DISCLAIMER: De toute évidence dans un monde parfait, j'aurai été la tête pensante à l'origine de Glee, enfin peut-être pas mais au moins de Kurt et de Blaine! Malheureusement, je ne suis que moi mais hé c'est déjà pas mal non? Bref ne possède rien si ce n'était toujours pas clair!
AN:Merci à Clémence, emycrazy et porcelain pour leur review ainsi qu'à tous ceux qui ont pris le temps de me laisser un petit mot ou même de lire.
Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, la première partie de cette histoire que j'avais appelé "nuit mémorable" s'est achevé lors du chapitre précédent. La seconde et surement dernière partie débute donc maintenant (enfin dès que je vous aurais laissé lire ce chapitre lol) et se concentrera sur les conséquences relatives à ce fameux vendredi! En route donc...Il ne me reste donc plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture...
Chapitre 9: Silence
Eric Anderson passait une semaine de merde. C'était le cas de le dire. Et tout était de la faute de Blaine. Depuis qu'il était petit, il n'avait de cesse de se demander pourquoi le ciel lui avait donné un bon à rien de petit frère. Il aurait tellement apprécié d'être fils unique. Et puis quel bien cela avait-il apporté à son père ce second garçon ? Il était pédé, même pas capable de continuer la lignée. Un bon à rien quoi !
Cette semaine chaotique avait débuté par une dispute terrible qu'il avait eue avec sa petite amie à cause de cette petite merde. Elle trouvait qu'il parlait mal de son petit frère et à son frère, comme si c'était sa place de lui dire ce qu'il était en droit ou non de dire ou de faire. C'était bien ça le problème des femmes. Elles ne savaient jamais rester à leur place. Et puis il en avait marre de ces gens qui pensaient qu'ils se devaient d'être ouvert et d'accepter l'abomination qu'étaient toutes ces personnes qui marchaient en dehors de la piste qui leur avaient été tracée et qui bravaient les lois de la nature.
Ensuite il y avait eu Patrick, qui ne cessait de le déshabiller du regard mais qui se conduisait comme s'ils étaient amis. Son père avait cependant été catégorique, il devait se comporter correctement avec lui désormais et bien que cela lui pompe l'air, Eric avait accepté. Ce n'était pas comme s'il avait le choix, son père détenait après tout les rennes de la bourse Anderson dont il dépendait entièrement.
Quand ce fameux vendredi soir, Patrick était venu le voir, Eric était déjà passablement agacé. L'attitude de Patrick l'avait interpelé, il l'avait trouvé différent, son regard lui semblait un peu fou et Patrick le regardait férocement. Pour se soustraire à cette ambiance, il lui avait proposé d'essayer un nouveau cocktail qui faisait fureur en ce moment. Patrick ne connaissant pas ses limites une fois de plus, en avait repris sous prétexte que les effets n'étaient pas assez puissants à son gout. Son regard devenait plus lascif et Eric fut heureux quand il sentit son téléphone vibrer dans sa poche. Maria, sa petite amie semblait enfin mettre un terme à sa bouderie et l'invitait à venir la rejoindre chez elle.
Il quitta donc la maison sur les chapeaux de roue, content de se débarrasser de ce fléau supplémentaire qui pourrissait sa vie. Il était à trente minutes de chez lui quand il se rendit compte qu'il avait oublié son portefeuille et fit donc demi-tour. Quand il arriva enfin, il s'aperçut que la voiture de son frère avait disparu mais que celle de Patrick était encore là. Il en fut étonné. Après tout Patrick avait parlé d'une conversation qu'il devait avoir Blaine mais il n'était pas dans ses habitudes de rester chez eux sans supervision.
Il décida cependant de ne pas y prêter attention et se dirigea vers sa chambre pour y prendre son portefeuille et en profita pour choper quelques préservatifs supplémentaires au passage. Il redescendait les escaliers quand il entendit un gémissement et le bruit sourd d'un corps qui tombait sur le sol. Il soupira en se demandant si Patrick n'avait pas accompagné son petit cocktail d'un verre ou deux, ce qui expliquerait le fait qu'il ne soit plus capable de tenir sur ses deux jambes.
