~ Une vie pas comme les autres ~

Bonus

Où comment Edward a vécu l'agression de Bella


Du côté d'Edward

Ce jour-là, je chassais avec Emmett et Jasper. Ceux-ci voulaient me changer les idées car, apparemment, je ne pensais qu'à Bella à tel point que cela était en train de devenir une obsession, même pour le reste de la famille. Mes frères étaient d'ailleurs ceux qui le supportait le moins bien car je n'étais plus attiré par rien si ce n'est elle. Il fallait que je la vois ! Même si pour moi, cela signifiait la regarder dormir à son insu, l'espionner. Comment pouvait-il le comprendre, eux, qui avaient déjà trouvé leur moitié et ce depuis des décennies ? Qui peut comprendre ce que cela fait de vivre plus de cent ans de solitude et d'enfin en voir arriver le bout ? De se battre pour que cette solitude s'achève ?

« Il faut que tu la laisses respirer ! Et elle ne risque rien avec Alice et Rose ! Commença Jasper.

- Et arrête de râler ! » enchaîna Emmett.

Ils ne comprenaient pas, pensant que je pouvais très bien m'en passer quelque jours. Ils ne comprenaient pas tout simplement. Je voyais bien que pour eux, ils ne faisaient qu'essayer de m'aider. De me soutenir. A leur façon. Mais cela ne marchait pas. C'était trop frais, trop présent dans ma tête. Jasper pouvait m'envoyer toutes les ondes de calme qu'il voulait, cela ne changerait rien. Il fallait que je la vois, que je lui parle.

Soudain, mon attention fut attirée par Emmett jouant avec un ours. Il fallait que je me mêle, que je sorte de mon mutisme, pour pouvoir créer une faille et ainsi aller la voir.

« Emmett, on ne joue pas avec la nourriture, dis-je en rigolant aussi justement que possible.

- J'en profite, je ne peux me battre avec personne à la maison ! Il est hors de question que j'ai Rose pour adversaire, toi et Alice ne vous battez pas vraiment puisque vous trichez et dès qu'avec Jaz', on commence à s'amuser, Esmé hurle.

- Pas étonnant, vous lui détruisez tout son salon à chaque fois... »

C'est ainsi que l'ambiance se détendit de manière significative pour la première fois de l'après-midi, Emmett continuant tranquillement de jouer avec son déjeuner alors que Jasper venait juste de repérer un puma. Et alors que lui aussi partait s'amuser avec son déjeuner, je me rendis compte que mon opportunité pour m'éclipser était déjà là, à porter de main. Ainsi, j'attendis à peine cinq minutes ; minutes durant lesquelles je ne devais émettre aucun sentiment suspect qui aurait attiré Jasper sur moi et mon envie pressante de fuir cette partie de chasse. Même cela était exceptionnel. Qui peut se priver de manger lorsqu'il a vraiment faim ? Je ne pensais pas en être capable. Mais apparemment je l'étais. Pour elle.

Lorsque je vis que je les avais perdus, trop concentrés, à en juger par leurs pensées, sur leur partie de chasse, je partais pour la ville, sans un bruit, sans un sentiment qui aurait pu me prendre en traitre. Il fallait qu'ils croient que j'étais parti pour chasser. Que j'avais repéré un animal beaucoup plus loin. Je ne sais même pas pourquoi je m'en inquiétais, j'étais plus rapide qu'eux. Peut-être voulais-je juste être seul à l'observer. Ainsi son arrivée m'aurait rendu égoïste hein...
Une fois au centre commercial, je passais en revue l'esprit de l'ensemble de ses visiteurs pour trouver Bella. Je détestais ne pas pouvoir lire dans sa tête. Je détestais ça car en conséquence, je ne pouvais pas la trouver directement, je devais passer par l'esprit de toutes les personnes présentes ici, accédant à des informations dont j'aurais très bien pu me passer. Et le fait que l'on approchait des dix-sept heures ne m'aidait pas le moins du monde.

