Chapter 10: Fighting Another's Battles

Chapitre 10: Lutter Pour Les Combats Des Autres

Encore à moitié endormi, Tsuna ouvrit les yeux pour voir une tâche. La tâche lui apparu peu à peu appartenir à un plafond, tandis que son cerveau enregistrait la douleur dans sa tête et son ventre. Selon son sensei, il devrait fermer les yeux et feindre l'inconscience jusqu'à ce qu'il ait pleinement compris la situation dans laquelle il était. Mais Tsuna ne sentait pas de réel danger et pouvait presque reconnaître le plafond comme étant le sien, même s'il ne pouvait pas sentir son lit sous lui. La douleur lancinante dans sa tête ne lui permettait pas de se concentrer assez longtemps pour être sûr de quoi que ce soit, et il se leva donc afin de s'assoir et s'assurer que la chambre était la sienne. Son examen s'arrêta lorsque ses yeux s'accrochèrent sur une petite silhouette se trouvant à moins d'un mètre devant lui. Son intuition avait tout à fait tort.

"R-Reborn, qu-qu'est-ce qu-que t-tu f-fais l-là?", demanda Tsuna, s'éloignant le plus rapidement possible de la personne.

"Je suis venu pour vérifier ton travail", déclara l'enfant tueur à gages, et Tsuna ne pensait pas qu'il puisse accéder à la fenêtre à temps pour s'échapper. Il aura à s'en remettre à la clémence du tueur à gages (si l'enfant démon en avait une).

"Je-je suis d-désolé", dit Tsuna. Sa crainte grandissante l'empêchant d'accompagner sa déclaration d'une révérence. "A-aujourd'hui c-c'était l-le J-jour des P-parents, et H-Hana a ai-aider, mais j-j'ai é-été o-occupé."

"Occupé à faire quoi?", demanda Reborn d'un ton faussement calme. Une colère contenue régnait, cachée sous ces paroles.

"Je-j'étudie les a-arts m-martiaux. J-je n-ne g-gênerai p-pas T-Tamaki-san c-comme ç-ça." Tsuna avait espéré que la mention de Tamaki pourrait calmer un peu Reborn, puisque Reborn était le tuteur de Tamaki, pas de Tsuna. Le démon devrait être davantage inquiet pour Tamaki que pour le frère du garçon. Mais la colère empira. Et son intuition fonctionnait manifestement mal car Tsuna ne ressentait toujours aucun danger envers lui.

"Arrête."

"A-arrête?", demanda Tsuna. "Arrêter quoi?"

"Les arts martiaux", dit Reborn. "Tu dois te concentrer sur tes études si tu ne veux pas devenir un fardeau pour la familigia."

"Non", dit fermement Tsuna. Cette chaleur se rependait sous sa peau tandis qu'il faisait face au démon. Le démon sortit un pistolet de derrière lui et le pointa vers Tsuna. Et son intuition continuait à ne pas fonctionner, car alors même que Tsuna luttait pour ne pas fuir dans l'autre direction à la vue de l'arme à feu dans ces mains particulièrement capables, il ne pouvait pas étiqueter le pistolet comme une menace.

"Pourquoi pas?", demanda à savoir le tueur à gage.

"Pp-parce que j-je n-ne p-peux p-pas!", dit Tsuna. La chaleur avait disparu sous ce regard noir intense. "Je-je suis-"

"Ne t'excuse pas. Dis-moi pourquoi tu ne peux pas."

"P-parce que", dit Tsuna, les mots venant plus facilement qu'ils ne l'avaient jamais fait, "J-je veux ê-être plus fort."

"Tu peux tout simplement me demander de te tirer dessus", dit le tueur à gages. Tsuna pouvait dire qu'une part de ces mots vraie. Mais une demi-vérité était toujours un mensonge, alors Tsuna secoua la tête.

"J-j'ai b-besoin de d-devenir f-fort par m-moi-même. C-ces balles ne s-sont pas pour moi."

