Bonjour tout le monde ! Je suis tellement désolé pour le retard !
Et je pense que ça ne va pas s'arranger avec les fêtes de fin d'année… J'ai de plus en plus en de boulot à cause de Noël. Donc sois je continue à publier dès que possible soit j'attends jusqu'en janvier pour publier les autres chapitres… Donc dîtes-moi ce que vous préférez !
Je suis heureuse de voir que l'histoire vous plait ! J'espère que ce nouveau chapitre va continuer à vous intéresser ! Nous en apprenons davantage sur la vie d'Erica ...
N'hésitez pas à laisser un petit avis pour me dire comment vous percevez cette histoire.
Je remercie Megane49 pour la correction de ce chapitre !
Réponses aux avis:
Noour : Encore merci pour ce commentaire ! Tu vas enfin savoir un peu plus sur la vie d'Erica ! Merci encore pour ton soutien et pour tes réactions à chaque chapitre !
Alianaah : Merci encore pour ton nouveau commentaire ! Oui j'ai hâte de vous faire comprendre mon avis sur les compagnons, je trouve qu'on ne creuse pas assez cette explication assez simple qui résout tout ah ah !
Kyllmy : Merci encore pour ton nouveau commentaire ! Merci de me soutenir, ça me motive complètement ! J'espère ne pas trop te décevoir avec la réaction d'Esmée car cela risque de rester un peu « lisse » pour le moment...
Heureusement que vous êtes là pour laisser un commentaire ! Merci encore !
Chapitre 10 : Figures de silence
Je me retournais une dernière fois pour intercepter le regard brûlant de Carlisle tout en portant mes doigts à mes lèvres. Le souvenir du baiser encore bien présent dans mon esprit. Puis je partis.
Le trajet dans la voiture fut particulièrement silencieux, je n'avais pas envie de parler et Bella respecta mon souhait.
Une fois dans mon lit, je ne cessais de repenser à ce que Carlisle m'avait avoué, tournant et retournant cette phrase dans mon esprit.
Je suis ton compagnon.
Je continuais sans vraiment m'en rendre compte à caresser la cicatrice laissée par Carlisle. Ce touché me réconfortait et me blessait en même temps.
Et Esmée dans tout ça ? Je ne lui avais même pas demandé comment elle avait pris la chose. Cela avait dû être encore plus horrible pour elle. Ils étaient tous au courant et pourtant. Elle le savait, elle avait continué à me sourire, me faire à manger, s'inquiéter pour moi. Je me sentais horrible, sale comme...
Comme avant
Jolie petite fille
Tu m'appartiens
Tu es à moi
Tu es une gentille fille
Ça sera notre secret
Notre petit secret
Mon secret.
Dans une semaine, les vacances d'hiver arrivaient. Deux semaines de vacances. Je ne savais pas si je voulais rentrer à Seattle pour passer du temps avec mon père ou rester ici, à Forks chez Charlie et les Cullen. Et Carlisle surtout.
Cela faisait quatre jours depuis la révélation chez les Cullen. J'avais conduit plusieurs fois Bella chez eux sans jamais oser rentrer. J'apercevais au loin la silhouette de Carlisle dans la maison mais j'étais encore incapable de lui parler, me retrouver en face de lui était encore trop douloureux, trop dur, trop tout simplement.
Je me sentais encore si sale…
Mes supers capacités diminuaient doucement, je ne pouvais plus entendre Bella se retourner dans son lit ni sentir le shampoing de Charlie quand il se douchait mais ils restaient encore surdéveloppés.
Je surpris un soir une conversation entre Charlie et Bella dans la cuisine me concernant.
- Elle parle si peu depuis plusieurs jours et ne mangent quasiment plus, constata Charlie.
- Je sais, murmura Bella, mais je ne sais pas quoi faire, elle est si sauvage en ce moment, tout le temps à cran, je m'inquiète pour elle.
A ces mots je me sentis horriblement coupable, je ne me rendais pas compte à quel point j'étais devenu si distante et invivable.
- Si ça ne s'améliore pas pendant les vacances, je vais devoir prévenir son père, annonça Charlie.
- Mais pourquoi ? demanda Bella inquiète.
- Ça ne concerne qu'Erica, je ne peux pas t'en dire plus, elle a eu une période difficile et je pensais qu'elle avait tourné la page mais je n'ai pas l'impression que ce soit le cas, souffla Charlie dépité.