Je ne sais pas vraiment pourquoi je me suis décidé à sonder tous les cafés de la zone commerciale. Puis, voyant, frustré, que ma recherche avait été infructueuse, tous les restaurants, cafétérias et autres vendeurs ambulants de nourriture. Un coup du destin ? Ou au contraire, cela prouvait-il seulement que j'étais apte à la comprendre, elle parmi tant d'autres, sans même ressentir sa présence à mes côtés ? Je continuais de sonder les esprits des gens, dans l'espoir de la trouver rapidement. Dans l'espoir de la voir avant que Jasper et Emmett ne viennent me reprendre sans m'en laisser le choix. Et c'est alors que je commençais à désespérer, à me dire que le destin finalement, n'était pas si clément avec moi, qu'un vendeur de crêpes attira mon attention. Pas parce qu'il vendait des crêpes non -qu'est-ce que j'en aurais fait de ses crêpes ?-, un peu parce qu'il avait vu Bella plus tôt, beaucoup parce qu'il pensait à la dispute qui venait d'avoir lieu entre ma Bella et... Qui était-ce ?

A la folie parce que je venais de retrouver ce mec dans une ruelle toute proche et que les pensées qui l'assaillaient me donnèrent envie de lui tordre le cou immédiatement.

J'allais aussitôt dans la ruelle sombre où il l'avait attiré. J'étais très très en colère et le manque de sang, même animal, aggravait mon état.

« Tu en aimes un autre ? »

Je m'arrêtais net juste avant de franchir le seuil de la ruelle qui m'aurait rendu visible à leurs yeux. Une telle question... Cela ne pouvait venir que d'une personne. C'était son ex !

« Quoi ? »

J'aurai pu reconnaître cette voix entre milles. Bella, elle était là... Si près. Alors pourquoi ne faisais-je rien pour me montrer ? Pourquoi n'allais-je pas la défendre ? Défoncer ce mec qui la terrifiait ? Car oui, même sans lire dans ses pensées, je pouvais clairement sentir poindre la peur dans sa voix.

« Tu as très bien compris ! Répondit la première voix d'un ton sec et glacial. »

Comment pouvait-il parler ainsi à Bella ? Et pourquoi moi, j'étais là, planté comme un con, à la regarder avoir peur, simplement parce que je voulais la réponse à sa question ? Pourquoi ne pouvais-je pas attendre un autre moment ? Pourquoi n'étais-je toujours pas allé la secourir ? Il y eut un blanc incroyable au cours duquel la tension augmenta. Je voulais me frapper, moyen de me venger de ma propre stupidité. Je voulais l'exploser, rien que parce que je détestais son attitude. Je voulais la protéger. Mais je restais dans l'ombre, immobile. Stupides sentiments !

« Oui, admit-elle finalement, j'aime quelqu'un. »

Tremblement de terre. Météorite. Volcan en fusion. Raz de marée. Tsunami. Tornade. Choisissez ce que vous voulez. J'étais partagé entre la terreur d'apprendre que ce n'était pas moi et l'espoir d'être l'heureux élu ; comme un métal brûlant que l'on viendrait de jeter dans l'eau froide. En tout cas, c'est ce qu'il se produisit en moi quand je me rendis compte de ses paroles.

« Ce n'est pas possible Bella ! Tu ne peux pas t'être remise de notre rupture aussi vite ! C'est impossible ! J'étais tout pour toi ! »

C'est avec des yeux éhontés que je faisais un pas en avant. C'est qu'il avait pété un câble l'ex là ! Il se sentait plus ! Tout pour elle ? Et sinon, elle avait peut-être une vie en dehors de toi mec ! Celui-ci d'ailleurs, semblait être sur le point de sortir de ses gonds. Me rendant compte de la stupidité de rester dissimulé à leurs yeux maintenant que j'avais entendu ce que je voulais entendre, je décidais de me mêler de la conversation le plus subtilement possible.

« Bella ? Tu as un problème ? Demandais-je connaissant la réponse. »

Bon ok, on repassera niveau subtilité. Bien évidemment, je connaissais la réponse mais peu m'importait. Il me fallait une question. Je l'avais, c'était le plus important. J'ai cru que c'était le plus important. Mais lorsque j'entendis son cœur s'accélérer puis son visage rougir... Elle était vraiment magnifique. Enfin, quand elle leva les yeux pour me regarder et que son cœur eut comme un soubresaut... Je n'en pouvais plus, comme transporté dans un état second. Pouvais-je être cette personne ? Pouvais-je être aimé par une personne telle qu'elle ?

« C'est lui ? »

Bella avait l'air perdu. Et moi je n'écoutais plus que la douce mélodie de son rythme cardiaque.

« De quoi ?