Le pistolet pointa le sol, et Tsuna crut voir les épaules du démon s'affaisser un peu. Un scintillement vert apparu et atterri sur Tsuna. Tsuna tomba à la renverse, en s'attendant à de la douleur, mais à la place un petit caméléon vert grimpa sur la tête de Tsuna.

"Léon", dit Reborn, un ordre intégré dans le nom. Bien. Le caméléon était l'animal de compagnie personnels du tueur à gage, Léon. Léon tira la langue et resserra sa prise autour du cou de Tsuna, où il avait décidé de se percher. Tsuna ne comprenait pas la décision du caméléon, mais il senti que c'était important. "Très bien. Reste."

"T-tu pars?", demanda Tsuna.

"Oui. Pourquoi? Tu veux que je reste?"

"N-non", répondit Tsuna, craignant ce que le démon aurait ferait s'il disait oui. "M-mais à p-propos d-de m-mon t-travail?"

"C'était parfait."

"Q-quoi!", fit Tsuna, la surprise bataillant avec sa confusion. "Mais j-je pensais que… p-pourquoi t-tu m-m'as r-réveillé ?"

"Parce que je voulais."

A ces mots, le tueur à gages disparu. Tsuna ne comprenait pas le démon, mais là encore, cela coûterait probablement toute sa santé mentale de le faire.


Réduisant la distance avec le désordre de cheveux bruns, il bondit et attaqua. Les cheveux bruns rencontrèrent son arme, mais le métal ne rencontra rien de solide. Sa proie avait esquivé et fuyait dans l'autre sens. Il lui donna la chasse, mais la proie était plus rapide aujourd'hui qu'hier. Un bâton lumineux, un explosif, tomba vers lui, mais il le frappa pour l'éloigner, et il explosa à une distance suffisante pour être ignoré. Plus tard, il mordrait à mort celui qui avait décidé de détruire les biens de Namimori.

"Q-qu'est-ce q-que j-j'ai f-fait, H-Hibari-san?", cria sa proie d'une voix aigue, mais Hibari l'ignora. La proie savait exactement pourquoi Hibari la chassait. La proie fuit dans une impasse, et Hibari visa le cou de la proie d'un de ses tonfa. L'attaque rata et frappa le mur. Une batte effleura les cheveux d'Hibari tandis que celui-ci esquivait ce qui aurait dû être l'attaque surprise d'un herbivore. Le second tonfa frappa la chair molle, et l'herbivore supplémentaire derrière lui poussa un gémissement et laissa tomber la batte de baseball. La proie prit cette opportunité pour frapper Hibari à l'estomac. Le mouvement était plus contrôlé et calculé qu'hier, mais Hibari l'esquiva facilement. La frappe n'avait pas la férocité de celles de la veille. L'herbivore supplémentaire fit un autre swing avec la batte, mais Hibari pénétra dans le mouvement et son premier tonfa le suivit. Le coup à la nuque rendit inconscient l'herbivore qui ne cessait d'interférer.

"Takeshi!", s'écria la proie, attrapant l'herbivore avant qu'il ne touche le sol. Les yeux de la proie passèrent d'effrayés et écarquillés à féroce et aiguisé. C'étaient différents de la sauvagerie qu'ils avaient montré hier, mais le désir de détruire cette proie augmenta. "Pourquoi l'as-tu blessé?"

"Il s'est interposé dans notre combat", répondit Hibari. Il frappa, son tonfa rencontra des mains nues. Le regard avait disparu, remplacé par une confusion misérable, mais Hibari balança le deuxième tonfa en direction de l'estomac de la proie. La proie se retourna alors pour qu'il frappe son dos alors qu'au même moment les yeux étaient de retour. La proie avait pris le coup pour protéger l'herbivore. Ainsi, l'herbivore était son déclencheur. Hibari ramena derrière lui son tonfa pour un nouveau coup, mais la proie le tenait d'une main de fer. Rapidement, le deuxième tonfa fut coincé dans d'autre main de la proie.

