Hello les gens comme ça va? Et oui je suis enfin de retour avec des chapitres dans les poches, tout à l'heure c'était au tour de Elle (ma fic sur E21) maintenant c'est au tour des nomades d'avoir son nouveau chapitre.
Une petite indication, lorsque vous verrez une ligne comme celle-la :
Lancez cette musique :
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Avant de continuer à lire svp.
J'attend vos reviews avec impatience.
See soon.
Chapitre 10 : Caro
Un tintement de chaîne, une douleur aux épaules, des voix étouffées qui se disputent…
« Leila, Leila.
-Mhhh…
-Réveille toi, c'est Sérac, fit la voix.
-Que quoi ? Sé… Sérac ? Que c'est-il passé ? Où je suis ? Demandai-je confuse.
-Chut, Pik t'as capturé et entraîné ici…
-Mais il ne peut pas me laisser tranquille ? Coupai-je.
-Non.
-Comment-sa ? Interrogeai-je interloquée.
-Sa psynergie des ténèbres commence à reprendre le pas sur lui, commença-t-il. Et il pense que tu es la seule à pouvoir l'aider.
-Quoi ? Criai-je.
-Chut, il dort et nous à interdit de te parler.
-Nous ? Pourquoi il ne veut pas que tu me parles ? Murmurai-je.
-Il a deux djinns : Géode et moi. Je ne sais pas pourquoi, mais il ne veut pas qu'on te parle.
-Moi aussi j'en ai deux, m'exclamai-je à mi-voix.
-J'en ai vu qu'un seul, répondit Sérac en souriant.
-Dis-moi comment ça se fait que sa psynergie des ténèbres soit de retour ? Demandai-je sérieuse.
-Quand ton attaque nous a frappés, elle nous a projetées dans une contrée enneigée, là-bas mon maitre à rencontrer une femme aux cheveux rouges et elle nous a attaqués. A un moment il n'y avait que du noir et je ne pouvais plus bouger. Quand je suis revenu à moi, il était en train de capturer Géode, raconta-t-il.
-Une femme aux cheveux rouges ?
-Oui, elle utilisait une psynergie sombre.
-Tu as vu quelles armes elle utilisait ?
-Non, mais elle lui faisait mal avec des pichenettes et lui avait du mal… »
Sérac ne put finir sa phrase, car il fut projeté contre une paroi rocheuse. Je criai son nom, mais le djinn git à terre inconscient. Je me tournai vers son attaquant en grognant à cause de la brûlure et resta stupéfaite : considérablement amaigri depuis notre dernière rencontre, Pik me fit face. Ses yeux étaient fuyants comme s'il avait honte de quelque chose, son corps était entouré d'une brune aux couleurs changeantes tantôt noire, tantôt un dégradé allant du jaune au bleu. Sans un mot il attrapa son djinn, puis me demanda de l'excuser.
« Ce n'est pas de ma faute si je t'attaquais, c'est…
-Bien sûr, raillais-je. C'est la faute de Sérac ?
-Non, répondit-il avec un rictus qu'il semblait faire passer pour un sourire. C'est à cause de …
-Je sais ta psynergie des ténèbres.
-Qui te l'as dis ?
-Ton djinn avant que tu le frappes, répliquais-je sèchement.
-Oh, je vois. Il faut que tu m'aides, je …
-Non.
-Mais laisse-moi te dire…
-Non, grondai-je.
-J'ai besoin de ton aide pour arrêter cette maudite psynergie des ténèbres, murmura-t-il en posant un doigt sur ma bouche.
-…
-Quand ton attaque, m'a envoyé dans cette contrée enneigée, j'ai passé plus d'une semaine à penser mes blessures. Caro m'a trouvé là-bas et ma psynergie des ténèbres a commencée à se manifester de nouveau. Sérac a essayé d'intervenir, mais… Caro m'a attaqué et je suis redevenu le commandant tuaparang Pik que j'étais.
-Et alors ? Grondais-je en me dégageant. Je m'en fiche, je…
-Tu ne comprends pas ? Coupai-t-il. Cette psynergie de malheur est en train de me ronger de l'intérieur.
-Et ?
-Tu te souviens quand j'ai utilisé ma psynergie et déchainer Sérac, sur toi ?