J'arrêtais d'écouter à partir de ce moment-là, mon cerveau paralysé par l'annonce de Charlie. Je ne pouvais pas le laisser faire. Il fallait que je réagisse avant la fin des vacances mais je m'en sentais incapable. Tout revenait en force dans ma tête.
Je m'allongeais sur mon lit, les yeux regardant pour la centième fois le plafond. Il y avait une toile d'araignée qui pendait le long de la lampe. Je baissais les yeux et me tournais dans mon lit, je regardais la bibliothèque, les différents livres que j'avais lu et qui m'avais parmi de libérer mon imagination de nouveau. Ils m'avaient sauvé. Et c'est là que je vis le petit bout de papier jaune sous le meuble.
Rosalie...
Il fallait que je lui demande directement si elle pouvait m'aider. Elle avait bien accepté de m'accompagner il y a quelques jours, j'espérais que c'était encore le cas aujourd'hui. J'évitais de penser que je devais me rendre à la résidence Cullen pour lui parler. Je me levais rapidement, l'espoir revenant en moi, je devais en profiter. Je fis un léger signe de tête à Bella en arrivant dans la cuisine et un grand sourire à Charlie tout en lui disant que j'allais faire un tour dehors. Il fut tellement surpris par ma joie soudaine qu'il me laissa partir sans poser de questions. Je pris au passage mon casque de moto, mon blouson et mes clés et repris ma moto. Ça m'avait manqué. Rosalie avait fait le plein et l'avait aussi nettoyé entièrement, je crois même qu'elle avait réparé la béquille latérale que j'avais tordu en tombant la dernière fois. Aujourd'hui elle était parfaitement droite. Il faudrait que je la remercie pour ça aussi.
Je roulais encore plus vite que d'habitude, avoir une super vue était vraiment bénéfique pour conduire. Je pouvais voir plusieurs dizaines de mètres en avance toutes les irrégularités de la route. Je me sentais en parfaite sécurité, le plaisir de tout contrôler. J'arrivais devant la maison à toute vitesse, je me préparais à freiner quand je vis Rosalie m'attendre sereinement devant, perchée sur ces talons. Je fus tellement surprise de la voir là que je freinais à la toute dernière minute, je fis un dérapage plus ou moins contrôlé sur le gravier avant de m'arrêter à environ 1 mètre d'elle. Elle resta parfaitement impassible, un mince sourire flottait sur ces lèvres.
- Pas mal la super-humaine, commenta Rosalie, elle aussi utilisait l'expression d'Emmett, j'enlevais mon casque encore toute tremblante par mon freinage risqué.
- Merci, articulai-je difficilement, Comment as-tu su ? Demandai-je
- Alice, me révéla Rosalie, Elle a vu tout d'un coup que tu venais ici pour me voir, je pensais que le mieux était de t'attendre ici.
- Je vois… Tu la remercieras pour moi. Elle hocha la tête attendant que je poursuive, voilà, je voulais savoir si tu acceptais toujours de m'accompagner là-bas, demain après les cours ?
- Bien entendu, déclara Rosalie, on ira avec ma voiture, Edward ramènera Bella avec la tienne après les cours.
- D'accord, faisons comme ça, acceptai-je, je m'apprêtais à remettre mon casque quand je vis à l'entrée Carlisle, toujours aussi torturé, Esmée se plaça derrière lui, posant une main sur son épaule. Rien n'avait changé entre eux finalement. Je mis rapidement mon casque, Rosalie, saluai-je avant de démarrer ma moto.
Je fis demi-tour et partis le plus rapidement possible, je me payais même le luxe de soulever la roue avant de la moto en partant. Partir le cœur brisé mais avec classe, songeai-je.
Quand Charlie me vit revenir, j'avais perdu le sourire, voir Carlisle me faisait aussi mal que la morsure de James.
- Je suis fatiguée, je vais me coucher, annonçai-je en me dirigeant rapidement vers ma chambre.
- Mais il est à peine 19h, protesta faiblement Charlie.
Je ne répondis rien et m'enfermais dans ma chambre. Je me laissais glisser contre la porte, retenant tant bien que mal les larmes qui menaçaient de couler.
Le lendemain, en arrivant au parking du lycée, je ne vis aucun signe des Cullen pourtant il faisait gris et la pluie menaçait de tomber à chaque instant. J'eus peur que Rosalie ait changé d'avis pour le programme de ce soir. Bella vit mon regard se baladant rapidement sur les autres voitures.
