètement me recharger. » La voix était complètement monotone. Harry hocha la tête et regarda l'épée – elle semblait coupante comme un rasoir et incassable, même si elle était faite en jade. « Je suis maintenant lié à vous, maître – je suis votre serviteur et je ferai tout ce que vous me demanderez. » Harry cligna des yeux de surprise et hocha la tête, acceptant le lien. Un golem de son côté ne pouvait pas faire de mal. Il désactiva le golem après ça et il la rétrécit jusqu'à la petite figurine qu'il avait au début. Il la replaça dans la malle et prit le couteau, le faisant tourner dans ses mains un moment avant d'envoyer un peu de magie à l'intérieur comme il l'avait fait pour le golem. Il ne sentit aucune différence, et ne put voir aucun effet qu'avait le couteau, mais il savait que ça fonctionnait – le couteau avait accepté la magie et il savait que ça ne pouvait pas être rompu. Il bougea la main pour le baisser – et se figea sous le choix. Une mouche volait dans la pièce, mais elle allait à une allure d'escargot. Le couteau ralentissait manifestement le temps pour l'utilisateur. Un outil aussi puissant ne durait surement pas longtemps, et il découvrit que dix minutes passèrent pour lui tandis qu'il était sous les effets du couteau avant que le temps ne revienne à la normal, la dague étant à court d'énergie. Il la remit dans sa malle et prit le dernier objet qu'il avait à tester – le pendentif. Le mettant, il l'activa et frémit alors qu'il sentit la bulle froid du champ négatif qui imprégnait maintenant la pièce. Il se demanda ce que le pendentif avait fait et alla de nouveau vers sa malle quand elle se souleva et vola vers lui gentiment. Il cligna des yeux puis sentit une brise qui l'accompagnait, il supposa qu'il contrôlait l'air dans la pièce. Il testa sa théorie en se concentrant sur l'air autour de lui et en le rendant rigide et solide puis en le relâchant.

Flottant gentiment dans les airs, il poussa un cri de joie quand il changea les flux pour que seul l'air sous ses pieds soit solide. C'était assez déconcertant au début, mais il pouvait se faire voler pendant un petit moment. Il pouvait aussi tourner chaque partie du pendentif à volonté, donc il avait basiquement deux artéfacts en un. Il l'arrêta après un moment et le laissa se recharger alors qu'il retournait dans sa chambre, la malle de nouveau rétrécie et fermée. Il la plaça dans sa chambre avant de redescendre dans la salle commune et de s'asseoir avec Hermione et Blaise, qui faisaient leurs devoirs de runes anciennes.

« Salut les gars, » fit-il en s'étirant dans le fauteuil. « Qu'est-ce que vous allez faire pour le bal ? » Hermione haussa les épaules et Blaise la copia.

« Je suppose que Seamus va me demander – nous sommes juste amis mais ça sera amusant d'y aller, » fit Blaise, tandis qu'Hermione mâcha sa plume pendant un moment.

« Michael Corner m'a demandé, » dit-elle, et Harry haussa un sourcil.

« Il te tourne autour, n'est-ce pas ? » Elle haussa les épaules.

« Je n'ai jamais dit que j'avais accepté – j'ai souligné que Ginny était une de mes meilleures amies et il s'est retiré. Comme tu l'as dit, il me tourne autour. Et toi ? Tu vas demander à Gina, n'est-ce pas ? » Harry hocha la tête et roula les yeux.

« Ouais, mais tu sais combien je suis nul en danse, donc elle va surement passer un assez mauvais moment. En parlant de ça, sais-tu où elle est ? Je ne lui ai pas encore demandé et j'aimerai mieux le faire en face plutôt que par lettre. » Hermione pointa au dessus de son épaule et Harry se retourna pour voir Gina descendre les escaliers des dortoirs des filles, donc il se leva et s'approcha calmement, la serrant dans ses bras tandis qu'elle passait ses bras autour de son cou.

« Salut Harry, » dit-elle, en lui embrassant la joue.

« Salut Gina, » répondit-il, en la relâchant. « Tu veux venir au bal avec moi ? » Elle sourit et l'embrassa passionnément, le poussant contre un mur. Il lui sourit alors qu'elle se reculait, et haussa un sourcil interrogateur. « C'est un oui ? » Elle le tapa au niveau de la poitrine et se rapprocha de nouveau, si proche que ses lèvres touchèrent les siennes alors qu'elle parlait.

« Tu parles que c'est un oui, » dit-elle, en se reculant et en lui lançant un regard possessif. Elle retourna vers les filles et Harry sourit aux regards stupéfaits de ses amis masculins.

« Qu'y a-t-il ? » demanda-f-il à Dean après un moment, ce à quoi le garçon noir haussa les épaules.

« Hé bien, c'est juste que tu as beaucoup changé depuis l'année dernière – nous pensions que peut-être tu devenais homo pour ce que tu t'intéressais aux filles – je veux dire, Cho ça n'était pas ça et tu n'as regardé aucune autre. Au moins, j'ai imaginé que tu étais un aspirant prêtre, ou quelque chose comme ça. » Harry déglutit et le frappa joyeusement à l'épaule.

« Je ne suis pas gay et je ne vais certainement pas devenir prêtre, » dit-il, en ajoutant après quelques moments, « Bâtard. » Dean rit et haussa les épaules.

« Hé tu m'as prouvé que j'avais tord, n'est-ce pas ? » Harry roula des yeux et rit, puis gémit en voyant l'heure qu'il était.

