Bon, voilà la seconde partie, j'en ai bavé pour écrire la fin, je ne trouvais pas d'idée assez... bien, et vu que je déteste faire du bla bla (ce n'est pas parce que j'ai dit que je fais des chapitres de 1500 mots minimum que je me force à les faire, quitte à meubler, jamais je ne le ferai. je cherche jusqu'à ce que je trouve quelque chose qui me convienne.) Et là j'ai un peu forcé mon pauvre cerveau... mais je suis pas trop mécontente. Ce n'est pas une des meilleurs. En revanche, j'adore la fin de la conversation avec Esmée vous devriez vous retrouver un peu... vous verrez, et, bien sur, vous me direz ce que vous en pensez.
Bonne lecture.
Chapitre 10 : révélations, partie 2
Je ne savais pas quoi faire, quoi dire. Mais quelque chose clochait. La même chose depuis le début de la conversation. Elle voulait me faire avaler ses salades, mais je n'y croyais pas. Pourtant, je sentais quelque chose en moi qui voulais... qui devait la croire. Quelque chose de plus fort que moi. Toute cette histoire, ce qu'elle vient de me raconter, je sais que c'est vrai. Je n'ai pas senti le mensonge. Même si je suppose qu'elle n'a pas dit la vérité. Une idée se faufile petit dans ma tête. Je lui demande donc.
« - Esmée, as-tu un don ? »
Elle rigole.
« - bravo, Bella, tu n'est pas si bête que je le croyais. En effet, j'ai un don. Je... j'hypnotise, en quelques sortes. Mais je n'ai pas forcément besoin de fixer les gens. Bien sur, ça marche mieux quand je le fais, mais ce n'est pas obligé.
- tu... tu le fais souvent ?
- oui, cela fait plus de 600 ans que je le pratique tous les jours. Personne n'a rien vu.
- mais... Edward, Alice, Jasper ?
- ah, tu sais Bella, il y a au moins une chose pour laquelle je n'ai pas menti. Aussi bizarre que cela puisse paraître, je vous aime, tous, plus que tout. Et j'aime Carlisle plus que ma propre vie. Mais j'ai eu tellement peur de le perdre que j'ai commencé à le garder sous contrôle. Et j'ai fait pareil avec Edward, puis sur chaque membre qui rejoignait la famille. J'ai voulu arrêter, vraiment, mais je n'ai pas pu. La peur est trop grande. Alors je vous ai sous gardé sous contrôle. Je ne le voulais pas. Je voulais que vous m'aimiez pour ce que je suis, et pas ce que je vous imposais. Mais je n'avais plus le choix, Bella. C'est pour ça que tu vas oublier cette conversation. Je n'ai pas le choix. J'espère que tu me pardonneras... Bella ?
... ... ...
- allo ! Bella, est-ce toi ?
- oui, Esmée, c'est moi.
- pourquoi m'appelles-tu ?
- je... je ne sais plus. Je suis désolée... je... je dois y aller. Je... je t'appellerai bientôt, pour donner de nos nouvelles... je t'aime Esmée.
- moi aussi je t'aime ma chérie. »
Je raccroche le téléphone et soupire. Je ne sais pas pourquoi, mais son don ne marche pas avec moi, pas aujourd'hui en tout cas. Je me souviens de tout. Maintenant, j'attends l'appel d'Edward. Je réfléchis à ce que je viens d'entendre. Pas ce qu'elle a fait à Carlisle, non, j'aurais bien le temps d'y repenser. Ça c'est passé il y a assez longtemps, ça peut bien attendre quelques jours de plus... et surtout, je n'ose pas le faire. J'ai trop peur de réfléchir à toute cette histoire... oui, plus tard. Mais les dernières choses qu'elle m'a dites... elle était sincères. J'en suis sure. Et je crois que je peux imaginer le calvaire qu'elle doit subir. Voir tous les jours, et toutes les nuits, ceux qu'elle aime ne l'aimer que parce qu'elle les y contraint... en fait, elle n'en est même pas sur. Peut-être qu'en nous laissant être libre de nos pensées, nous l'aimerions autant. Je ne peux réfléchir plus, mon portable vibre, une fois de plus. "Edward call" je décroche.
« - hey ! Ça va ? Tu... étais là bas ? Et... les autres ? ».
Je ne sais pas quoi dire. Mais, étonnement, il est calme. Peut-être grâce à Jazz, s'il est là.
« - ça va. Nous sommes tous là. Jasper gère la situation. Esmée est partie. Elle est retournée à la maison. Ne t'en fait pas, nous avons laissé un mot comme quoi nous étions parti chasser. Nous avons tout entendu. Nous n'arrivons pas à y croire. J'ai écouté ses pensées, Bella. Elle pensait ce qu'elle disait. Elle a juste un peu arrangé les choses. Elle a forcé cette femme à se tuer, et Carlisle à revenir vers elle, et à ne rien me dire. Mais c'est tout. Le reste n'est que la vérité. Je... je ne peux m'empêcher de lui en vouloir. Mais... »
J'entends une autre voix, derrière.
« - c'est notre mère. Nous l'aimons. »
Contre toute attente, c'est Rosalie qui dit ce que tout le monde pense. Et je ne peux qu'être d'accord avec elle.