Il remonta donc les marches qu'il venait de descendre et ouvrit la salle de bain. Personne. Il se dirigea vers la chambre d'amis pour la trouver elle aussi vide. Il se déplaça ensuite vers le fumoir de son père puis le bureau. Nulle âme qui vive ! Il allait se diriger vers le deuxième étage quand il entendit encore un gémissement mais qui semblait provenir de la chambre de son frère. Se pourrait-il que les deux soient en train de se vautrer dans la luxure, se demanda-t-il dégouté. Cependant juste pour en avoir le cœur net il s'approcha de la dernière chambre du couloir mais il discerna vite une trace rouge sur la porte. Son cœur s'emballa. Cette fois-ci, il en était sur, quelque chose clochait. Sans même s'en rendre compte il pria pour que Blaine aille bien et se saisissant juste au cas où du tisonnier qui servait de décoration devant leur fausse cheminée de l'étage, il ouvrit la porte.
A ses pieds se trouvait Patrick, saignant abondamment et qui avait laissé une rivière de sang du lit au sol près de la porte. Un cutter se trouvait au sol, un peu plus loin près du bureau de Blaine et Eric réalisa que la personne qui avait poignardé Patrick avait de grande chance d'être son frère ou alors un cambrioleur mais bon voila, il ne semblait avoir aucune trace d'effraction et la porte d'entrée avait bien été fermée. Mais cela n'avait aucun sens car son petit frère était frêle et doux. Jamais il ne ferait de mal à une mouche, le gars était une tapette, une vraie de vraie.
S'efforçant à ne pas réfléchir, Eric composa le 911 et indiqua son adresse, ce qu'il avait vu, et l'état dans lequel se trouvait Patrick. Il ne s'attendait pas à être embarqué, interrogé et ce pendant un peu moins de 24 heures. Il avait voulu prévenir sa famille et celle des Magennis mais on lui avait enlevé son portable, ses chaussures, sa ceinture et tout objet précieux. On l'avait traité comme un criminel, comme un moins que rien, lui Eric Anderson. Enfin quand ils avaient pu vérifier ses dires et le fait qu'il s'était arrêté dans une station service pour se commander un café avant de se rendre compte qu'il n'avait pas son portefeuille et de reprendre la route et du coup d'arriver sur les lieux environ cinq minutes avant son appel au centre d'urgence, les policiers avaient enfin décidé de le relâcher.
Sauf que voila, il se retrouvait pour le moment à pied, à une dizaine de kilomètres de chez lui, furieux en train d'écouter les messages sur son répondeur. Il écouta son père lui dire que leur vol s'était bien passé et qu'il aimerait qu'il garde un œil attentif sur son frère. Il essaya de les rappeler pour leur demander de revenir mais il tomba sur le répondeur. Après tout avec le décalage et les longues ballades que dans lesquelles sa mère aimait entrainer son père, peut-être ne captaient-ils pas. Il laissa un message et écouta le message suivant. Il s'agissait du père Magennis qui lui demandait de le rappeler pour lui expliquer ce qui était arrivé à son fils. Il apprit ainsi que Patrick était dans le coma et que vu la perte de sang importante qu'il avait subi, les médecins ne pouvait se prononcer pour l'instant sur sa survie.
Eric soupira. Ca ne lui ferait ni chaud ni froid que l'autre clamse mais il savait que dans ce cas, les répercussions pour sa famille serait terribles car l'évènement avait eu lieu entre leurs murs. Il sentit la colère s'intensifier en lui. Quelle semaine pourrie décidément. Dans le message suivant, il se fit insulter en anglais et en espagnol parsa copine, enfin ex si on en croyait le message et c'était bien dommage car cette fille était de la dynamite au pieu. Enfin le dernier message datait seulement de quelques heures et il ne reconnu ni la voix ni le numéro, quand au message, il suffit à le mettre encore plus en rogne.