« Par l'enfer, j'ai cette putain de session d'étude avec la reine des garces, » déclara-t-il, en soupirant. Ses sessions d'étude avec Kira étaient les pires qu'il avait, si ce n'était pour le simple fait qu'elle refusait tout net de s'entendre avec lui. Dean lui tapa l'épaule avec sympathie et lui souhaita bonne chance alors qu'il grimpait les escaliers pour prendre ses affaires. Il grogna de nouveau alors qu'il réalisa que c'était son anniversaire aujourd'hui – elle l'avait mentionné il y a quelques temps, et Orion n'arrêtait pas de lui dire de lui acheter quelque chose de sympa pour calmer son attitude envers lui.

Harry refusait, bien sûr, mais Orion ne laissait pas tomber. Harry arriva à la bibliothèque avec dix minutes à tuer avant leur session habituelle, ouvrant le livre sur lequel ils travaillaient tandis qu'il attendait. Le son de son arrivée lui fit lever les yeux, et elle semblait agacée par quelque chose – agacée ou incertaine, il n'en était pas sûr. Il n'y avait pas de commentaires sarcastiques aujourd'hui, inhabituel de sa part d'être silencieuse et de ne pas essayer de le rendre fou.

« Joyeux anniversaire, » dit-il quand elle s'asseoir, et cela la rendit encore plus incertaine. Harry tourna jusqu'à la page sur laquelle ils travaillaient et elle fit de même, même si elle semblait distraite et sa page ne tourna pas pendant plus de trente minutes. Quand vint l'heure de se questionner l'un l'autre, elle ne put répondre à aucune de ses questions, et après dix minutes, Harry ferma le livre et la regarda avec ce qu'Orion appela de sa voix chantante de l'inquiétude.

« Qu'y a-t-il ? » demanda-t-il, et ses yeux s'agrandirent de surprise.

« Que veux-tu dire ? » demanda-t-elle, et Harry s'appuya contre le dossier pour être à l'aise.

« Tu n'as pas du tout étudié, tu ne m'as pas insulté depuis que tu es ici, soit pendant une heure. »

« Est-ce que tu préfèrerais que je t'insulte ? »

« Je n'ai pas dit ça, mais tu le fais si naturellement, ça doit être que quelque chose doit être vraiment mauvais pour que tu agisses aussi bizarrement. » Elle haussa les épaules et essaya d'étudier pendant quelques instants avant de repousser son livre et de le regarder de nouveau.

« Pourquoi est-ce que tu m'as dit bon anniversaire ? » demanda-t-elle, semblant en colère. « Pourquoi est-ce que quelqu'un que j'ai tout fait pour qu'il me déteste se rappelle de mon anniversaire quand mon propre petit ami ne l'a pas fait ? Ouais, Drago a oublié – quelque chose que tu pourras dire à tous tes potes pour que vous puissiez en rire, vas-y ! » Elle semblait un peu folle et la lueur dans ses yeux le défiait de faire une telle chose. Harry fut surpris de son éclat de colère mais se tut pendant quelques minutes.

« Hé bien, comment sais-tu qu'il a oublié – il peut préparer quelque chose de spécial, » dit-il, essayant de cacher l'incrédulité dans sa voix, mais elle eut juste un rire amer.

« Non, il a oublié – je lui ai rappelé presque une fois par semaine depuis le début de l'année et il a oublié, et je te l'ai dit une fois, et tu t'en ais rappelé – comment est-ce que ça se fait ? » Une larme rageuse coula le long de sa joue et elle l'essuya, discrètement comme si elle pensait qu'il ne l'avait pas remarqué. « Je veux dire, j'ai essayé de le rendre heureux en étant une vraie garce envers toi, et il ne se rappelle même pas mon anniversaire. Quel sorte de petit ami fait ça ? » Harry se mordit la langue pour ne pas répliquer '' le genre petit ami Malfoy, » et il haussa les épaules mal à l'aise.

« Donc tu … ne me hais pas ? » elle rit amèrement de nouveau et haussa les épaules.

« Comment le saurais-je, nous n'avons jamais vraiment parlé, » dit-elle. « Mais je doute que je te haïrais si nous le faisions … c'était un effort de continuer à t'insulter, et tu n'as jamais – tu n'as jamais répliqué quelque chose. » Elle fit une pause pendant un moment, en le regardant attentivement. « Pouvons-nous essayer et être amis, qu'en dis-tu ? ça serait bien de se laisser aller, de laisser tomber le masque que je dois garder quand Drago est là … » Harry sourit chaudement, si ce n'est un peu étonné par la demande.

« Bien sûr, on peut essayer, » répondit-il.

Il s'avéra qu'ils s'entendaient assez bien quand elle n'essayait pas d'être Mme Malfoy, et pendant la dernière demi-heure ils dirent des blagues et étudièrent un peu, faisant réellement connaissance avec l'autre. Elle dit au revoir avec un sourire quand le moment fut venu, et il le retourna – elle n'était pas si mal, vraiment. Pour le reste de la soirée il fit le dernier de ses devoirs et lut un peu sur certains des enchantements qu'il n'avait pas encore appris tandis qu'il attendait que le soleil se lève de nouveau – il n'avait pas besoin de dormir en ce moment. Gina se glissa de nouveau dans sa chambre, elle se lissa à côté de lui et il la tint dans ses bras pendant qu'elle dormait. Orion se plaignit du lent développement de leur relation, mais Harry souligna que c'était son corps, et donc qu'il avait la maîtrise de cette relation, ce à quoi la voix désincarnée répondit que c'était injuste, mais il abandonna en grommelant à propos des lois de l'égalité des droits.