- Rosalie a menacé les autres de te laisser tranquille pour le moment, ils ne doivent pas t'approcher. Edward me l'a dit hier, rapporta Bella.
- Comment ça hier ? lançai-je, elle n'était pas allée chez les Cullen hier, elle avait passé la journée à la Push avec Jacob, Charlie et Billy.
Elle se mordit d'un coup les lèvres, conscientes qu'elle m'en avait trop dit ou pas assez.
- Hier soir…avoua-t-elle, il vient dormir avec moi tous les soirs depuis 2 mois mais il a évité quand tu es devenue une super-humaine, débita-t-elle rapidement
Je me stoppais net, un garçon vampire allait dans la chambre de Bella tous les soirs. Je la regardais, horrifiée par son aveu.
- Non ! Non ! protesta-t-elle voyant que mon cerveau commençait déjà à s'imaginer des dizaines de scénarios avec une Bella plus ou moins vêtue. On ne fait absolument rien, il n'a pas assez de contrôle pour ça... chuchota-t-elle gênée d'aborder ce sujet avec moi maintenant.
- Oh et bien dans ce cas tout va bien ! M'écriai-je furieuse. Il t'observe juste pendant que tu dors, c'est tout de suite mieux, ajoutai-je mauvaise. C'est le comportement d'un vrai psychopathe… C'est quoi le problème de ces vampires, marmonnai-je pour moi.
- Oui bon vu sous cet angle, reconnut Bella, ça peut paraître bizarre mais je dors beaucoup mieux sachant qu'il est là, je me sens en sécurité. Je me frottais la tête sentant un mal de crâne arriver.
- Bon écoute on en rediscutera plus tard, je n'ai pas la tête à ça pour le moment. Je partis vers ma classe de maths avant qu'elle ne me réponde.
Je croisais les Cullen dans les couloirs mais aucun d'eux ne vint à ma rencontre. Je ne cessais de repenser à cette histoire entre Bella et Edward. J'étais furieuse qu'elle ne m'ait rien dit. A quoi pensait-elle sérieusement ? Ce garçon était un vampire. Il se nourrissait de sang et il bordait tranquillement Bella, une humaine, un repas sur jambe dans son lit. C'était surréaliste. Je me retenais d'aller le trouver immédiatement pour lui expliquer le fond de ma pensée.
La fin de cours approchant je me forçais à me concentrer sur ce que j'allais faire après, où et avec qui surtout. Bella n'était pas au courant de ça, Edward devait sûrement l'avoir entendu dans la tête de Rosalie, foutu pervers liseur de pensée.
Rosalie m'attendait à la sortie des cours, nous n'avions pas besoin d'échanger de mots, je la suivis jusqu'à sa voiture. Aujourd'hui elle était venue avec un gros Hummer métallisé, difficile de passer inaperçu avec ça. Après s'être installées, nous prîmes la direction de Port Angeles. En exactement 33 minutes nous étions arrivées, elle roulait très vite et j'aimais ça. Nous ne nous étions toujours pas parlées, mon stress n'avait fait qu'augmenter à mesure que nous nous approchions de Port Angeles.
Nous arrivâmes enfin à destination, une salle des fêtes louée trois fois par semaine pour cette occasion spéciale. Nous nous présentâmes à l'entrée, une dame était à l'accueil, les cheveux légèrement grisonnant au niveau des racines, une longue jupe et une chemise en flanelle. Elle me fit penser à une espèce de voyante.
- Bonjour nous dit-elle en nous voyant arriver, vous venez de la part de... ? Se renseigna-t-elle. En général dans ce genre de réunion, un parrain ou une marraine devait forcément nous présenter, on ne pouvait pas s'incruster comme ça.
- Alexandra, répondis-je la voix cassée.
- Oh vous êtes Erica ! Devina celle-ci, Alexandra nous avait prévenu de votre arrivée un jour ou l'autre, il faut savoir prendre son temps, termina-t-elle.
J'essayais de lui sourire pour confirmer mais cela devait davantage ressembler à une grimace. Elle regarda derrière moi surprise par la jolie femme qu'était Rosalie.
- Je l'accompagne, expliqua Rosalie
- Très bien, approuva la femme, c'est toujours mieux d'être accompagné par un proche ou de la famille. Je m'appelle Sélénia, entrez ça ne va pas tarder à commencer. Elle s'écarta pour nous laisser passer.