- C'est lui que tu aimes ? »

Et je continuais de ne pas bouger, la regardant, véritablement intéressé par la question. Je ne comprenais pas moi-même mon attitude puéril. Le fait de ne pas éloigner ce mec juste parce qu'il posait exactement les questions auxquelles je voulais une réponse. J'étais un vampire. Mon seul rôle ici était de l'envoyer contre le mur, lui faire la peur de sa vie, demander à Bella comment elle se sentait et repartir aussi vite, comme si rien ne s'était passé. Mon rôle n'était pas d'attendre quelque chose d'elle, une humaine. Je le savais. Je le sais. Alors pourquoi restais-je obstinément là, à fixer sa bouche, ses lèvres, en attendant que celles-ci s'entrouvrent pour laisser s'échapper un son ?

Les secondes, peut-être les minutes passèrent sans que rien ne s'en échappe. Il faut dire qu'entre l'ex et le peut-être futur petit ami -on a le droit d'espérer même lorsque l'on est vampire non ?-, elle avait de quoi hésiter à répondre... Jamais l'air n'avait semblé aussi chargé d'électricité. Bella seule semblait ne pas s'en rendre compte car elle gardait obstinément le silence. Je vis son visage rougir de plus belle. Je ne savais pas comment prendre sa réaction. Un signe de gêne ? La peur de vexer l'un de nous deux ? Se doutait-elle seulement que nous étions tous les deux comme suspendus à ses lèvres ? Probablement pas. Moi oui. Comme je savais que l'autre était littéralement sur le point de perdre son calme. Alors tout marcha comme au ralenti. Etait-ce la situation qui m'avait fait réagir aussi tardivement ? C'est lorsque sa tête entra une première fois en collision avec le mur que je compris la gravité de la situation. Mes yeux s'assombrirent d'un coup alors qu'une pulsion meurtrière m'assaillit avec une telle puissance que je voyais déjà le cœur de cet enfoiré dans ma main.

« C'est lui que tu aimes ? Répond Bella ! »

Mais elle ne répondait pas. Ne bougeait pas. Et moi je ne pouvais pas m'avancer sans prendre le risque de lui faire voir l'une des choses les plus effrayantes en ce monde. Un vampire en colère. Mais elle continuait de ne pas bouger. Et ne protestait pas. Ce n'étais plus possible. Il fallait que je fasse quelque chose.

« Mike ! Lâche moi ! Hurla-t-elle soudainement.

- Mike ! Lâche là ! Hurlais-je à mon tour presque simultanément, m'avançant d'un pas rapide pour l'intercepter.

- Toi, ne fais pas un pas de plus ! »

On se serait cru dans une scène de film. Sauf qu'il était humain, certes dangereux et que j'étais vampire et en conséquence, encore plus dangereux. Je m'étais arrêté. Pas pour lui. Juste pour elle. Juste parce que je ne voulais pas la terrifier. Juste parce que je me rendais compte qu'en tuant ce mec, c'est la jalousie que j'éprouvais pour lui, qui avait déjà partagé une relation avec Bella qui serait assouvie et non pas ma haine pour lui de l'avoir blessée. Alors je fermais les yeux. Contrôle toi Edward. Calme toi. Respire même si tu n'es pas obligé de le faire. Ne perd pas le contrôle même si tu aimerais bien. Oh oui, qu'est-ce que tu aimerais bien. J'avais toujours les yeux fermés lorsqu'il envoya pour la seconde fois la tête de Bella contre le mur. S'en était trop. Je ne sentis rien, ne ressentis rien, ne pensais à rien. Je ne me rendis compte de mon geste seulement lorsque son corps percuta les poubelles dans un bruit sourd puis qu'il s'écroula au sol, gémissant. Je n'avais pas su contrôler ma colère, tant pis. Il n'avait pas hurlé. Je devais donc y avoir été doucement. Dommage.

Puis je me rendis compte que Bella ne disait rien. Et je vis ce que je n'aurais jamais voulu voir. Et que je n'aurais jamais vu si je n'avais pas été égoïste. Bella glissant doucement contre le mur, laissant une traînée de sang qui renforça la couleur de mes yeux autant qu'elle me fit perdre contenance. Cela n'aurait jamais dû arriver... Je la pris le plus délicatement possible, en coupant ma respiration. Mes frères et sœurs étaient juste à la sortie de la ruelle, je pouvais le sentir. Depuis combien de temps ? Aucune idée. Je me sentais trop mal pour, à vrai dire, vraiment m'en inquiéter. Mais je savais qu'Alice avait déjà prévenu Carlisle de notre arrivée à l'hôpital. Elle aussi se sentait vraiment mal du fait de ne pas avoir vu venir la scène. Mais cela voulait surtout dire que Mike n'avait arrêté sa décision que quelques minutes avant de la faire subir à Bella. Quel salaud !