« Bonjour hum...Eric oui c'est ça. Mon nom est Burt Hummel et je vous appelle au sujet de votre frère Blaine qui se trouve en ce moment chez moi dans un état inquiétant et j'aimerais que vous me recontactiez à ce numéro et que vous préveniez au plus tôt vos parents. Il ne s'agit pas d'une mauvaise blague et je n'exagère en rien quand je vous dis de me recontacter au plus vite je vous relaisse mes coordonnées soit le 0…J'attends votre appel. »
Eric entendit la fin du message en même temps qu'un double bip, qui lui indiquait un appel. Il décrocha et son père lui demanda ce qui se passait et quand il lui eut tout raconté, Carl promit qu'il prendrait le premier vol et d'être là au plus tard le lendemain. Une fois de plus le sang-froid de son père le surprit. Eric héla un taxi et se décida à rappeler le fameux Hummel.
De son coté Burt était éreinté, il avait écouté Blaine débiter son histoire sans l'ombre d'une émotion et cela avait suffi à le drainer émotionnellement. Le petit était maintenant endormi et son fils essuyait ses larmes à côté de lui quand son portable sonna. Le bruit réveilla en sursaut Blaine qui ouvrit les yeux, soupira et se lova un peu plus dans le fauteuil.
« Qui est à l'appareil ? » demanda Burt quand le numéro affiché ne lui dit rien.
« C'est Eric monsieur Hummel. »
« Eric? » demanda Burt perdu. Il ne connaissait aucun Eric. Cependant quand ses yeux croisèrent ceux terrifiés de Blaine il se rappela brutalement qu'en effet il connaissait au moins un Eric…de nom. « Eric Anderson ?"
"Oui Monsieur. Vous m'avez précédemment appelé concernant mon frère. Pourrais-je savoir de quoi il en retourne ? » demanda la voix poliment au téléphone.
« Votre frère a été agressé Monsieur Anderson et j'aimerais que vous préveniez vos parents et qu'ils viennent chez moi ! » expliqua Burt.
« Renvoyez-le-nous ! » répondit Eric d'une voix lasse. « Ce n'est pas la première branlée qu'il se serait pris et ce ne sera surement pas la dernière, surtout si ça ne tient qu'à moi. »
« Excusez-moi ? »
« Écoutez Burt, j'ai plus important à penser pour l'instant qu'à mon frère. Hier soir, une agression s'est passé chez nous et … »
« C'est en effet de cela que je parle ! »
« Putain ! La tapette nous a donc bien mis lui-même dans ce merde...euh pétrin alors ? »
Burt serra fort ses poings et respira profondément. Il sut que l'explosion de colère et les mots d'Eric avaient atteint les oreilles de Blaine quand il ferma les yeux et qu'une larme roula sur sa joue.
« Écoutez, je me fous de savoir si vous êtes dans une merde noire, blanche ou rouge, de toute évidence, je suis au téléphone avec un enfant qui se prend pour un adulte. Quand vous aurez fini de vous plaindre ou quand vos parents seront de retour, rappelez-moi, mon temps est précieux. »
Et sur ce, Burt raccrocha. Quand il redressa la tête, il rencontra le visage agité de Lucas qui parlait une fois de plus au téléphone. Carole pleurait doucement, le dos contre le mur et Kurt tenait la main de Blaine qui ne réagissait pas.
Trois minutes plus tard, des officiers de police frappaient à leur porte et se présentaient à eux. Ils se dirigèrent ensuite vers leur salon pour interroger Blaine. Celui-ci ouvrit les yeux subitement quand un officier le toucha, un masque de haine apparut sur ses traits, une expression si violente qu'elle fit reculer l'officier. Lucas leur demanda de ne pas s'approcher de Kurt et de Blaine. Plus l'officier s'éloigna et plus l'expression de Blaine se relâcha jusqu'à devenir un masque neutre. Son visage était inexpressif, ses yeux vides et morts.
Kurt prit le visage du jeune homme entre ses mains et le regarda dans les yeux mais le regard de Blaine s'il le rencontra, ne laissa rien paraitre, ni joie, ni reconnaissance, rien du tout mais Kurt fut heureux qu'il n'eut aucun geste de peur ou de dégout.
« Est-ce que ca va Blaine ? » demanda-t-il doucement.
Seul le silence lui répondit alors il caressa doucement sa joue et lui sourit.