La salle des fêtes était entièrement vide, une dizaine de chaise disposées en cercle se trouvaient au centre de la pièce, neuf personnes étaient déjà là. Quand nous arrivâmes, un homme portant des grosses lunettes se leva pour nous accueillir et un deuxième plus petit et chauve parti chercher deux nouvelles chaises.
- Bonjour, asseyez-vous, proposa l'homme aux lunettes, je suis Tony. Nous nous assîmes, Rosalie à ma droite, je m'assis à côté d'une fille qui devait avoir pratiquement mon âge, blonde et fine, presque anorexique je dirais. Sélenia revint et s'installa à la droite de Tony pour présider la séance.
- C'est un bon jour pour revivre, annonça-t-elle comme phrase d'accueil et chacun leur tour dans le sens des aiguilles d'une horloge, hommes et femmes répétèrent cette phrase. Il y avait trois hommes au total et sept femmes dont moi et Rosalie.
- C'est un bon jour pour vivre, dit Rosalie d'une voix neutre, elle resta impassible regardant droit devant elle
- C'est… C'est un bon jour po.. pour vivre, articulai-je difficilement, je voulais déjà partir, je commençais à compter dans ma tête à partir de ce moment-là. La blonde mince répéta la phrase d'une voix forte, je fus légèrement surprise d'une telle force sortante de son corps affaiblit.
3 minutes 25.
- Bien aujourd'hui, nous accueillons deux nouvelles personnes, commença Sélenia en nous désignant d'un geste de la main.
- Désolé je ne peux pas, annonçai-je en me levant d'un coup, je renversais pratiquement ma chaise et me dirigeais vers la sortie.
4 minutes 18.
Je m'appuyais contre le mur extérieur du bâtiment, reprenant mon souffle, je tremblais de partout, je sentis une main froide sur mon épaule, je poussais un cri de pure terreur. Rosalie s'éloigna rapidement, les mains en l'air comme pour me montrer qu'il n'y avait rien à craindre maintenant.
- Excuses-moi Rosalie, je ne t'avais pas entendu, bredouillai-je maladroitement, mon cœur battant à 100 à l'heure
- Ce n'est rien. Veux-tu de l'eau ? Me demanda Rosalie après une pause.
- Je veux juste rentrer, je n'aurais pas dû venir, répliquai-je, je me dirigeais vers l'endroit où était garée la voiture, Rosalie me suivant. Une fois à l'intérieur, je m'assis confortablement. Je suis stupide et faible, me répétai-je. Excuse-moi de t'avoir fait perdre ton temps, soufflai-je.
- La prochaine séance est mercredi et si ça ne marche pas, on reviendra vendredi et ainsi de suite, me répondit Rosalie sereinement, elle démarra et s'éloigna de la salle des fêtes.
J'avais tenu moins de 10 minutes depuis le début de la séance. C'était pathétique.
Nous y retournâmes mercredi.
Je tins 23 minutes au total. Une légère augmentation mais ce n'était toujours pas suffisant. Je dus partir au moment où Alicia, c'était le nom de la fille blonde, raconta comment elle s'était battue toute son adolescence avec son poids parce que ses parents l'avaient rabaissé constamment, elle avait fini par faire une tentative de suicide. J'avais fui. Arrivée dehors j'avais vomi le repas du midi dans une poubelle public.
Rosalie m'attendait à côté un paquet de mouchoir à la main et une bouteille d'eau. Il n'y avait rien de plus à ajouter.
Vendredi, 30 minutes.
J'étais restée un peu plus longtemps parce que Alicia m'avait parlé. Elle m'avait expliqué avoir mis environ un mois pour arriver à rester à une séance complète. Ce genre de réunion dure en moyenne 2 heures, j'étais encore loin d'y parvenir mais je fus touchée par sa sollicitude.
Le problème c'est que je n'avais pas un mois, il me restait deux semaines avant que Charlie ne décide de prévenir mon père. J'essayais de faire bonne figure à la maison mais c'était dur. J'enviais Bella qui filait le parfait amour avec Edward. Nous n'avions toujours pas reparlé des nuits qu'elle partageait avec Edward. Elle avait vite compris que je faisais quelque chose avec Rosalie mais elle n'osa jamais me demander et Edward ne lui révéla rien de plus.
Tous les soirs je pensais à Carlisle. Plusieurs fois au réveil, j'avais eu l'impression de sentir le parfum des bois dans ma chambre, le doux parfum de Carlisle.
La semaine suivante, je ne fis aucun effort concernant les séances.