La vérité était qu'Harry aimait la compagnie qu'il avait avec Gina la nuit – simplement avoir quelqu'un là rendait plus facile de passer ces heures, et il aimait la sensation qu'elle soit là. Il pouvait sentir son cœur battre au niveau de sa main qui était enlacée avec la sienne, et il semblait s'accorder avec le sien à certains moments, et à d'autres les deux combinés s'emballaient, un rythme soutenu qui l'apaisait. A ce moment-là elle était allongée à côté de lui, face à Harry qui s'était tourné pour regarder son visage. Il enleva doucement les mèches de cheveux de son visage, ses doigts caressant gentiment son front et la faisant sourire dans son sommeil. Elle trembla et il remonta le duvet sur elle – des choses qu'il faisait quand elle était là qu'il ne se serait pas embêté à faire pour lui-même, comme le soulignait Orion, le faisant sonner comme s'il pensait qu'Harry était fou. Ses yeux s'ouvrirent et elle lui fit un sourire ensommeillé.

« Salut, » dit-elle doucement.

« Tu avais froid, » lui expliqua-t-il à sa question silencieuse. « Rendors-toi, tu as encore quelques heures … » Elle enroula son bras autour de lui et le rapprocha, reposant sa tête contre sa poitrine.

« Mmm, 'kay, » dit-elle et il embrassa ses cheveux alors qu'elle se rendormait.

Un week-end Préaulard avait été organisé pour le week-end avant le week-end d'Halloween (le jour serait un Samedi), les autorisant à aller chercher ce dont ils auraient besoin pour le bal, et Harry l'attendait avec impatience – ça serait son premier rendez-vous avec Gina en tant que sa petite amie, et il avait déjà tout prévu dans sa tête, et déclenchait les blagues d'Orion dans le même temps.

« Depuis quand es-tu si romantique ? » exigea de savoir Orion alors qu'Harry préparait un piquenique près du lac, où ils ne seraient pas dérangés par ceux allant à Préaulard et en revenant. « Assure-toi de mettre de la crème fouettée dans le panier piquenique, juste au cas où, » déclara Orion, et Harry roula des yeux, même s'il admettait que c'était une image plaisante …

Un coup à ses rideaux l'alerta que quelqu'un voulait le voir et il enleva le sort de silence pour lui parler.

« Harry, il est presque six heures trente, » fit la voix de Neville. « Gina ferait mieux de se lever si elle ne veut pas être surprise par les autres. » Harry regarda sa montre et se maudit à voix basse quand il réalisa qu'en fait, il avait perdu la notion du temps.

« Merci Neville, » murmura-t-il à travers les rideaux avant de remettre le sort de silence. Il caressa sa joue et son épaule de sa main, assez doucement pour être agréable mais suffisamment fort pour la tirer de son sommeil. « A moins que tu ne veuilles être vue ici, il est temps de partir, » fit-il doucement, en lui montrant l'heure. Elle hocha la tête et prit ses vêtements avant de s'habiller et de partir rapidement embrassant Harry une dernière fois avant de s'en aller. Harry soupira à la perte de chaleur sur son lit là où elle avait été allongée avant de décider de se lever et de s'habiller.

La salle commune était vide à cette heure-là, à part Neville qui était assis dans un fauteuil et regardait simplement le feu de la cheminée. Harry s'assit à côté de lui et remarqua que Neville regarda par-dessus lui et se rassit quand il posa les yeux sur lui.

« Qu'as-tu vu ? » lui demanda-t-il doucement, et Neville soupira.

« Tu es certain que tu veux savoir ? » Harry y réfléchit un moment avant de demander.

« Est-ce que tu l'as compris ? »

« En partie, » répondit Neville, en le regardant de nouveau. « J'ai vu la mort – un crâne tourne autour de toi. Je ne crois pas que tu vas mourir, mais quelqu'un va mourir à cause de toi. Pour tout ce que j'en sais, cette personne pourrait-être Tu-Sais-Qui. Tout ce que je sais c'est que ça va bientôt se passer – pas aujourd'hui, mais dans pas longtemps. Je ne peux pas être plus précis que ça, j'en ai peur. » Harry hocha la tête, en regardant aussi le feu brûler.

« Est-ce que tu as vu beaucoup de signes de mort récemment ? » demanda-t-il doucement, et Neville secoua la tête, ce qui fit pousser à Harry un soupir de soulagement – ça voulait dire qu'il n'y avait pas d'attaque massive prévue sur l'école dans l'immédiat. « Qu'est-ce que tu as vu ? » Neville haussa les épaules.

« Beaucoup de choses, » dit-il en fermant les yeux. « Blaise t'a menti récemment – sur quoi, je ne sais pas, mais je crois que tu le découvriras bientôt en le lui demandant. Le passé de Dean le rattrape – quelque chose qui court dans son sang, quelque chose qu'il doit affronter. Ron va apprendre de son erreur et trouvera l'amour après un certain temps, mais avec qui, je ne sais pas. Le reste c'est juste des trucs normaux – quelqu'un aura un secret dévoilé ou quelque chose comme ça, mais le professeur Gordon … quelqu'un la blesse. J'ai vu une silhouette dissimulée derrière elle quelques fois, avec des yeux rouges, et je sais qu'il lui veut du mal. Il va bientôt venir pour elle. » Harry hocha la tête, regardant toujours le feu.

« Voldemort doit en avoir après elle, » dit-il, et il remarqua que Neville ne fléchit pas. « Les yeux rouges – ce sont les siens, d'accord. Peut-être que la mort autour de moi c'est elle, ou ses assassins – Voldemort aura du mal à la tuer avec Dumbledore aussi près. » Neville hocha la tête et haussa les épaules.

