Je suis désolé pour cette longue attente avant ce chapitre qui finalement est plutôt court... Je suis actuellement en stage et je commence tous les jours à 6 heures donc inutile de préciser que quand je rentre, je dors.
En tout cas, merci à tous ceux qui suivent l'histoire et à mes deux fidèles commentatrices Neiflheim et LaPlumeDeJoy, vos comms me font toujours plaisir ! L'enquête va progressivement se démêler dans les chapitres suivants et je crois parler au nom de la gente féminine en disant que toute femme censée voudrait également dormir dans les bras de Sherlock Holmes ! ;)
Bonne lecture
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Ouvrant les yeux Joan fronce les sourcils se sentant incroyablement oppressée. Elle ne parvient pas à bouger réalisant que Sherlock la tenait très étroitement contre lui. Réussissant difficilement à se tourner pour être de son côté la jeune femme lève les yeux vers le visage du marquis, figé dans une étrange terreur. Timidement, Joan murmure
" Sherlock, réveillez-vous
Cette parole n'a pour effet que de resserrer l'étreinte de l'homme sur la taille de la jeune femme qui peine à respirer.
- Holmes ! "
Le marquis ouvre brusquement les yeux et se sentant menacé agrippe les bras de Joan la tournant sur le dos et passant au-dessus d'elle. Joan silencieuse reste parfaitement immobile attendant qu'il reprenne pied avec la réalité ce qui ne tarde pas.
Se détachant rapidement de la jeune femme, il quitte le lit pour se placer dos au mur le plus loin possible d'elle.
" Est-ce que ça va ? " Demande-t-elle tout bas
Au bout d'une éternité, il hoche la tête se dirigeant vers ses affaires qu'il emporte dans la pièce voisine. Joan baisse les yeux vers les marques laissées sur ses bras.
Une fois habillés tous les deux, ils quittent la chambre pour retrouver Lestrade dans un café. Incroyablement froid et silencieux Sherlock était complètement l'opposé de l'homme avait lequel la jeune femme s'était endormie. Même en discutant de l'affaire, il restait distant et silencieux. Lestrade élaborait tout un tas d'hypothèses étranges que Joan réfutait face au silence du marquis. Semblant agacé le policier fini par se taire, un silence inconfortable s'installant à leur table. Sherlock choisis ce moment pour se lever et tendre une main à Joan.
La jeune femme la prend et le laisse l'entraîner rapidement dans la ruelle ou une calèche attendait
" Vous rentrez.
- Pardon ?
- C'était une erreur de vous amener ici, vous retournez donc au manoir dès maintenant
Elle serre la mâchoire
- Que se passe-t-il ?
- Cette affaire est plus compliquée et dangereuse qu'elle ne semble l'être
- la vérité, Holmes, vous souvenez vous de votre promesse ?
Le marquis regarde distraitement Lestrade qui n'avait pas bougé du café.
- J'ai résolu l'affaire, je sais ce qui s'est passé, mais plus important encore, je sais qui l'a fait, et je ne veux simplement pas que vous soyez sa prochaine cible
- Pourquoi le serais-je ?
Holmes plisse les lèvres
- Watson, je vous expliquerais tous, je vous le promets, mais je vous en conjure montez dans cette calèche !
La jeune femme le dévisage voyant au travers du regard de Holmes une incertitude inhabituelle
- Comment pourrais-je savoir que vous allez bien ?
- C'est l'affaire de Lestrade, il m'assistera
Joan regarde l'homme avachi sur la table, ce n'était pas la personne la plus rassurante qui soit, et jamais Joan ne lui confierait sa nuit. Holmes la rappelle à l'ordre la portant doucement jusqu'à la marche de la calèche dont il avait ouvert la porte, là, elle faisait presque sa taille.
- Joan, s'il vous plaît, faites moi confiance !
- très bien.
Holmes laisse échapper un soupir de soulagement
- merci " murmure-t-il
Sherlock attrape d'une main légère la nuque de Joan pour poser ses lèvres sur sa joue, la sensation de chaleur fut si brève que Joan eut l'impression d'avoir tout imaginé. Elle entre dans la calèche le marquis fermant derrière elle.
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Repoussant sa robe, Joan n'attend pas que le cocher lui ouvre la porte pour sortir se précipitant dans la cour surprise de ne pas voir Mycroft l'y attendre. S'engageant dans le hall la jeune femme le cherche du regard.
" Madame…
La voix de Madame Hudson semblait éteinte, tenant toujours sa robe Joan lève les yeux vers l'escalier où la gouvernante était, appuyée sur la rampe
- Madame Hudson, où est Mycroft ?"
Le visage soucieux, elle ne répond pas, mais fait signe à Joan de la suivre. La jeune femme monte rapidement l'escalier rejoignant dans le couloir la gouvernante qui l'amène dans une aile du manoir qu'elle ne connaissait pas. Avant qu'elle ne demande des explications à Madame Hudson, celle-ci ouvre une porte et s'affaisse laissant Joan passer. La jeune femme s'arrête face à un immense lit semblable au sien, occupé par Mycroft. Fronçant les sourcils la jeune femme se tourne vers la gouvernante
" Qu'est-ce qui se passe ?
- Quelque heure après votre départ, il ne s'est pas senti bien, et depuis ça n'a fait qu'empirer.
Rejoignant le lit où le frère cadet des Holmes dormait la jeune femme se mord les lèvres à s'en faire mal en regardant ce visage si pâle et tourmenté. Elle s'assoit sur le bord du lit doucement et regarde les bras de Mycroft posés le long de son corps par-dessus les couvertures.
- je n'aurais jamais dû accompagner votre frère.
Elle prend doucement la main brûlante de Mycroft dans la sienne pour la serrer et ne plus le lâcher, leurs mains jointes posées sur les genoux de la jeune femme
- Comment pouviez-vous l'ignorer, votre cocher avait pour ordre de vous remettre le message
Amèrement, Joan réalise que Sherlock en plus d'être absent lui avait menti, il avait brisé l'unique promesse qu'elle avait exigé de lui.
- Il l'a remit à Sherlock, mais pas à moi
- où se trouve le marquis ?
Furieuse Joan se tourne vers Madame Hudson
- je veux qu'Enola vienne au manoir le plus vite possible ! "
Surprise par la demande, mais aussi par le ton sec de sa protégée, la gouvernante réagit aussitôt attrapant son manteau. Baissant les yeux vers Mycroft, Joan porte la main du marquis à ses lèvres.
" Je vais tout arranger Mycroft, comme vous avez tout arrangé dans ma vie."
Une dizaine de minutes, seulement, s'écoule avant que la gouvernante ne revienne avec la concernée
Refusant de quitter le malade, Joan la fait entrer dans la chambre d'un geste. Enola regarde avec tristesse Mycroft.
" Auriez-vous des hommes de mains fiables ?
- Pas personnellement, mais certains hommes de ma clientèle pourraient faire l'affaire. Cela dépend de ce que vous attendez d'eux
- qu'ils ramènent de gré ou de force Sherlock Holmes à sa juste place, auprès de son frère !
Enola hoche la tête
- je m'en occupe personnellement "
Joan incline la tête la regardant quitter la chambre. Madame Hudson ferme la porte derrière elle laissant Joan morte d'inquiétude serrant la main de Mycroft