-Un peu oui, je…
-Je risque d'être comme ça tout le temps, fit-il en me caressant le visage. Et je ne veux pas mettre la vie de mon complémentaire en danger…
-QUOI ?! »
Pendant d'interminables secondes, mon cri se répercuta dans la grotte, le tuaparang allait s'expliquer lorsqu'un djinn de Vénus apparut en annonçant qu'elle était arrivée. Visiblement contrarié l'homme cyan fronça les sourcils, remercia le djinn et … m'embrassa. Ce baiser était doux et semblait désespéré, alors que d'habitude le tuaparang essayait de m'embrasser par la force. Lorsqu'il y mit fin, il posa son front contre le mien, me regardait dans les yeux et murmura qu'il était désolé, puis demanda à Géode de me cacher.
Me réveillant en sursaut, je me demandai combien de temps j'avais dormi, essayant de me libérer avec la psynergie de Mars, je fis tinter mes chaînes. Des gémissements y répondirent, me figeant j'écoutai tous les sens aux aguets, mais les gémissements continuèrent de plus belle, jusqu'à ce que les deux djinns de Pik apparurent et me disant qu'ils étaient désolés, puis me touchèrent les tempes…
Lorsque je revins à moi, il n'y avait plus de bruit aux alentours, j'essayais de nouveau de me libérer avec ma psynergie, mais Géode me demanda d'attendre un peu. Haussant un sourcil, je lui demandai pourquoi, il me répondit que j'étais encore sous l'influence de la psynergie Constriction, une bouffée de chaleur m'enveloppa et fit rougeoyer mes mains. Souriante je fis chauffer mes chaînes qui cassèrent rapidement, m'intimant le silence le djinn de Vénus détruisit lentement sa sphère de terre. Sérac luisait faiblement de l'autre côté. La caverne était constituée de plusieurs couloirs et de grottes, frissonnante à cause de l'air froid et humide, je suivie silencieusement les djinns qui flottaient non loin.
Au bout d'une longue heure de marche ils s'arrêtèrent et Géode s'avança lentement puis nous fit signe d'avancer. Nous fîmes un large détour devant une grotte, curieuse j'y jetai un œil, mais vit seulement deux formes allongées dans quelque chose qui ressemblait vaguement à un lit. Je ne sais pas pourquoi, mais des larmes me montèrent aux yeux, puis silencieuse et mal à l'aise je suivie les deux djinns lumineux, jusqu'à une sorte de conduit dans lequel Géode et Sérac s'engouffrèrent. Utilisant les pouvoirs de Jupiter, je les suivie.
Enfin arrivée au sommet, je regardai tout autour de moi et mis quelques instants à reconnaître l'endroit. Le conduit était en fait le trou au-dessus duquel se trouvait la fleur confuse… Frissonnante je regardai si le vortex de psynergie était encore là, heureusement pour moi, il avait disparu. Suivant les djinns du tuaparang, je me rendis compte que je n'avais plus Phénix, j'allais faire demi-tour pour retrouver mon arme, mais Géode m'arrêta et Sérac me montra un coffre prisonnier plante. Incendiant la plante j'ouvris le coffre où se trouvait mon katana, de quoi me soigner et deux sphères de verre qui contenaient mes djinns. Rattachant ma lame à moi et rangeant les herbes dans un sac que j'avais découvert, je brisais les deux sphères sur le sol de la grotte, Souffle et Reflux restèrent inconscients. Les prenant dans mes bras, je quittai au plus vite la grotte, alors que Sérac et Géode avaient disparu et … Je me fis renverser par une brute épaisse aux cheveux roux.
« Terry, quand on va sauver quelqu'un, ce n'est pas pour le percuter de toutes ses forces, surtout si c'est une fille, dit une voix féminine.
-Mais j'y peux rien si elle me fonce dessus, s'exclama Terry, les poings sur les hanches en regardant furieusement dehors.
-Chut, intervint Stella qui venait d'entrer. Pik ne doit pas être loin.
- Il n'est surtout pas seul, maugréai-je en me relevant.
-Sa va ? Tu ne t'es pas blessée ? Lança une jeune femme aux cheveux verts et aux yeux pétillants, en bousculant sans ménagement le mystique de Mars.