« - je sais Rose, et je pense la même chose, ne t'inquiètes pas. Je ne... nous n'allons pas l'abandonner. Mais je ne peux rien faire pour le moment. C'est Carlisle ma priorité. Et de toute façon, je n'arriverai pas à... rester à vos côtés. Ce... ce n'est pas votre faute, je le sais, mais je ne supporte plus de vois ma vie contrôlée, même inconsciemment, par vos don. C'est pour ça que je suis partie. J'aurais du vous en parler, mais je me sentais faible de ne pas pouvoir résister... mais ce n'est pas le moment de parler de ça. il y a des choses plus importantes à régler. On reste en contact, d'accord ?
- bien sur, Bella. On reste en contact. On te rappelle demain. On va tenter de surveiller Esmée discrètement, mais ça ne va pas être facile. Alice viens de me dire qu'elle n'a jamais eu de vision à propos d'elle. Elle va essayer d'en provoquer une. Mais rien n'est sur. Ça va aller pour toi ? tu pense en parler à Carlisle ?
- oui, mais pas maintenant, pas aujourd'hui. Nous... nous partons en écosse. Pluvieux à souhait. De toute façon, on s'appelle tous les jours. Je... il va falloir lui en parler. Vous avez pu enregistrer ?
- non, nous étions trop loin. Désolée.
- ce n'est pas grave, j'ai pu le faire de mon côté. Je voulais te prévenir, mais je ne savais pas si tu étais déjà dans les bois, près d'Esmée. Je ne voulais pas prendre le risque qu'elle puisse te découvrir.
- ok. Le principal, c'est que l'on ait une preuve.
- oui. Oh, et, dernière chose, je lui ai fait croire qu'elle m'avait fait tout oublié. Pour elle, son don marche encore. D'ailleurs, peut-être qu'il marchera encore sur vous. Essayez de faire le plus attention possible, tout en restant naturel... j'ai une idée ! Proposez-lui de partir à la recherche de Carlisle et moi. Voyez sa réaction. Si elle dit oui, dites lui qu'Alice a eu une vision de... l'argentine, où... de la chine, Carlisle l'aime bien, non ?
- ... ok, va pour la chine, surtout qu'il n'a jamais pu y aller. Je pense qu'elle y croira... mais si son don marche, si elle a des soupçons, si elle nous force à avouer...
- ne t'en fait pas, Alice, vous resterez ensemble, le plus possible. Vous ne devriez rien risquer. Ne stresse pas. Sinon elle le saura. Et ne force pas trop tes visions. Laisse-les venir. Si tu dois en avoir, tu en auras. Fais-toi confiance. Et Jasper ?
- oui, Bella ?
- tu va pouvoir gérer tout le monde ?
- je vais me débrouiller. Ne t'en fais pas, j'ai fait pire.
- Emmett ?
- oui Bell's ?
- tu pense pouvoir la maitriser si les choses se passe mal ?
- oui, et Jazz m'aidera, le cas échéant.
- bien. Rose ?
- oui, je ne m'énerve pas, je reste naturelle et tout se passera bien.
- tout à fait. Et surtout ne la sous-estime pas.
- ne t'en fait pas.
- ok. Edward ?
- oui, Bella ?
- garde toujours un œil sur ses pensées. Bonne chance.
- bonne chance à toi aussi. Je t'aime mon cœur.
- je t'aime. Je vous aime tous. A demain. »
Je raccroche en soufflant. Je retourne lentement vers Carlisle. Il me regarde arriver avec inquiétude. Je tente de lui sourire, pour le rassurer, et ça a l'air de marcher, puisque il me sourit en retour, et n'a plus l'air de s'inquiéter. Une fois n'est pas coutume, arrivé à quelques centimètres de lui, je ne sais pas quoi faire. J'ai envie de me retrouver une fois de plus dans ses bras, et tout oublier, tout ce qui n'est pas lui. Je le fixe, une fois de plus, et me perds dans ses yeux dorés. Je le vois écarter les bras, et je me blottie aussitôt contre lui. il me serre à me broyer. Il sait que quelque chose ne va pas, mais il ne me demande pas. Comme... tout à l'heure, ce matin, dans la clairière. Il attendra que je parle. Ce matin... j'ai l'impression que ça fait des jours que ça c'est passé, alors que ça ne fait pas vingt quatre heures. Je ne sais combien de temps se passe... cinq ou six heures, je suppose, quand soudain...
« Les passagers à destination d'Edimbourg sont attendus porte 6. Je répète... »
Je me desserre de Carlisle, lui prends la main, et nous nous dirigeons vers la porte d'embarquement. Après avoir chargé nos bagages, nous nous retrouvons dans le long corridor, puis dans l'allé centrale de l'avion. Première classe. Nous prenons place, côte à côte. Je n'ai toujours pas lâché sa main. Je n'en ai pas le courage. Je me rapproche de lui, et pose ma tête sur son épaule. Il se décale un peu, et je lève des yeux interrogateurs vers lui. il me fait un clin d'œil, et passe son bras autour de mes épaules. Je soupire, rassurée, et me replace encore plus près de lui. Je pensais qu'il allait rester silencieux, mais il me parle. Sa voix est douce, paisible. Il n'est pas inquiet. Il me pose une question. J'aurais préférer qu'il ne la pose jamais.
« - dis-moi, pourquoi as-tu besoin d'un enregistreur pour parler avec Edward ? »
D'accord, d'accord, je suis sadique, mais vous devriez le savoir depuis le temps, non ? pourtant ça vous prend les tripes à chaque fois, non ? c'est bien, ça prouve que j'arrive à me démerder, avec le temps. Mais il faut toujours s'améliorer, m'a-t-on dit...