"Pourquoi veux-tu me battre?", demanda la proie. La question irrita Hibari. Il lâcha son deuxième tonfa et se rapprocha de la proie. Il se tourna pour que son coude frappe le visage de la proie, mais celle-ci se pencha et roula avec l'herbivore pour se mettre hors de sa portée. Hibari se déplaça pour frapper cette fois le cou de la proie, limitant ainsi la quantité de temps et l'espace dont la proie disposerait pour l'éviter, mais la proie bondit en avant et saisit le second tonfa. La proie accrocha un pied autour d'une des chevilles d'Hibari et tenta de projeter le préfet. Hibari renforça ses jambes et utilisa sa main libre pour récupérer de force son premier tonfa. Reculant pour tirer le tonfa loin d'Hibari, la proie perdit son équilibre à cause de son pied toujours accroché à la cheville d'Hibari. La proie tomba, ce qui la sauva de la prise de la main et entraîna Hibari dans la chute. Les deux touchent le sol l'un au dessus de l'autre, leurs pieds encore enchevêtrées. La proie enroula soudain son second pied autour de la cheville d'Hibari et les fit tous deux rouler. Avec un mouvement rapide de plus, la proie s'assit littéralement sur Hibari.

"Nous n'avons pas enfreint les règles de l'école", déclara la proie devenant prédateur. "Pourquoi nous as-tu attaqué?"

"Ceux qui feignent d'oublier les accords seront mordu à mort", répondit Hibari, brisant l'emprise et remettant le prédateur à sa place de proie. La proie resta sagement en arrière et évita les tonfas qu'Hibari avait immédiatement saisis de l'endroit où ils étaient tombés sur le sol.

"Quelle promesse?", demanda à la proie en esquivant chaque coup de tonfa avec un style de plus en plus reconnaissable. "Je n'ai pas promis de te combattre! Attend… C'est Tamaki qui t'as parlé?"

Hibari s'arrêta. Ses yeux gris sombre examinèrent la proie devant lui. Kusakabe avait mentionné une étrange paire de jumeaux qui, bien identiques en génétique, n'avaient rien de semblable dans leur comportement et ne passaient pas de temps ensemble. Le brun au corps mince tomba de nouveau. Il s'assit en prenant de grandes respirations hachées. Les yeux qui avaient excité le préfet étaient devenu brun foncé, toute trace d'esprit combatif avait disparu. Ils contenaient une défaite qu'Hibari trouvait déplacée. Quelqu'un d'autre avait battu ce pas-vraiment-un-herbivore au-delà du point de soumission. Hibari rangea ses tonfas et se mit à la recherche de l'herbivore lâche qui avait osé faire semblant d'être un adversaire de taille.

"A-attend", dit la mauvaise proie. "Q-qu'est-ce q-que m-mon f-frère a p-promis?"

"Un combat", répondit Hibari.

"I-ici. E-et m-maintenant", dit celui qui fut sa proie avec une tonalité d'herbivore. Hibari ne voyait pas la nécessité de répondre. Le pas-vraiment-un-herbivore abordait de manière désinvolte l'expression distincte de la défaite, et cela agaçait Hibari qu'il n'en était pas responsable. "H-Hibari, t-tu v-vas b-blesser T-Tamaki-san?"

"Les menteurs doivent être mordu à mort."

"S-si j-je m-me b-bats contre t-toi, t-tu l-laisseras T-Tamaki-san t-tranquille?", demanda le pas-vraiment-un-herbivore-. Hibari manqua de ressortir ses tonfas, se retenant seulement par la pensée qu'il avait déjà attaqué un adversaire sans méfiance. Au final, cet adversaire prometteur n'était rien mis à part un herbivore.

"Tu ne pourras pas le sauver, herbivore", dit Hibari. "Il a une promesse à remplir."