« Je ne pense pas qu'elle va mourir – pas encore, elle a d'autres choses autour d'elle qui sont plus lointaines. Une cage, par exemple, quelque chose apparaît autour d'elle, et elle va être importante dans la bataille à venir – que ce soit bon ou mauvais, je ne sais pas. Quoi ? » fit-il en regardant de nouveau Harry. « Le crâne de la mort – il est maintenant suivi par un phénix … je n'ai aucune idée de ce que ça veut dire, désolé. »

« Pas de problème, » fit Harry, en écoutant Orion un moment. « Orion dit que les visions n'ont habituellement pas de sens jusqu'à après qu'elles se soient réalisées. Je suppose que nous le découvrirons bientôt, » ajouta-t-il, en se levant. « Je vais au petit déjeuner maintenant. Tu viens ? » Neville hocha la tête et s'éloigna du feu, il descendit avec Harry et se prit un solide petit déjeuner. Un groupe de serpentards entra dans la salle et Neville leva les yeux en les regardant, voyant des apparitions autour d'eux.

« Cette fille, Kira va être en danger, » chuchota-t-il à Harry, qui était assez en face de lui. « Mais elle va survivre. Malfoy a quelque chose de bizarre – il a une marque noire sur un côté, mais c'est attaqué par un phénix dans le futur … Je suppose que c'est un mangemort maintenant. Ou qu'il va le devenir. » Harry hocha la tête, en mangeant son petit déjeuner. Certaines des visions de Neville étaient … déconcertant, pour le moins.

La journée se passait lentement, et Harry se concentra peu pendant ses cours. Il fut détaché pendant sa session avec Blaise, se demandant sur quoi elle lui avait menti, et qu'est-ce qui allait se passer que Neville avait vu. Orion était même intrigué par ses visions pour arrêter ses commentaires sur les filles de l'école jusqu'à au moins la moitié de sa session d'étude avec Pansy. Puis, bien sûr, il s'y remit de plus belle, et Harry réussit à les ignorer suffisamment jusqu'à ce qu'il soit hors de la présence de Pansy.

Harry eut le sentiment qu'il devait vérifier les activités de Voldemort ce soir-là, et il shifta dans les ombres aussitôt que le soleil se coucha. Il y avait plein d'endroits où il devait vérifier, et il ne prévoyait pas de rester absent trop longtemps. Il fut, cependant, dans l'erreur, car quand il chercha après Voldemort, il trouva une réunion.

Voldemort était assis sur un trône en pierre, regardant un demi-cercle de mangemorts masqués qui se tenaient debout devant lui. Ils étaient à l'extérieur, dans ce qui ressemblait à une copie de Stonehenge, avec les étoiles brillant au dessus d'eux dans leurs constellations habituelles. Voldemort ne semblait pas très heureux, et alors, quand semblait-il heureux ? Harry se demanda brièvement si le bâtard pouvait le sentir, mais Orion l'informa qu'être une ombre bloquait le lien entre eux.

« Avery, » fit le sifflement familier de la voix du mage noir, et un mangemort s'avança.

« Oui, Mon Seigneur, » vint la réponse obéissante. « Pourquoi ce fait-il qu'avec le retour de mes détraqueurs j'ai encore plusieurs de mes mangemorts enfermés à Azkaban ? Je t'ai chargé de libérer Malfoy et les autres rapidement – ils n'ont pas encore assez souffert pour leur échec, » fit-il, et Avery déglutit audiblement.

« Mon seigneur, c'est difficile – les Aurors l'ont sévèrement scellé, mais j'ai maintenant un homme à l'intérieur, et je crois que nous pouvons tirer avantage de la situation. J'ai un plan, Mon Seigneur, un plan qui peut envoyer la partie sorcière de la Grande Bretagne dans le désarroi, puis-je vous le présenter ? » Voldemort réfléchit un moment. Il était clairement désireux de l'entendre, mais il agita sa main le renvoyant dans le demi-cercle.

« Je t'appellerai à un moment plus propice, » répondit-il, et il appela un autre mangemort. « Nott, qu'est-ce que tes espions au ministère Russe ont à nous offrir ? » Nott inclina sa tête et Harry sut qu'il n'avait rien à rapporter.

« Ils n'ont pas été en contact avec moi à part pour rapporter que rien n'a changé, » dit-il, n'osant pas respirer. Voldemort ne montra aucun signe de surprise, mais sa colère se leva et il avait crié Endoloris avant que Nott ne sache ce qu'il se passait. L'homme, se tordant maintenant, cria de tout ses poumons pendant presque une minute entière avant que Voldemort brise le sort.

« Tu m'as déçu, Nott. Ne le refais pas, où je devrais te faire subir mon déplaisir. » Nott se releva et retourna dans le demi-cercle, tremblant horriblement. « Queudver. » Un glapissement et l'homme s'avança, et Harry le regarda avec satisfaction – quelles étaient les chances que Voldemort soit satisfait par lui ? « Et Gordon ? Est-ce qu'elle a quitté le château à un moment ? »

« N-non, Mon Sei- ARGH ! » Voldemort ne lui laissa même pas le temps de finir avant de lui lancer l'Endoloris.

« Échec, échec, échec ! » siffla-t-il furieux. « Tout ce que vous me dite sont des échecs, tous ! Bien, retournez à vos postes, et priez que vous ayez de meilleures nouvelles la prochaine fois ! Bella, reste. » Un des mangemorts s'arrêta et se tourna de nouveau vers Voldemort, et Harry ne laissa pas la colère le toucher. Les autres transplanèrent, et Bella, bien qu'elle portait une épaisse robe et un masque, était visiblement nerveuse, et Harry put presque l'entendre grincer des dents. « Tu sais pourquoi tu es là. » fit froidement Voldemort, et Bellatrix hocha la tête en tremblant, retirant son masque. Harry ne put croire la peur qu'il vit dans ses yeux. Il se demanda si sa légilimencie fonctionnerait depuis les ombres, et il fut surpris de découvrir que ça fonctionnait, ça demandait juste un suprême effort de sa part. Il resta non-détecté, rôdant dans son esprit, prenant toutes les informations qu'il pouvait trouver discrètement.