« Tu n'as pas à avoir peur. Rien ne t'arrivera, je te protègerai toujours. »
Les yeux de Blaine le fixèrent mais rien ne suggéra qu'il avait entendu, ni même compris ce qui venait de se passer alors Kurt continua.
« Les officiers de police veulent te défendre, prendre ta déposition mais ils ne pourront le faire que si tu leur racontes ce qui s'est passé hier soir ok ? »
Toujours rien. Pas un mot, pas un clin d'œil, pas un signe, aucune communication, rien ! Il se tourna vers Carole et Lucas. Quand celui-ci voulut s'approcher, Blaine laissa un cri perçant de révolte sortir de sa gorge et il cria jusqu'à ce que Lucas s'éloigne de nouveau. Carole le prit dans ses bras et il se blottit contre elle comme le ferait un enfant et il referma les yeux.
Les officiers s'éloignèrent sous la demande de Lucas qui leur remit la vidéo et leur promit de venir dans l'heure qui suivait au commissariat.
Quand il rentra de nouveau dans le salon, il s'assit en face de Blaine et le fixa, le poussant ainsi à se révolter, à s'exprimer…en vain. Alors il sut que Blaine avait emprunté la route du silence, une route sinueuse qui ne s'achevait que lorsque le patient retrouvait ce qu'il avait perdu. Il se demanda l'instant d'une minute ce qu'attendait Blaine en constatant qu'il regardait avidement la porte chaque fois que quelqu'un entrait. Tout était allé trop vite et pour l'instant Blaine lui était inaccessible jusqu'à ce qu'il se décide de nouveau à vouloir communiquer. S'il le décidait un jour !
Beaucoup de chose se passèrent à la fin de ce weekend. Les Magennis avaient porté plainte pour tentative de meurtre mais sans préciser contre qui, comme pour faire comprendre aux Anderson qu'ils étaient à leur merci et que négociation il y aurait. Les deux familles avaient leur renommée et aucune d'entre elles ne voulaient voir son nom en première page des journaux. Cependant à moins qu'un compromis ne soit ne soit trouvé et que des comptes ne soient réglés les deux familles étaient à couteaux tirés. Carl et Paula revinrent d'Angleterre et Burt eut le déplaisir de parler avec Carl mais aucun des Anderson ne prit la peine de se déplacer pour voir et prendre connaissance de l'état actuel de Blaine.
Lundi vint et avec lui, la confrontation qui aurait lieu dans le bureau du juge. La famille Hummel-Hudson devait y rencontrer les Anderson, et Magennis et Carole aida Blaine à se préparer.
Aucune autre émotion ne vint altérer les traits de Blaine après sa confession, ni les jours suivants et encore moins lorsqu'il pénétra dans le bureau du juge. Kurt tenait sa main, Carole avait un bras autour de ses épaules et devant lui se tenait des gens auxquels il n'adressa pas un regard ni une parole. Il prit place dans la chaise dans laquelle on l'avait amené et laissa son esprit virevolter loin de tout ce drame. Il n'entendit pas les Magennis demander réparation, il n'entendit pas sa mère essayerd'expliquer l'absence de son époux, il n'entendit pas les propos moqueurs de son frère, il n'entendit pas Burt prendre sa défense et Lucas amener les preuves de son agression. Il n'entendit pas le juge ajourner la séance mais il sentit Kurt serrer sa main et lui dire qu'ils rentraient chez eux. Et si Blaine se demanda où était son chez lui, il ne le formula pas, il n'hocha pas de tête, il n'émit pas un son, il ne retourna même pas le regard que Kurt avait posé sur lui, pas plus qu'il ne retourna la pression de main de Kurt. Le visage impassible, les yeux vides, il se laissa diriger vers la voiture des Hummel. Le bruit de fond à l'extérieur était assourdissant et il y avait beaucoup de lumière. Mais Kurt et Carole l'entourait alors rien d'autre ne lui semblait important. La voiture se referma et le silence revient. Blaine soupira, ferma les yeux et sourit intérieurement. Il aimait le silence.
Qu'en avez-vous pensé chers lecteurs? Je suis toute ouïe! J'espère que vous vous demandez au moins ce que je compte faire héhé! A bientôt!