"S-s'il te plaît", demanda l'herbivore, les yeux autrefois farouches frémissant d'un plaidoyer pathétique. "T-Tamaki ne v-voulait p-pas di… T-tu t-t'es b-battu a-avec m-moi. I-il a p-promit un c-combat et t-tu m-m'as c-combattu."

"Tu n'étais pas le combattant qui m'a été promis."

"B-bats-toi e-encore c-contre moi a-alors", dit l'herbivore. Les yeux bruns commençant à s'aiguiser de nouveau pour redevenir ces yeux passionnants. "J-je vais t-te c-combattre au-aussi longtemps qu-que t-tu le v-voudras. M-mais n-ne p-poursuis pas Tamaki-san."

Les yeux résistaient à Hibari, et il n'aimait pas ce sentiment. Mais ces yeux lui promettaient également du plaisir, un vrai combat contre cet être parfois herbivore. Le préfet ne se souvenait pas de la dernière fois qu'un adversaire lui avait donné autant de peine que celui-ci. L'herbivore lâche l'avait seulement intéressé. Celui-ci, qui avait eu des traits identiques et des compétences dont l'autre ne pouvait pas rêver, l'excitait.

"Combat-moi", répondit Hibari. L'herbivore devint quelque chose d'autre et fit face au préfet, et Hibari sut qu'il avait fait le bon choix.


Les nouvelles blessures auraient dû surprendre Hana, mais elle s'y attendait depuis que Tsuna avait commencé à s'entraîner avec Takeshi. Tsuna se préparait pour un autre combat, même s'il ne pensait pas consciemment à une telle chose. Pourtant, elle voulait connaître les détails, surtout quand le singe stupide et Takeshi étaient arrivés en retard en classe avec un mot d'excuse de l'infirmière. Tous deux abordaient plusieurs blessures et avaient refusé de regarder en direction de Tsuna. Apparemment, celui que Tsuna avait combattu avait battu les deux autres. Mais que Tsuna ait gagné contre l'adversaire ou non, ça elle n'en était pas sûre. Il avait sans aucun doute eu assez de blessures pour dénoter une perte, mais il avait immédiatement inspecté les deux autres lorsqu'ils étaient entrés sans un soupçon de culpabilité. Elle se préparait à interroger le petit brun alors que la classe se dispersait pour le déjeuner, mais un visage inattendu l'arrêta.

"Attend, Hana", fit Kyoko. "Tu pourrais venir déjeuner avec Tamaki et moi aujourd'hui?"

"Tu sais que je ne peux pas le supporter", répondit Hana. Elle avait trouvé le morveux repoussant quand tout ce qu'elle savait au sujet de cette racaille était qu'il pensait que sa meilleure amie était sa propriété, mais elle avait malheureusement depuis appris à en connaître d'avantage sur lui, au travers de Tsuna. Toute personne qui traitait un frère qui l'aime si chèrement avec un tel mépris et dégoût devrait être derrière les barreaux ou effacé avant qu'il ne puisse polluer d'avantage la société.

"Je sais", dit la jeune fille mignonne, frottant nerveusement ses pieds au sol. Hana regarda par-dessus la tête de la jeune fille pour voir Tsuna traîner Takeshi et le singe stupide en direction de la porte. Les deux le suivaient à contrecœur et en continuant d'éviter de regarder le visage du petit brun. Elle voulait aller à leur suite et donner à ces deux idiots d'un morceau de sa pensée. Tsuna pourrait facilement mal interpréter la situation, arrivant à la conclusion qu'il avait fait quelque chose qui les avait bouleversés, et finir par se blâmer pour leur comportement. "J'espérais que tu pourrais venir avec moi. Nous n'avons pas pu passer beaucoup de temps ensemble récemment."