Ce qu'il trouva le choqua plus que la vue de sa frayeur. Elle n'était pas effrayée, elle était terrifiée – terrifiée que Voldemort la viole de nouveau. Les mots clés dans cette phrase étaient les derniers – de nouveau. C'était sa punition pour son échec à ramener la prophétie, et elle le subissait chaque jour depuis. Elle en était malade, terrifiée de lui, mais incapable de changer de camp – elle avait scellé son destin quand elle était allée sur cette folle mission à la maison des Londubat. C'était comme ça qu'elle le voyait, et Harry cligna des yeux de surprise, scannant ses souvenirs, et il devint encore plus confus avec chacun d'entre eux – elle se haïssait pour avoir tué Sirius, elle avait caché Neville dans un placard à l'abris des autres mangemorts lors de sa dernière mission avant Azkaban. Son mari était un sadique, et elle le haïssait ; Elle haïssait Lucius, qui abusait de sa sœur ; elle haïssait Dumbledore pour ne pas l'avoir vu se tourner du côté de Voldemort, et elle se haïssait, pour y être entrée si profondément avant qu'elle ne réalise qu'elle était du mauvais côté.

Ses souvenirs étaient principalement des regrets, avec aucune place pour de la joie ou de la douceur. De nombreuses manières, elle n'avait jamais quitté sa cellule à Azkaban. Comment cela était-il possible ? Elle ne pouvait pas se protéger de lui ou le mener sur une fausse piste – ce n'était pas des souvenirs qu'une personne proche de Voldemort s'autoriserait à revoir s'il y avait un moyen de l'en empêcher. Voldemort caressa sa joue pendant un moment et lui tandis un portoloin. Harry brisa la connexion avant qu'elle ne disparaisse, sa tête si confuse qu'il sentit comme si la moitié du monde venait juste de se retourner. Bellatrix Lestrange n'était pas humaine – il l'avait vu au département des mystères, et dans la pensine de Dumbledore – elle avait ouvertement déclaré qu'elle était la plus fervente partisane de Voldemort, elle avait torturé Neville et avait tué Sirius. Elle l'avait nargué avec ça.

Mais Sirius a été frappé par un stupéfix, pour autant que le savait Harry, pas un sort mortel, elle avait utilisé quelques instants l'Endoloris sur Neville et elle l'avait nargué sur ses parents, ce qui avait donné à l'Ordre le temps d'arriver, mais il doutait que ça ait été la raison pour laquelle elle l'avait fait.

Une pensée lui vint tandis qu'il réfléchissait, et il se demanda ce que Rogue devait faire quand on lui ordonnait de tuer quelqu'un tandis qu'il essayait de garder sa couverture parmi les mangemorts – et en la décision abrupte qu'il devait probablement serrer des dents et le faire. Cette pensée était assez perturbante, mais Orion souligna que c'était de l'auto-préservation – en suivant l'ordre, il conservait sa couverture et sa vie. Bellatrix avait-il fait quelque chose de similaire ? Garder sa couverture de garce sans cœur à cause des mangemorts autour, et dehors quand c'était juste elle et Harry, combien de temps Voldemort avait-il été là ? Est-ce qu'elle avait simulé tout le long ?

Il doutait qu'elle ait commencé à simuler. Peut-être Azkaban avait-il changé sa façon de voir Voldemort, peut-être n'était-elle réellement plus vraiment du côté des mangemorts. Un autre scan de légilimencie le lui dirait, il en était certain ; un moyen de confondre quelqu'un s'il essayait de brouiller ses souvenirs c'était de les revoir encore et encore lors de sessions différentes, et de rechercher des différences. Il se demanda ce qu'il trouverait.

Pendant le week-end, Harry regarda les plus importantes personnes dans les rangs de Voldemort – le serpent lui-même était toujours très bien caché, mais Harry avait découvert où Bellatrix restait – elle était avec sa sœur Narcissa, au Manoir Malfoy. Il la trouva une nuit, debout sur un des balcons et regardant la lune. Son scan de légilmencie obtint exactement les mêmes résultats, et il continua plus profondément cette fois, tandis qu'elle regardait les étoiles.

Il réussit à réunir les pièces de son passé, cette fois. On lui avait appris la valeur du sang pur depuis la naissance, et elle n'avait pas changé de cette basique 'règle' de vie. Quand elle était en quatrième année à Poudlard, elle et Narcissa avait été fiancées ave leurs maris respectifs, et elles avaient été mariées. Tandis que Narcissa avait réussi à le faire sans se compromettre dans les rangs de Voldemort, Bellatrix n'avait pas réalisé dans quoi elle se mettait quand elle sauta joyeusement dedans – elle pensait juste à quelques rixes contre les moldus et peut-être quelques tortures, mais ce ne fut pas ce qu'il se passa. La peur de l'Endoloris et du sort de mort garantissait sa loyauté, en dépit de son lent changement d'esprit que ce qu'elle faisait était mauvais. Quand Voldemort avait essayé de tuer Harry, elle avait été consternée qu'il ait essayé de tuer un bébé, et un qui n'était même pas un né de moldu ou un sang de bourbe, mais un sang mêlé, et en tant que tel un neutre, destiné à servir les sangs purs et éventuellement commencer une ligne d'un sang lentement purifié. Elle avait haït son mari lors de leur première rencontre, et avait su que les autres tueraient Neville sans remords, et elle l'avait caché d'eux quand elle avait inspecté la maison à la recherche d'autres sorciers et sorcières adultes. Elle ne pouvait pas surmonter le fat qu'ils aient torturés des sangs purs jusqu'à la folie, et bien que ce soit le crime pour lequel elle était emprisonné, elle avait seulement lancé le premier Endoloris sur Alice Londubat, et avait été ordonné de vérifier le périmètre contre les Aurors et prévenir s'ils arrivaient. Il suffisait de dire qu'elle avait échoué dans cette tâche.