-Fais attention Kiara, grogna se dernier. Espèce de brute.
-Terry sa suffit, dit calmement un jeune homme aux yeux bleu et aux cheveux blonds comme blés en posant sa main sur l'épaule de son ami. Comment t'appelles-tu ?
-Leïla, je viens d'un autre monde et…
-Calme toi, tu es en sécurité avec nous, coupa Matt en souriant. Si tu te sens d'attaque nous allons aller chez moi pour parler de ce qui t'es arrivée, d'accord ?
-D'accord, répondis-je en me relevant avec difficulté.
-Terry, porte la, ordonna Kiara.
-Je n'ai pas d'ordre à recevoir de quelqu'un, répliqua-t-il en croisant les bras.
-TERRY !Crièrent les deux mystiques de Jupiter ensemble.
-D'accord d'accord, fit-il en obtempérant.
-Désolé, lui soufflai-je.
-Mais se n'est rien, je te le dois bien après te l'avoir percuté…"
" Et voilà ce qui c'est passé, avant d'avoir eu cette rencontre percutante avec Terry, terminai-je.
-Tu viens vraiment d'un autre monde ? Demanda Matt.
-Tu as deux psynergies ? S'écria Kiara.
-Il t'a embrassé ? S'indigna la femme-bête.
-Oh, c'est bon ce n'est pas ma faute ! S'exclama je vous laisse deviner qui.
-Oui, pour toutes vos questions, répondis-je. C'est pour ça que je voudrais rencontrer Thélos.
-Le vieux crouton ? Il n'est pas arrivé, répondit un certain mystique de Mars.
-Normal, expliqua calmement Kiara. Il est parti étudier les machines alchimiques avec Robin. Il ne reviendra que dans facilement deux mois.
-Zut il faut attendre, fis-je.
-Tu fais quoi Matt ? Demanda Stella. Je te vois depuis tout à l'heure en train de retourner ta bibliothèque.
-Son histoire me rappelle une légende, que mon père me racontait quand j'étais petit, répondit le fils de Vlad pensif.
-Oui, la légende des nomades, dit-elle. Je la lui ai racontée et apparemment Pik la connait aussi.
-Au fait tu es arrivé là-bas comment, Haru ? Demanda Kiara.
-J'ai eu des soucis d'un autre temps, commença le jeune homme.
-Tu nous raconteras demain, coupa son homologue aux cheveux roux. Si je reste assis encore deux minutes de plus, je vais m'endormir.
-Toujours autant de délicatesse, railla Kiara. Cela ne m'étonne pas venant d'un mystique de feu.
-Excuse-moi Kiara, mais je pense être plus délicate que Terry, fit-je en étouffant un long bâillement.
-Excuse-moi, répondit-elle. J'avais oublié.
-Ce n'est pas grave, c'est vrai qu'en le voyant on peut se dire que tous les mystiques de Mars sont des rustres, lançai-je en m'étirant.
-Bon tout le monde au lit, décréta Matt en essayant de ne pas rire. On en reparlera demain. "
Kiara me guida dans une chambre, avant d'y entrer j'y jetai un coup d'œil en direction de Stella, elle semblait rougir, alors que Matt lui avait prit les mains…
Le lendemain je levai sans faire de bruit et regarda le soleil se lever depuis la cuisine.
« Chouette vue, non ? Fit une voix derrière moi »
Faisant volte-face, je me trouvai face à Terry qui préparait du thé.
« Déjà levé ? Répliquai-je étonnée. Je croyais que tu étais toujours le dernier levé.
-Je suis plutôt matinal, expliqua-t-il sans s'offusquer. Tu as l'air tendu, ça va ?
-J'ai l'impression que l'air est électrique, comme lorsqu'on sait qu'une bataille inévitable est sur le point de commencer.
-Je vois. Dis moi Leïla, fit-il pour changer de sujet. C'est vrai que tu utilises ta psynergie sans l'invoquer ?
-Bien sûr que ma mystique le peut, s'écria Souffle.
-Tu as un djinn ? S'étonna le fils de Garet.
-Deux mêmes et celui-là parle pour quatre, répondis-je en montrant Souffle.
-Ma pauvre, souri Terry. Dis tu pourrais me montrer comment tu fais ?