Je restais en moyenne 45 minutes maintenant mais non je n'arrivais pas à rester plus longtemps et je ne me forçais pas à le faire.
En trois séances, je pus être témoin de trois histoires différentes. Toutes aussi marquantes et durs. Rosalie continuait à me chaperonner mais je sentais que cela commençait à être difficile pour elle aussi.
Ce fut le lundi de la troisième semaine que tout changea radicalement.
Nous étions arrivées à la séance, nous avions prononcé la fameuse phrase du début et juste après Rosalie s'était levée pour parler, personne ne s'était attendu à son intervention sauf Sélenia qui lui fit un petit sourire pour l'encourager.
- Bonjour à tous, vous savez que j'accompagne Erica depuis deux semaines ici, tout le monde hocha la tête, personne n'arrivait à oublier la jolie fille qu'était Rosalie. Je n'ai pas été franche avec toi Erica, me dit-elle, je la regardais sans comprendre, elle continua imperturbable, je comprends le désarroi qui te préoccupe. Comment se confier à des inconnus quand les êtres les plus proches de toi te cachent certaines choses ? Elle se rassit et regarda un à un les visages qui nous entouraient. Comment faire confiance aux autres si on ne te prouve pas qu'on puisse avoir confiance en toi ? Conclut-elle en me regardant. Elle reprit plus fortement à l'attention des autres
- C'est un bon jour pour vivre car je m'appelle Rosalie, j'ai 18 ans et j'ai été violée par mon fiancé…
Nous étions restées 1h30, cependant ce n'était pas moi qui était partie avant la fin mais Rosalie. Après nous avoir raconté sa terrible épreuve, elle nous avait remercié pour l'avoir écouté, c'était levée et avait quitté la salle. La douleur brisant son visage parfait.
Je l'avais suivi rapidement.
Nous étions dans la voiture depuis environ 15 minutes, Rosalie roulait vite, elle ne parlait pas non plus. Je respectais son silence.
- Je n'ai pas pu tout leur raconter là-bas, commença-t-elle. Après que Roy et ses amis m'ont laissé pour morte, Carlisle m'a trouvé attiré par l'odeur de mon sang. Il m'a transformé et je suis restée avec lui depuis. Quand je suis devenue vampire j'ai tué un par un les hommes qui m'avaient brisé et j'ai terminé par mon ex-fiancé. Il était terrorisé, raconta-t-elle, ses mains étaient crispées sur le volant, elle se replongeait dans ses souvenirs. J'ai tout perdu cette nuit-là Erica, mon innocence, mon humanité et l'espoir d'avoir un jour des enfants, confia Rosalie et puis j'ai rencontré Emmett, un doux sourire apparu sur son visage, la tension dans ses muscles se dissipant tout doucement. Il m'a permis de vivre de nouveau mais ça, c'est une autre histoire. Nous venions d'arriver devant chez Charlie.
- Merci Rosalie pour ta confiance, je ne trahirais jamais ton secret, promis-je.
- Je sais dit-elle simplement. Je sortis de la voiture quand elle m'appela une dernière fois. Erica, ne laisse aucune personne, événement ou blessure t'empêcher de vivre, tu es forte n'en doute jamais. Si tu es encore debout alors tu as survécu au pire déjà.
Je rentrais ce soir-là avec beaucoup d'espoir, Charlie était conscient que je me battais pour aller mieux, il me laissait de l'espace, ne me brusquait jamais et respectait mes silences. Je n'étais plus seule comme avant. Pour une fois, je restais avec Bella et Charlie devant un match de baseball, je finis même par m'endormir plus sereinement. Je me réveillais le lendemain dans mon lit, une odeur de menthe sur moi.
À suivre...
Alors dîtes-moi tout ! Laissez un commentaire !
Et dîtes moi surtout si vous préférez attendre janvier pour avoir de nouveau une publication régulière ou bien publier de temps en temps en décembre.
Petit extrait du prochain chapitre :
"Je m'effondrais sur le sol, une douleur fulgurante traversa mon cœur, je sentis mon estomac se tordre dans tous les sens, je tombais par terre, j'apercevais entre mes yeux à moitié ouvert les Cullen et Bella, au-dessus de moi, Carlisle avait le visage ravagé par l'inquiétude.
- Qu'est-ce qui m'arrive ? Articulai-je difficilement, tout mon corps se bloquait, se tordait, brûlait. Ça fait mal ! Hurlai-je, les larmes coulaient de mes yeux, je devenais incontrôlable."