Et les longues nuits à Azkaban, la nuit qui ne s'arrêtait jamais, l'avaient seulement aidées à renoncer à ce qu'elle avait fait quand elle était plus jeune. Mais elle avait été effrayée de mourir quand Voldemort l'avait sorti de prison, et elle lui avait fait savoir qu'elle était sa 'plus dévouée servante qui avait bravé Azkaban pour lui'. Elle avait dit la même chose quand elle avait été emmenée dans sa cellule – elle ne pensait pas que Voldemort serait parti très longtemps, probablement blessé légèrement mais qu'il reviendrait après quelques mois tout au plus. Elle avait eu tord, cependant.

Ce qui lui avait le plus donné envie de 'quitter son service' était l'hésitation qu'il avait eu à l'emmener hors du ministère – est-ce que c'était comme ça que sa loyauté était récompensée, se demanda-t-elle ? Elle savait qu'il l'aurait laissé derrière, mais il avait réfléchi à ce qu'il pouvait lui faire comme 'punition', et il l'avait emmené, l'enlevant des griffes du ministère.

Harry ne pouvait toujours pas la comprendre, mais il commençait à réaliser qu'elle pouvait être convaincue de quitter le service de Voldemort si elle pouvait être protégée. La pensée le mettait toujours en colère envers lui-même, mais il scanna de nouveau ses souvenirs de la mort de Sirius et trouva le même remords, le même stupefix. Il découvrit qu'il avait eu raison quand il l'avait suspecté d'avoir utilisé son instinct d'auto préservation pour torturer Neville et narguer Harry, et il vit que Voldemort avait tout contrôlé de ce moment à l'arrivé de Voldemort, il attendait.

Il ne put pas la suivre quand elle rentra dans la maison après une heure à regarder les étoiles, principalement parce que les lumières vives rendaient difficiles de se fondre dans les ombres. Il retourna à Poudlard se sentant confus – l'aiderait-il si elle le demandait ? Il n'en était toujours pas sûr, car il avait été tellement facile d'apprendre comment la détester ; apprendre à ne pas le faire était tellement plus difficile que c'en était douloureux. Il trouva la paix cette nuit-là quand Gina se faufila dans son lit et se glissa à côté de lui, emportant au loin sa confusion à propos de la mangemort avec sa douce respiration rythmée.

Pendant la semaine, Mac Gonagall leur fit passer un test officiel de Transplanage pour qu'ils aient tous leur licence et Harry le passa facilement. Son examen fut de transplaner sur le Chemin de Traverse, où il avait rencontré un officiel du ministère, qui l'avait noté et lui avait dit de retourner à Préaulard. Tous le monde dans la classe réussit, certains mieux que d'autres mais ils avaient quand même tous réussis. Harry continua à faire ses préparatifs pour le voyage du week-end à Préaulard, où Gina et lui sortiraient ensemble. Il se rappela combien dramatique avait été son rendez-vous avec Cho au salon de thé et décida d'évita cet endroit comme la peste – il ne pensait pas que ce serrait un bon signe s'il réessayait. Le week-end vint et Harry dormit avec Gina jusque là, quand presque tout le monde dans le dortoir était déjà à Préaulard.

S'habillant, ils descendirent tandis qu'Harry portait un panier pique-nique miniature dans sa poche qui avait un sort de préservation pour que la nourriture ne périsse pas. Gina fut surprise quand Harry la dirigea non pas vers le village magique, mais vers le lac et qu'ils sortit une couverture pour qu'ils s'asseyent dessus. Il agrandit le panier et elle comprit, lui souriant tandis qu'il sortait deux assiettes, et qu'il étalait la nourriture sur la couverture pour qu'elle puisse choisir ce qu'elle voulait. Après un repas léger et agréable et des conversations légères, ils se rapprochèrent et s'assirent ensemble en regardant les petites vagues qui troublaient la surface du lac à cause du vent et du calmar géant, ils profitaient de la présence de l'autre.

Finalement ils remballèrent le panier et le rétrécirent à nouveau puis il se dirigèrent vers Préaulard, main dans la main pour aller faire du shopping. Ils venaient juste de sortir de Honeydukes quand la cicatrice d'Harry s'agita, et plus loin dans la rue ils entendirent un grand cri.

« Retourne à Poudlard, » fit Harry à Gina, en levant sa baguette et en jetant sur le côté ses achats. « Rentre et dit à Dumbledore qu'il y a des mangemorts à Préaulard. ALLEZ ! » Tremblante, elle essaya de protester, mais Harry lui redit et elle s'en alla, courant rapidement en direction de Poudlard, tandis qu'Harry se tournait dans l'autre direction, courant et cherchant après l'inévitable groupe de mangemorts et peut-être des créatures maléfiques. Il fut surpris quand, après avoir rencontré un groupe de gens qui s'enfuyaient, il vit que seulement dix mangemorts étaient présents, marchant vers les Trois Balais. ''Ils pensent probablement que je suis dedans,'' pensa Harry, en les regardant. Il lança des stupéfix dans leurs dos et l'un d'eux tomba, tandis que les autres se retournèrent.