Hana lutta pour ramener son attention vers la jeune fille. Kyoko avait commencé à s'agiter avec inquiétude. La fille mignonne avait raison. Depuis qu'Hana s'était rapproché de Tsuna, la grande fille avait trouvé moins de temps à passer avec Kyoko. Le temps que toutes deux passaient ensemble avait déjà prit un coup avant ça, lorsque ce morveux avait commencé à sortir avec Kyoko et monopoliser le temps de la jeune fille mignonne. Hana pouvait à peine avoir quelques instants avec la jeune fille avant que le marmot ne vienne et ne lui ravisse son amie. Et une fois qu'Hana avait compris qu'elle aimait passer du temps avec les trois garçons (elle comptait Irie, même s'il était encore à l'étranger) et parfois même le singe idiot, elle avait cessé d'essayer de voir sa meilleure amie. Et Hana pouvait dire par la façon dont Kyoko ne pouvait rester immobile que l'idole féminine du collège Naminori avait besoin de sa meilleure amie.

"Je ne m'approcherai pas à moins de dix mètres de ce morveux", dit Hana, le dernier mot craché dans une tentative précipitée pour ne pas dire quelque chose de pire. Il était sans aucun doute la raison pour laquelle Kyoko avait retrouvé sa terrible habitude de gigoter. "Tu vas venir avec moi."

"Mais Tamaki veut que je-"

"Il t'a dis que tu devais le rejoindre pour le déjeuner aujourd'hui?", demanda Hana pour stopper les mots détestés qui allaient sortir de la bouche de sa meilleure amie.

"Non, mais…"

"Bon. Il n'est pas venu te chercher non plus," continua Hana. Le roi des singes s'attendait probablement à ce que Kyoko vienne à lui et pensait qu'il valait mieux passer son temps ailleurs. C'était le bon moment pour éclater la bulle du roi des singes. "Alors tu vas venir manger avec moi."

Les yeux noisette s'élargirent, et Hana réalisa la profondeur de l'abîme qui en était venu à la séparer de sa meilleure amie. Heureusement, elle avait maintenant une chance de réparer leur amitié. Et une certaine exposition au meilleur des jumeaux Sawada ne ferait pas de mal à l'autre fille.


Les trois garçons sur le toit se tournèrent lorsque la porte du toit s'ouvrit. Kyoko se sentait intimidé par le trio de regards et résista envie de se cacher derrière Hana. La plus grande fille n'aurait pas approuvé que Kyoko se cache de ses nouveaux amis.

"Dites-moi que vous avez commencé sans moi", dit Hana en s'avançant vers les trois. Un visage trop familier sourit timidement aux des deux filles, surprenant Kyoko par le contraste de ses expressions par rapport à celles qu'elle avait l'habitude de voir dessus.

"La copie idiote a insisté pour qu'on t'attende", déclara le délinquant de la 1-B. Kyoko ne savais pas grand-chose sur lui, pas même son nom.

"Mais c'était dur d'attente pour manger nos bentos", enchaina Yamamoto. Le sourire du joueur de baseball lui donnait l'air sympathique de près, et l'envie de se cacher diminua lentement avec la présence combinée de ce sourire et du sourire penaud sur le visage familier qui s'était adouci avec ces mots avant de disparaitre sous l'ombre des cheveux bruns. Bien que le froncement de sourcils du délinquant maintenu cette envie.

"Et si je n'étais pas venu?", demanda Hana en s'asseyant à côté de ce visage familier. Kyoko suivi tranquillement l'exemple de sa meilleure amie.

"Tsuna à dit que tu allais venir", rétorqua Yamamoto comme si l'explication clôturait la discussion. Hana souffla un peu, mais n'argumenta pas plus. Elle prit un bento posé sur sol à côté de l'endroit où elle avait l'habitude de s'asseoir. Kyoko réalisa pour la première fois qu'Hana n'avait pas apportée son déjeuner sur le toit. Jetant un coup d'œil par-dessus l'épaule de la plus grande fille, Kyoko vit le déjeuner bien préparé et se demanda qui l'avait apporté. La nourriture n'avait pas l'air d'être du style que préparerait d'Hana.