Le trajet jusque l'hôpital fut compliqué. Malgré le fait que nous restions toutes fenêtres ouvertes et qu'aucun de nous ne respirait, la vue du sang de Bella était pire que toute autre mise à l'épreuve. Jasper et Rose avaient d'ailleurs décidé de s'y rendre à pied le plus discrètement possible, ayant peur de ne pas pouvoir résister à la tentation, ce que je ne leur aurais jamais pardonné. Quelques minutes plus tard, nous étions à l'hôpital, Carlisle nous attendant déjà avec du personnel de l'établissement.

« Que s'est-il passé bon sang ? Demanda mon père en voyant l'état de la tête de Bella. »

Si cela n'avait pas été elle dans cette situation, j'aurais presque pu répondre ''c'est le cas de le dire''. Mais non, parce que c'était Bella sur ce lit que l'on était en train d'emmener.

« Je suis dés... »

Je fusillais du regard celui qui venait de prendre la parole, lui faisant comprendre par la même occasion que s'il tenait à la vie, mieux valait qu'il n'ouvre pas la bouche. Comment avait-il pu nous suivre d'abord ? C'est le regard haineux que je me dirigeais vers la salle d'attente. Il fallait qu'il se taise, que je parte avant que je ne le tue moi-même. Nous partîmes pour la salle d'attente rapidement, tous pressés d'avoir des nouvelles de Bella, que nous espérions bonnes. Malheureusement pour moi qui ne souhaitait plus voir apparaître Mike devant moi, celui-ci fit rapidement sa réapparition... Pour mon plus grand bonheur. En effet, le père de Bella -que je savais être le père de Bella grâce aux pensées de Mike- hurlait tel un hystérique sur celui-ci qu'il venait de menotter et plaquer contre le mur, en se retenant de lui mettre son point dans la figure, ce dont je pouvais attester aux pensées qu'il avait à ce moment-là. D'ailleurs, l'autre semblait bien souffrir de l'épaule droite, ce que Charlie prenait un malin plaisir à lui rappeler... En y appuyant un peu plus fort que nécessaire par exemple... J'aurais pu le prendre dans mes bras tellement j'aimais sa façon de se venger !

Une demi-heure d'attente plus tard, Carlisle nous annonça que Bella n'était pas encore réveillée mais que nous pouvions aller la voir. Cela faisait une demi-heure que je voyais l'autre se faire interroger. Une demi-heure que je voulais le massacrer. Une demi-heure que je pensais à elle. Je voulais tellement y aller maintenant. Et pourtant, je savais aux pensées de son père qu'il voulait lui aussi voir sa famille. Et c'était parfaitement normal. Ainsi, lorsque Carlisle nous annonça que nous pouvions lui rendre visible par groupe de deux maximum, je ne m'étais même pas levé, persuadé qu'il irait en premier. Et pourtant non. Celui-ci me fit signe d'y aller à sa place, il avait d'autres choses à faire. Mais je savais que ce n'était pas la vraie raison. Oui, il me connaissait. Bella avait parlé de moi. Bella lui avait parlé de moi. Il me fallut du temps -soit quelques secondes, c'est un vampire ne l'oublions pas- pour intégrer l'information.

Elle lui avait parlé de moi.

J'avais envie d'hurler comme un gamin. Jasper ressentit d'ailleurs mon euphorie car il se tourna vers moi, intrigué.

« Va voir Bella, moi je m'occupe de ce petit... »

Charlie arrêta sa phrase pour éviter de dire quelque chose de regrettable. Enfin il n'en pensait pas moins... Les Swan étaient une sacré famille. J'en aurais presque plaint Mike. Frapper la fille du shérif...

Presque.

Je me dirigeais vers la chambre de Bella dans un mélange d'anxiété, d'anticipation, de joie et d'euphorie. J'avais l'impression de revivre, qu'une nouvelle vie pouvait s'offrir à moi si je ne faisais pas la bêtise de la laisser passer. Lorsque j'ouvris la porte, je tombais tout de suite sur elle. Son visage plus pâle que d'habitude. La perfusion et les pansements qui me serrèrent la gorge comme l'estomac. Elle n'était toujours pas réveillée. Elle était magnifique.