« Potter, » ricana l'un d'entre eux, tandis qu'Harry hocha la tête. « Avery, avec moi. Le reste d'entre vous, poursuivez la cible ! » Harry cligna les yeux de surprise, et il regarda les deux s'approcher – ils n'étaient pas après lui, après tout. Il en toucha un avec un stupéfix et il esquiva un sort mortel avant de souffler l'autre contre un mur, où il s'affaissa, inconscient. Quelqu'un avait apparemment alerté les étudiants dans le pub et ils sortaient, en courant et en criant, mais les mangemorts les ignorèrent, et leur attention se porta sur les deux professeurs qui sortaient du pub – le professeur Flitwick et le professeur Gordon. Ils se tenaient entre les étudiants fuyants et les huit mangemorts restants. Ils semblèrent cependant se concentrer sur le professeur de défense, et ils levèrent leurs baguettes, ignorant complètement le petit professeur à ses côtés.

Une grosse erreur. Il agita vivement sa baguette et, avec une incantation murmurée, les mangemorts furent soudainement soufflés en arrière, tandis que le professeur Gordon commença à les stupéfixer. Ils se remirent rapidement, bien sûr, et commencèrent à lancer des sorts mortels, forçant les deux professeurs à esquiver et à transplaner derrière les mangemorts. Des duels vicieux commencèrent, tandis qu'Harry entama un duel contre les deux mangemorts réanimés qu'il avait battu auparavant – un combat qui devint soudainement très mauvais. Il esquiva et para et réussi à en toucher un à l'estomac avec son couteau, tandis qu'il sortait sa baguette de son autre main. Il lança ensuite des stupéfix et des sorts de restreintes physiques, les touchant de nombreuses fois puis il se retourna pour aider les professeurs …

Il se tourna juste au moment où le professeur Flitwick fut projeté en arrière par un sort de magie noire d'un des mangemorts. Le professeur Gordon, distraite par la disparition de son camarade, fut alors touchée par un Endoloris, la faisant tomber au sol en criant. Les mangemorts formèrent un demi-cercle autour d'elle, et ils levèrent leurs baguettes.

« Tu payeras le prix de la tricherie de ton père, » siffla l'un, et les morts commencèrent à former l'incantation qui était lancée. « Avada – » Le professeur Gordon ferma les yeux, et se demanda un moment comment ça faisait de mourir. Un solide thunk se fit entendre et lui fit ouvrir les yeux, et elle regarda le mangemort qui allait la tuer tomber à genoux puis tomber sur le sol, un couteau logé fermement dans son dos tandis qu'Harry se tenait à dix mètres derrière, pointant sa baguette vers un des côtés du demi-cercle.

« REDUCTO ! » s'écria-t-il, et le sort heurta un des mangemorts, envoyant lui et tous ceux à ses côtés quelques mètres plus loin tandis qu'il faisait de même avec le second groupe de mangemorts. Il courut tandis qu'ils se relevaient, et attrapa le bras du professeur Gordon et la tira, l'entraînant dans une course. Elle était épuisée par l'Endoloris, mais elle courut au côté de son élève. Harry ne pouvait pas atteindre Flitwick et revenir à Poudlard, mais en utilisant un sort de convocation, il fit voler le professeur par-dessus les mangemorts qui s'étaient relevés, les renvoyant à terre et leur donnant un peu plus de temps pour courir. Flitwick était si petit, il n'était pas très difficile à transporter, mais le sort en lui-même serait un problème. Les mangemorts transplanèrent devant eux et Harry en frappa deux avec deux sorts de reductor et son épaule, en déséquilibrant un autre tandis que les autres essayaient de le tuer mais ils échouèrent.

Ils transplanèrent de nouveau, et cette fois ils n'étaient pas tous seuls – deux étudiants couraient sur le chemin jusqu'à Poudlard, et l'un d'entre eux fut attrapé par un mangemort et avait la baguette du mangemort pointée vers sa tête.

« Arrête-toi ou je la tue, Potter ! » Harry ne fut pas surpris par cette tactique, non plus par qui était l'otage – il n'aurait pas dû, du moins, car Neville l'avait vu. Kira se débattait tandis qu'elle était retenue fermement, la baguette étant dirigée vers sa tempe. La main d'Harry saisit un couteau et le lança jute au dessus de l'épaule de Kira, droit vers le visage du mangemort qui du coup la relâcha. Elle courut vers eux alors que les mangemorts lançaient sorts après sorts, bien qu'aucun d'entre eux ne touchait sa cible. Kira avait des larmes qui coulaient le long de ses joues, mais elle continuait à courir, tout comme le professeur Gordon, tandis que Flitwick (qu'Harry avait tiré avec une main tandis qu'il jetait le couteau) était toujours inconscient. Ils approchèrent des limites des sorts de protections de Poudlard, et les traversèrent, tandis que les mangemorts continuaient à les charger derrière eux. Harry passa Flitwick à Kira en cours de route, puis roula pour faire face aux mangemorts. Le soleil commençait à se coucher derrière l'horizon, et de longues ombres s'étiraient depuis les arbres, tandis qu'Harry lançait quelques sorts pour attirer l'attention ; il les avait attirés au loin pour donner du temps aux autres, mais il pouvait dire que ça ne fonctionnait pas – trois allèrent après lui, tandis que les trois autres (le reste ayant été incapacité au-delà d'un énervate pendant le combat aux grilles) coururent après les autres. Il stupéfixa les trois qui étaient après lui et chargea après les autres, leur lançant des stupéfix dans le dos. Un deux trébucha puis tomba, en laissant deux. Le professeur Gordon fut touchée par un deuxième Endoloris (Kira continua à courir) et Harry shifta dans les ombres pour atteindre l'ombre d'un arbre. Il apparut entre le plus proche mangemort et le professeur, avec son dernier couteau déjà en main. Il visa rapidement mais attentivement et le jeta, touchant le mangemort à la poitrine, il avait probablement touché le poumon. Harry le stupéfixa alors, et quelqu'un cria un sort de désarmement – il ne s'était pas retourné pour faire face au dernier mangement suffisamment rapidement, et sa baguette tomba de sa main – le sort de désarmement avait été faible, mais il ne put pas reprendre sa baguette avant que le mangemort ne crie un sort mortel au professeur.