- Avec plaisir, lançai-je en sortant »
Nous nous installâmes devant la maison, puis sans m'avertir le mystique de feu me lança une boule de feu. Je tendis la main, la boule s'y logea et je la renvoyai à son expéditeur, Terry qui ne s'y attendait pas l'évita de peu. Sans me laisser le temps de respirer, il créa une douzaine d'orbes de feu, je répliquai avec un rayon circulaire. Reflux combina sa puissance à la mienne et le rayon se courba pour faire exploser deux orbes. Sursautant à cause de se qui venait de ce passer, je l'utilisai comme un fouet sur le conseil de mon djinn. Terry surprit, invoqua une explosion de magma, mais Souffle intervint en créant une boule d'air froid autour de moi. Mais la lave se solidifia avant de toucher la bulle, surprise je regardai partout et repéra Sérac. Sur mes gardes, je lui demandai ce qu'il faisait ici, Souffle stoppa sa psynergie et le djinn de Mercure sauta dans mes bras. Il débita d'une traite que, lorsque Pik s'était réveillé et avait vu que j'avais disparu, il est entré dans une colère noire, tandis qu'une brume de ténèbres s'est formée autour de lui.
« Géode était lié à lui, moi je me baladais.
-Aïe. Et tu sais s'il va venir ? Demandai-je.
-Il a carrément beuglé qu'il allait te chercher, mais Caro l'a convaincu de le faire en début d'après midi avant …
-Avant ? Insistai-je en appréhendant la réponse.
-Avant de lui demander de la rejoindre dans le lit, finit Sérac en frissonnant. »
Terry poussa une exclamation de dégout, pour ma part je me crispai. Je rentrai à la maison suivie de Terry qui questionnait sans relâche le djinn du tuaparang. Dans la cuisine Terry fit réchauffer l'eau du thé, tandis que le djinn de Mercure et les miens discutaient de psynergies et d'invocations. Lorsque que Kiara descendit, elle embrassa Terry sur le front, celui-ci ferma les yeux de contentement, puis il lui tendit une tasse thé. Me voyant la mystique de l'air me salua, Sérac se présenta et lui expliqua la présence de sa venue, ainsi qu'au reste de la maisonnée enfin réveillé.
Lorsqu'elle terminait son petit-déjeuner aux côtés de Matt, Stella me regarda et me demanda ce que j'allais faire. Jouant avec ma petite cuillère, je lui répondis que je voulais m'occuper personnellement de Pik. Terry tapa du poing sur la table et s'écria que non, que je ne connaissais pas le danger que représentait le commandant. Stella répondit avant moi que j'avais déjà mis deux roustes à ce commandant et pour confirmer ses dires, Sérac acquiesça. Terry grogna qu'il allait louper encore une bonne bagarre. Matt lui annonça qu'il resta l'autre commandant et le fils de Garet s'exclama qu'il s'en occupera, étonné Sérac lui demanda s'il était plus fort que Pik. Tâtant ses biceps, le mystique de Mars approuva, soupirant le djinn murmura qu'il y aurait un carnage. Kiara dut me voir mal à l'aise, car elle me proposa d'aller prendre un bain.
Une fois installée mes nerfs lâchèrent et je confiai à Kiara mes peurs et mes doutes. La mâtinée se passa on ne peut plus tranquillement et les deux mystiques de Jupiter furent émerveillées par la diversité de mes psynergies de Jupiter.
Le déjeuner me rendit très nerveuse, Haru allégea l'atmosphère en racontant quelques anecdotes sur ce qu'il lui arrvié ces deux dernières années, mais à la fin du repas je fus de plus en plus anxieuse. Tout en attachant mon katana dans mon dos, je tentai de chasser cette tension en me concentrant sur mon combat, puis une fois devant la maison de Matt je soupirai bruyamment. Terry avec sa délicatesse légendaire me frappa dans le dos :
« Tant que tu y es fais-moi cracher mes poumons, raillai-je.