"Qu'est-ce que la petite-amie du dixième fait ici?", exigea de savoir le délinquant. Le ton fit immédiatement se raidir Kyoko. Les mains de l'idole de l'école serrèrent sa jupe et elle s'efforça de ne pas trembler. Les amis de Tamaki ressemblaient tous à ça.

"Elle a besoin d'une pause avec le morveux", déclara Hana. Elle posa une main sur celles de Kyoko. Le touché calma la jeune fille aux cheveux brun clair. "Et je te tolère bien."

"Qu'est-ce que c'est supposé vouloir dire, donzelle?", cria le délinquant en tirant quelques pétards.

"G-Gokudera-san, s-s'il te p-plait", dit une voix familière sur un ton d'un non familier. Le délinquant regarda l'autre garçon, mais rangea ses étranges bâtons.

"Alors, avec qui vous êtes-vous battus ce matin?", les interrogea Hana. Kyoko se demanda ce que signifiait cette question quand les garçons y réagirent de manière étrange. Gokudera se figea avant de se lever et de s'éloignés du groupe en marmonnant quelque chose au sujet d'un périmètre. Le jumeau de Tamaki resserra son emprise sur ses baguettes et se mordit les lèvres. Le sourire de Yamamoto tomba avant de revenir à plein régime.

"C'était Hibari", répondit Yamamoto. Son ton était assorti à son sourire trop brillant. "Gokudera et moi avons été éliminés après à peine deux minutes de lutte. Hibari a dévié les feux d'artifice de Gokudera et l'a touché avec, puis il a esquivé ma batte et m'a frappé dans l'estomac avec son tonfa."

"Et Tsuna?", demanda calmement Hana comme si la réponse ne la surprenait pas. C'était probablement le cas. Rien ne surprenait Hana.

"Je ne sais pas", avoua Yamamoto en se grattant l'arrière de la tête. "La prochaine chose que je sais est que j'étais dans le bureau de l'infirmière."

"Et vous n'avez pas demandé?" La voix d'Hana contenait un tranchant que Kyoko avait rarement entendu. Hana réservait habituellement ce ton pour quand Kyoko faisait quelque chose que la plus grande jeune fille pensait être incroyablement stupide. Hana l'avait utilisé lorsque Kyoko avait commencé à sortir avec Tamaki.

"Non", répondit Yamamoto. Il devrait faire attention à l'énergie qu'il mettait à se frotter l'arrière de la tête où il pourrait finir par s'arracher les cheveux.

"Alors c'est à moi de le faire", déclara Hana. Le jumeau de Tamaki se raidit. "Qui a gagné?"

"M-moi…", répondit la voix familière d'un ton anormalement calme. Kyoko senti sa bouche s'ouvrir en grand, mais aucun des autres ne montra de signe de surprise.

"Comment ?", continua Hana. "Je doute de notre estimé préfet abandonne un combat comme ça."

"L-la c-cloche a s-sonné qu-quand j-je l'ai f-frappé, e-et i-il m'a d-dit d-d'aller e-en c-classe. I-il v-veut qu-qu'on se b-batte à n-nouveau p-plus t-tard", répondit la voix étrangement calme.

"Et tu vas le faire?"

"O-oui," dit-il, affaissant ses épaules d'une manière que n'aurait jamais fait Tamaki.

"De quoi t'as t'il menacé?", demanda Hana. Le jumeau de Tamaki se tassa d'avantage.

"I-il n-n'a p-pas…"

"Ne mens pas. Tu ne te battrais pas contre quelqu'un sans raison", déclara Hana. Le petit brun plaça ses baguettes dans le bento à demi-vide et leva la tête pour révéler des yeux brun suppliants. Hana soupira. "Très bien. Fais juste en sorte de ne pas le laisser aller trop loin. Je ne veux pas avoir à te rendre visite à l'hôpital."