« Pars, Harry, » vint la voix aigüe de Peter Pettigrew, Harry se retourna lentement et lui fit face, sa baguette toujours au sol – Queudver avait sa baguette pointée vers le front du professeur Gordon à quatre mètre de là. Il y avait peu d'espoir que même Queudver la rate à cette distance. « Pars maintenant, et je pourrais dire que tu t'es échappé. Comme ça la dette sera annulée. » Harry renifla, rit et ricana.

« Je ne pense pas Queudver, » fit Harry, et il se répéta le serment qu'il s'était fait la nuit où il avait trouvé Tonks retenue captive. Il ne laisserait pas un autre innocent mourir parce qu'il avait été faible, et il mourrait avant de s'en aller en fuyant.

« Si tu restes, je devrais te tuer, » fit Queudver, suppliant. « Je te dois une dette, et si je te laisse partir, elle sera annulée ! Pars ! » Harry secoua la tête, ses yeux ne quittant jamais ceux de Queudver. L'ombre de l'arbre atteignait juste l'endroit entre le professeur et le mangemort et Harry avait déjà prévu de shifter entre eux si Queudver lançait son sort, il essaya de faire revenir sa baguette dans sa main – il n'avait aucune idée si ça fonctionnerait ou non, mais il devait essayer.

Quelque chose de froid autour de son cou lui rappela le collier qu'il portait. Il le chargea avec un peu de magie et utilisa la maitrise de l'air qu'il avait pour faire se retourner Queudver, faisant crier de surprise le bâtard. Harry ramassa sa baguette et lança un stupéfix, mais Queudver s'était déjà transformé en rat et le sort le manqua. Il se retransforma et lança un sort mortel à Harry, qui l'esquiva facilement. Mais il tourna sa baguette vers le professeur Gordon et redit les mots, juste alors qu'Harry lançait un sort reductor. Juste avant qu'il ne le touche, le sort vert quitta la baguette de Queudver.

Harry shifta sans réfléchir, et sortit des ombres juste devant le sort et juste après que Queudver ait été frappé par le sort de reductor, l'envoyant dans la foret où il s'écrasa contre un arbre. Harry eut un dernier sourire satisfait quand il vit que le cou de Queudver formait un angle peu naturel après avoir heurté l'arbre puis il fut frappé par le sort.

Quand il le frappa, Harry fut projeté en arrière plus loin du professeur Gordon, et son corps atterrit dans l'herbe, ses yeux fermés et son visage semblant très serein. Seul la brûlure carbonisée où le sort l'avait touché gâchait cette image. Elle courait de son cou jusqu'à la ligne de son tee-shirt, à l'avant sur le côté droit.

Le corps de Queudver disparut soudainement, ave ceux de tous les mangemorts à cause des portoloins synchronisés destiné à les ramenés à la convenance de leur maître. Le professeur Gordon rampa jusqu'au corps d'Harry, et la chair froide qu'elle put sentir quand elle toucha son bras la fit désespérer.

Ils furent trouvés quelques instants plus tard par Dumbledore, Mac Gonagall et plusieurs autre professeurs, qui les emmenèrent immédiatement à l'infirmerie, courant dans les couloirs. Madame Pomfresh avait requis l'aide de Neville pour guérir les étudiants les moins sévèrement blessés – la plupart des poignets foulés et autres choses du même genre – et courut aider Harry sitôt qu'elle le vit arriver. Le posant sur la table, elle annonça qu'il y avait une sérieuse chute dans ses signes vitaux, mais qu'il était encore vivant.

Mais Neville pouvait voir mieux qu'elle – il regarda son ami – probablement son meilleur ami et il sut instantanément. Le cœur battait toujours, ses organes fonctionnaient, mais Harry n'était pas là. Tout ce qu'il restait c'était un corps qui refusait d'arrêter de fonctionner, tandis que l'âme d'Harry était partie.

Merci beaucoup à ceux qui ont lu ma trad et un gros bisous à ceux qui ont pris le temps de poster des reviews, merci donc à : FREDI (c'est l'adolescence, il parait qu'à cette période les gars ne pensent qu'à ça), sarah65 (content que ça te plaise, j'espère que la suite sera à la hauteur), harrycoterou85 (merci beaucoup ça m'encourage à continuer), jeanjean01 (contente que ça t'ait plu.) chris (c'est certain, on verra s'il va murir un peu ou rester toujours aussi bête), archibald65 (ça va surement s'arranger plus tard, après tout Harry doit se battre contre voldy et ses mangemorts), bobycourgette (fallait bien que ça arrive un jour, non ? ;-)), benji251(pas de surprise pour toi, tu as déjà lu le chap )), bachelor49, Lunicorne, klaude (c'est clair qu'il n'est pas finaude dans cette fict, pour Neville et Dee oui, j'espère que ça va durer.), Vic dit vic, Demenciae, Naelith, akan (effectivement, il va devoir se battre sérieusement contre Voldy et ses mangemorts, mais pour l'instant c'est comme qui dirait 'le numéro que vous avez demandés n'est pas attribués ou n'est pas accessible, veuillez réessayer ultérieurement', LOL), darker (contente que ça t'ait plus), clamaraa et parki.