-Ça m'arrangerai que tu meurs au plus vite, lança une voix niaise »
Venant de traverser le pont, une femme aux cheveux roux portant une combinaison moulante de cuir rouge sanglant, des voiles gris perle semblaient voleter autour d'elle. Le seul détail qui me sauta aux yeux c'est qu'elle semblait désarmée : pas sceptre, ni de rapière et encore moins un poignard…
Derrière elle, se tenait Pik qui cherchait à capter mon regard de ses yeux rouges carmin, esquissant un sourire le tuaparang dégaina son long sabre …. Et coupa les cordes du pont.
« Pourquoi tu as fait sa ? Demanda Caro.
-Comme ça se sera une lutte à mort, murmura de façon audible Pik en détachant les derniers mots à l'oreille de sa compagne.
-Tu sais toujours t'y prendre avec les femmes, frissonna-t-elle en noua ses bras autour de la taille de l'homme bleu.
-Seulement avec les femmes tuaparang, râlai-je en sortant Phénix de son fourreau.
-Belle lame, siffla Terry.
-Un présent d'un pirate. Pik la connait bien n'est-ce pas, Souffle ?
-Ouais, lâcha l'intéressé sur un ton sinistre.
-Et bien, je crois que je vais casser ton joujou, lança Caro en se décollant de Pik.
-Non, gronda Pik en lui attrapant les cheveux. Elle est à moi.
-Mais… je… Commença-t-elle.
-Je t'ai dit pourquoi je la voulais, dit-il en s'élançant vers moi. »
Oubliant le monde qui m'entourait, je me lançai à corps perdu dans le combat, où l'attitude de Pik semblait étrange : ses coups étaient moins précis, moins fulgurant et pour cause, le tuaparang cherchait la proximité de mon corps, alors que son arme ne se prête pas au corps à corps.
Alors que je le touchai pour la seconde fois à l'épaule droite, le commandant prit de la distance et me détailla. J'avais à peine quelques bleus aux bras et au visage, tandis que lui avait de nombreuses estafilades sur le mollet gauche, d'autres à la cuisse droite, tandis que son épaule droite saignait abondamment. Me complimentant sur le fait de l'avoir blessé plusieurs fois en peu de passes d'arme, l'homme cyan posa sa main sur son épaule où une lueur sombre apparue. Ne disant rien, je l'attaquai de nouveau.
La joute se poursuivie pendant encore une dizaine de minutes, s'éloignant une fois de plus, le commandant tuaparang eut un drôle de sourire et me fonça dessus en nous enveloppant d'une brume noire. Durant quelques temps j'essayai de garder mon calme, mais des ricanements provenaient de toutes parts. Tournant sur moi-même pour en trouver l'origine, j'entendis enfin un bruit de pas venir droit sur moi, puis un grand froid me transperça le flanc gauche. Lentement je levai mon bras droit en avançant et…
Trouva ce que je cherchais : un corps chaud.
« Trouvé, murmurai-je. »
Je ne sais pas d'où je tirais cette force, mais je pus me redresser, marcher sur des pieds, j'accrochai ma main derrière sa nuque, je lui murmurai contre ses lèvres :
« Alors, c'est de cette façon que tu ne mets pas en danger la vie de ton complémentaire, Pik ? »
Instantanément la brume se dissipa et Pik me lança un regard rouge rubis étonné. La douleur me fit cracher un peu de sang et je me sentie partir en arrière. Une expression indescriptible se peignit sur le visage de mon vis-à-vis, il se pencha en avant et ma chute s'arrêta. Il me demanda ce qu'il avait fait, prise d'une quinte de toux, je souris en lui disant qu'il m'avait juste empalé sur son sabre. Essuyant ma bouche avec un bout de cape, il me demanda ce qu'il pouvait faire, ne sentant plus mes jambes me porter je lui proposai de retirer son sabre s'il voulait me soigner. Totalement désemparé l'homme bleu commença à retirer sa lame avec moult précautions. Alors qu'il restait un bon quart de lame à enlever, Caro lança :
« Tu ne l'as toujours pas tué Basilic ? »
Surpris, le commandant tuaparang fit un faux mouvement et … Me découpa l'abdomen…
Le reste fut confus… Mes forces m'abandonnèrent…
Je sentis mon dos contre le sol…
En une dernière tentative d'ouvrir les yeux je vis des formes floues se rassembler autour de moi… L'une d'elles prit ma main et je lui murmurai :
« Adieu. »