Intérieurement, quelque chose se brisa. Je la voulais, elle serait à moi.

Je m'approchais lentement du lit, comme un chasseur d'une proie. Je m'assis sur la chaise à côté d'elle. A son odeur, je pus remarquer qu'on lui avait déjà transfusé du sang, en quantité minime mais suffisante pour le sentir, intrus dans son corps parfait, à l'odeur enivrante pour mes sens de vampire aiguisés. Je voulais lui dire tant de choses. Je n'avais cessé d'y penser durant cette demi-heure. J'avais peur de ne plus avoir la force de le lui dire si je ne le faisais pas maintenant.

« Bella, je me suis vraiment inquiété pour toi... Carlisle, mon père et ton médecin, a dit que tu n'aurais aucune séquelle mais qu'il allait te falloir beaucoup de repos. Si tu savais comme je regrette de ne pas être intervenu. Comme je regrette d'avoir attendu. Attendu que tu répondes à ces foutues questions... »

Cela sortait facilement, rapidement, alors que je contemplais son visage. Elle n'entendait rien mais je m'en moquais. J'assumais enfin mes sentiments, là, seul avec elle, dans cette chambre d'hôpital. Il me semble qu'il se passa une éternité avant que je ne veuille reprendre ce que j'avais entamé. Comme si je cherchais mes mots, aussi incroyable que cela puisse paraître.

« J'aurais tellement aimé que tu ne subisses pas tout ça. J'aimerais tellement pouvoir attendre que tu ailles mieux pour te dire à quel point tu comptes pour moi. Mais je ne peux pas, je... »

Je la regardais une nouvelle fois. Ne pas être celui qui passerais la chercher chez elle. Ne pas être celui dont elle tiendrait la main. Ne pas être celui avec qui elle sortirait. Non. J'étais dingue. Dingue d'elle. Ou simplement dingue qui sait.

Je la sentis se réveiller au moment même où elle devait en prendre conscience elle-même.

« Bella. »

Elle n'ouvrait pas les yeux mais je savais qu'elle était là. Enfin. Combien de temps avais-je passé à m'adresser à quelqu'un qui ne m'entendait pas ? Et pourquoi, maintenant qu'elle le pouvait, je restais bêtement à l'observer ? Un sourire se dessina sur mon visage.

« Bella, je... »

Il fallait que je l'embrasse.

Je ne me rendis même pas compte de ce que je faisais jusqu'à ce que mes lèvres rejoignent les siennes. Je l'embrassais, doucement, ne voulant pas la brusquer. Enfin je l'embrassais. Ses lèvres étaient douces, divinement exquises. Si elle avait été en forme, si nous avions été n'importe où ailleurs, cela aurait pu se passer autrement. Mais nous étions là, dans cette chambre d'hôpital. Elle venait de répondre à mon baiser.

Enfin, cela n'était plus un rêve.


L'ensemble des personnages est à Stephenie Meyer.

Et un premier vrai bonus pour cette fiction ! Passage assez intense avec un Edward tout chamboulé. J'espère que ceux qui attendaient un nouveau chapitre ne seront pas trop déçus. Pour ma part, j'ai pensé qu'il serait intéressant de vous montrer l'agression de Bella du point de vue d'Edward, notamment pour la fin qui du coup, est beaucoup plus détaillée que du point de vue de Bella -normal vous me direz, elle était pas vraiment en état de comprendre quelque chose x)-.

Ce bonus arrive ainsi moins de deux semaines après le dernier chapitre, comme promis ! Je tiendrais juste à faire une remarque en passant -de toute façon, je ne sais même pas si le tiers d'entre vous la lira étant donné que les notes d'auteurs sont souvent laissées pour compte ;)-: cette fiction compte, à l'heure actuelle, 37 followers et fait partie des fictions favorites de 31 personnes. Et mon précédent chapitre n'a eu que deux reviews... Evidemment, je remercie tous ceux qui me lisent mais tout de même, si vous pouviez me donner votre avis de temps en temps... En tout cas, merci à Galswinthe et Yayalia pour vos reviews. Galswinthe, j'espère que tu auras apprécié ce bonus aussi sûrement que tu as aimé les chapitres précédents ! -je peux l'espérer ?-

En espérant que ce bonus vous ait plu à tous et en vous souhaitant une bonne lecture !

C. Kotomi -et un coucou en passant à celle qui a participé à ce projet il y a maintenant plus de trois ans !-