La mâchoire de Kyoko, qui venait à peine de se refermer, s'ouvrit de nouveau. Hana n'avait jamais reculé devant personne. Quand elle posait une question, elle attendait une réponse et n'abandonnait pas jusqu'à ce qu'elle l'ait. Kyoko n'avait jamais vu Hana lâcher prise sur quelqu'un, sauf la propre mère de la plus grand jeune fille. Mais le jumeau de Tamaki avait stoppé la forte volonté de la jeune fille d'un seul regard.

"S-Sasagawa-chan, t-tu v-vas b-bien?"

L'expression inquiète n'aurait pas dû s'ajuster à ces yeux bruns, mais elle le faisait. Elle le fait si bien. Kyoko aurait souhaité qu'elle apparaisse plus souvent. La porte s'ouvrit brusquement avec un claquement, et Kyoko sursauta au bruit soudain. Elle regarda en direction de l'entrée du toit, se demandant si le délinquant effrayant était de retour. La personne qui avait fait irruption sur le toit regarda Kyoko et lui rappela l'une de ses découvertes les plus récentes. Les souhaits étaient des choses sans espoir.

"Kyoko, je t'ai cherché partout! Que fais-tu ici au lieu d'aller à la zone 1?"

"Elle mange son déjeuner", répondit Hana. Le calme inébranlable de sa meilleure amie avait manqué à Kyoko. "Ou du moins c'est ce que nous faisions jusqu'à ce que tu nous interrompes si rudement."

"Kyoko ne déjeune pas avec qui que ce soit en dehors de moi, c'est compris?", grogna Tamaki avant de s'avancer vers eux et saisir fermement Kyoko par le bras. "Ne penses jamais à manquer le déjeuner avec moi."

"Laisse la tranquille", s'exclama Hana. Elle se leva et essaya de se placer entre Tamaki et Kyoko. Mais Tamaki tira Kyoko plus près de lui, déjouant le plan d'Hana.

"Tu n'as rien à faire dans cette histoire, alors vas coller ton nez dans des affaires de quelqu'un d'autre", répliqua Tamaki en mettant son bras autour des épaules de Kyoko. "En outre, tu ne voudrais pas avoir d'ennuis avec moi."

"Je n'ai pas peur d'un morveux gâté", déclara Hana. Une main jaillit et la gifla assez fort pour la jeter au sol. La vue de la meilleure amie à la forte volonté de Kyoko sur le sol et serrant le côté droit de son visage fit tourner le monde de l'idole de l'école et chanceler les genoux déjà affaiblis de la jeune fille. Kyoko remarqua à peine un 'Hana' inquiet prononcé quelque part qui fit écho à celui sur ses lèvres avant que de la scène ne devienne floue.

"Ne m'appelle jamais comme ça", rugit Tamaki, ces mots deviennent la seule chose solide dans le monde de Kyoko. Les prochaines paroles se brouillèrent, mais Kyoko pouvait dire qu'il insultait sa meilleure amie et lui donnait un nom horrible, et Kyoko ne pouvait pas se concentrer sur quoi que ce soit jusqu'à ce que le garçon qui avait bloqué la jeune fille tombée sous ses coups de pied assez violents pour la pousser dans l'inconscience ne tente ensuite de cracher sa meilleure amie. La tentative fut déjouée par une main qui attrapa le fluide corporel avant qu'il ne puisse toucher la jeune fille inconsciente. "Toi? Qu'est-ce que tu penses faire?"

"Personne ne blesse mes amis", déclara la réplique exacte du premier. "Pas même toi, Tamaki-san."

Tamaki la repoussa et sourit.

"Comme si tu pouvais faire quelque chose à ce sujet Dame-Tsuna", répondit-il. Il fouilla dans ses poches pour prendre son arme favorite. "Et je pense qu'il est temps pour moi de t'enseigner cette leçon."


Note de la traductrice : Désolée pour le long retard, j'ai eu beaucoup de mal à franchir le passage avec Hibari. Pour ceux qui lisent aussi la fic sur Naruto et qui ont remarqué que sa publication avait continué, c'est parce que j'ai plusieurs chapitres en avance alors je n'ai pas eu besoin de ralentir la parution.